Prompt : Je marche dans ton ombre.
Je marche dans ton ombre.
Je marche dans ton ombre, je marche derrière toi, comme protéger par tout ton corps entier. Alors que tu es plus petit que moi. Je t'ai déjà eu suffisamment dans mes bras pour savoir qu'on s'emboîte parfaitement, comme si on était à la bonne taille toi et moi, pour être ensemble. Sauf qu'on n'est pas ensemble, pas vraiment, pas totalement. Je ne sais pas quoi penser, j'ai tellement peur de te perdre que je te repousse alors que toi tu veux m'embrasser. Je te repousse alors que toi tu me fais comprendre que tu m'aimes, et que tu veux être avec moi, et je dis que c'est pas possible. Je te repousse et je te perds pour ne pas te perdre, c'est quoi cette logique que j'ai ? Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?
Alors plutôt que de marcher à tes côtés, je marche dans ton ombre. Je te suis, je te regarde, je veille sur toi. Ça me brûle à l'intérieur tellement je me rends compte combien je t'aime et combien ça me fait peur, et combien je voudrais te le dire mais je fuis parce que la peur est pire que l'envie. La peur.
Ce sentiment inconfortable, ce sentiment qui me cloue sur place, qui me fait mentir, qui me fait dire que je t'aime mais. Mais. Pourquoi mais ? Pourquoi pas « je t'aime et je veux qu'on soit ensemble ». J'aime mieux ça, je voudrais ça, pourquoi ma bouche raconte n'importe quoi, pourquoi est-ce qu'elle écoute ma tête plutôt que mon cœur ?
Alors je marche dans ton ombre, je suis là derrière toi, à quelques centimètres. Mais ce n'est pas suffisant. Ce que je voudrais c'est remplir complètement ton ombre avec la mienne, qu'elles se serrent fort, qu'elles s'embrassent, qu'elles s'aiment. Comme nous deux. Mais pourquoi suis-je incapable de faire ce pas en avant ? Alors que tu es si prêt ? Que je n'ai qu'un mot à dire ?
C'est la pire honte de toute ma vie.
Ce moment où je t'ai repoussé.
Alors crois-moi, je ne ferai plus la même erreur, plus maintenant.
Je marche dans ton ombre, puis je te dépasse, Q, tu me regardes et tu attends.
– El ? Demandes-tu.
Et c'est tout, ça suffit, ta façon de dire mon nom, mon surnom, c'est juste ce qui me retourne suffisamment pour battre toutes mes peurs et t'embrasser. Doucement, délicatement, tendrement. Papillon qui butine.
Je t'aime.
Sans mais.
Fin.
L'autatrice : encore un machin.
