Me revoilà les amis pour le chapitre 6 (eh oui, déjà, comme le temps passe vite...)

Prochain post Dimanche 6/10/2013 :D


Chapitre 6

Le Foulard

Sylvestre soupira pour la énième fois en relevant la tête de son parchemin. Il était à la bibliothèque avec son père et Blaise pour rédiger un devoir de Potions pour Snape. Son père avait été très clair : les études avant toute chose. Aussi, Draco veillait à ce qu'il passe au moins autant de temps que lui dans la grande bibliothèque de Poudlard. Et il prenait son rôle de père très au sérieux, au point de vérifier les devoirs de son fils et de le forcer à recommencer lorsqu'il lui semblait que le garçon avait bâclé son travail. Le regard de son père se posa sur lui avec insistance, écrasant. Sylvestre allait se remettre à noircir son parchemin lorsque les yeux de son père se détournèrent de lui. Il jeta un coup d'œil dans la direction qu'ils avaient adopté et eut la surprise de découvrir Ronald Weasley discutant avec entrain avec Anthony Goldstein, un Serdaigle aux yeux noisettes, aux cheveux châtains clairs et connu pour son charmant nez en trompette et sa bonhomie. Il semblait écouter les propos du préfet de Gryffondor avec attention et il laissa la main de celui-ci se poser sur son épaule alors qu'il lui parlait. Sylvestre grimaça.

Draco avait le regard braqué sur ce qui se passait quelques dizaines de mètres plus loin. Weasley était en train de draguer Goldstein et le serpentard était très curieux de le voir en action. Il parle trop songea-t-il. Mais visiblement, loin de fatiguer le Serdaigle, cela semblait l'amuser. Il plaçait parfois un mot ou un rire pour rythmer le discours animé du Gryffondor. Draco secoua la tête, appuya son dos sur le dossier de sa chaise, croisa les jambes et les bras, totalement captivé par l'étrange scène. Lorsque la main de Weasley se posa sur l'épaule de Goldstein, il n'en revint pas. L'autre n'avait pas repoussé le contact. Et au vu de la moue attendrie du Serdaigle, Weasley avait plus qu'une chance avec lui. Draco eut un sourire moqueur. Weasley ne s'en rendait même pas compte. Il ricana face à l'innocence du rouge-et-or. Sylvestre leva un œil étonné vers lui et Draco ravala son rire pour le fusiller du regard afin qu'il travaille, se concentrant à son tour sur ses cours.


Ron errait dans le couloir menant à la salle sur demande lorsque quelqu'un le plaqua avec violence contre un mur. Il protesta vivement mais réalisa rapidement que la personne qui s'était jetée sur lui ne lui souhaitait pas tant de mal que ça. En effet, un Anthony Goldstein fiévreux commença par l'embrasser avec fougue et il ne put que se laisser faire puis répondre à cet assaut surprenant. Les lèvres du Serdaigle étaient fines et douces et sa langue s'imposa bientôt à celle du rouge-et-or qui ouvrit la bouche, surpris et un peu effrayé. Anthony avait passé ses bras autour de la taille de Ron pour se coller à lui plus facilement et ce contact électrisait le rouquin au plus haut point. Mais alors qu'une main curieuse effleurait son ventre, Ron s'immobilisa.

« Attends ! » Il avait entendu un bruit. Anthony ne se démonta pas et recommença à l'embrasser, à lui sucer la peau du cou et à lui caresser le ventre. Ron le repoussa encore, trop inquiet par le bruit qu'il avait entendu :

« Non ! » Anthony s'arrêta, le regarda sans comprendre.

« Tu me chauffes depuis quatre semaines Ron ! J'en peux plus !

-Mais...

-Il fallait y penser avant ! » Et ses lèvres fusèrent à nouveau. Ron l'agrippa par les cheveux pour repousser sa tête :

« Il y a quelqu'un ! » L'autre se figea alors, tendant l'oreille. Il adressa un regard d'excuse à Ron qui le rassura en déposant un baiser timide sur sa joue.

Le faible son se réitéra et Ron se dégagea de l'emprise d'Anthony pour partir à sa recherche. Après un angle du couloir, il trouva Paule assise par terre, pleurant, la tête dans les genoux. Anthony qui l'avait suivi, s'approcha, s'accroupit devant la gamine et rassurant, posa une main sur son genou :

« Qu'est-ce qui se passe ? » Paule leva ses yeux baignés de larmes sur lui et Ron fut frappé par le fait que ce soit ceux de Percy. Les cheveux eux, emmêlés et châtains, étaient bien ceux d'Hermione. Il sourit à la fillette. Elle sembla rassurée par sa présence, ne jetant qu'un bref regard au Serdaigle qu'elle ne connaissait que peu. Celui-ci adressa un regard entendu à Ron et les laissa seuls. Ron s'installa à côté de sa nièce.

« Alors Pauly, raconte-moi ce qui ne va pas... » Elle renifla bruyamment avant de hoqueter :

« C'est Toundra... » Il fronça les sourcils mais attendit qu'elle continue.

« Mon foulard... » la dernière syllabe mourut dans sa gorge en un couinement avant qu'elle ne recommence à verser de chaudes larmes, secouée de sanglots. Ron vit rouge. Malfoy avait dû lui voler son foulard. Il se leva, força Paule à se lever aussi et prit la direction des cachots, la main de la fillette dans la sienne.

Arrivé devant le portrait qui gardait l'entrée des cachots, il beugla à celui-ci :

« Je dois voir Draco Malfoy ! C'est urgent ! » Le personnage de la peinture lui jeta un regard dégoûté avant de disparaître. Lorsqu'il revint, le battant bascula et Draco Malfoy apparut, surpris. Il vit immédiatement la gamine et ses yeux rougis. Il s'approcha et s'adressa à Ron :

« Weasley ?

-Malfoy ! Tu es vraiment une ordure ! » Draco recula d'un pas, sonné. Qu'avait-il fait pour mettre en rogne le rouquin ? Il était plutôt calme depuis quelques temps, ne s'en prenant ni à Potter, ni à Granger. Il avait eu d'ailleurs toute l'attention accaparée par Sylvestre et ses tentatives d'échapper à ses devoirs. Il prit une voix basse et calme :

« On se calme... De quoi m'accuses-tu ? » Mais Ron était partit :

« Je ne croyais pas que tu t'en prendrais à Paule ! Mais il faut croire que tu te venges sur elle de ton futur ! » Draco sursauta. Le roux avait pété les plombs. Il pointa d'ailleurs un doigt accusateur sur lui :

« Tu as volé le foulard de Paule ! » Draco sentit sa mâchoire se carapater sans pouvoir rien y faire. Mais la voix de Paule les fit sursauter tous deux :

« Non... C'est pas lui... »

Ron se retourna vers la gamine, le nez plissé :

« Tu m'as bien parlé de Draco ?

-Oui... » Elle eut une moue coupable.

« Et du foulard ?

-Oui... » Elle baissa les yeux :

« Je l'ai perdu...

-Mais Draco... » tenta Ron. Elle leva les yeux vers son parrain.

« C'est le foulard qu'il m'a offert... pour mes dix ans... » Le silence s'imposa, lourd. Draco n'osait pas intervenir, pétrifié par la révélation de cette interpellation violente. Ron lui, se sentait bête. Il avait encore agi sans réfléchir, interprétant tout selon son bon désir. La voix du blond résonna doucement dans ses oreilles :

« Viens Paule. Nous allons retrouver ton foulard... » Draco tendait sa main vers la jeune fille. Celle-ci lui adressa un immense sourire et abandonna la main de son oncle pour celle de son parrain. Ils s'éloignèrent tous deux sous le regard perplexe de Ron.


Hermione fut surprise de trouver Draco Malfoy ce soir-là dans le dortoir des filles de Première et Sixième année de Gryffondor. Elle s'apprêtait à le sermonner correctement lorsque la tête de sa fille apparut de derrière le lit.

« Pas là non plus ! » Elle se laissa tomber sur le lit où était assis Draco, appuyant sa tête contre son épaule. Il lui sourit amicalement avant de passer un bras derrière ses épaules pour la soutenir.

« Ne t'inquiète pas va ! Je suis sure qu'il réapparaîtra au moment où tu t'y attendras le moins. C'est toujours comme ça lorsqu'on cherche quelque chose avec trop de force. Elle se dérobe à nous. » La jeune fille hocha la tête. Elle aperçut alors sa mère, restée sur le pas de la porte.

« Maman ! » Draco se figea, n'osant pas retirer son bras. La jeune fille se leva et alla embrasser Hermione, l'entourant de ses bras. Celle-ci lui rendit son baiser et passa une main distraite dans ses épais cheveux. Elle osa demander :

« Vous cherchiez quelque chose ?

-Mon foulard. Celui que Draco m'a offert. » Hermione haussa un sourcil et se tourna vers le serpentard :

« Tu as offert un foulard à ma fille ?

-En quelque sorte... » Hermione garda sa mine suspicieuse alors il compléta :

« Pour ses dix ans. » Elle eut l'air sincèrement surprise.

« Je suis son parrain. Dans quelques années. » Cette fois, elle fut totalement abasourdie.

Draco se leva et s'excusa brièvement afin de prendre congé. Il ébouriffa les cheveux de Paule qui rit en la dépassant. Hermione lâcha sa fille pour le rattraper par un bras :

« Comment as-tu réussi à pénétrer dans le dortoir ? Les garçons ne peuvent pas emprunter notre escalier normalement. » Draco eut un sourire narquois :

« Ceux qui ne se montreraient pas galants seulement... » Et il disparut, plantant une Hermione plus que confuse dans le couloir.

Le soir, à table, la jeune fille était toujours pensive, jetant parfois un regard vers la table des vert-et-argent. Au bout d'un moment, Harry décida qu'il était temps qu'elle crache le morceau :

« Hermi ?

-Mm ? » Elle reporta enfin son attention sur lui.

« Tu vas bien ?

-Oui. Je... Je réfléchissais...

-A quoi ?

-J'ai trouvé Malfoy et Paule dans mon dortoir cet après-midi... » Le Survivant en cracha sa soupe et Ron grimaça. Cette dernière réaction l'étonna mais elle ne put réagir car Ginny, qui était en leur compagnie répliqua :

« Comment a-t-il pu outrepasser les escaliers ?

-C'est ce qui me préoccupe. Sa réponse à ce sujet est assez énigmatique.

-Quelle réponse ?

-Il m'a dit que seuls les garçons qui ne se montreraient pas galants ne pouvaient entrer. » Harry pouffa et Ron le regarda comme s'il était possédé. Hermione attendit que son ami ait l'obligeance de s'expliquer :

« Je crois que ce que Malfoy a voulu dire, c'est qu'il n'a en aucun cas envie de briser les secrets des filles. » Hermione saisit où il voulait en venir et laissa échapper un « Oooh » rougissant. Harry éclata de rire. Ron vit son front se marquer d'une nouvelle ride. Le prenant en pitié, Harry précisa à voix basse :

« Ce qui veut dire qu'il est gay Ron ! » Son ami ne sembla pas surpris :

« Ah, ça... » Le regard que lui adressèrent ses meilleurs amis et sa sœur le firent songer qu'il aurait mieux fait de cracher sa soupe à l'instar de Harry.

« Tu savais ?!

-Euh... J'ai cru l'entendre quelque part... » Hermione était médusée. Harry s'égosilla :

« Même moi je ne le savais pas !

-C'est un sang-pur...

-Et alors ?

-Il n'a pas vraiment intérêt à ce que cela se sache... » Les trois autres se regardèrent, interdits.

« Enfin, vous devez bien savoir que les sang-purs se font un devoir d'avoir un héritier. Ainsi, un sang-pur homosexuel a plutôt intérêt à le cacher pour épouser une riche héritière qui lui permettra de fournir un fils comme successeur. Dans les vieilles familles du moins... » Nouveaux regards sidérés. Puis Hermione se racla la gorge :

« Mais Malfoy a un fils... » Ron souhaita décéder instantanément avant que la discussion ne dévie dangereusement.

« Euh... Oui. J'imagine qu'il aura su le cacher longtemps... » Hermione croisa les bras.

« Je sais reconnaître quand tu me caches des choses Ron... » l'avertit-elle d'une voix menaçante. Ron se jeta à l'eau :

« J'ai appris par l'un des enfants du futur que Malfoy a eu Sylvestre avec un autre homme. Une adoption magique. Mais c'est tout. » Il plongea son regard dans celui d'Hermione pour qu'elle comprenne que ce qu'il cachait encore concernait trop Harry et un certain métisse aux yeux verts.

Elle hocha la tête :

« Je vois... » Elle fut coupée par Harry qui s'insurgea :

« Ne me dites pas que ce qu'a dit Anatole concerne Malfoy ! Il est hors de question que je... que nous... que... BAAAAAH ! » Ron éclata de rire mais le rassura :

« Non... Malfoy ne l'a pas eu avec toi...

-Et avec qui alors ?

-Sylvestre ne me l'a pas dit...

-Alors c'est ça ! Se lamenta Harry. Il n'a pas voulu te le dire car il savait que tu me le rapporterais !

-Mais non Harry... » se trahit Hermione. Harry se retourna vivement vers elle :

« Quoi ?! Tu sais toi qui est mon fils ? » Son rougissement parla pour elle et il explosa :

« Tu ne m'as rien dit ! » Hermione se fit sérieuse :

« Ce n'est pas mon rôle Harry. Il s'agit du bon déroulement du temps. Je ne suis pas maître de ce genre de révélation. Et de plus, je l'ai découvert par inadvertance. Je ne devrais pas le savoir non plus. » Harry l'insulta copieusement avant de quitter la table, furax. Ron soupira et reporta son attention sur son potage. Hermione se prit la tête entre les mains, fâchée contre elle-même.


Cette semaine-là, Draco reçut les notes de ses devoirs en grimaçant légèrement. Il n'avait pas énormément travaillé car chaque fois qu'il ouvrait un livre pour réviser, Paule surgissait et le suppliait de l'aider à retrouver son foulard. Et l'émotion qu'il ressentait de la voir si bouleversée l'empêchait de refuser. Il y avait bien le regard moqueur de Blaise et celui, satisfait, de Sylvestre qui s'apprêtait à sécher ses devoirs, mais la brunette avait de grands yeux bleus, très expressifs. C'étaient les mêmes que tous ceux des Weasley. Et parfois, la ressemblance entre les prunelles océanes de Paule et celles de Ron l'effrayait. Il soupira en constatant qu'il avait obtenu un Acceptable pour la troisième fois consécutive en Potions. Severus lui avait adressé un regard plein de reproche en lui rendant sa copie et il avait eut la décence de baisser le regard. En Métamorphose, c'était pire... Il avait eu un Piètre au dernier contrôle et un Désolant en Histoire de la Magie. Les regards inquiets de ses professeurs disparaissaient toutefois chaque fois que sa filleule lui offrait son plus beau sourire.

Il devait reconnaître que cette gamine était bigrement attachante. Brillante, travailleuse, et curieuse, elle était en plus très polie et obéissante. Il l'avait aidée pour ses devoirs (délaissant les siens donc) et la rigueur qu'elle mettait à tracer des lettres rondes et droites l'amusait. Il se doutait qu'une éducation Granger-Weasley devait avoir cet effet si le Weasley en question était Percy. Ses pensées dérivèrent. Il ne pensait pas par contre qu'une éducation made in Ronald soit aussi efficace. Il avait pourtant entendu Sylvestre taquiner Anatole pour ses excellentes notes. De plus, le garçon était chaleureux, souriant, aimable et dévoué. Et il était aussi à Serdaigle, ce qui n'était pas rien. Il ne comprenait donc pas comment Ronald Weasley pouvait avoir un fils pareil. Son regard dévia sur l'objet de ses interrogations qui baillait la bouche ouverte. Draco leva les yeux au ciel. Même pas capable de mettre sa main ! Il grogna intérieurement lorsqu'il le vit s'étirer comme un chat. Aucune discrétion. Son cas était désespéré.

Il se laissa aller à sourire en songeant à ce qu'il avait surpris trois soirs plus tôt, trois heures après la réunion des Préfets. En temps que Préfet-en-chef, il avait envoyé Weasley et Goldstein patrouiller dans les couloirs. Et lorsque ceux-ci ne s'étaient pas présentés pour faire leur rapport, c'est une Granger inquiète pour son ami qui avait demandé à ce qu'on parte à leur recherche. Draco, trop curieux, s'était proposé et avait parcouru le château de long en large jusqu'à découvrir que la porte de la salle sur demande était visible. Et cela signifiait bien sûr qu'elle était occupée. Et il n'était pas dupe de ce à quoi elle pouvait bien servir à une heure aussi tardive. Certes, ce pouvait très bien quelqu'un d'autre que les deux préfets dans la salle mais il était sûr de lui. Et puis au pire, il sanctionnerait les cabotins qui oseraient enfreindre le règlement si ce n'était pas le Serdaigle et le Gryffondor. Mais c'étaient bien eux qui réapparurent après un quart d'heure d'attente. Et Draco faillit frapper des mains de satisfaction en voyant Ron dépenaillé, décoiffé et écarlate et Anthony lui happer les lèvres avec fièvre. Au moins son plan avait fonctionné. Weasley pouvait le remercier. Les bâillements du roux se multipliant depuis le petit-déjeuner, il en conclut que cette nuit-là non plus, il n'avait pas énormément dormi.

Il intercepta le lion à la sortie du cours de Métamorphose, deux heures plus tard en l'attirant derrière une statue. Le roux avait du croire que c'était son petit-ami puisqu'en le reconnaissant, il lâcha un piètre :

« Ah c'est toi... » Draco sourit franchement.

« J'en déduis que tu espérais quelqu'un d'autre. » Ron rougit.

« Je devais juste te dire d'être plus méfiant. » Ron fronça les sourcils.

« Quand tu disparais avec ton Serdaigle pour batifoler dans la salle sur demande. » Ron balbutia sans pouvoir rien sortir de cohérent. Draco rit encore.

« Je dis ça pour Granger. Elle se faisait un sang d'encre de ne pas vous voir revenir avec Anthony. Elle voulait partir à votre recherche. Tu as eu de la chance que je me porte volontaire. » Ron passa une main lasse sur son visage.

« Je devrais lui dire... ça serait plus simple... » Draco hocha lentement la tête. Il allait le laisser lorsque Ron le retint. Il l'interrogea du regard.

« Merci. » dit simplement le roux et Draco lui répondit d'un geste de tête bref.

Lorsqu'il fut de nouveau dans le couloir, il aperçut Paule qui lui adressa un grand signe de la main de loin. Il lui sourit et après qu'elle eut disparu, une idée germa dans sa tête. Un sourire léger se dessina sur ses lèvres et il se demanda quand était la prochaine sortie à Pré-au-Lard ?


Une vingtaine d'années plus tard, Poudlard.

Winky était d'humeur maussade, comme ma plupart du temps. Toutefois, sa mauvaise humeur n'était cette fois pas liée à son pessimisme habituel mais à une inquiétude grandissante de jour en jour. Depuis l'étrange disparition d'un grand nombre d'élèves, l'elfe avait été affectée à l'entretien de leurs chambres vides. Elle n'aimait pas vraiment épousseter ou passer la serpillière dans ces lieux inhabités. Elle trouvait sinistre le fait que leurs occupants aient disparu et que personne ne sache où ils étaient. Les parents avaient été convoqués dans la Grande Salle et informés de la situation. Beaucoup avaient paniqué mais la Directrice McGonagall avait su les rassurer en leur expliquant que les enfants n'avaient probablement pas quitté l'enceinte de Poudlard. Elle n'avait pas bien compris cet argument. Bien sûr que les enfants n'étaient plus à Poudlard ! Ils avaient disparu et une grande partie de leurs malles et de leurs affaires aussi.

Soudain, alors qu'elle balayait en songeant à tous ces phénomènes étranges, elle glissa sur un objet avec un petit cri surpris. Lorsqu'elle se remit sur ses pieds, elle découvrit que le responsable de sa chute était un joli foulard vert à motifs argentés. Elle s'immobilisa, apeurée. Le tissu appartenait à une étudiante disparue, une petite fille joyeuse et gentille qui lui demandait parfois des biscuits en cachette. Elle avait nettoyé ce dortoir une bonne dizaine de fois depuis la Grande Disparition et rien depuis n'avait ainsi réapparu. Elle se demanda si à l'instar du petit vêtement, les enfants pourraient eux aussi réapparaître. Il fallait qu'elle avertisse la directrice.

La petite elfe transplana directement dans le bureau directorial, sous l'oeil inquiet de Minerva McGonagall.


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Au programme la prochaine fois...

- Emplettes de Noël

- De l'eau dans le gaz

- REVELATION (bien que tout le monde se doute de quoi il s'agit xD)