Une semaine. Cela faisait une semaine qu'elle l'évitait, qu'elle ne lui parlait plus. Harry avait essayé de lui parler à plusieurs reprises, mais à chaque fois, le rouquin qui lui servait de petit ami arrivait, comme par hasard, au moment où Harry réussissait à approcher la jeune fille. Le serpentard avait l'impression qu'Hermione était comme sous surveillance. Et d'une certaine manière il n'avait tout à fait tort. En effet Ron s'était débrouillé pour être toujours avec Hermione, que ce soit en cours - il s'asseyait toujours à ses cotés, pendant les heures durant les quelles ils n'avaient pas cours – même si pour cela il devait passé des heures à la bibliothèque à faire semblant de s'intéresser aux livres, et même le soir quand elle regagnait les appartements qu'elle partageait avec Harry. En réalité le seul moment où Hermione ne l'avait pas sur le dos, c'était quand elle était aux toilettes – c'est étonnant d'ailleurs le nombre de fois où la griffondor se rendait aux toilettes dans une seule journée, ne serait ce que pour avoir cinq minutes de tranquillité. Hermione commençait à craquer. Elle n'allait pas pouvoir supporter Ron encore bien longtemps. Plus les jours passaient, plus son moral était bas. Personne ne semblait se rendre compte de la situation. Personne sauf Harry bien sûr. Hermione avait remarqué ses tentatives pour lui parler, mais Ron s'interposait toujours. Et puis, elle n'avait pas oublié la menace que le rouquin avait fait à l'intention du serpentard. Alors pour se débarrasser de Ron, elle passait de plus en plus de temps à la bibliothèque pour faire ses devoirs ou simplement pour lire. La plupart des élèves pensaient qu'elle s'était donnée pour but de lire tous les livres de la bibliothèque avant la fin de l'année. Ils étaient tellement loin du compte… Seulement voilà, Ron avait fini pas comprendre le manège de la préfète. C'est pourquoi, Hermione se retrouvait obligé de passer des heures entières avec une bande d'adolescents immatures et complément idiots. La seule personne avec qui Hermione pouvait rester sans avoir Ron coller aux basques était Ginny. Harry pensait pouvoir enfin parler avec Hermione à l'occasion de leur premier cours avec Rogue.
On était vendredi soir et Harry descendait dans les cachots. Seulement voilà, il était seul. Il ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi. Quand il était repassé par leurs appartements pour poser ses affaires après le dîner, il n'avait pas trouvé Hermione. Il s'était alors dit qu'elle était partit devant. Mais quand il arriva devant la porte du bureau de Rogue il n'y avait personne. Il frappa à la porte et c'est contrarié et seul qu'il entra dans le bureau. Rogue était assis derrière son bureau et corrigeait des copies.
- Ah, monsieur Evans… Pile à l'heure. Où est votre camarade ?
- Je ne sais pas Monsieur….
- Comment ça vous ne savez pas ? s'énerva Rogue. Il me semble que j'avais précisait que vous deviez venir tout les deux…
- oui monsieur… Mais je n'ai pas parlé à Hermione depuis quelques jours et je pensais qu'elle était déjà là…
Rogue fronça les sourcils de contrariété. Cela n'arrangeait pas vraiment ses affaires. Si en plus ils prenaient du retard, ils n'étaient pas au bout de leur peine ! Il se pinça l'arrête du nez, réfléchissant à comment il allait faire. Harry était gêné e se retrouvez seul face à son professeur par rapport aux derniers évènements. Mais Rogue ne lui fit aucun reproche. Pour lui le problème était réglé.
- Ecoutez Harry, si votre camarade n'est pas présente, ces cours ne sont d'aucune utilité… Et je ne vois pas l'intérêt pour nous de poursuivre cette entrevue. Je reporte donc le cours à la semaine prochaine. Même jour, même heure.
- Bien, monsieur. Je suis désolé de vous avoir fait perdre votre temps ce soir.
- C'est vrai que ce temps est précieux. Autant pour vous que pour moi. Plutôt nous nous mettrons au travail mieux cela sera… Essayez de faire comprendre cela à Hermione.
- C'est-à-dire, professeur, que Hermione m'évite depuis le début de la semaine…
- Comment ça ?
- Je crois que c'est à cause de Weasley… Je pense qu'il l'empêche de me parler. Mais ne vous inquiétez pas, je vais trouver une solution.
- J'espère bien… Vous pouvez y aller.
Harry remonta des cachots en direction de leur appartement. Il était perplexe quant à la marche à suivre par rapport à Hermione. Il était un peu déçu qu'Hermione face ce que Ron lui dise. Mais il ne connaissait pas toute la situation. Il rentra dans leur appartement et laissa un mot à l'intention d'Hermione sur la table de la salle commune et partit se coucher. Le lendemain matin, Harry se réveilla avec une légère appréhension au ventre. C'était aujourd'hui qu'avait lieu les sélections pour l'équipe de quidditch. Il allait être confronté à son père. Il s'habilla et descendit déjeuner et retrouva Drago à la table des serpentards. Ils discutèrent de tout et de rien en mangeant, puis Harry remonta dans sa chambre chercher son balai et ses affaires de quidditch. Il retrouva les autres postulant sur le terrain de quidditch. Ils attendaient tous l'arrivé du professeur de vol sans qui les sélections ne pouvaient pas se faire. Celui-ci ne tarda pas. Il les salua et fit un petit sourire à Harry qui lui répondit timidement.
# Allez vieux ! T'es le meilleur, tout va bien se passer ! #
La sélection dura presque une heure. L'équipe finale était composé de quatre gars et trois filles : Drago comme gardien, deux élèves de troisième année comme batteurs, Harry comme attrapeur, deux fille de sixièmes années et une de quatrième année comme poursuiveuses. Alors que les autres repartaient vers le château, Harry resta un peu en arrière espérant pouvoir discuter avec son père. Celui-ci l'appela.
- Harry ! Je… On pourrait parler.
Harry acquiesça et attendit que James arrive à son niveau. Celui-ci semblait nerveux. Il passa une main dans ses cheveux ébouriffés. Harry sourit en remarquant qu'ils avaient le même tic quand ils étaient nerveux. James attaqua la discussion avec un sujet bateau.
- Tu te débrouilles bien…
- Ouais… Il parait que je tiens ça de mon père !
- Justement en parlant de ça…
- Oui ? l'encouragea Harry.
- Est-ce que… Est-ce que c'est moi ton père ?
- Vous en doutez ? Je crois qu'on peut difficilement faire plus ressemblant, non ? demanda-t-il sarcastiquement.
- Oui, tu as raison, mais…
- C'est pour ça que vous êtes partit ? le coupa Harry. Parce que vous n'étiez pas sûr d'être mon père ?
- Ecoute… Je sais que ça parait stupide et ça l'est, mais à l'époque, je suis tombé sur une lettre, que je n'aurais sûrement pas dû lire, et, pas que je doutais de ta mère loin de là… J'ai cru que tu n'étais pas de moi… tenta d'expliquer James.
- Mais pourquoi ne pas en avoir discuter avec maman au lieu de vous sauvez comme un voleur ? s'emporta Harry, laissant ainsi voir sa frustration de ne pas avoir eu de père.
- Je sais… C'était complètement idiot ! Et tu peux me croire je m'en suis mordu les doigts quand je me suis rendu compte que j'étais qu'un abruti et que j'ai voulu revenir alors que ta mère était partie.
- Mais pourquoi ne pas nous avoir cherchés ?
- Je me suis dit que c'était trop tard, que j'avais tout gâché…
Harry ne répondit pas, méditant ce qu'il venait de dire.
- Peut être que… hésita James. Je sais très bien que tu ne vas pas me considérer comme ton père après tant d'année, mais peut être qu'on peut apprendre à se connaître et qu'on pourrait devenir amis ? Enfin si tu en as envie bien sûr ! Tu n'es pas obligé de me répondre tout de suite… Réfléchit à tout ça et …
- D'accord ! le coupa Harry.
- Quoi ?
- Je suis d'accord pour qu'on apprenne à se connaître.
- Tant mieux, je suis soulagé.
Il fit un grand sourire à Harry. Celui-ci était content que son père veuille le connaître, après tout c'était son père et Harry aurait été déçu s'il n'en avait eu rien à faire de lui.
- Faut que je retourne au château, dit Harry. Quand est ce que vous voulez qu'on se voit ?
- Je ne sais pas trop… Quand ça t'arrange !
- Pourquoi pas après les entraînements de quidditch ? Il me semble que vous y êtes présents ?
- Oui, c'est une bonne idée ! Et Harry, tu peux me tutoyer si tu veux…
-Ok. Bon ben j'y vais alors.
Harry tourna les talons et remonta vers le château. Il était content de pouvoir apprendre à connaitre son père. Il se rendait dans ses appartements en pensant à tout ce qu'il avait à lui dire, à lui demander. Il prit une douche, puis se mit avec bonne humeur à faire ses devoirs. Il travailla deux bonnes heures, puis se rendant compte qu'il était largement temps d'aller manger, il descendit dans la grande salle. Il retrouva Pansy, Drago et Blaise à la table des serpents. Il s'assit avec eux et remplit son assiette.
- Eh mec ! T'étais où ? lui demanda Blaise.
- C'est vrai ça ! renchérit Drago. Ca fait un bail que les sélections sont finies.
- je suis resté avec le prof de vol un moment et après je me suis mis à faire les devoirs de potion et de métamorphose, leur expliqua Harry.
- En parlant du prof de vol, intervint Pansy, tu lui ressembles vachement.
-Je sais, répondit Harry entre deux bouchées, c'est mon père…
- C'est pas vrai ? s'exclama Blaise avec des yeux ronds.
- Si…
Et il leur raconta…
OooooooooooooooooooooooooooooO
Après le déjeuner, les quatre serpentards décidèrent d'aller se détendre dans le parc.
Ginny se faisait du souci pour Hermione. Elle avait remarqué que quelque chose clochait, mais elle n'avait rien pu tirer de sa meilleure amie. C'est pourquoi, elle se trouvait dans le parc cet après midi là. Elle cherchait des yeux les serpentards. Elle finit par trouver les quatre amis assis sous le saule pleureur en train de parler quidditch. En réalité, seul Blaise et Drago parlait quidditch, Harry réfléchissait à un moyen de parler à Hermione tandis que Pansy somnelait la tête posée sur le torse de Drago. Blaise fut le premier à remarquer que Ginny se dirigeait vers eux.
- Griffondor en vue… chuchota-t-il à l'attention des autres.
Harry, pensant qu'il s'agissait d'Hermione, releva soudainement la tête. La déception qui marqua son visage quand il réalisa qu'il ne s'agissait pas d'elle n'échappa pas aux trois autres.
- Fais gaffe Weasley, t'es en terrain ennemi… plaisanta Blaise.
Celle-ci le fusilla du regard et s'approcha de Harry.
- Je pourrais te parler…euh, en privé… précisa Ginny en le voyant acquiescer.
Harry se leva et s'éloigna de quelque pas avec elle, sous les railleries des deux autres garçons.
- Fais pas attention à eux… dit-il en désignant les deux serpents d'un mouvement de tête. Qu'est que tu veux ?
- En fait, c'est au sujet d'Hermione…
- Il lui est arrivé quelque chose ? s'inquiéta Harry.
- Non, non, rassure-toi… Mais elle ne va pas bien du tout en ce moment. Je ne sais pas si tu l'as remarqué mais je crois qu'y a un problème. En fait, on dirait que personne ne s'en est aperçue Et je ne sais pas si ça a un rapport avec toi, mais comme vous vous entendez plutôt bien, il me semble, tu pourrais peut être essayer de lui parler.
Harry soupira.
- Le problème justement c'est que je peux as lui parler ! Y a toujours ton frère avec elle…
- Ron ?
- Ouais… Il la colle tout le temps, je ne peux pas l'approcher. Même dans nos quartiers il s'incruste, et ça commence sérieusement à me souler !
- Tu penses que c'est à cause de Ron qu'Hermione est comme ça.
- Ca parait évident ! Je ne sais pas ce qui lui a dit ni ce qu'il lui a fait, mais je me fais du souci pour Hermione. Il faut absolument que je lui parle…
- Je peux peut-être t'aider pour ça. Quand je suis avec Hermione, Ron la laisse tranquille et va voir ses imbéciles d'amis… Donc, ce soir je viendrais voir Hermione dans vos appartements. Je dirais à Ron que Seamus ou Dean veut lui parler et il partira…
- Comme ça je pourrais parler à Hermione ! finit Harry à la place de Ginny.
Elle acquiesça.
- Tu ferais vraiment ça ? demanda Harry.
- Ecoute, Hermione va mal, elle ne veut pas m'en parler, alors je suis prête à faire tout ce qu'il faudra pour qu'elle aille mieux.
- Même si pour ça tu dois m'aider ?
- Contrairement à mon frère, je n'ai pas une aversion pour les serpentards… plaisanta Ginny. On fait comme ça alors ?
- Ok.
Ginny tourna les talons et commença à partir.
- Et We.. Ginny ?
- Quoi ?
- Merci !
Ginny lui sourit puis partit en direction du château. Harry retourna avec ses amis, qui le charrièrent un peu, mais quand ils virent qu'il ne les écoutait même pas il reprirent leur conversation. Harry repensa à ce que Ginny lui avait dit. Contrairement à ce que Ginny pensait, Harry savait parfaitement qu'Hermione n'allait pas bien du tout. Car ce que Ginny ne savait pas, c'était que le moral de Harry était également affecté. Il se doutait que cela était à cause de leur lien.
Le soir venu, alors qu'Harry lisait un livre de potions confortablement installé devant la cheminée, le tableau s'ouvrit laissant entrer Ron et Hermione. Harry leva les yeux vers eux mais ne fit aucun commentaire.
- Non Ron, pas maintenant ! s'exclama Hermione. Primo j'ai mon devoir de potion à faire…
- Mais tu le feras plus tard ! la coupa Ron.
- Secondo, poursuivit Hermione en le fusillant du regard, Ginny doit venir me parler dans… Maintenant, finit-elle en voyant Ginny entrer dans leur appartement.
- Oh ! s'exclama Harry. On pourrait avoir un peu de calme ?! On n'est pas dans un moulin !
Ron se contenta de lui jeter un regard de haut.
- Excuse-nous Harry, on va faire moins de bruit…s'excusa Hermione.
- Ron, intervint Ginny, Seamus te cherche à propos des sélections pour l'équipe…
- Ok, Hermione je reviens tout à l'heure…
Hermione ne répondit pas et attendit qu'il soit partit pour parler à Ginny.
- On va aller dans ma chambre ça ne te dérange pas ?
- Non…
- Hermione attend… l'appela Harry.
- Bon ben je vous laisse… dit Ginny en se rendant dans la chambre de son amie.
Hermione la regarda sans aller, interrogative.
- Tu as trouvé le mot que je t'avais laissé ?
- Oui… je suis désolée de ne pas être venue…
- C'est pas grave, mais écoute, c'est vraiment important ces cours…
Harry se leva et s'approcha d'Hermione.
- Je sais…
- Je ne sais pas ce qui t'arrive mais tu n'as pas l'air bien en ce moment. Tu veux en parler ?
Hermione secoua la tête, les yeux se remplissant de larmes. Elle s'en voulait tellement, Harry était trop gentil avec elle. Des larmes silencieuses se mirent à couler sur ses joues. Harry tendit sa main et caressa doucement sa joue. Hermione se blottit dans ses bras, se laissant aller face à la douceur du serpentard. Harry caressait tendrement ses cheveux, silencieusement, il attendait qu'Hermione lui parle. Mais Hermione n'en fit rien, elle se détacha de lui et essuya du revers de sa manche les larmes qui coulaient encore sur ses joues.
- Je suis désolée…
- Hermione qu'est ce qui ne vas pas ? Je me fais du souci pour toi…
- Non… tu ne dois pas…
- Hermione je tiens à toi, peut être plus que tu ne le penses…
Comme pour lui prouver ses dires, il se rapprocha lentement de la préfète et la reprit dans ses bras. Il la regardait dans les yeux, attendant une quelconque réaction de sa part. Voyant qu'elle ne bougeait pas, l'interrogeant du regard, il posa doucement ses lèvres sur les siennes et l'embrassa. C'était un baiser doux mais passionné. Hermione lui rendit son baiser, leurs lèvres se frôlant. Mais elle se recula bien vite. Elle le regarda les yeux remplis de larmes.
- Ne me rend pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà… murmura-t-elle avant de s'enfuir dans sa chambre.
Ginny lui lança un regard interrogateur en la voyant entrer. Hermione éclata en sanglot en se jetant dans ses bras. Ginny ne savait pas quoi faire pour la calmer. Elle ne dit rien, se contenta de serrer Hermione dans ses bras. Celle-ci finit pas se calmer. Complètement vidée, elle finit pas se confier à son amie…
OoooooooooooooooooooooooO
Rien ne changea dans l'attitude de la préfète. Harry s'en voulait, il avait peur d'avoir fait empirer les choses. Mais en ce lundi soir, un événement va tout changer…
Hermione poussa la porte de sa chambre avec soulagement. Elle n'avait qu'une envie : prendre une douche bien chaude. Elle était trempée et tremblée de froid. Ron l'avait obligée à assister aux sélections de quidditch alors qu'il faisait un temps horrible à l'extérieur. Elle était restée sous la pluie et le vent pendant un certain temps avant de pouvoir échapper à la vigilance de Ron et rentrer au château, trempée et frigorifiée. Elle savait que Ron n'allait pas être content.
° C'est un euphémisme ! Oh et puis qu'il aille au diable !°
Elle se déshabillait tout en allant vers la salle de bain, laissant tomber ses habits sur le sol de la chambre. Tout ce qu'elle voulait c'était se réchauffer. Elle se glissa sous le jet brûlant de la douche et poussa un petit cri en sentant l'eau brûlante sur sa peau gelée. Elle resta une demi heure sous l'eau, mais il n'y avait rien à faire, elle ne parvenait pas à se réchauffer. Elle enfila un vieux t-shirt de son père qui lui arrivait jusqu'aux genoux et un shorty, tira sa couette et se rendit dans la salle commune. Elle se pelotonna sur le fauteuil le plus prés de la cheminée. Malgré cela, elle continuait de trembler.
°Je dois avoir de la fièvre, faut que j'aille à l'infirmerie°
Mais elle ne parvint pas à bouger. Elle finit par s'assoupir roulée en boule dans le fauteuil. C'est dans cette position que la trouva Harry. Il avait passé la fin de l'après midi dans la salle commune des serpentads avec ses amis. Il sourit quand il vit la préfète endormie au coin du feu. Mais son sourire s'effaça pour laisser place à l'inquiétude quand il vit qu'elle frissonnait. Il déposa sa cape sur le fauteuil libre et s'approcha d'Hermione. Il la secoua doucement pour la réveiller.
- Hermione ?
La jeune fille ouvrit lentement les yeux, cherchant à se rappeler où elle était. Le visage d'Harry flottait prés du sien.
- Salut, dit-elle doucement.
- Ca va ? demanda Harry, s'inquiétant de la voir resserrer la couette autour d'elle.
Hermione ne répondit pas, elle avait refermé les yeux incapables de supporter la lumière de la pièce. Harry posa sa main sur son front.
- Par Merlin, tu es brûlante !
La préfète ne répondit pas. Elle se mit à claquer des dents. Tendrement, presque instinctivement, il écarta les cheveux de son front. C'était un geste doux, amoureux. A se contact, Hermione rouvrit les yeux et se noya dans l'immensité verte que représentaient les yeux d'Harry.
- Tes yeux, ils sont si verts !
Harry fronça les sourcils de plus en plus inquiet. Hermione commençait à délirer. Il fallait qu'il fasse quelque chose. Puis soudain, il eut envi de se frapper. L'infirmerie !
# Pourquoi j'y ai pas penser plutôt ?! #
- Hermione, dit-il doucement, je vais te porter à l'infirmerie, l'informa-t-il en passant un bras sous ses genoux, s'assurant qu'elle était bien couverte.
Hermione passa instinctivement ses bras autour du cou de Harry et posa sa tête au creux de son cou.
- Non… protesta-t-elle faiblement alors que Harry sortait de leur quartier, Ron va être furieux.
- Weasley ?! C'est de sa faute ?
Harry sentit Hermione acquiescer dans son cou. Il serra les machoires de colère mais ne fit aucun commentaire. Il se contenta d'accélérer le pas. Il arriva enfin à l'infirmerie. Dès qu'il entra l'infirmière ce précipita sur lui.
- Qu'est ce qui se passe ? demanda-t-elle en voyant l'état de Hermione.
- Je l'ai trouvée comme ça, elle à du rester un certain temps sous la pluie…
Harry savait que les rouges et or avait leur entraînement en ce moment même et il devinait aisément ce qui c'était produit. L'infirmière lui fit allonger la préfète sur un lit. Elle lui donna une potion réchauffant et une potion de sommeil. Hermione ouvrit lentement les yeux. Quand elle vit Harry, elle lui sourit et attrapa sa main. Malgré les potions, elle continuait de frissonner, et l'infirmière était repartie dans son bureau maugréant contre les élèves inconscient. Harry se leva de la chaise où il était assis et s'assit sur le bord du lit. Il caressa tendrement sa joue. Hermione se décala un peu dans le lit. Comprenant sa demande muette, Harry s'allongea à ses cotés. Il la prit dans ses bras, la laissant enfouir sa tête dans son cou. D'une main il caressait ses cheveux et de l'autre, il faisait des cercles dans son dos pour l'apaiser. Hermione poussa un soupir de bien être et se serra un peu plus contre lui, avant de se laisser aller dans les bras de Morphée. Quand l'infirmière revint un quart d'heure plus tard et qu'elle les trouva ainsi, elle eut un sourire d'attendrissement. Elle attrapa une couverture sur le lit voisin et les recouvrit avant de lancer un nox. Dans la pièce seulement éclairée par le soleil couchant, deux anges dormaient.
