Bonjour à tous.
Lililouna: Je te remercie pour ta review. Malheureusement, la situation d'Hermione ne va pas s'améliorer de suite.
J'en profite d'ailleurs pour rappeler/signaler que je vais passer cette histoire sous le rating "M" à causes de cetains passages qui peuvent s'avérer choquants.
Merci de votre compréhension
Je remercie encore et toujours Indocile, mon petit génie.
Hermione restait prostrée dans un coin de sa cellule. Cela faisait plusieurs semaines maintenant qu'elle vivait un véritable cauchemar et il semblait avoir atteint son paroxysme la veille.
Elle savait à présent ce que Malfoy attendait d'elle : tout et rien en même temps.
Elle n'était qu'un bout de viande, juste bon à combler ses envies. Et elles étaient nombreuses.
Hermione avait appris à déchiffrer le comportement de son bourreau. Cela ne lui permettait pas d'éviter ce qu'il se passait ensuite mais le fait de savoir à quoi s'attendre la soulageait un peu.
Tous les jours, Malfoy passait voir Remus dans sa cellule et à chaque fois, Hermione percevait des éclats de voix. Le grand blond cherchait à convaincre le loup-garou de rejoindre leur camp mais toujours sans succès. Et toutes les visites se terminaient de la même manière par des doloris et une promesse de revenir le lendemain.
Dans ces moments-là, Hermione se bouchait les oreilles pour ne pas entendre les cris déchirants du lycanthrope qui lui broyaient le cœur. Non décidément, Hermione ne supportait pas d'entendre son ami souffrir ainsi et elle priait de toutes ses forces que Malfoy se soit arrêté à temps. Elle avait bien compris que pervertir le loup-garou était la mission que le Lord avait confiée à son serviteur et que celui-ci, dans son propre intérêt, ne devait en aucun cas tuer Remus. Mais Malfoy était un monstre de cruauté et elle craignait qu'un jour, aveuglé par la haine, il n'aille trop loin.
Dès que les cris cessaient, elle essuyait rapidement les quelques larmes qui lui avaient échappées et se redressait vaillamment pour faire face à son tortionnaire qui lui rendait alors visite.
Si, au début de sa captivité, Hermione ne l'avait pas souvent vu, à présent, il passait tous les jours. Hermione savait immédiatement dans quel état se trouvait Lupin.
Lorsque Malfoy était de mauvaise humeur, cela signifiait que son prisonnier avait résisté aux différents sorts et que celui-ci l'avait sûrement gratifié d'une remarque acerbe lui rappelant qu'il n'avait toujours pas accompli sa mission. Le grand blond passait alors ses nerfs sur Hermione. Et elle encaissait les tortures diverses que lui faisait subir cette crapule. Tout y passait, aussi bien les sorts que les coups directs en passant par les armes blanches.
A chaque fois, Hermione finissait en sang, couverte d'hématomes et de coupures, avec quelques os brisés.
Si elle souffrait, Hermione ne se plaignait pas – ce qui, généralement, énervait d'autant plus Malfoy. Pire, il lui arrivait de jubiler et de sourire tandis que, fermement attachée sur sa chaise, elle subissait ces tortures.
« Ben alors Malfoy, tu n'arrives pas à faire plier un loup-garou ? Ton maître ne doit pas être content du tout. Est-ce pour ça que tu te défoules sur moi ? Ton maître te ferait-il payer ton incompétence à chacun de tes rapports ? Si c'est le cas j'espère que tu souffres comme tu te plais à me faire souffrir. » Pensait Hermione, pleine de hargne.
Quand Malfoy, excédé, quittait enfin la cellule, Hermione se laissait sombrer dans un état de demi-conscience.
Elle avait déplacé son misérable matelas pour le placer face au trou dans le mur, sa seule fenêtre vers l'extérieur.
Elle laissait alors son esprit dériver tandis qu'elle tentait de se déconnecter de son corps et de la douleur.
Elle sanglotait en pensant que, le lendemain, tout recommencerait et que peut-être, cette fois, Remus mourrait.
« Si Malfoy le tue, j'abandonne. Je ne veux pas continuer à souffrir indéfiniment. Je ne veux pas subir tout cela chaque jour jusqu'à ce qu'il me tue. Mon dernier acte de volonté dans ce monde sera le choix du jour de ma propre mort. »
Hermione repensait alors à ses amis. À Harry, aux Weasley, à Neville, Luna, Hagrid et tant d'autres. Et invariablement, à Remus. Elle reprenait alors force et courage.
« Il n'est pas mort Hermione. Lucius Malfoy ne PEUT PAS le tuer. Il sait que tuer Remus signerait son propre arrêt de mort. Et tant que Remus est en vie, tu dois te battre toi aussi pour le rester. Tu es une gryffondor. Fais preuve de courage. Tu dois vivre même si cela veut dire que tu dois souffrir chaque jour. Tout le mal que Malfoy te fait à toi, il ne le fait pas à lui. »
Ces pensées donnaient à Hermione la volonté de se lever le lendemain et de subir, en silence, les traitements qui lui seraient infligés.
Malheureusement, la volonté d'Hermione était mise à rude épreuve les jours où Malfoy était de bonne humeur.
D'une part parce que cela signifiait que Remus se trouvait en assez mauvais état que pour laisser espérer à Malfoy un changement d'allégeance de la part du loup-garou.
D'autre part parce que, ces jours-là, Malfoy faisait subir à Hermione une torture bien plus cruelle que les autres. Une torture psychologique comme celle qu'elle avait subie la veille et qui, depuis, la laissait désemparée.
[Début Flashback]
-Eh bien Sang de Bourbe. Je sais que tu attends de nouvelle de ton sale cabot. Dit Malfoy en lui tournant autour.
-Ne parlez pas de lui en ces termes. Il vaut mille fois mieux que vous !
Cela fit rire Malfoy qui commençait à se rapprocher progressivement d'Hermione.
-Allons. Ne dis pas de sottises. Tout au plus vaut-il mieux que la moisissure que tu es.
Malfoy caressait à présent la joue d'Hermione.
-Si je suis une moisissure, je vous conseille de ne pas me toucher. Je pourrais vous rendre malade. Répliqua violement Hermione en se soustrayant à ses caresses.
Une fois de plus, poussée à bout, Hermione avait lancé les hostilités donnant ainsi un prétexte à son interlocuteur de se jeter sur elle.
Comme à chaque fois, Hermione se retrouva plaquée contre un mur, écrasée sous le poids du grand blond.
Comme à chaque fois, elle senti ses mains se balader sur son corps, caressant, pinçant, meurtrissant chaque centimètre de peau.
Comme à chaque fois, elle se débattait, n'hésitant pas à mordre, griffer, hurler pour qu'il la laisse tranquille.
Et comme à chaque fois, elle sentait clairement son désir contre son ventre, gonfler à mesure qu'elle résistait.
-Je pourrais te prendre de force. Après tout, tu n'es rien, une vulgaire souillon. Mais je n'en ferai rien car, tôt ou tard, c'est toi qui t'offriras à moi. Lui susurra-t-il
-JAMAIS
-Oh mais si tu le feras… Mon maître semble avoir trouvé une autre manière de rallier les loups garous à notre cause. Je pourrai alors faire ce que bon me semble du clébard qui encombre mes cachots.
Craignant de comprendre ce que sous-entendait Malfoy, Hermione demanda d'une voix hésitante.
-Que… qu'attendez-vous de moi ?
-C'est simple. Ton innocence contre sa vie. Je te laisse réfléchir. Dit-il, laissant Hermione seule et effondrée dans sa cellule.
[Fin Flashback]
