Retour de vacances plus tôt que prévu, mais vous n'allez pas vous en plaindre, voilà le 7ème chapitre, mais je vous préviens le 8ème n'est que dans ma tête alors il faudra attendre que je transfère tout ça sur le clavier.
Bises à ma Bambina et mon clone qui n'ont même pas idée à quel point elles me motivent.
Et bien sur à toutes celles qui laissent des reviews ou même qui se contentent de suivre ma fic discrètement.
Allez je vous laisse lire.
POV BELLA
Au moment où je sortais de la voiture, je crus voir la golf de Jacob passer sur la route, je me dis que je devenais tellement obsédée par ce garçon que j'en avais des hallucinations. Comment en étais-je arrivée à me mettre dans un état pour un mec ? Pas n'importe quel mec bien sur, mais quand même, je devenais folle, folle de lui, et folle tout court !
- Je suppose que tu veux accompagner Nashoba. Me dit Edward.
- Tu supposes bien. Répliquai-je en retombant sur terre.
- Alors je vais rester dehors et vous attendre.
Il se retourna et s'appuya contre la BMW de son père en me faisant un petit sourire en coin que je trouvais très mignon. Et je suivis l'indien qui semblait stressé. Je posai ma main sur son bras pour lui donner un peu de soutien, même si je ne comprenais pas la raison de son stress, il n'avait rien à se reprocher, il avait sauvé cette petite fille et l'accident n'était pas de son fait. Il me grimaça un sourire et se redressa.
Nous nous dirigeâmes vers la seule personne présente dans la petite pièce qui servait d'accueil, c'était une jeune femme en uniforme, elle avait le regard franc et les gestes précis et secs. Elle nous serra la main en demandant ce que nous voulions. Quand Nashoba se fut présenté, elle le détailla avant de s'éclipser pour prévenir le chef Swan.
Je me mis à trembler et je bloquai ma respiration, j'étais au bord de l'évanouissement. Je ne savais pas quelle serait ma réaction face à cet homme, mon géniteur. La haine se battait avec l'euphorie. J'allais le voir, devant moi, plonger mes yeux dans les siens et voir sa réaction quand je lui dirai mon nom.
La porte du bureau s'ouvrit et je me concentrai sur une affiche qui faisait de la propagande pour entrer dans la police. Un homme s'avança rapidement vers nous et je vis du coin de l'œil qu'il tendait la main à Nashoba, il était temps que je lève la tête vers lui et que j'affronte son regard. Et je plongeai dans le chocolat de ses iris, le même que le mien.
- Bonjour mademoiselle. Chef Charlie Swan.
- Bonjour chef. Je suis Isabella Swan.
Il écarquilla les yeux en entendant mon nom et il sourit.
- C'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui a le même nom que moi. Peut être que nous avons des ancêtres communs ?
Je ne lâchai pas son regard et je ne vis rien, pas de peur, pas de colère, rien que l'amusement de rencontrer un homonyme. Ou c'était un parfait acteur ou il avait oublié jusqu'à mon existence.
- Sûrement, je suis originaire de la région.
J'avais répondu d'un ton froid et métallique, Nashoba posa un regard curieux sur moi et le chef Swan se renferma. Il se retourna vers l'indien et il l'entraîna dans son bureau tandis que je restai là plantée comme une idiote à ne pas savoir quoi faire de la déferlante de sentiments qui submergeait mon pauvre corps. Je sentis une main glacée sur mon bras et je relevai la tête vers un superbe beau gosse, il était blond avec des cheveux mi-longs et encore ces fameux yeux mordorés. Il me toisait d'un air torturé comme si mes propres sentiments l'atteignaient en plein cœur.
- Ça va mademoiselle ?
- Ça va aller, merci.
- Désirez-vous un verre d'eau ?
- Avec plaisir, merci.
Il se déplaça rapidement vers une fontaine d'eau fraîche et m'apporta un verre en me souriant, il semblait plus détendu et moi aussi.
- J'ai eu peur que vous vous écrouliez, vous êtes devenue tellement pale. Expliqua t-il.
- J'ai eu une sorte d'étourdissement, mais ça va mieux maintenant, je vais sortir prendre l'air en attendant mon ami.
Il m'accompagna jusqu'à la porte qu'il ouvrit pour me laisser passer. Un homme aussi jeune et galant, c'était rare de nos jours. Je me dirigeai vers Edward qui était toujours adossé à la voiture.
- Hé Jasper, que fais tu là ?
Il parlait au blond qui me suivait et que je ne laissai pas répondre.
- Vous vous connaissez ?
- Ben oui, Jasper est mon frère.
Je fis circuler mon regard de l'un à l'autre en me demandant si le docteur Cullen choisissait ses fils en fonction de la couleur de leurs yeux et de leur beauté naturelle. Il voulait peut être qu'on croit qu'ils étaient réellement sa progéniture. Il me tardait de rencontrer le reste de la famille pour voir si mon idée se confirmait.
- Alors que fais tu là, Jazz ?
- Je suis venu déclarer une perte de document, j'ai égaré mon portefeuille et je vais devoir refaire mes pièces d'identité.
Je le fixai un peu surprise, il parlait vraiment bien cet homme, on aurait dit qu'il sortait d'une autre époque. Je ne connaissais personne de notre âge qui parlait comme ça. J'imaginai Jacob ou Paul en train de s'exprimer ainsi et le tableau me fit pouffer. Les deux hommes en face me regardèrent en levant les sourcils. Et je devins rouge comme une tomate. Edward me fit son fameux sourire en coin et il reprit la discussion avec son frère.
- Alors tu as fait la connaissance de Bella.
- Je ne savais pas que cette demoiselle s'appelait Bella, alors enchanté de vous rencontrer, Mademoiselle.
- C'est la secrétaire de Carlisle.
- Alors c'est toi ! Alors vraiment content de te rencontrer, notre père nous a dit que tu étais une jeune fille parfaite, et il avait raison. Mais que faites-vous là ? Carlisle a un problème ? S'inquiéta-t-il en se tournant vers son frère.
- Non, Bella a voulu accompagner Nashoba qui était convoqué au poste suite...
Je les écoutais d'une oreille distraite, leur dialogue sonnait faux, j'avais vraiment l'impression d'avoir devant moi deux acteurs de série Z et je me demandai d'où me venait cette sensation qu'ils jouaient une pièce rien que pour moi.
- … et je me demande pourquoi tu as voulu venir au poste de police ?
Je me posai la même question. La colère oscillait en moi, je me disais que je n'aurais pas du venir voir Charlie Swan comme ça, je ne m'étais pas assez préparée et la similitude de nos yeux m'avait troublée profondément. J'avais envie de lui cracher au visage et dans la seconde suivante je me voyais me jeter dans ses bras en hurlant que j'étais sa fille. Je remarquai enfin le silence qui suivait sa question, ils m'observaient et Jasper faisait des grimaces.
- Bella ! Houhou ! Tu es encore avec nous ? Je ne sais pas où te mènent tes pensées mais c'est intense.
- Tu veux en parler ? Me demanda Edward.
Je déversais ma colère sur ce personnage désagréable.
- Et tu crois que je vais me confier à toi ? Je ne te connais pas et le peu que j'ai vu ne me donne pas envie de te raconter ma vie ! Tu es arrogant, agressif, ironique et complètement cinglé.
Il me toisa un moment avant d'éclater de rire.
- Tu es une fille étonnante, Bella. Je ne sais pas si tu es toujours comme ça mais je sens que nous allons bien nous entendre. J'adore les gens qui me tiennent tête.
- Hé bien, tu vas m'adorer. Je déteste les mecs prétentieux et trop surs d'eux ! Sifflai-je.
- Je reconnais que je n'ai pas été très cool avec toi et je te présente mes excuses.
Je plissai les yeux et le scrutai pour essayer de savoir quel était le degré de sincérité de ses propos, je remarquai que son frère arborait un sourire narquois, mais je ne savais pas s'il se moquait de moi ou d'Edward.
- C'est vrai qu'il se croit souvent issu de la cuisse de Jupiter mais passé outre ce petit détail, c'est un homme convenable et bienveillant.
Il continuait avec son langage châtié du 19ème siècle, je pensais qu'il avait du faire un pari qui l'obligeait à parler comme ça. Je trouvais cela plutôt rigolo surtout qu'avec son fort accent texan, il traînait sur les mots et c'était très sexy. Je lui souris, ce garçon m'apaisait et c'était agréable.
- Alors, tu ne veux vraiment rien nous dire ? Insista Edward. Tu sais qu'il est parfois plus facile de se confier à des inconnus qu'à des amis.
J'eus soudainement envie de tout déballer mais pas à eux, je voulais voir Jacob, j'avais besoin de lui raconter ma vie, les véritables raisons de ma présence à Forks et j'étais sure qu'il me prendrait dans ses bras pour me tranquilliser. Sa force rassurante me manquait tellement à ce moment que j'en avais les larmes aux yeux. Jasper me dévisagea d'un air soucieux et il posa sa main sur mon épaule, je frissonnai sous le contact de ses doigts froids.
- Ne pleure pas Bella, parle nous, on peut, peut être, t'aider.
Je baissai la garde, j'allais me confier pour la première fois de ma vis, j'avais vraiment envie que quelqu'un partage ce secret qui me rongeait depuis si longtemps. Et je vis un homme s'approcher de nous à toute vitesse, il fronçait les sourcils, le regard posé sur moi et je ne le distinguais pas à travers les larmes qui inondaient mes yeux. Mais soudain je le sentis, c'était Jake ! Le ciel, les dieux, bref quelqu'un m'avait entendue et me l'envoyai pour qu'il me prenne dans ses bras. Je ne réfléchis pas très longtemps et je me jetai sur son torse, il me serra contre lui.
- Calme-toi, Bella, je suis là. Tout ira bien. Ne pleure plus, s'il te plaît. Raconte-moi ce qui t'arrive.
Je levai la tête vers son visage inquiet et il me fit son sourire solaire et je fondis. Ma colère s'envola comme par miracle et je laissai ma tête sur ses pectoraux bouillants. J'avais chaud mais je m'en fichais, j'étais bien, calée contre lui. J'aurais pu y rester jusqu'à la fin de mes jours, c'était tellement bon.
- Qu'est ce que vous lui avez fait ? Grogna-t-il contre les frères Cullen.
- Mais rien, elle ne veut pas nous dire ce qu'elle a. Rétorqua Edward.
Jacob les étudiait d'un regard noir.
- Elle a failli s'évanouir dans le poste et on essayait de l'aider Jacob, on ne veut pas lui faire de mal. Compléta Jasper.
- Mais alors, pourquoi pleure-t-elle ?
Je devais parler et prendre la défense d'Edward et Jasper, ils n'avaient pas à subir les foudres d'un Jacob en colère à cause de mon incapacité à expliquer ma situation.
- Arrête Jake..., ils sont... cools. Bégayai-je entre deux sanglots.
- Tu veux bien me dire ce que tu as ? Reprit-il.
Je vis Nashoba descendre les marches et venir vers nous, il paraissait surpris. Il demanda à Jasper ce qui l'amenait chez les flics et il salua Jacob d'un hochement de tête. Je notai que Jake lui répondait discrètement, mais je ne m'en préoccupai pas plus que ça. Je laissai les larmes sortir de mes yeux en même temps que la tension accumulée. Je voulais demander à Jake de me raccompagner à l'hôpital mais pour cela il fallait que je retrouve ma voix et à cet instant elle était coincée par la boule dans ma gorge.
- On retourne à l'hôpital, Bella ? Je te rappelle que tu n'as pas mangé. Dit Nashoba, me coupant l'herbe sous le pied.
J'hésitai, espérant que Jake me proposerait la même chose, mais il me tenait contre lui et caressait mes cheveux en silence. Je calmai mes pleurs et me décollai enfin de son torse accueillant, je remarquai son regard passait au dessus de ma tête. Je me retournai et vis le chef Swan en train de nous toiser d'un air perplexe.
- Mademoiselle Swan, est ce que je pourrais vous parler ?
Je paniquai et secouai la tête en lui criant que je n'avais pas le temps, que je devais retourner travailler. J'avançai vers Nashoba qui comprit et m'entraîna vers la voiture.
- Bella, je t'attendrai à 17h. Me dit Jake d'une voix rauque, avant que je m'installe dans la BMW.
- Je ne sais pas si j'aurai fini, viens me chercher dans mon bureau. Il est au service chirurgie. Si tu ne trouves pas, demande le bureau du docteur Cullen...
- T'inquiète pas, je te trouverai, tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça ! Plaisanta-t-il.
S'il pouvait dire vrai, j'en serais la plus heureuse ! J'appelai Edward, qui ne semblait pas vouloir nous accompagner. Lui et son frère regardaient Jacob et ne bougeaient pas comme s'ils attendaient quelque chose.
- Tu rentres avec nous ? Insistai-je.
- J'ai ma voiture et je dois aller à l'hôpital à 14h, je te ramènerai, si tu veux. Lui proposa Jacob.
Edward accepta et resta avec son frère et Jake. Au moment la voiture de luxe démarrait, je remarquai que le chef Swan toujours en haut des marches, appelait Jacob.
- Ça a été, l'interrogatoire ? Demandai-je à Nashoba.
Ses phalanges se crispèrent sur le volant.
- Oui ! Enfin je crois, je n'avais pas grand chose à dire qui puisse l'aider.
- La police n'a pas retrouvé ses parents ?
- Non.
- C'est fou ça ! Les corps ne disparaissent pas comme ça, on aurait du retrouver au moins quelque chose.
- Je ne sais pas.
Il n'était pas très loquace et je supposai qu'il était sacrement traumatisé.
- Tu sais, tu n'aurais sûrement pas pu les aider. Je ne sais pas pourquoi ils ont disparu mais toi, en tout cas, tu as sauvé l'enfant et c'est ce que tu dois garder à l'esprit.
Il tourna la tête vers moi et me dévisagea longuement. Trop longuement.
- Tu veux bien te concentrer sur la route s'il te plaît, j'ai pas envie de me retrouver une nouvelle fois coincée dans une voiture au milieu de cette forêt ! Seth ne sera pas toujours là pour me sauver !
Il me posa des tas de questions sur mon accident et le sauvetage par mon ami quileute, je répondis avec entrain. Cela me faisait du bien de ne plus penser à ma rencontrer avec mon géniteur et j'aurais pu parler pendant des heures de la gentillesse de Seth et de Jake, mais Nashoba devait être fatigué d'entendre vanter les mérites de mes amis puisqu'il dit brusquement.
- Tu sais que le chef Swan m'a posé plus de questions sur toi que sur l'accident.
Je bloquai, mon cerveau passait et repassait cette phrase en boucle.
- Mais… Pourquoi ? Réussis-je à articuler au bout d'un moment.
- Ça je n'en sais rien, mais toi, tu as peut être une idée ?
Je tournai rapidement la tête vers lui, il me regardait encore sans se préoccuper de la route. Je grimaçai et lui répondis sèchement que je trouvai le chef Swan bien curieux et que s'il avait des questions me concernant, il n'avait qu'à venir me voir.
- Il est peut être simplement étonné de rencontrer une jeune fille qui porte le même nom que lui et qui lui ressemble autant. Dit Nashoba doucement.
- Tu trouves qu'on se ressemble ? M'étonnai-je.
- Oh oui, tu es son portrait, en plus féminin. Beaucoup plus féminin ! Rigola-t-il.
Je ne pus m'empêcher de sourire, quelque part, cela me faisait plaisir de savoir enfin à qui je devais mes yeux chocolat et mes cheveux bruns ondulés. Renée avait toujours refusé de me décrire mon père et elle n'avait gardé aucune photo de lui.
Nous restâmes silencieux jusqu'à ce que Nashoba se gare devant l'hôpital. Il se dirigea vers le bureau de Carlisle tandis que j'allais à la cafétéria voir s'il restait quelque chose à grignoter. Il ne restait que des fruits, j'attrapai une pomme quand j'entendis la voix de Jessica. Je me hâtais de partir, je fuyais, ce n'était pas dans mes habitudes mais là, je n'étais pas d'humeur à affronter cette pimbêche.
Une fois dans mon bureau je trouvai de nombreux courriers à taper, des protocoles à envoyer aux patients et l'après-midi s'écoula sans que je ne lève le nez de mon ordinateur. J'étais en train de préparer le dossier préopératoire d'une femme qui souffrait d'une hernie discale quand Carlisle arriva.
- Bella ? Vous êtes encore là ! Vous avez vu l'heure ?
Je jetai un regard rapide vers la pendule et remarquai qu'elle indiquait 18h.
- J'étais plongée dans les dossiers et je n'ai pas vu passer le temps.
Et en fait, je comptais sur Jacob pour venir me chercher donc je n'avais pas prêté attention au temps qui défilait. Je fixai mon portable et je fus surprise de voir que je n'avais pas de message, ni d'appel manqué. Je composai le numéro de Jake mais tombai sur sa messagerie, j'essayai ceux de Paul et Seth sans plus de succès. Je songeai un instant à appeler Mike, mais je balayai cette idée de la main. Tant pis, je rentrerai à pied, ça me ferait du bien.
Carlisle qui m'avait étudiée pendant que je cherchai à joindre mes amis, me proposa de me raccompagner et je refusai gentiment, j'avais envie de retrouver mon indépendance et je savais que le trajet n'était pas très long. Il insista mais je résistai en lui expliquant mon besoin de faire un peu d'exercices. J'empilai les dossiers et partis rapidement. Je m'arrêtai au distributeur automatique pour prendre des chips et des gâteaux qui constitueraient mon repas du soir.
Je trottinai le long de la route en m'inquiétant de n'avoir aucune nouvelle des quileutes. J'aurai aimé joindre quelqu'un pour savoir s'il y avait un problème à la Push, car ça leur ressemblait si peu de me laisser comme ça sans explications. Malheureusement la réserve était vraiment trop loin pour que je m'y rende à pied. Peut être qu'en coupant à travers la forêt, ça serait plus rapide, mais même si la soirée était assez claire car miracle, il n'avait pas plu de toute la journée, la nuit allait tomber et je n'avais aucune envie de me perdre dans les bois.
Arrivée devant le magasin des Newton, je retardai le moment de rentrer dans ma chambre et je m'installai contre un arbre à l'orée de la forêt pour avaler mes chips en admirant les jeux de lumière du soleil couchant à travers les feuilles. Puis je remarquai un petit chemin qui s'enfonçait entre les arbres, je le suivis un instant et soudain je remarquai qu'il n'y avait aucun bruit, tous les animaux s'étaient tus. Je décidai de faire demi-tour et de fuir ce silence oppressant. Et je vis devant moi...
POV JACOB
J'aperçus Bella qui entrait au poste de police avec Nashoba juste au moment où je passai devant le bâtiment. J'étais très intrigué qu'elle ait voulu l'accompagner chez les flics, ils n'étaient pas amis et le poste de police n'était pas franchement un lieu à visiter.
- Je suis comme toi, j'aimerais bien savoir pourquoi elle a voulu venir ici.
Bien sur, Cullen savait que je les avais suivis et que j'étais garé derrière la haie.
- Comment ça, tu aimerais savoir ? Tu respectes ses pensées, c'est un scoop ça ?
- Par la force des choses puisque je n'y ai pas accès. Cette fille est une énigme pour moi.
Je restai dans ma voiture, nous pouvions communiquer à distance puisque je l'entendais et que lui suivait mes pensées. Je n'avais pas envie que Bella me voit. Elle pouvait imaginer que je la suivais et je craignais qu'elle ne prenne peur en devinant ma jalousie.
- Hé Black, elle ne ferait que découvrir la vérité. Tu la suis et tu es jaloux.
- J'ai pas encore assez confiance en vous pour la laisser seule avec deux sangsues.
- Parce que tu crois que tu ferais le poids contre nous deux ? Rigola-t-il.
- Peut être pas, mais ça me rassure d'être près d'elle. Confiai-je.
- En fait, tu sais très bien que nous n'allons pas la vider de son sang ou autre, mais tu as peur qu'on lui plaise plus que toi.
- Elle ne peut pas tomber amoureuse de toi ou de Nashoba, vous êtes morts !
- Oui, mais elle ne le sait pas ! Toi par contre, tu sais bien que si on la veut, il suffit qu'on utilise notre fameux charme vampirique, on l'éblouit et c'est dans la poche.
- Et après ? Qu'est ce que tu ferais d'une petite amie humaine ?
- Tu marques un point Black, je serais bien embêté. J'aurai trop peur de la tuer rien qu'en la serrant dans mes bras ou de la vider de son sang si jamais elle se blessait devant moi.
- Tu vois bien qu'elle n'est pas pour vous, restez entre sangsues c'est le mieux pour tout le monde.
- Dis donc toi, tu ne vas pas me dire comment vivre, surtout qu'elle n'est pas pour toi non plus, il me semble.
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- Juste un mot : Jessica.
Je grondai et je l'entendis soupirer. Il savait vraiment tout de ma vie et ça me gonflait prodigieusement.
- Calme-toi, Black. Je n'ai pas demandé à connaître tes pensées, ni celles des autres d'ailleurs. Et souvent j'aimerais ne pas avoir ce don, mais malheureusement je n'ai aucun contrôle là-dessus.
- Tu veux que je pleure sur ton pauvre sort de sangsue télépathe ?
Il rigola mais notre conversation fut interrompue par une odeur écœurante de plus, un vampire s'approchait du poste. Je connaissais cette puanteur sucrée, c'était encore un Cullen.
- Bravo Jacob, tu as reconnu Jasper.
- Et que fait-il là ? Deux vampires autour de Bella ça fait déjà beaucoup, on n'avait pas besoin d'un troisième.
- Tu sais que Jasper est empathe et je voulais savoir s'il ressentait ses émotions.
- Et ça t'avancera à quoi ? Grognai-je.
- Probablement à rien, mais je suis curieux.
- T'as vraiment rien d'autre à faire dans la vie Cullen ?
Il se marra franchement pendant que son « frère » entrait dans le poste, j'attendais patiemment la sortie de Bella, j'essayais de vider mon cerveau parce que je n'avais pas envie de poursuivre cette discussion. Et soudain je la vis arriver avec le dénommé Jasper, elle était d'une pâleur effrayante, elle avait à peine plus de couleur que les sangs-froids. J'écoutais le petit sketch que lui jouaient les frères Cullen et je me demandai si elle avait remarqué qu'ils étaient plutôt mauvais acteurs. Ils devaient être perturbés parce que d'habitude ils étaient bien meilleurs que ça.
Et puis elle éclata en sanglot, je ne pus résister, il fallait que je la console, elle avait besoin de moi, c'était comme si elle m'appelait. Et je sortis de la voiture en courant.
- Cool Jacob, ne te transforme pas avant d'arriver jusqu'à nous ! Murmura Edward.
J'entendis Bella hurler après le roux qu'elle ne se confierait jamais à lui, qu'il était trop arrogant et cela me fit sourire malgré mon inquiétude de la voir dans cet état. Elle me regarda avancer vers elle mais elle ne semblait pas me reconnaître, et quand je fus à un mètre d'elle, je ne savais pas trop comment l'aborder, je craignais un peu qu'elle ne m'envoie balader aussi. Mais elle se chargea de répondre à ma question muette en se jetant dans mes bras.
Mon dieu, que j'aimais la serrer sur mon torse, elle ne bougeait plus et se calmait doucement, j'essayai de savoir ce qui avait provoqué cette réaction mais elle ne me parlait pas, elle bafouilla juste quelques mots pour prendre la défense des Cullen quand je les menaçai. Elle me paraissait si fragile, si vulnérable à ce moment que j'aurai aimé la soulever dans mes bras et l'emmener loin de ce parking, peut être sur la plage ou dans mon coin préféré au cœur de la forêt.
Je lui caressai les cheveux en me demandant comment faire pour l'entraîner loin d'ici, pour que nous soyons en tête à tête. Nashoba me coupa l'herbe sous le pied en proposant à ma Bella de la ramener au boulot, je sentis son corps se crisper dans mes bras. J'allais protester que j'étais capable de le faire moi même quand je vis Charlie sortir du poste de police et nous regarder en fronçant les sourcils.
- Mademoiselle Swan, est ce que je pourrais vous parler ? Cria-t-il.
Bella se mit à trembler, je pouvais ressentir sa panique, pas besoin d'être empathe pour savoir qu'elle allait refuser.
- Non, pas maintenant. Je dois retourner au boulot.
Et je la laissai fuir avec Nashoba, Edward resta sur le parking suite à ma demande silencieuse.
- Je te l'ai dit Jacob, je ne peux pas lire ses pensées.
- Mais que s'est il passé pour qu'elle réagisse comme ça ?
- Quand je suis entré au poste de police, elle regardait Nashoba partir avec le chef Swan et ses sentiments étaient très confus, elle passait de la joie pure à une haine intense, mais je ne peux pas te dire avec certitude qui lui faisait ressentir tout cela. Expliqua l'empathe blond.
- Par contre, je peux te dire que les pensées de Charlie sont très embrouillées. Il n'arrête pas de penser que ce n'est pas possible, que Renée ne peux pas lui avoir fait ça, que si c'est vrai, il la fera payer, qu'il ne veut rien avoir affaire avec elle... Ajouta Edward.
- Quel rapport avec Bella ? M'étonnai-je
- Je ne sais pas, mais il pensait ça en la regardant partir.
- Je peux te confirmer qu'il est paumé, ses sentiments oscillent entre l'incrédulité, la peur, la méfiance, et la colère.
- Attention Jacob, il vient de réaliser que Bella pleurait dans tes bras... Murmura le télépathe.
- Jake ! Tu peux venir 5 minutes ? Hurla le chef de la police en me faisant des grands signes.
Je regardai les Cullen en haussant les épaules.
- Vas-y Black, Jazz va me raccompagner à l'hôpital.
- A ce soir pour l'entraînement. Me rappela le dénommé Jasper.
Je les saluai et montai rejoindre Charlie.
- Salut Jacob. Dis donc je ne savais pas que tu étais ami avec les fils Cullen.
- Amis est un bien grand mot, disons qu'on se croise parfois. Ça va Charlie ?
- Bof, j'ai beaucoup de boulot avec toutes ces disparitions, ça commence vraiment à devenir inquiétant tu sais, je crois que je vais devoir faire appel au FBI.
Je ne savais pas quoi dire, la venue du FBI allait nous poser de nouveaux problèmes, nous allions devoir être encore plus prudents. La forêt ne nous appartiendrait plus, ils allaient venir nombreux et avec leurs moyens techniques, leurs hélicoptères, leurs jumelles de vison nocturne, leurs détecteurs de mouvements et tous ces appareils de haute technologie que je ne connaissais pas. Ils finiraient tôt ou tard par nous repérer et c'en serait fini de notre secret. Nous deviendrions les bêtes à abattre.
- Tu crois que le FBI sera plus efficace que ton équipe ?
- J'en sais rien mais ça fera toujours des jambes en plus pour ratisser les bois.
- Tu sais qu'on peut t'aider nous aussi, parles en à Billy, il te trouvera des volontaires.
Je cherchai un moyen de le dissuader sans m'opposer à son idée, il ne comprendrait pas notre refus de voir les fédéraux déployer leurs grand moyens pour sauver des vies humaines.
- Je sais Jake, mais je ne veux pas vous mettre en danger. Et puis, tu sais au FBI, ils ont des tas de gadgets électroniques qui peuvent peut être nous aider. Je connais un gars au département des sciences du comportement à Quantico, je vais lui passer un coup de fil pour avoir son opinion avant de faire une demande officielle.
- Tiens-nous au courant, tu sais que les anciens aiment savoir qui arrive dans la région, mais je pense que Billy t'en parlera.
Je rigolai en imaginant la conversation de mon père avec Charlie, Billy allait devoir faire appel à tous ses talents de diplomate pour ne pas trahir notre secret sans se mettre à dos la police de Forks. Je remarquai que Charlie se dandinait d'un pied sur l'autre, je ne l'avais jamais vu comme ça, pourtant je le connaissais depuis ma naissance. Il était un ami proche de mon père et depuis le décès de ma mère, ils passaient tout leur temps libre ensemble, devant la télé, ou à la pêche et je considérai le chef Swan comme un membre de ma famille.
Depuis quelque temps, je le voyais moins, il passait plus de temps chez les Clearwater, enfin surtout avec Sue et depuis l'annonce de leur mariage, mon père râlait que Charlie était un faible, qui s'était fait mettre la corde au cou. Mais en réalité, il se réjouissait pour son ami et il était très fier qu'il lui ait demandé de les unir selon la tradition quileute. Mais même en annonçant son mariage prochain, Charlie n'avait pas eu cet air maladroit du gamin qui ne sait pas comment aborder un sujet gênant.
- Bon Charlie, qu'est ce qui se passe ? Pose ta question. Craquai-je.
Il releva la tête et me fixa d'un air hagard.
- La jeune fille qui était avec toi tout à l'heure, tu la connais bien ?
Après ce que les frères Cullen m'avaient dit je me doutais que Bella serait le sujet de conversation.
- Elle n'est à Forks que depuis quelques jours, alors non je ne la connais pas très bien.
- Pourtant vous aviez l'air assez proche.
Je sentis un pointe de reproche dans ses propos et je me défendis.
- Elle a eu un accident samedi en arrivant à Forks et Seth l'a trouvée dans la forêt et depuis nous l'aidons car elle ne connaît personne ici. Seth ne t'a rien dit ?
- Je n'ai pas pu aller les voir depuis le début de la semaine à cause de cette foutue enquête. Et donc que sais-tu sur cette jeune fille ?
- Pas grand chose, mis à part qu'elle travaille à l'hôpital, qu'elle vit chez Newton, qu'elle vient de Phoenix et qu'elle est très sympa et très mignonne.
J'essayai de détendre l'atmosphère car je le sentais tendu comme un arc. Charlie avait pourtant une confiance en lui à toute épreuve et cette facette plus fragile me dérangeait sans que je comprenne pourquoi.
- Donc elle vient s'installer à Forks ?
- Oui, à ce qu'il paraît. Confirmai-je.
Il ne rajouta rien et me souhaita bon après-midi. Je me dépêchai de retourner à l'hôpital, je commençai à avoir les crocs mais j'étais presque en retard et je devais donc attendre pour calmer mon estomac. L'entretien avec l'intendant se déroula très bien, il me fit visiter les bâtiments concernés par les travaux. En traversant le hall, je repérai l'odeur de Bella, je souris en pensant que je n'aurais pas besoin de demander où se trouvait son bureau, je n'aurais qu'à suivre son doux parfum.
A 16h, je me retrouvai avec une heure à perdre avant d'aller retrouver la fille de mes rêves dans son bureau. Je l'employai à remplir mon estomac dans un snack qui faisait de merveilleux hot-dogs. La serveuse me reluquait tandis que j'engloutissais ma commande. Je me fis la remarque que je n'enviais pas le don d'Edward Cullen, je n'avais aucune envie de savoir qu'elles étaient les pensées de cette jeune fille, le simple aperçu que je pouvais lire sur son visage me suffisait amplement.
Je me hâtai de remonter dans ma golf, tant pis, je risquai d'être en avance mais je ne supportai plus le regard lubrique et les mimiques aguicheuses de cette fille. J'entrai sur le parking quand un hurlement de loup me terrassa, ce n'était pas un appel, ce cri exprimait toute la souffrance de celui qui le poussait. En tremblant, je garai ma voiture dans un coin et courus jusqu'à la forêt. Je me déshabillai rapidement et jetai mes fringues dans un arbre avant d'exploser.
- Jake, fais attention, ils foncent vers toi, ils sont 2 et très puissants. Me prévint Sam.
- Ok, mais qui est blessé ?
- C'est Quill, il est redevenu humain sous le coup de la douleur, Embry le ramène vers Emily.
Je vis les images dans les pensées de Sam. Ils patrouillaient tous les deux, ils avaient senti les sangsues qui s'approchaient de la réserve, ils étaient allés à leur rencontre en attendant les renforts de Jared et Embry, mais les vampires les avaient attaqués, Sam se battait avec l'un d'eux et il avait le dessus, mais les deux autres tournaient autour de Quill, ils étaient très rapides et mon ami ne pouvait que pivoter sur lui-même. Puis je vis une sangsue femelle se jeter sur le dos du loup brun et s'accrocher à son pelage avant de comprimer ses os entre ses bras de pierre. La souffrance insoutenable avait forcé Quill à s'effondrer en hurlant et peu après il était redevenu un homme couché en position fœtale, tremblant de douleur, le visage crispé et les poings serrés.
Heureusement Embry et Jared étaient arrivés à ce moment et les suceurs de sang avaient battu en retraite, Embry s'était transformé rapidement pour secourir Quill et l'alpha lui ordonna de brûler les restes du vampire qui gisait sur la mousse. Jared et Sam les protégèrent en ne partant pas derrière les vampires. Soudain je sentis la puanteur sucrée de ces maudites sangsues, elles s'approchaient de moi.
- Tu ne pourras rien faire tout seul, Jake, ne les affronte pas ! Cria Sam.
- Je vais essayer de les séparer. Vous êtes encore loin ?
Avant qu'ils me répondent, j'entendis Paul qui venait de muter.
- Où es tu Jake ?
- Derrière l'hôpital.
- Je suis là dans 2 minutes.
- Alors bouge tes fesses si tu veux que je te laisse du boulot.
J'étais heureux de savoir qu'un de mes frères allait m'aider à détruire ces enfoirés qui avaient osé blesser l'un de mes meilleurs amis. Je connaissais Quill depuis toujours, nos familles n'étaient pas très proches, mais elles se retrouvaient au sein du conseil lui et moi avions souvent attendu ensemble que nos pères et grand-pères discutent de choses qui ne nous intéressaient pas à l'époque. Et notre amitié était née et avait grandi tout au long des années. Quill était un gars facile à vivre, toujours heureux et d'un naturel optimiste, il adorait nos légendes et être un loup lui procurait une joie et une fierté hors du commun. Il nous serinait qu'il adorait être une créature mystique et que c'était un honneur pour lui de protéger la réserve. Il n'avait pas énormément d'ambition, il avait toujours souhaité rester à la Push et prendre la suite logique de sa famille au sein du conseil, alors devenir un modificateur était au dessus de ses espérances. Je n'aurais jamais cette dose d'acceptation de ces maudits gênes, encore moins aujourd'hui que j'avais entendu son hurlement de douleur.
- T'en fais pas pour Quill, il va s'en sortir et nous, on a du boulot pour le venger. Je suis sur ta droite, envoie les vers moi.
Je me précipitai sur les vampires qui débouchaient devant moi et comme convenu je les rabattis vers Paul. Quand ils furent en vue de mon frère de meute, ils tentèrent de bifurquer sur la gauche mais j'anticipai leur réaction et me jetai sur la femelle qui avait attaqué Quill, je laissai la trace de mes griffes dans son dos, mais elle se dégagea. Elle se retourna et me fit face. Nous nous étudions en tournant et grognant l'un après l'autre.
- Ne la laisse pas sauter sur ton dos, Jake, tu ne pourras pas t'en débarrasser.
- Nashoba ?
- Écoutez-moi, si vous voulez en attraper un, vous devez être en surnombre pour vous concentrer sur un individu, quitte à laisser l'autre s'enfuir.
Je comprenais ce qu'il expliquait mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Heureusement Sam et Jared arrivèrent et nous nous concentrâmes sur la femelle. Le vampire mâle ne demanda pas son reste et fuit comme le lâche qu'il était, en abandonnant la fille entre nos pattes.
- Je vais la percuter et quand elle sera au sol, vous lui sautez dessus et vous l'empêchez de bouger. Annonça Paul.
- Ça marche, mais ne rate pas ton coup, Paul, et surtout ne la tue pas ! Pour une fois, fais preuve de retenue ! Répliquai-je.
- Je vais essayer, arrête de me chercher, je ne suis pas qu'un abruti qui fonce sans réfléchir !
Et il sauta sur la sangsue, elle fut projetée contre un arbre avant de s'écrouler sur le sol. Sam se laissa tomber sur ses jambes, tandis je me jetai sur son torse et lui bloquai les bras, elle remuait la tête et essayait de me mordre, mais elle ne pouvait m'atteindre, contrairement à moi, qui pouvait lui arracher la tête si je le voulais. Et la partie la plus sauvage de mon loup me poussait à le faire, à venger Quill.
Tout à coup, j'entendis des cris dans ma tête mais je ne comprenais pas ce qu'il se passait. Leah était en train de se battre avec le vampire que nous avions laissé partir. Elle était vive et hargneuse mais il était expérimenté et déterminé à rester en vie, enfin à rester à la surface de la terre. Nous assistions impuissants au combat de notre louve, et nous la vîmes être lancée contre des rochers, nous entendîmes le craquement de ses os qui se cassaient sous le choc.
Elle se redressa en respirant difficilement et elle bondit sur le vampire, mais il l'attendait et lui attrapa une patte qui se brisa dans sa poigne. Elle hurla comme Quill précédemment, la sangsue approcha ses canines de la gorge de Leah et nous braillâmes de concert, sachant qu'elle mourrait s'il la mordait. Et à ce moment, on eut l'impression que Nashoba volait comme Superman, il tomba sur le dos du vampire qui ne s'y attendait pas et d'un seul coup, il lui arracha la tête. Le soulagement de savoir notre louve sauvée nous déconcentra et la vampire femelle en profita se dégager de notre emprise et fuir. Je voulus lui partir après mais Sam m'arrêta.
- Jake, on est trop diminué pour poursuivre ce combat, il faut qu'on se soigne et qu'on revoie nos patrouilles.
Je le regardai, il était couvert de sang, je remarquai une plaie béante sur son flan gauche. Paul boitait, mais il gardait la tête haute. Jared avait une oreille qui pendait bizarrement, je me demandai à quoi il ressemblerait une fois redevenu humain. Et je me rendis compte que je n'avais rien, même pas une égratignure.
Soudain, le charmant parfum de la douce Bella arriva jusqu'à moi, elle n'était pas loin et on avait laissé partir un suceur de sang humain...
