Titre : le nouveau Mercer – chapitre 7

Titre : le nouveau Mercer – chapitre 7

Avertissement : ils ne sont pas à moi.

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Elle ne l'avait jamais vu aussi à l'aise qu'en ce moment. Debout sur une chaise, devant la table de la cuisine, il souriait les yeux brillants d'une étincelle qu'elle nommait : bonheur. Oui, il était heureux de préparer des petits pains en compagnie d'Evelyn et d'éternuer car il avait de la farine partout sur le visage, même dans le nez. Il était adorable vêtu du tablier trop grand, ses manches relevées, un rire limpide sortant de son petit corps. Evelyn rigolait aussi, se disant qu'elle garderait en mémoire cet instant pour toujours. Préparer à manger était plus amusant qu'il ne l'avait imaginé, même si Bobby disait que c'était un truc de fille. En fait, après analyse, Jack en avait conclu que Bobby disait ça uniquement car il était nul en cuisine. La seule chose qu'il faisait à la perfection, c'était tartiner le pain.

Au même instant, Jerry rentrait. Il accrocha son blouson au portemanteau et se dirigea silencieusement vers la cuisine, en provenance des rires. Le monde sembla s'arrêter soudain, comme si il n'y avait que sa mère et Jack. Une atmosphère étrange lui donna l'impression de n'être qu'un étranger. Il n'osa pas entrer dans la pièce, de peur de gâcher ce moment qui semblait magique. Il observa Jack et l'envia soudain. Il l'enviait tellement qu'une colère sourde grondait en lui. Il sortit de ses pensées quand le gamin sauta de la chaise pour se diriger vers lui en criant un « Jerry ! », signe de bienvenue. Jack s'accrocha à sa taille et Jerry le repoussa en lui disant sèchement « Regarde ce que tu as fait ! ». Ses sourcils étaient froncés, il était agacé et il frotta son pantalon qui était recouvert de farine. Jack recula, la tête baissée en s'excusant. Conscient d'avoir blessé Jack par son attitude, Jerry s'en alla encore plus fâché mais contre lui. Il s'en voulait de ressentir autant de jalousie.

Evelyn s'approcha de Jack qui n'avait pas bougé puis elle s'accroupit. « Ce n'est pas grave, crois moi. Si tu montais pour te débarbouiller un peu. » Lui dit-elle en soufflant sur son visage ce qui fit s'envoler la farine comme de la poussière. Jack papillonna des yeux et hocha la tête. Il se dirigea vers les escaliers. Elle se releva, passant ses deux mains dans son dos pour dénouer le tablier qu'elle portait. Ensuite, elle rejoignit Jerry qui se trouvait sous le porche couvert de leur maison.

Jerry était assis, le regard dans le vide. « Jerry, qu'est ce qu'il y a ? » Demanda sa mère soucieuse. Jerry baissa la tête, trop honteux pour avouer les sentiments contradictoires qui l'avaient envahi. « Je suis désolé maman, je ne voulais pas réagir comme ça. » S'excusa-t-il. Elle s'installa à côté de son fils, posant une main sur son genou. Le silence remplissait la pièce quand Jerry se confessa. « Je… Je suis jaloux de lui. Tu peux vivre toutes les choses que tu ne connaîtras jamais avec nous, je l'envie. Il pourrait être ton fils : blanc, les yeux bleus… J'aurais voulu être ton petit garçon. » Ses yeux brillaient d'un sentiment étrange mêlant la frustration à la tristesse. Evelyn lui sourit. « C'est vrai que tu n'as pas grandi ici. Mais, ça n'enlève rien à la façon dont je t'aime. Tu es mon fils, peu importe depuis quand ou la couleur de ta peau. Tu dois vivre dans le présent, et profiter de ce qu'il t'arrive. On perd trop de temps avec les regrets.». Jerry releva la tête pour la regarder, ses yeux remplis de gratitude. « Ne va pas croire que je le déteste, c'est juste que parfois, pour ces moments là, j'aurais voulu être à sa place. » Expliqua-t-il. « Ne t'inquiète pas, je comprends. » Elle réfléchit un instant, puis se mit à rire légèrement. Jerry l'observa sans comprendre. « Ne pense pas que tu es le seul à ressentir ça. Ne dis rien à Bobby de ce que je vais te dire mais, à ton arrivée ici, il avait tellement peur que tu prennes sa place qu'il a été premier de classe pendant près d'un trimestre pour que je ne remarque que lui. » Jerry écarquilla les yeux de stupéfaction « Bobby, premier de classe ?! Non… » Puis il pouffa en se l'imaginant. Ils rigolèrent d'avantage quand Bobby entra, passant par la porte du porche. « Quoi ? » Demanda l'aîné irrité.

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La suite est à venir. Les récentes modif sur ont changé les mises en page. Je pense en partie à certaines séparations de texte qui n'apparaissant plus. Je ne compte pas changer ça, j'ai trop la flemme. J'espère que ça ne vous ennuie pas.

Message pour carie02 : tu sais ce qui est drôle, c'est qu'à la base je ne me débrouillais pas trop en Anglais. J'avais juste eu les bases en cours, comme tous le monde. Dans le monde de la fiction, malheureusement pour nous francophone, il y a plus d'écrit chez les américains/anglais… Alors, je n'ai pas trop eu le choix et je m'y suis mise toute seule. Aujourd'hui, je peux dire que je me débrouille. Mais, je n'arrive toujours pas à comprendre quand je dois écouter. Les accents rendent la langue très complexe, encore plus quant il s'agit d'Anglais. Mais j'ai trouvé un truc, regarder les films et séries en VO sous titré français.