Disclaimer: Hidekazu Himaruya
Persos: France/Francis , Angleterre/Arthur
Paring: France/England
Genre: Humour , Romance, UA, Family, Aventure, ect...
Note: Le chapitre 3 "NonDits" a été un peu modifié, et un passage rajouté.
Chapitre 6 : Déclaration de Guerre
Dix ans depuis qu'ils avaient trouvé Alfred.
De même 150 ans, ou presque, s'étaient écoulés depuis la fin de cette guerre.
L'année 1602 commençait tout juste en de très bonnes auspices.
D'abord Portugal avait, deux ans après les évènements d'il y a dix ans, décidé de se tourner à nouveau vers son vieil allié afin de retrouver une entière souveraineté. Il en était résulté de nombreux accords, certains relativement contraignants qui, les anglais l'avait promis, disparaitrait tous au fils des ans, si la fidélité à l'Empire Anglais, en tant qu'allié, était prouvée de différentes façon. De plus, pendant quelques générations, les princes seraient encadrés par une garde anglaise et auraient des percepteur de cette nationalité
Espagne lui avait résisté un peu plus longtemps, disons 2 ans de plus que son frère avant de ramper et d'accepter de signer encore des traités dont un relevait d'une taxe importante à payer sur l'heure, une sorte de rançon qui saigna le pays. Plus quelques contraintes qui durèrent encore 2 ans avant que les anglais ne se retirent, pleins de menaces. L'espagnol rumina sa revanche pendant un bon moment et se promit de trouver le meilleur moment pour faire payer à son rival, en récupérant quelques terres. Et il se mit, malheureusement pour lui, à lorgner du côté français. N'avait-il pas quelques terres là bas? Une en particulier dans l'Est du pays et puis il avait aussi les Pays Bas Espagnol,...même s'il avait du céder une bonne partie à l'Angleterre qui l'avait immédiatement annexé à la France [1] et même si Roderich avait menacé de les récupéré s'il était incapable de les protéger.
Bref il aurait à un moment ou à un autre l'occasion d'agrandir un peu ces territoire.
Au bout d'encore 2 ans, il retrouva enfin une entière liberté et se frotta mentalement les mains, malgré les avertissements de Lovino qui n'aimait pas son sourire mauvais et qui craignait qu'Arthur ne prenne très mal une action contre lui ou contre les terres de Francis.
Et il en eut l'occasion quand un émissaire de Bourgogne vient à la cour.
Une occasion en or pour lui...
... sans se douter que les anglais avaient eux-même des vues sur la régions...
... et qu'il commettait une grosse erreur.
Arthur était penché sur une immense carte et pointa quelques zones ici et là. «Ces endroits conviendront parfaitement. Cette région est loin de l'Espagne, donc une invasion rapide ne leur laissera pas le temps de réagir. De même..le Rhin sera parfait pour une frontière avec la Prusse, ces régions doivent donc nous appartenir...et puis le Duc de Savoie a dépassé les bornes, il est temps que le Sud soit entièrement sous notre drapeau.» Il se frotta les mains, ricanant d'avances en imaginant ces victoires qui, il n'en doutait pas, serait écrasante. «Ca fera plaisir à Francis de se voir ses frontières repoussées un peu plus loin, peut-être lui permettrais-je de venir avec moi!» Quel beau cadeau se serait qu'un agrandissement de ses terres, entre autres choses.
«SEIGNEUR KIRKLAND!»
Il en lâcha son verre d'alcool et se retourna, sourcils froncés. «WHAT? J'avais ordonné qu'on ne me dérange pas pendant que je préparais les futurs plans d'invasions à préparer pour les présenter et proposer au roi demain! Donc quel est le problème? Il a intérêt à être important!»
Le garde se recroquevilla sur lui-même. «Une révolte...
- WHERE?
- En France, en province...apparemment le duc de Bourgogne essaie d'entendre son territoire sur nos terres!»
Les yeux verts de l'anglais devinrent si sombres que l'homme poussa un gémissement de peur, même s'il n'y était pour rien «Lui! Je comptais justement l'envahir!» Un sourire mauvais ourla ses lèvres «..Il est temps qu'il pait!»
Surtout...Que cette fichue région avait fait du mal à son époux!
A un moment où la guerre battait son plein, son duc l'avait livré aux anglais, pieds et poings liés. Arthur n'oublierais jamais la douleur dans les yeux bleus, jeté aux pieds du roi d'Angleterre.
Il se souvenait de la douleur de la trahison dans ses yeux bleus qui refusaient de croiser son regard.
Il se rappelait des larmes que l'autre avait tenté de retenir, même s'il avait plus tard, adossé à la porte du lieu où le français était retenu, entendu ses sanglots.
Il avait aussi soigné ses blessures...faites durant la capture.
C'était ça le plus horrible.
Trahi par son propre peuple, livré par lui à l'ennemi, même si la région était théoriquement autonome ou indépendante (quelque soit la définition de l'époque)
Retenu captif quelques mois Francis s'était enfuit quelques temps plus tard et l'anglais n'avait pas eu de ses nouvelles pendant plusieurs décennies, le croisant juste de temps à autre dans la bataille...jusqu'à sa victoire où l'autre avait enfin été tout à lui, sans l'aide de son allié cette fois.
Depuis la fin de cette guerre, Bourgogne avait pris des libertés et des décisions qui avaient souvent irrité son allié. Ses avertissements bien placés, parfois musclés, avaient remis ses habitants à leur place.
La première affaire avait eu lieu quelques mois, deux ans même, après la fin de la guerre. Une tentative d'invasion, précédée par des gens envoyé déclencher une révolte...Sauf que ça n'avait pas marché, les français, encore traumatisés par leur défaite, refusaient de suivre l'allié de l'Empire. Simplement par rancune.
Ce duché n'avait RIEN fait pour les aider.
Et maintenant le duc se prenait de telles envies?
Surtout que les précédentes révoltes avaient été impitoyablement écrasées...
Et ces générations qui n'avaient parfois connus que la guerre refusait de replonger dedans, la paix étant trop agréable à vivre. Et surtout c'était une période d'abondance soudaine en élevage, en agriculture...Trop de bons présages pour risquer de tout perdre, de déclencher un nouvel affrontement.
Effectivement la ''révolte'' avait été immédiatement écrasée par l'armée anglaise. Ce qui avait fait office d'intimidation pour décourager les autres d'agir. Une taxe avait été versé aux anglais, et en échange le roi fermerait les yeux sur ce qui s'était passé et oublierait rapidement.
Bien entendu il y avait eu des révoltes dans des régions françaises désormais empire britannique, mais aucune n'avait aboutit, toute avaient été écrasées sans pitié, les lieux où elles avaient éclaté furent mis au pas alors que les habitants des régions ou villes voisines (en particuliers ceux qui avaient aidé les anglais ou n'avaient rien fait) furent favorisés.
De cause à effet, cette pratique marcha, et petit à petit, les révoltes cessèrent et par conséquent les répressions également.
Francis en avait souffert bien entendu mais...Arthur était obligé de faire ça. Il l'avait soigné, cajolé et lui avait demandé pardon pour tout ça...
Et maintenant la Bourgogne remettait ça?
Arthur traça quelques traits bien précis sur la carte en grondant de colère. Et observa le résultat, en souriant avec satisfaction et un peu de sadisme.
Parfait.
Cette forme, pour les nouvelles frontières...lui convenait parfaitement.[2]
Ca ferait vraiment plaisir à Francis.
Francis ferma la yeux, il avait mal à la tête depuis quelques temps, était souvent fatigué et depuis quelques temps se sentait fiévreux. Cette nuit là, il entrouvrit les yeux en sentant Arthur le rejoindre, revenu après être allé pendant quelques heures au palais royal à Londres.
«Tu dors?
- Hum...Non.»
L'anglais eut un sourire d'excuse, et caressa tendrement la joue pâle de son amant, avant de chuchoter «Je pars demain!
- Pour quoi faire?
- Rejoindre l'armée envoyée il y a quelques jours en France.»
Francis sentit son cœur se glacer. Une armée? Pour quoi faire? Est-ce qu'il y avait encore des révolte, est-ce qu'il allait les réprimer dans les sang? S'il s'en prenait encore à son peuple et que lui ne puisse rien faire pour les sauver, il aurait tellement de mal à se pardonner, et souffrirait pendant un bon moment de cette cruelle situation. Même si ce n'était pas la première fois qu'il subissait ça/
Arthur, sentant son époux se tendre contre lui, lui caressa les cheveux et sourit, presque tendrement avant de chuchoter à son oreille «Ce n'est pas ce que tu crois.
- Quoi?
- Il y a effectivement une révolte mais c'est en Bourgogne. Le vieux Duc est pris d'envie d'étendre son territoire et de choisir le prince le plus jeune d'Espagne comme héritier, puisqu'il n'a pas d'enfants. De même les espagnols ont l'intention de conquérir quelques terres pour relier une région qu'ils possèdent dans l'Est à la Bourgogne. Comprend que je ne peux les laisser faire cela.»
Francis frisson: une invasion, et par son propre frère, et trahi une nouvelle fois par la Bourgogne. Un pincement au cœur le fit serrer les dents.
Furieux, il chuchota: «Laisse-moi venir.
- Non, pas cette fois. Je suis certain qu'ils n'attendent que ça!» Il embrassa son amant sur le front, malaxant également son dos de ses doigts «Tu n'es pas bien en plus, je préfère que tu restes ici cette fois!
- Mais...» il voulut protester mais une quinte de toux l'en empêcha. Il se retint soudain de pousser un cri de douleur. Se crispant, il ferma les yeux pour refouler le nouveau cri qui menaçait de lui échapper.
«Francis?
- ...Ca...Brûle!» réussit-il à articuler, grimaçant de douleur, sentant ces vagues soudaine de souffrance le plonger dans un état de faiblesse.
Arthur fronça les sourcils et soudain comprit. Un incendie, peut-être plusieurs. Ha ces manants voulaient tenter la politique de la terre brûlée pour mieux conquérir des terres? Le pire c'est qu'à une telle époque, cela ne pouvait que marcher.
Quoique...
Serrant les dents de colère, il serra son époux contre lui, lui chuchotant des paroles de réconfort et se promit de partir à l'aube. Et Espagne allait comprendre sa douleur, la Bourgogne serait mise au pas, et les frontières françaises allaient avançer de quelques kilomètres un peu partout.
A suivre
[1] Pour exemple sur notre carte à nous, et bien c'est le nord de la France. Ceux qui s'y connaissaient en histoire voient de quoi je veux parler?
[2] Pour ceux qui se pose la question: Arthur a dessiné la forme actuelle de la carte de France.
A suivre
