Commentaires :
Décidément, je suis impardonnable en ce moment... Je ne me suis même pas rendu compte du temps qui avait passé depuis la publication du dernier chapitre...
Enfin, le septième est là et j'espère que vous l'apprécierez/qu'il vous mettra l'eau à la bouche pour la suite !
Meadow
Edit 26/11 :
Si seulement l'inspiration et l'envie d'écrire pouvaient se commander... Le chapitre 8 est en cours d'écriture, mais j'ai besoin de beaucoup de temps pour m'assurer que ce que j'écris est à peu près bien... En prime, j'avoue avoir complètement boudé la fic pendant deux, voir trois semaines sans véritable raison, mais j'ai fini par m'y remettre doucement et pour l'instant, je ne suis pas trop mécontente.
En revanche, j'ai réussi à obtenir une correction des trois premiers chapitres (celle du quatrième ne va pas tarder) et les voilà donc débarrassés de toutes les vilaines fautes qu'ils pouvaient contenir ! (Mon dieu, pour certaines, j'avais vraiment honte...)
Hm... Je trouve qu'il s'agit là d'une occasion en or pour les relire... Qu'en pensez-vous...? :d
Bref', trêves de trolleries.
Portez-vous bien et à très vite !
Chapitre 7 : Une mission inachevée
Le lendemain matin, Severus ouvrit les yeux à son heure habituelle, tandis que Lily, comme les autres jours, était profondément endormie. Avec une précaution extrême, le sorcier se mit lentement sur le côté et s'autorisa à l'observer un peu.
Sa tête, légèrement abaissée, reposait entièrement sur son oreiller. Une petite partie de son menton était cachée par l'une de ses mains, qui se trouvait sur son bras, le poing fermé, tandis que l'autre reposait sous son coussin. A travers ses paupières closes, il pouvait deviner sans peine ses iris couleur d'émeraude, dans lesquels brillait toujours un étrange éclat. Un mélange de joie de vivre, de malice et de détermination. Ses lèvres, quant à elles, étaient d'un rouge vermillon et faisaient naître en lui une attirance contenue.
Il s'attarda ensuite sur la finesse de ses traits. Sur la pureté de sa peau, avec laquelle l'une de ses innombrables mèches rousses, qui se trouvait sur sa joue, créait un contraste charmant. Le restant de sa crinière était disposé de manière assez improbable et désordonnée, lui donnant l'apparence d'une lionne.
Pour le sorcier, le charme de la jeune femme était sans limite et il aurait été impossible de le décrire avec des mots. D'autre part, il était certain que jamais il ne pourrait se lasser de la vue de son irrésistible beauté.
Afin de respecter la promesse qu'il lui avait faite la veille, l'homme se réinstalla –non sans une once de regret- sur le dos, sans faire le moindre bruit, et referma les yeux. Étonnamment, il ne mit que quelques minutes avant de plonger à nouveau dans le sommeil.
Lorsque la lumière perça trop fortement à travers les paupières de la Gryffondor, cette dernière émit un petit grognement avant d'étirer lentement quelques-uns de ses muscles encore engourdis. En touchant de sa main l'oreiller qui se trouvait en face d'elle, elle fut étonnée de ne pas le sentir bouger comme cela avait été le cas les matinées précédentes et intriguée, elle s'immobilisa. Une fois ses yeux ouverts et sa vision stabilisée, elle découvrit qu'elle n'était pas seule et un sourire se dessina sur ses lèvres. Très doucement, elle replia ses bras contre elle pour ne pas perturber le sommeil de Severus et se mit à observer quelques secondes les mouvements réguliers de sa respiration.
Le drap qui les recouvrait était en partie tendu et, de ce fait, Lily pouvait voir une partie du torse du sorcier. Distraitement, elle ne put s'empêcher de penser aux fois où, alors qu'ils étaient encore adolescents, elle avait pu observer le haut du corps dénudé de son meilleur ami. La Gryffondor savait pertinemment qu'elle n'était pas bien épaisse (ce que sa grand-mère maternelle n'hésitait d'ailleurs pas à lui rappeler lorsqu'elle la voyait), mais ce n'était rien comparé à l'apparence famélique du Serpentard. Elle savait qu'il n'y pouvait pas grand-chose et que le jeune homme haïssait purement son physique ainsi que la vue de ses côtes saillantes, c'est d'ailleurs pour cela qu'elle avait toujours essayé de l'aider ou de le raisonner lorsqu'elle le pouvait, en mettant de côté ses propres inquiétudes…
Si encore elle n'avait pas eu régulièrement l'occasion de voir sur sa peau des contusions, des coupures, ou d'autres blessures bien pires, faites de manière volontaire ou non par les maraudeurs ou bien par son père… Bon nombre de fois, elle l'avait soigné et la Gryffondor savait bien qu'il lui en avait été très reconnaissant, mais il s'agissait d'un sujet sur lequel elle n'avait pas vraiment envie de s'attarder et, désormais, une page s'était tournée.
A vrai dire, Lily était presque… soulagée de voir la peau du Serpentard vierge des nombreuses cicatrices qu'il avait accumulées tout au long de sa vie. Elle était également rassurée de constater d'elle-même que même si le sorcier restait plutôt maigre, son apparence n'avait plus rien à voir avec celle qu'il avait eue 20 ans plus tôt. Et… il ne s'agissait pas là que d'une histoire de poids…
La jeune femme se surprit à détailler avec attention les traits de son ami d'enfance. En sa présence, elle pouvait facilement constater qu'ils s'adoucissaient et cela se remarquait d'autant plus alors qu'il était endormi. Séparés de leur dureté habituelle, elle leur reconnaissait un charme certain et s'accorda à penser que son nez aquilin allait très bien avec le reste de son visage. Avec toute la discrétion dont elle était capable, elle s'approcha à peine pour pouvoir mieux distinguer les marques à peine visibles qui se trouvaient au coin de ses yeux.
Un début de ride d'expression, évidemment, à force de les plisser…
Un léger sourire aux lèvres, elle porta son regard sur ses cheveux noirs qui lui arrivaient à hauteur d'épaule. Elle songea alors à deux choses : la première était qu'elle aimerait beaucoup qu'il se les laisse pousser davantage et la seconde, qu'elle voulait absolument le voir arborer un catogan soigneux, simplement pour voir ce que cela pouvait donner. Elle se doutait que la perspective d'avoir un élastique dans les cheveux déplairait à Severus, mais la Gryffondor ne se laisserait pas décourager pour autant et cette pensée l'amusait de toute façon énormément.
Quelque peu perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas que l'homme venait d'ouvrir les yeux. Lorsqu'il tourna légèrement la tête et posa son regard sur elle, elle fut tout d'abord étonnée, ayant vraiment fait son maximum pour ne pas le perturber dans son sommeil, mais Lily comprit rapidement que même sans avoir fait de bruit, le simple fait de l'observer avait dû le pousser à ouvrir les yeux. Son sourire s'élargit et, doucement, elle prit sa main dans la sienne. Le Serpentard répondit à son geste en exerçant une légère pression sur ses doigts. Après s'être approchée, elle posa brièvement ses lèvres contre les siennes.
- Pourquoi souris-tu ? demanda le sorcier, visiblement intrigué.
- Oh, trois fois rien.
Guidé par sa curiosité, Severus était tenté de questionner à nouveau la Gryffondor, mais cette idée quitta rapidement son esprit lorsqu'elle lâcha sa main, passa un bras autour de sa taille et se rapprocha, en calant sa tête au niveau du creux de son épaule. Lentement, il dégagea son propre bras et le posa dans le dos de la jeune femme, afin de l'inciter à venir se caler davantage contre lui. Il profita alors de l'agréable sensation de sa peau contre la sienne.
- Tu veux bien me laisser m'occuper du repas pour ce midi ? demanda Lily.
- Si tu le souhaites…
Un petit sourire en coin étira ses fines lèvres.
- Par contre, je t'interdis de venir jeter un œil à la cuisine avant que je ne t'appelle !
- Très bien, je resterai à la cave.
Rapidement, il fut remplacé par un sourire satisfait et la Gryffondor l'embrassa à nouveau, avant de venir poser sa tête sur son torse. De sa main, qui se trouvait sur l'épaule de Lily, le sorcier se mit à caresser sa peau du bout des doigts et l'observa fermer les yeux après quelques secondes. Ni l'un ni l'autre ne bougea pendant les minutes qui suivirent, mais ce fut finalement la jeune femme qui réagit la première, visiblement à contre cœur.
- Bon… Eh bien c'est parti !
Après avoir déposé un bref baiser sur la joue du sorcier, elle se leva, rassembla ses affaires et quitta la pièce d'une démarche qui laissait percevoir son impatience de faire ses preuves. L'homme, quant à lui, mit un petit moment avant de quitter le lit. D'un mouvement souple de baguette, il s'habilla puis se dirigea vers la cave, le bas de sa tenue flottant derrière lui dans un mouvement fluide et régulier.
Pendant deux heures, il s'attela à la préparation de la potion tue-loup, griffonnant parfois quelques notes sur un bout de parchemin entre deux ajouts d'ingrédients à mesure que les idées lui venaient. A présent, il devait maintenir le liquide à une température de 60° durant deux jours, une fois ce délai écoulé, il pourrait ajouter le dernier ingrédient et finir la potion. Il en étudierait alors consciencieusement le moindre aspect, rechercherait de possibles failles qu'il n'aurait pas encore découvertes et commencerait la préparation de son propre antidote.
La faim le tira finalement de ses réflexions et, même s'il avait promis à Lily d'attendre qu'elle le prévienne pour monter, le Serpentard devait avouer qu'il commençait à s'inquiéter légèrement. Après quelques minutes de délibération intérieure, il se décida et gravit les marches qui conduisaient au rez-de-chaussée. Une fois arrivé dans le salon, il découvrit alors une silhouette dans l'encadrement de la porte. Une silhouette familière pourvue de très longs cheveux argentés.
- Albus ?
Le vieil homme fit face à son interlocuteur et, à son grand étonnement, le maître des potions ne distingua pas le pétillement caractéristique de ses yeux bleus. A vrai dire, même s'il le cachait plutôt bien, l'ex-directeur de Poudlard semblait envahi par la tristesse.
- Bonjour Severus. Pardonnez-moi d'avoir débarqué à l'improviste, mais je devais faire part de récents événements à Lily. Cela étant fait, je pense que je ferais mieux de vous laisser tous les deux. Je reste à votre disposition, vous savez où me trouver.
En se dirigeant vers la sortie, Dumbledore jeta un dernier regard à Severus, un de ses regards lourds de sens auxquels il avait déjà eu de nombreuses fois affaire et qui signifiait qu'il comptait sur lui, que c'était désormais à son tour d'intervenir.
Le bruit caractéristique d'une porte close le fit se remettre en marche. En entrant dans la cuisine, il sentit son inquiétude augmenter d'un cran en découvrant Lily immobile, face à la fenêtre, dos à lui. Lentement, il combla la distance qui les séparait et vint se placer derrière elle avant d'approcher la tête de son visage. Son intention première avait été de déposer une bise sur sa joue mais, lorsqu'il y découvrit des traces de larmes, il se ravisa.
- Lily ? murmura-t-il prudemment.
En guise de réponse, la Gryffondor baissa un peu le regard puis se retourna dans le but de l'enlacer fermement.
Visiblement, il y avait un sérieux problème. Un problème dont personne n'avait jugé bon de l'informer, bien sûr. Se pouvait-il qu'il ait un quelconque rapport avec Potter senior ? Non… Si Albus était venu ici, il devait s'agir de quelque chose de bien plus grave et si Lily avait été l'une des premières informées… Il valait mieux qu'il arrête là ses spéculations et qu'il attende que la jeune femme lui en dise plus.
Tentant tant bien que mal de ne pas laisser son esprit dériver vers des scénarios tous plus catastrophiques les uns que les autres, il posa l'un de ses bras dans le haut du dos de la jeune femme, se baissa et plaça le second sous ses genoux avant de se redresser. Il se dirigea alors jusqu'au salon en la portant et si Lily était surprise de ce geste, elle n'en montra rien. Une fois arrivé au niveau du canapé, il s'y assit, son dos à moitié calé contre l'accoudoir et posa délicatement Lily sur lui avant de l'enlacer, tandis qu'elle pressait sa tête contre son torse.
La seconde d'après, elle se mit à sangloter et sans même qu'il y réfléchisse, l'homme posa l'une de ses mains sur son abondante chevelure et se mit à la caresser doucement, espérant que son étreinte suffirait à apaiser les maux de la jeune femme. Du reste, il se contenta de l'entourer d'un silence réconfortant, comme il avait l'habitude de le faire il y a des années de cela. Ce n'était généralement qu'une fois sa colère ou son chagrin apaisés qu'il se décidait à employer les bons mots. Cette fois, il attendrait simplement qu'elle lui en dise d'avantage en masquant sa propre appréhension.
De longues minutes plus tard, ses sanglots s'arrêtèrent et la Gryffondor demeura immobile, sa respiration si ralentie que le sorcier n'était pas certain qu'elle soit encore éveillée. Doucement, il retira la main de sa tignasse, se pencha et déposa une bise sur le haut de son front. Lily se remit alors en mouvement et releva la tête, sans pour autant la décoller de son torse. Les traces de ses larmes étaient encore visibles sur ses joues et faisaient briller ses yeux verts. D'un geste machinal, Severus essuya délicatement ses joues, puis reposa son bras autour de sa taille. Il la vit alors baisser brièvement le regard, puis se redresser afin de passer ses bras autour de sa nuque et d'enfouir sa tête dans son cou.
Lorsqu'il jugea le moment opportun, l'homme se permit d'entamer la discussion.
- C'est à propos d'Harry, n'est-ce pas ?
En sentant Lily acquiescer faiblement, le Serpentard ne put s'empêcher de ressentir une légère angoisse, mêlée à une pointe d'agacement.
Dans quel pétrin le garnement s'était-il encore fourré ?
