Disclaimer : J'ai une chose honteuse à vous avouer, rien ne m'appartient, les personnages ne sont pas du tout de moi, ils appartiennent à un être que vous connaissez tous : JKR.

Auteur : Sebarrya (Ou Seb', au fond c'est la même chose.)

Note : Après le dernier flash-back je reviens au présent pour un chapitre assez frustrant selon moi. Je vous laisse lire en espérant que vous apprécierez.

Don du ciel ?

Chapitre septième :

Suivre la voix

"Laisse toi aller ... Fais corps avec le flux ... Oublie le reste ... Le reste n'a aucune importance ..."

Encore ce feu ardent qui parcoure mes veines. Ton souffle près de mon oreille. Et tes mains sur mes poignets. Comme si tu essayais d'entrer en moi. Je ferme les yeux. Me laissant porter par les sensations. Je suis ce flux qui coure sous ma peau. Plus rien n'existe. Si ce n'est ta voix qui murmure des ordres. Je me laisse aller à suivre tes ordres. Je contrôle le flux à ta guise. Je me sens bien là. Plus vivant qu'à n'importe quel autre moment.

"Bien ... Sens les battements de son coeur ... Vas-y ... Les entends-tu ?"

Oui, je les sens. Je ressens les pulsations du coeur affolé de la souris. Comme si elle savait ce qu'il l'attends. Et les tiens. Plus calmes. Etrangement apaisants. J'acquiesce dans ma transe. Je sens que mes lèvres esquissent un sourire. Je me sens étrangement confiant. Comme si j'avais fait cela toute ma vie. Cela me paraît désormais naturel de diriger cette énergie qui coule en moi. Cette énergie dont je n'avais jamais eu conscience. Et qui aujourd'hui transcende tout mon être.

"Parfait ... Concentre toi sur ces battements ... Ecoute leur rythme ... Fais le baisser lentement ... C'est toi qui a le contrôle ..."

Et je m'étonne que tu ai raison. Les battements obéissent à ma volonté. Lentement, presque avec douceur je fais baisser leur rythme. Chaque battement se répercute dans tout mon être. Je sens mon enveloppe charnelle trembler à chacun de ceux-ci. Je me sens enfin à ma place. Dans cette chaleur hurlante qui émane de mes veines. Contrôlant par ma simple volonté le coeur de cette créature. Tu me souffles un dernier ordre. Auquel j'obéis sans même me poser la question de ce qu'il peut engendrer. Cela me semble naturel. Le rythme s'affaisse encore. Avant que les battements s'arrêtent totalement. La chaleur reflux lentement.

"Tu as réussi. Félicitations Harry."

J'ouvre les yeux. Tu es soudain face à moi. Tu me sers dans tes bras dans une étreinte virile. Trop pris dans les relents de ma transe, je ne réagis pas. Je me laisse aller à ton étreinte. Par dessus ton épaule j'aperçois la souris. Une nausée me prends. Je l'ai fait. Je l'ai tué.


Tes yeux courent sur l'onde silencieuse. Je t'observe de ma fenêtre. La nuit est tombée depuis bien longtemps. Mais ce soir, je suis incapable de fermer les yeux. Toi non plus. Aurais-tu, toi aussi, une conscience torturée ? Sais-tu au moins pourquoi tes yeux refusent de se fermer ? Moi, j'ai douloureusement conscience de la raison qui me tiens en éveil. J'ai ôté la vie d'un être et ce pour la seconde fois de ma vie. La première était un accident. Celle-ci était voulue. Je devais le faire. J'avais conscience de ce que je faisais. Terriblement conscience de la vie qui s'échappait peu à peu. Du fait que j'aurais pu relâcher la pression à tout moment. Mais que je ne l'ai pas fait. Je suivais tes ordres avec une abjecte docilité. Tu as ce pouvoir sur moi. Tu n'as pas besoin d'user de tes yeux pour m'hypnotiser. Ta voix suffit amplement. Il suffit que je ferme les yeux pour que je perdre toute volonté autre que de simplement suivre les ordres que ta voix murmure.

Je ne sais pourquoi ta voix me fait cet effet. Peut être est-ce ton ton impérieux ou cette habitude que j'ai de suivre les désirs des autres plutôt que les miens. Aurai-je fini par perdre toute volonté, toute notion de fierté ? Me suis-je perdu pour survivre ? Ma volonté était-elle le prix à payer pour que je vive ? Je sens que les réponses ne me plairont pas. Mais je ne peux m'empêcher de me poser des questions. C'est tout simplement plus fort que moi. C'est une sorte de masochisme conscient. Tu lances une pierre d'un geste maîtrisé. Elle rebondie sur la surface calme avant de sombrer avec mes réponses. Tu lèves les yeux vers ma fenêtre. Une expression indéchiffrable sur ton visage. Et je ne peux m'empêcher de me demander si toi aussi ... Si toi aussi il t'arrive de ne pas arriver à dormir parce que l'horrible réalité de ce monde te prends à la gorge ?


Une nouvelle aube. Un nouveau jour. Un renouveau perpetuel. Le seul signe nous permettant de savoir que nous vivons encore. Je me redresse un peu. Décollant mon dos du parquet froid. Je me laisse quelques minutes avant de me lever et de me diriger vers la salle de bain. Juste le temps de me réveiller un peu mieux. Je prends une douche rapide. Me rase. Et enfin m'habille. Je prends le soin de choisir les vêtements un par un. Aujourd'hui est un jour spécial. Aujourd'hui monsieur Malefoy m'a autorisé à revoir Sidney. Et avec de la chance je verrais peut être Hermione. Alors je prends les plus beaux vêtements. Pour les rassurer. Je choisis une chemise d'un blanc immaculé. Un jean noir de grande marque. Et une paire de mocassins noirs. Nous sommes encore en hiver alors j'attrape une chemise en cashemire blanche. C'est Drago qui m'a appris comment s'appellait cette matière. Et un manteau de laine noire. Je sors en flêche de ma chambre pour aller jusqu'à la salle à manger.

J'ouvre la porte avec une légère appréhension. Il n'y a que Drago dans la salle, attablé devant une assiette d'oeufs frits et de bacon. Je m'installe en face de lui posant mon écharpe et mon manteau sur le dossier de ma chaise. Je ne dis rien. Depuis que j'ai réussi à tuer cette souris, je ne sais plus comment agir.

"Tu partiras après le petit-déjeuner."

Sa voix me sort de mon apathie. J'acquiesce. Comme toujours. Suivre les ordres. Être un pantin entre les mains d'autres. Je mange rapidement mes oeufs au bacon. Puis avale d'un trait mon verre de jus d'orange. Pressé de ce matin, s'il vous plaît. Drago y tient. Je mets l'écharpe autour de mon cou et le manteau. Aujourd'hui est un grand jour. Sa voix me retient une dernière fois.

"Je t'ai vu cette nuit à ta fenêtre."

A suivre ...

Déjà j'ai une nouvelle importante : ON A DEPASSE LES 100 REVIEWS. Si si je vous assure, y en a 102 j'ai vu ça tout à l'heure. Et en plus c'est mon anniversaire, alors ça c'est vraiment le plus cadeau que vous auriez pu me faire. Alors merci à tous. Et une mention spéciale à Fallen Angel of the Dark qui a eu le courage de lire et de reviewer tout ce que j'ai écris, et aussi à Angeluss parce que ses reviews elles me mettent le sourire pour plusieurs jours.

Bisous et à bientôt,

Seb' (Je suis une vieille de dix-sept en manque de cigarette et qui rêve de review, qui m'en mets ? =P)