Bonjour à tous! ^^

Et voici le chapitre 6! Il est un peu plus court que les autres mais j'espère qu'il vous plaira tout de même.

Encore une fois, je remercie mes lecteurs Laura-067, Fic-World, Lawiki, IlonaDark, A Kuran-Drogon, Shirogane-Izumi, super mocchi et InSilent. Voir l'entrain, au travers de vos reviews, avec lequel vous lisez mon histoire me touche énormément, merci beaucoup! :)

Merci également à tous ceux qui passent pour lire, même sans forcément laisser un signe de leur passage, toutes nationalités confondues, ça me fait vraiment plaisir.

Sur ce, je vous laisse apprécier (enfin j'espère) ce nouveau chapitre :)


Taïga n'en revenait toujours pas d'avoir pu être aussi stupide. Aveuglé par son amour, il avait sauté à pieds joints dans le piège que lui avait tendu Imayoshi. D'ailleurs, qu'est-ce que celui-ci avait bien put faire à Daiki et aux petits ? Tous les pires scénarios de livres qu'il avait lus, où des tueurs psychopathes arrachaient la tête ou les viscères de leurs victimes, lui revinrent en mémoire. Et si le conseiller avait fait pareil ? Ça l'angoissait de ne pas savoir. Il fallait à tout prix qu'il trouve le moyen de se rendre en ville pour constater l'état de celui qu'il aimait et des petits, en espérant qu'il n'ait rien de grave.

Comme s'il avait lu dans ses pensées, Tatsuya soupira.

- Je sais que tu es inquiet mais retourner les voir serait risqué et tu le sais, déclara-t-il. Si tu veux vraiment leur rendre service désormais, c'est en coinçant ce fichu conseiller. Et pour cela, je comptais essayer de fouiller le palais à la recherche de choses supplémentaires dont il se serait servi pour élaborer ses potions. Si j'arrivais à en trouver, cela nous ferais des preuves tangibles à utiliser contre lui.

- Mais ce ne sera pas sans risque.

- Je le sais. Mais c'est un risque que je suis prêt à prendre pour le bonheur de mon prince.

- Tatsuya ...

C'est à ce moment-là cependant qu'un serviteur arriva dans leur direction.

- Pardonnez-moi de vous déranger mon prince mais Son Altesse le roi votre père désire vous voir.

Taïga déglutit et échangea un bref regard à son ami avant d'acquiescer d'un signe de tête.

- J'arrive.

Il emprunta donc le chemin du bureau de son père, le pas mal assuré. Est-ce qu'Imayoshi lui avait parlé de Daiki ? Est-ce que s'était pour lui annoncer les mesures qu'il avait décidé de prendre en conséquences ? Il espérait sincèrement que non.

Ainsi, il arriva trop vite à son goût devant les lourdes portes contre lesquelles il frappa à l'aide d'un des heurtoirs, et attendit la permission d'entrer qui ne tarda pas à arriver.

Le jeune homme avança donc pour se positionner devant le bureau derrière lequel se tenait le roi, peu sûr de lui.

- Vous avez demandé à me voir père ?, questionna-t-il doucement.

- C'est exact mon fils. Je voulais savoir comment s'était passé ta sortie aujourd'hui.

- Très bien J'ai pu me promener un peu dans notre beau royaume pour le découvrir d'avantage, répondit le prince. Je vous remercie de m'avoir permis de quitter le palais.

L'homme face à lui ne répondit rien, acquiesçant simplement d'un signe de tête.

- Je veux donc que tu te replonges désormais convenablement dans les études afin de me faire honneur. Le sang des Kagami coule dans tes veines, tu ne peux donc pas posséder un niveau de connaissance aussi médiocre.

- Oui père. Il en sera fait selon vos désirs.

De toute façon, ça faisait bien longtemps qu'il avait compris qu'il n'existait aux yeux de son géniteur que par ses résultats scolaires. Le jeune homme se retourna donc pour partir, jugeant le sujet clos et n'ayant pas vraiment envie de rester dans ce bureau plus longtemps.

- Attends Taïga. Avant que tu ne partes, j'aimerais savoir où se trouve ton pendentif royal.

Le prince se figea un instant, la main sur la poignée, maudissant le roi d'avoir fait attention à un détail aussi futile. Cependant, il lui fallait trouver une excuse valable et vite.

- Je l'ai retiré avant de partir en ville afin de ne pas la perdre, répondit-il naturellement en regardant son père dans les yeux.

- Vraiment ?

- Oui. Désirez-vous que je vous l'apporte pour vous le prouver ?

- … Non, c'est bon, je te crois. Tu peux disposer.

L'héritier ne se le fit pas dire deux fois et quitta rapidement la salle. Il était soulagé que l'assurance dont il avait fait preuve avait suffi à convaincre son père. Car si celui-ci avait accepté de voir la bague, il aurait été très mal. Et il avait causé suffisamment de problème, ce n'était pas la peine d'en rajouter.

Ainsi, au vue de l'heure, il prit doucement le chemin de la salle du banquet où devait certainement l'attendre son repas, bien qu'il n'avait absolument pas faim, ses pensées convergeant toutes vers le métis et les enfants. Si ça se trouve, il avait eu de gros ennuis, tout ça à cause de lui.

Le repas se déroula donc rapidement et tous les serviteurs se demandèrent si leur prince n'était pas malade, n'ayant avalé qu'une simple soupe, lui qui avait pourtant un appétit d'ogre en temps normal. De même, alors qu'habituellement, il vagabondait un peu partout dans le palais les soirs avant d'aller dans sa chambre, cette fois-ci il y alla directement pour s'enfermer dans celle-ci.

Cependant, bien que sa chambre était dans le noir, il se tournait et retournait dans son lit sans parvenir à trouver le sommeil. Il ne faisait que repenser à sa sortie de la journée. Imayoshi était revenus peu de temps après lui, autrement dit, pas assez pour faire du mal à Daiki et aux enfants mais est-ce qu'il leur avait parler ? Les avait menacés ? Ou simplement repérer les lieux ? L'ignorance allait vraiment finir par tuer le prince d'angoisse.

Ainsi arriva le matin sans que Taïga n'arrive à fermer l'œil de la nuit. D'immenses cernes violacées trônaient d'ailleurs sous ses pupilles rubis, le faisant ressembler en ce moment même à un zombie. Il se traîna misérablement dans la salle de banquet pour prendre son petit déjeuner, bien qu'il n'ait pas réellement un grand appétit. Ainsi, mangeant rapidement, il se tourna vers un des serviteurs qui commençait à débarrasser ses couverts.

- Dites-moi, vous ne sauriez pas où se trouve Imayoshi ? Je ne l'ai pas vu ce matin.

- Je crois qu'il est sorti en ville avec une escorte il y a une dizaine de minutes mon prince.

Taïga se releva d'un bond en entendant ça, craignant ce qui pourrait arriver à Daiki et les petits. Mais s'il se mettait en route maintenant, avec le passage, il arriverait peut-être avant ce maudit conseiller. Il partit donc en courant, ignorant les cris du serviteur qui l'appelait.

Il lui fallut peu de temps pour rejoindre le passage de la roseraie et aussi peu pour ressortir dans la cité avant de courir à en perdre haleine dans les rues, regardant autour de lui. Mais pour le moment, il n'y avait pas la moindre trace d'une quelconque escorte de gardes, ce qui était plutôt bon signe. Ainsi, il se précipita dans la forêt, trébuchant à plusieurs reprises sur des racines, avant d'arriver dans la cour de la maisonnette.

Malgré l'heure matinale, il put voir les enfants installés sur le seuil de la maison, en train de manger ce qu'il leur avait apporté la veille, surveillés par Daiki. Il s'approcha donc d'eux à grands pas, complètement essoufflé. Le voleur se retourna et lui sourit en le voyant tout en s'approchant de lui.

- Alors ça y est, tu peux plus te passer de nous pour venir d'aussi bonne heure ?, questionna-t-il en se penchant pour embrasser le roux.

Cependant, celui-ci plaqua rapidement sa main sur ses lèvres pour l'éloigner, lui forçant un froncement de sourcils.

- Pas maintenant Daiki. Dis-moi, vous avez reçus de la visite hier ?

- A part toi, non, assura le voleur en s'écartant de la main du prince. Tu sais bien que personne ne sait où nous nous trouvons à part toi.

- Pourquoi, tu veux nous ramener un ami pour jouer avec nous ?, questionna le petit Ryo en s'approchant des adolescents.

- Non, pas du tout. Il faut que vous fuyez ! Vite, le temps presse !

- Mais pourquoi ?, questionna Tetsuya. C'est notre maison ici, on en a pas d'autre.

- Mais ce ne sera pas pour toujours. Il faut juste que vous partiez quelques jours, le temps que les choses se tassent. S'il vous plait, dépêchez-vous !

- Mais pourquoi, qu'est-ce qu'on risque ? Explique-toi Taïga, déclara Daiki.

- Je n'en suis pas sûr mais je crois que j'ai été suivis hier et qu'il y a donc quelqu'un au courant de cet endroit. C'est pour ça qu'il faut que vous partiez, au moins pour quelques temps. Je t'en prie, je ne veux pas qu'il vous arrive quelque chose alors emmène les petits loin d'ici !

Le métis plongea son regard dans celui de l'adolescent en face de lui pour y déceler effectivement une profonde inquiétude. Il soupira en se grattant la tête avant de se tourner vers les petits.

- Bon les enfants on y va ! Prenez le strict minimum, on reviendra un jour de toute façon.

Taïga soupira de soulagement en voyant les petits approuvaient d'un signe de tête, même s'ils ne semblaient pas tout comprendre. S'ils partaient maintenant, avant l'arrivée d'Imayoshi, ils seraient sauvés.

Cependant, un craquement sonore retentit du bois, ce qui les fit s'arrêter. Mais il était impossible de discerner quoi que ce soit.

- Qu'est-ce que c'était ?

- Je ne sais pas… Peut-être un oiseau…

C'est alors que, avant d'avoir prévu quoi que ce soit, des soldats arrivèrent de derrière la maison avant d'empoigner fermement le voleur, lui immobilisant les bras dans le dos.

- Mais qu'est-ce que…. ?, Lâchez-moi !, s'exclama-t-il en tentant de se débattre, même si, à quatre sur lui, c'était peine perdue.

- Et bien et bien, il semblerait que nous ayons finalement réussis à te mettre le grappin dessus, après tout ce temps où tu t'es joué de nous, déclara une voie extrêmement désagréable et que l'héritier ne connaissait que trop bien. C'est vrai que nous n'avions jamais pensé à visiter un endroit aussi reculé.

Du bois sortit alors le conseiller, un sourire malsain sur les lèvres et ses yeux animés d'une lueur mauvaise. Il s'arrêta alors à quelques pas du voyou qui lui aurait facilement arraché le visage si les gardes ne l'avaient pas retenu.

- Un vrai animal, ironisa le brun. Et dire que tu pensais pouvoir te cacher éternellement dans ce royaume en agissant à ta guise et sans jamais payé les taxes. Que tu es naïf ! Finalement, tu n'es guère plus malin que tes parents.

- Je t'interdis de parler d'eux pourriture !

- Ces roturiers qui n'avaient quasiment pas un sou en poche. Ils étaient vraiment répugnants ! Et dire qu'ils ont essayé de se soulever avec tous les autres gueux de leur espèce pour essayer de faire changer le roi. Quelle bande de fous ! Leur exécution, il y a cinq ans, a été de loin la plus plaisante de toutes celles auxquelles j'ai assisté. En revanche, ils ont bien réussi à nous cacher qu'ils avaient un fils. J'ai fait le rapprochement en relisant les registres d'il y a cinq ans. Pourtant, j'aurais dû m'en rendre compte plus tôt. Ta peau est d'une couleur aussi ignoble que celle de ta mère.

- Imayoshi, taisez-vous !

Le conseiller se retourna vers celui qui venait de lui parler.

- Vos désirs sont des ordres… Votre Altesse, déclara-t-il en insistant sur les derniers mots.

Daiki écarquilla les yeux avant de se tourner vers l'adolescent.

- Votre… Altesse, répéta-t-il, abasourdis.

- Ne me dis pas que tu n'étais pas au courant ! La personne qui se trouve en face de toi n'est autre que Kagami Taïga, le prince héritier de ce royaume. La chaine que tu portes autour du cou en est la preuve, assura le conseiller en reprenant le bijou. Et je dois avouer que c'est parce que vous avez forgé un lien fort tous les deux qu'il a été aussi simple de te cueillir, en suivant le prince durant l'une de ses nombreuses visites. Maintenant, tu vas nous suivre bien sagement au palais.

Le métis lança un regard haineux au roux qui en frissonna. Il voulut lui dire quelque chose, essayer de se justifier pour préserver ce qu'ils avaient construit mais se fit couper par la petite fille aux cheveux roses qui s'approcha du brun.

- Laissez Dai-chan monsieur, il est gentil, assura-t-elle d'une voix douce. C'est lui qui s'occupe de nous.

- Satsuki ! T'approches pas et rentre à la maison avec les autres !

- En voilà une adorable petite fille, ironisa le conseiller. Dégage de là !

Et sans la moindre once de sympathie, il donna un violent coup à l'enfant, la balayant.

- Satsuki ! Enfoiré, c'est qu'une gamine !

- Il n'y a pas d'âge pour respecter les règles ! Emmenez-le !

Les gardes approuvèrent d'un signe de tête avant de traîner le voleur vers le palais, bien que celui-ci ne comptait pas se laisser faire. Le conseiller s'approcha alors du prince qu'il empoigna par le bras.

- Nous aussi nous rentrons Votre Altesse, déclara-t-il d'un ton mauvais. En vous remerciant de nous avoir simplifié la tâche à ce point. Tous vos actes nous ont donné un peu plus d'arguments en la défaveur de ce vaurien.

Taïga essaya bien de protester mais n'avait pas la force de se dégager en raison de la fatigue dont il souffrait, d'autant plus qu'il lui faudrait réussir à franchir le cercle de gardes qui s'était formés autour d'eux. Ainsi, il jeta un bref regard par-dessus son épaule pour constater que les petits étaient partis se réfugier dans la maison, la jeune fille pleurant bruyamment pour le coup qu'elle avait reçu. C'était inhumain d'être aussi cruel.

- Et que va-t-il advenir de ses enfants maintenant ?

- Nous ne leur feront rien du moment qu'ils payent la taxe prélevée chaque mois.

- Quoi ? Mais ce ne sont que des enfants ! Ils ont à peine six ans, ils ne pourront jamais y arriver !

- Dans ce cas, ils subiront le châtiment que l'on réserve pour tous.

Le prince regarda le conseiller de son père, outré. Comment pouvait-on être aussi pourris ? Il ne laisserait pas une telle chose se produire, cette fois s'en était sûre.

Ils arrivèrent ainsi au palais où Imayoshi rendit son médaillon à l'héritier et que celui-ci remit sans entrain autour de son cou.

- J'espère que vous avez conscience que maintenant que nous avons arrêté ce voleur, vos sorties ne nous servent plus à rien alors vous serez confiné dans ce palais jusqu'à ce que vous preniez le trône, autrement dit dans un bon bout de temps.

Taïga ne répondit rien, regardant le sol obstinément avant de daigner finalement relever la tête vers le brun.

- Je veux voir Daiki une dernière fois, déclara-t-il, même s'il savait que le métis ne l'accueillerait pas à bras ouverts, loin de là. Où est-il ?

- Vous n'en avez pas une petite idée ? Dans le cachot bien sûr et ce jusqu'à ce que nous ayons finit de tout préparer. Son exécution est prévu pour dix-sept heures.

Le cœur du prince rata définitivement un battement tandis qu'il regardait la pendule du hall. IL était midi, autrement dit, cinq heures avant l'heure fatidique. C'était court.

- C'est un cauchemar…