-Cette fois, nous sommes coincés ! conclut Daniel avec fatalisme.
-Je n'aime pas ça ! marmonna Jack. Je n'aime pas ça du tout !
-Moi non plus, ajouta Teal'c qui, le dos à la baie, jetait des coups d'oeils soupçonneux tout autour de lui.
Un bruit sourd résonna au-dessus d'eux, faisant vibrer les parois de la pièce. Ils se figèrent, sur le qui-vive, mais rien d'autre ne se produisit.
-Carter ?
-Mon Colonel ?
-Une idée ?
-Aucune, mon Colonel.
-Ça non plus, ce n'est pas normal…
Cette fois, il obtint le but escompté : un léger sourire se forma sur les lèvres de son Major.
-Mais si vous me permettez, mon Colonel…
-Quoi donc ?
-Je ne pense pas que nous soyons en danger immédiat.
-Vraiment ? Nous n'avons plus de vaisseau, plus d'armes, plus de vivres et nous sommes à la merci d'un kidnappeur inconnu, tout ça en orbite autour de notre jolie petite planète qui agonise, 65 millions d'années avant l'époque où nous sommes censés exister. Et vous trouvez que nous ne sommes pas en danger ?
-Je crois que si les… gens de ce vaisseau avaient l'intention de nous nuire, ils se seraient contentés de détruire notre appareil sans se soucier de nous téléporter dans leur propre bâtiment.
-Judicieuse remarque, Major.
-Merci, mon Colonel.
Mais Teal'c ne manqua pas d'intervenir :
-Leurs intentions sont peut-être moins altruistes qu'elles n'y paraissent, Major Carter. « Ils » veulent peut-être nous étudier.
Une grimace horrible déforma le visage de Jack.
-Nous étudier ? Comme cet Asgard cinglé ? Topkapi ?
-Non, Loki, mon Colonel.
-Peu importe !
-En effet, dit Teal'c.
-Je refuse de servir encore une fois de sujet d'expérience ! Mon ADN n'appartient qu'à moi !
-Je ne crois pas que vous aurez le choix, grogna Daniel, affalé contre l'une des parois. Si ces gens sont capables de pulvériser un vaisseau mère goa'uld et disposent de rayons de téléportation comparables à ceux des Asgards soixante cinq millions d'années avant eux… vous pourrez râler tant que vous voudrez, mais ça m'étonnerait que votre grade de colonel leur inspire le moindre sentiment d'hésitation.
-Je savais, Daniel, que je pourrais compter sur votre optimisme et vos encouragements en toutes circonstances…
-Mon Colonel !
Sam, le nez collé à la baie, semblait sur le point de se trouver mal.
-Qu'y a-t-il encore, Major ?
Il s'approcha et réprima à grand-peine un hurlement de stupéfaction.
La Terre était toujours là, égale à elle-même. Sauf qu'elle… tournoyait désormais sur elle-même avec une vitesse de toupie prise de folie. La couche nuageuse sombre due à l'impact de la comète s'épaississait de seconde en seconde, de plus en plus noire et menaçante. Puis, lentement, elle commença à s'éclaircir, virant au gris soutenu, puis au gris clair, puis à un léger voile grisé, avant de se dissiper complètement. Océans et continents réapparurent, pour la plus grande partie recouverts d'un manteau blanc à l'apparence plutôt épaisse…
-Carter… C'est encore une illusion d'optique ou bien les continents ne sont plus à la même place que tout à l'heure ?
-Non, mon Colonel, ce n'est pas une illusion… souffla Sam. On dirait que des milliers, voire des millions d'années, ont passé… et passent encore…
La Terre, en effet, poursuivait sa course folle sur son axe.
-Apparemment, nos mystérieux ravisseurs maîtrisent aussi le temps…
-Mais c'est impossible…
-Carter ! Voyez le bon côté des choses ! Nous ne risquons plus de tomber sur une bestiole monstrueuse qui pourrait nous tuer d'un coup de queue !
Daniel s'approcha à son tour :
-Oui. Mais si ce n'est plus l'époque des dinosaures, c'est celle de la glaciation.
-Et moi qui n'aime pas le froid !
Quelques instants plus tard, les glaces parurent perdre du terrain, se rétrécirent peu à peu comme une peau de chagrin… avant de s'étaler à nouveau, plus abondantes qu'avant.
-Daniel ?
-Depuis la comète du Yucatan, les phases de glaciation et de réchauffement se sont succédées sur la Terre.
-Et elles sont étroitement liées à la précession des équinoxes et du périhélie, à l'obliquité de l'écliptique et à la variation de l'orbite terrestre, ajouta Carter.
-Major ! soupira Jack. Quand donc comprendrez-vous que seulement une infime minorité de vos semblables parlent le scientifique ?
-Pardonnez-moi, mon Colonel. En gros, les phases climatiques terrestres sont liées aux phénomènes cosmiques, principalement à l'axe de rotation de la Terre par rapport au Soleil, à son angle d'inclinaison et aux variations de son orbite autour du Soleil.
-C'est lumineux, en effet !
-Ce sont des cycles longs, mon Colonel. Disons qu'à certaines périodes, la Terre reçoit du Soleil un rayonnement plus faible, et par conséquent, le climat est plus rigoureux.
-Je vois… Donc, en résumé, nous sommes en train d'assister au film en accéléré de l'histoire climatique de la Terre pendant 65 millions d'années ?
-En quelques sortes… oui. C'est… prodigieux, tout à fait prodigieux !
-Je vous crois sur parole, Carter, mais ce que j'aimerais savoir, c'est pourquoi !
-Peut-être qu' « ils » nous ramènent à notre époque…
-C'est très gentil de leur part mais moi, j'aimerais savoir qui « ils » sont et pourquoi « ils » font ça. Je sais que nous sommes très sympathiques et que nous gagnons tous les quatre à être connus, mais… qu'est-ce que c'est que ça ?
La Terre venait de reprendre brusquement une allure normale, c'est-à-dire presque immobile. Jack considéra longuement l'agencement des continents et des océans, puis regarda Daniel.
-Rassurez-moi, ce n'est pas notre époque, ça ?
-Vu que la glace recouvre les deux tiers de l'hémisphère nord, je ne pense pas, Jack. Ou alors, une épouvantable catastrophe climatique a eu lieu pendant notre absence…
Au même instant, une légère vibration attira leur attention ; ils se retournèrent ; à leur plus grande stupéfaction, des images animées apparurent sur les murs qui les entouraient.
-Chouette ! s'exclama Jack. C'est encore mieux que le cinéma en 3D !
Une silhouette vaguement humaine se profila sur fond de paysage de type savane humide.
-Euh… dit Daniel. C'est un individu du genre homo, sans aucun doute.
-Homo ? Comment pouvez-vous savoir qu'il est homo ?
-Jack ! Homo veut dire « humain » !
Un léger sourire en coin se dessina sur les lèvres minces du chef d'équipe. Et Daniel comprit, mais un peu tard, qu'il l'avait fait exprès. Un peu agacé, il reporta son regard sur le film muet qui se déroulait devant lui.
L'homme, dont le faciès accusait des sourcils proéminents, un front bas et étroit, un nez un peu écrasé et une pilosité relativement développée, paraissait sur le qui-vive et marchait doucement, l'oreille aux aguets, le poing serré sur un gourdin primitif.
-Il n'est pas tranquille, ce citoyen-là !
-Peut-être chasse-t-il, fit observer Teal'c.
-Moi, je dirais qu'il se méfie, dit Daniel. A première vue, je pense qu'il s'agit d'un Ergaster ou d'un Erectus…
-Daniel ! Pas de grossièretés devant les dames !
-Vous êtes exaspérant !
-Je sais. C'est ce qui fait mon charme !
Sam, n'y tenant plus, pouffa. Au même instant, l'homme de la projection s'arrêta net, les yeux exorbités. L'angle de l'image prit un peu de profondeur. Ils purent voir une sorte de petit vaisseau tournoyer à quelques mètres au-dessus du primitif. Sa coque était très semblable à celle de l'énorme vaisseau dans lequel ils étaient enfermés. Des rayons lumineux flamboyèrent brièvement autour de l'humain terrorisé, cédant la place à des silhouettes parfaitement identifiables.
-Mais… ce sont des humains comme nous ! s'exclama Sam, incrédule. Pourtant, c'est impossible ! Les homos sapiens que nous sommes n'ont jamais cohabité avec Ergaster ou Erectus !
-Je ne crois pas que ce soit des homos sapiens, dit Daniel.
-Ah oui ? Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
-Regardez bien… Ils sont tous assez grands, leurs traits sont lisses, sans défauts, leurs corps parfaitement proportionnés… Et ils n'ont pas besoin de parler pour communiquer, ils maîtrisent probablement la télépathie. Si j'osais, je dirais même qu'ils ressemblent d'assez près à Ayana… tout au moins par ce que j'en ai vu dans les dossiers de Jonas !
-Vous pensez sérieusement qu'il s'agit des Anciens ?
-Nous ne savons pas grand-chose sur eux. Et vous disiez vous-mêmes tout à l'heure que les datations effectuées à l'époque où vous avez arraché Ayana à son cercueil de glace approchaient les cinquante millions d'années…
-Et tout cela nous mène à… ? demanda Jack.
Sam inspira une grande bouffée d'oxygène.
-Cela confirme ce que nous soupçonnions à l'époque d'Ayana, mon Colonel. A savoir que tous les schémas de la théorie de l'évolution de la lignée humaine que nous connaissons sont probablement faux. Si j'en crois les images que nous avons sous les yeux, ce sont les Anciens qui ont influencé l'évolution pour obtenir le prototype vivant qui se rapprochait le plus à la fois de leur morphologie et de leurs capacités intellectuelles. Ce qui explique pourquoi de toutes les lignées humaines, seule la nôtre a survécu…
-Donc, nous descendons des Anciens ?
-Oui, en partie.
-Et pourquoi auraient-ils fait une chose pareille ?
-Souvenez vous, mon Colonel. Nous savons que les Anciens ont choisi l'ascension alors qu'un grand fléau menaçait toute la galaxie.
-Et nous ignorons toujours lequel !
-En effet. Mais peut-être l'avaient-ils anticipé depuis longtemps, d'où une sorte de manipulation génétique qui aboutit à… notre espèce. Ce qui expliquerait aussi pourquoi, de tous les animaux existant sur la Terre, nous sommes les seuls à bâtir des civilisations, élaborer des œuvres d'art, cultiver la terre et…
-Je ne suis pas d'accord, intervint Daniel. Sam, vous succombez au principe anthropique.
-Je ne crois pas.
-Et pourtant…
-Qu'est-ce que c'est encore que cette histoire ? grogna Jack.
Daniel poussa un gros soupir.
-Cela consiste à penser que l'univers a les propriétés requises pour engendrer ses observateurs, c'est-à-dire nous, et que la cosmologie tient compte du cosmologiste.
-Formidable ! Et ça veut dire quoi ?
-Que le fait que nous soyons les seuls descendants de toutes les lignées humaines qui se sont succédées sur la Terre, prouverait que la nature a, en quelques sortes, planifié notre réussite évolutive, répondit Sam.
-Et ce n'est pas vrai ?
-Non ! Bien sûr que non ! s'exclama Daniel. La nature ne planifie rien du tout !
-En l'occurrence, il ne s'agit pas de la nature mais des Anciens, répliqua Sam. Pourquoi n'auraient-ils pas choisi, dans les myriades de races humaines qui peuplaient la Terre à cette époque reculée, celle qui était la plus susceptible d'aboutir à une espèce malléable, adaptable et intellectuellement satisfaisante ?
-Ce pauvre hère couvert de crasse avec son gourdin et son pagne minuscule serait mon ancêtre ? demanda Jack.
-Euh… oui. Un très lointain ancêtre. Vieux d'au moins trois cent mille ans.
-Bigre !
-Au même titre que les êtres qui l'entourent, je vous le rappelle.
-Ah… Ah oui… C'est vrai ! Donc, ils font joujou avec l'ADN de… euh… Toto le Chasseur et ? Ils disparaissent ?
Comme pour répondre à sa question, l'image de la projection se brouilla soudainement. Une Terre en 3D apparut à sa place. Ils assistèrent à nouveau à une succession de glaciations et de réchauffements climatiques. Puis la projection zooma sur le continent le plus au sud du planisphère, l'Antarctique.
-Je rêve ou c'est bien une île sans glace, sans blizzard, sans…
-Vous ne rêvez pas, mon Colonel. Je pense que la Terre a changé d'angle d'inclinaison depuis cette époque.
-Ne me dites surtout pas à quoi ce phénomène est dû !
-De toute façon, cela ne présente pas vraiment d'intérêt...
-Si vous le dites… Dites-moi, ce n'est pas l'endroit où nous avons retrouvé Ayana ?
-On dirait…
Une petite cité pour le moins futuriste apparut sous leurs yeux.
-La base terrestre des Anciens… murmura Daniel. Ils ont donc habité sur la Terre.
-« Habité » me paraît un bien grand mot, dit Sam. Cette ville est très petite et ne semble pas abriter une civilisation toute entière. Cela ressemble plus à une sorte de laboratoire scientifique…
Une série d'appareils blancs et lumineux s'envolèrent soudain vers l'espace.
-On dirait que les rats quittent le navire, dit Jack.
-La grande menace dont nous a parlé Ayana, probablement. Son peuple a quitté précipitamment la Terre pour rejoindre sa planète d'origine, ne laissant derrière lui que quelques volontaires pour observer les événements… Ayana entre autres.
-Là, je pense que vous avez raison, dit Daniel. A votre avis, cela remonterait à quand ?
-Je n'en ai pas la moindre idée… Probablement bien avant que nos ancêtres de la Préhistoire ne maîtrisent les technologies de l'agriculture et de la métallurgie.
L'Antarctique disparut soudain de la projection.
-Aaaahhh ! s'exclama Jack. Chouette ! Ça change à nouveau !
Un petit contingent d'hommes sommairement vêtus de peaux tannées et assemblées se matérialisa sur la paroi. Des chasseurs, des femmes et des enfants plutôt efflanqués progressaient lentement dans un paysage rocheux et humide, apparemment épuisés et affamés.
-Afrique du Nord ? proposa Sam.
-Moi, je dirais Moyen Orient, dit Daniel. Quelque part vers le Pakistan.
Une lumière aveuglante, qu'ils commençaient à bien reconnaître, traversa l'écran improvisé ; une silhouette lumineuse et translucide se matérialisa devant la petite troupe médusée.
-Oh ! dit Jack. Un fantôme ? Ou la Vierge Marie ?
-Non, dit Daniel. C'est Oma.
-Oma ? s'exclama Sam. Vous en êtes sûr ?
-Qui pourrait l'être plus que moi ?
-Mais…
-Je sais. Ça paraît irréel, mais…
Il eut une seconde de réflexion, puis donna un brusque coup de poing sur le sol.
-Mais bon sang, c'est évident ! clama-t-il. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt !
Jack regarda Sam, qui haussa les épaules.
-Je ne sais pas, dit-elle. Je suis scientifique, pas historienne, ni archéologue !
-Ce n'est pas vraiment de l'archéologie, objecta Daniel. En fait, tous les cultes que nous connaissons, qu'ils aient ou non disparu, s'appuient sur des divinités féminines charismatiques et même, à leurs balbutiements, sur une unique divinité représentée avec des traits féminins.
-C'est vrai, dit Sam, étonnée. Pour ce que j'en connais, c'est vrai ! Et vous pensez que cette divinité originelle n'est autre qu'Oma ?
-Oui ! Elle a sans doute subi bien des altérations au fil des siècles et des millénaires, quitte à se fondre avec d'autres personnages, mais n'oubliez pas une chose : Oma signifie « mère ». Or, dès la période aurignacienne, les hommes du Cro-Magnon façonnaient des statuettes de divinités féminines symbolisant la maternité et la fécondité… Plus tard, au fil des civilisations, ces divinités matricielles ont évolué et pris des noms différents : Innana, Ishtar, Astarté, Hathor, Aphrodite, Isis… ou même la Vierge Marie, si vous voulez mon avis !
-Non ? dit Jack, surpris. J'avais donc raison ? Mais je croyais qu'Isis était l'un de ces foutus serpents ?
-Oui… non… en fait, les Goa'ulds se sont appropriés des identités de divinités qui existaient sur Terre bien avant leur arrivée.
-Aucun sens de la propriété, ces zouaves-là… Résumons, mais résumons bien : les Anciens ont fabriqué la race humaine avant de s'élever et ils sont à l'origine de toutes les mythologies et autres croyances religieuses de notre monde ?
-Oui, dit Sam. « Ils » nous ont créés.
-Oui ! affirma Daniel. Oma est la divinité originelle… sans doute parce que les premiers humains à l'avoir aperçue n'ont pas vraiment compris qui elle était.
-Et ensuite ?
Comme pour lui répondre, la projection changea à nouveau. Apparut un petit campement de nomades plongé dans l'obscurité. Un bruit assourdissant et de vives lueurs réveillaient les dormeurs qui s'enfuyaient précipitamment avec frayeur. Seul, un jeune garçon, plus curieux que ses compagnons, s'approchait de la source du vacarme.
-Mais je le connais, celui-là ! cracha Jack. C'est ce serpent visqueux de Râ !
-En effet, dit Teal'c qui, jusqu'alors, était resté silencieux. C'est bien lui.
-Non, dit Daniel. C'est son hôte, avant qu'il soit possédé par le Goa'uld.
Un flot de lumière éblouissante nimba soudain l'adolescent, qui disparut soudainement. Quelques secondes plus tard, Râ apparut, paré de son masque, dans toute sa majesté.
-Fichtre ! grogna Jack. Il ne m'a pas du tout manqué, celui-là ! Daniel ?
-Rappelez-vous, Jack. Râ est le premier Goa'uld à être venu sur Terre, il y a dix mille ans environ. C'est sans doute lui qui a fait bâtir la Grande Pyramide qu'on attribue à Khéops pour servir de base à son vaisseau spatial. Il a asservi les humains et en a déporté des dizaines de milliers vers d'autres planètes pour travailler dans les mines de naquadah, comme le peuple d'Abydos. Et tous les Goa'ulds à sa solde l'ont imité.
-Et pendant ce temps-là, Oma n'a rien fait, j'imagine ? Elle était trop bien « élevée » pour libérer les hommes de l'oppression des Goa'ulds ?
-Jack ! Vous savez très bien qu'elle ne peut intervenir dans les affaires humaines !
-C'est une notion à laquelle je ne me ferai jamais et vous le savez très bien !
-Jack…
-Ça suffit, j'en ai assez vu.
D'une voix forte, il clama :
-On se fiche éperdument de tout ça, nous, tout ce qu'on veut, c'est rentrer chez nous, c'est bien compris ?
-Mon Colonel… souffla Carter.
-Quoi, Major ? La séance de cinéma vous plaît à ce point ? Moi, je trouve que ça manque de fauteuils confortables et de pop-corn !
Il se mit à tambouriner contre l'une des parois.
-Vous m'entendez, là-dedans ? Ça suffit, les leçons d'histoire ! Montrez vous à visage découvert si vous êtes des ho… des gens dignes de ce nom !
Rien ne se produisit.
-Je vous rappelle que les Anciens se sont élevés ! intervint Daniel. Ils sont… immatériels !
-Oui, mais ce vaisseau, lui, est bien réel !
-Très juste, dit Teal'c. Jusqu'à présent, Oma n'avait nul besoin d'un moyen de transport pour se manifester à nous.
-Ha ! Teal'c lui-même a remarqué ce léger détail ! Alors, Daniel ? Toujours persuadé d'avoir affaire aux Anciens ?
L'archéologue était sur le point de répondre lorsqu'un léger gémissement rompit brusquement leur houleuse discussion : Sam, les mains plaquées de chaque côté de la tête, était en train de s'évanouir, une expression d'intense douleur gravée sur son visage devenu soudain livide. Jack n'eut que le temps de la rattraper avant qu'elle ne touche lourdement le sol.
TO BE CONTINUED…
