Disclaimer: Les décors, les personnages, et l'univers de Harry Potter de manière générale appartiennent à JKR qui n'a cédé les droits de diffusion qu'à ses maisons d'éditions et à Warner Bros. Je ne reçois aucune rémunération en échange de mon kidnapping inacceptable de cet univers que j'aime tant.

Avertissement: Slash HPDM

Rating:M

Résumé des chapitres précédents: Après un malaise, Harry se réveille à l'infirmerie auprès de Draco, qui fait un marché avec lui. Il accepte de devenir son petit ami si Harry fait un effort contre sa maladie. Draco lui dit qu'il l'aime et Harry accepte de se battre.

Autre note: j'ai conservé les noms originaux, vu que je les trouve beaucoup plus fidèles à l'atmosphère, et puis honnêtement, entre Drago et Draco, et Rogue et Snape, lesquels sont les plus cool? Donc voilà:

Draco Malfoy Drago Malefoy
Severus Snape Severus Rogue
Neville Longbottom Neville Londubat

Slytherin Serpentard
Gryffindor Gryffondor
Padfoot Patmol
Prongs Cornedrue
Moony Lunard
Wormtail Queudver
Tom Riddle Tom Jedusor
Deatheater Mangemort

Le baiser d'une fée ou comment vivre sa vie dans celle d'un autre?

Chapitre septième: où ça commence à s'arranger.

POV. Harry.

Je suis resté toute une semaine à l'infirmerie après mon réveil. Mes parents m'ont fait une scène de tout les diables, je jure que pendant un instant, j'ai souhaité ne pas être né. Mais finalement ils se sont calmé et venaient me voir sans arret. Maman s'était installé dans les appartements de Papa pour venir me voir tout les jours, elle m'aidait à rattraper mon retard en classe et à faire mes devoirs.

Hermione ne leur a pas vraiment tout raconté, juste que ce que j'avais, cela s'appelait anorexie. J'avais peur qu'elle leur raconte que je venais d'un univers alterné, ils m'auraient pris pour un fou. Elle m'amenait mes devoirs tout les jours à six heures trente précise, juste avant d'aller dîner. Elle n'a jamais dit un mot sur mon malaise, elle ne m'en a plus parlé depuis ce fameux dimanche et son histoire de toast beurré.

Draco, lui, passait déjeuner et dîner avec moi tout les jours. Il m'amenait un plateau avec un fruit, ou un yaourt, et ne disait rien si je mangeais ou pas, me racontant ce qui se passait dans Poudlard, les rumeurs sur moi et les derniers ragots. Je ne l'écoutais pas beaucoup, mais je ne me sentais pas si seul que ça face à ma maladie. Il me faisait confiance pour faire un effort, et plus que tout je ne voulais pas le décevoir ou le blesser.

Quand je suis ressortit de l'infirmerie, je devais m'y rendre à chaque repas pour que Mrs Pomfrey vérifie que je me nourrissais. Elle soupirait devant le peu que j'arrivais à avaler, mais je pense qu'elle comprenait, puisqu'elle ne m'a jamais demandé de retourner dormir à l'infirmerie.

J'avais une séance tout les samedis avec un guérisseur spécialiste des adolescents, j'ai eu du mal mais j'ai finis par tout lui raconter aussi. Il n'a même pas haussé un sourcil quand je lui ai parlé de Voldemort et des Deatheaters, je ne sais pas s'il me croit, mais je ne pense pas que ce soit le principal. Il m'ont tout de même forcé à mettre un collier anti-vomissement, question de sécurité soit disant. C'était la seule chose qu'ils m'ont forcé à faire.

A la fin de l'année scolaire, j'ai eu mes Aspics (Newts), et Draco et moi sommes allé nous installer chez sa mère. Je me souvenais vaguement d'elle dans ce monde-ci et aussi du monde que j'avais quitté, mais elle avait l'air assez mal en point. Draco et Mrs Malfoy vivent dans leur manoir familial, dans ce monde il n'y a qu'une aile qui est habité, le reste tombe en ruine. Dobby leur elfe de maison fait de son mieux pour s'occuper de sa maîtresse, qui refuse de sortir de la maison de son époux, trop honteuse de le savoir en prison. Même en vivant avec elle, en dormant à quelques mètres d'elle, je ne l'ai vu que rarement et elle n'a pas semblé m'avoir remarqué. Elle communiquait vaguement avec Draco, qui m'a expliqué que lorsqu'il était enfant sa mère ne signait que pour lui, et que depuis qu'il était à Poudlard même son fils avait perdu de l'importance pour elle.

Draco et moi devions trouver un travail, et j'ai commencé une formation de guérisseur. Draco voudrait trouver un poste dans la restauration sorcière, son rêve est d'ouvrir un restaurant. Un comble vous ne trouvez pas pour quelqu'un qui sort avec un anorexique? Mais rare sont les offres d'emplois qui lui sont ouverts dans le monde de la magie. Pour le moment il travaille dans le monde moldu, ce qui n'est pas bien meilleur.

Moi, je vais un peu mieux. J'ai des jours où je peux avaler quelques petites choses, et d'autres où rien ne rentre. Je vois toujours mon guérisseur, cette fois à Sainte Mangouste, une fois par semaine. Je perds encore du poids, mais je me stabilise de plus en plus et c'est le mieux que je puisse faire pour l'instant. Le principal c'est que les jours où je ne peux rien avaler sont de plus en plus espacés.

Je vois mes parents tout les dimanches, et je vois bien qu'ils continuent à s'inquiéter. Evidemment, les repas de famille ce n'est pas mon fort. Sirius insiste toujours pour me servir des sodas ou des chips avant le repas, mais il laisse vite tomber quand on lui dit de se calmer. Il y a quelques semaines, Papa était ravie parce que j'avais avalé la même portion que Anny, et il a attribué cette réussite au délicieux ragout de Maman, je dois dire que j'étais fier de moi.

Les souvenirs d'avant deviennent lointain désormais, comme s'il s'agissait d'un rêve que je ne voulais pas oublier, même plusieurs années plus tard. Je pense au Harry que j'étais quand Tinty m'a sauvé, il me semble tellement triste et sans but.

Hermione s'est fiancé avec Ron Weasley. Je pense que la seule chose qui les retient de ne pas se marier dans l'année, c'est qu'elle veut que je sois son témoin. Elle fait des recherches sur les créatures magiques, notamment sur les fées. Etrange, n'est-ce pas?

Aujourd'hui, j'ai tout ce que je pouvais espérer. J'ai ma famille au complet et aussi en forme qu'au temps des maraudeurs, j'ai des amis que je vois souvent et qui sont encore vivant, et surtout je me réveille tout les matins auprès de Draco Malfoy, sorcier diplomé de Poudlard et serveur dans un restaurant de Noting Hill. Je ne suis pas encore guéris mais...

Je n'ai vraiment, mais alors vraiment, pas envie de mourir.

Pov. Draco.

Après avoir été diplomé de Poudlard, j'étais terrifié à l'idée de ramener Harry au Manoir avec moi. Il le fallait, pourtant, parce que je ne pouvais pas laisser ma mère seule et chercher un studio. De plus, je n'en avais pas les moyens, et je refuse que les parents de Harry nous paye tout. Mais j'avait tout de même peur de la réaction de ma mère en rencontrant mon petit ami. On aurait pu vivre chacun de notre coté, mais je pense que nous ne le désirions pas du tout. D'une part parce que je l'aime et qu'il m'aime, mais en plus je m'inquiète pour sa santé, et il s'inquiète en retour pour mon bien être.

Je n'osais pas avouer mon rêve à Harry, je ne l'avais jamais dit à personne avant lui, c'est tellement utopique. Mais il n'a fait que rire et me suit dans mon rêve ambitieux. Les nuits où je rentre complètement épuisé et humilié par le chef, il est là pour me rappeler que je ne fais pas ça inutilement. J'ai peur alors, parce que je réalise qu'il m'est sûrement plus vital que je ne le suis pour lui.

Bien sûr, il a sa maladie qui l'empèche de vivre correctement, il est souvent très fatigué, a des nausées que son collier anti-vomissements ne peut retenir. Il a des jours où sa maladie le rend agressif, colérique. J'imagine qu'une personne qui n'aurait pas autant besoin de son soutien aurait déjà craquer, mais je suis beaucoup trop dépendant de lui pour abandonner. Et plus le temps passe, plus il y a du progrès.

Les années durant lesquelles nous n'étions que deux amis se cachant leurs sentiments me semblent si loin désormais, comme une sorte de romans où les personnages sont des idiots finis et qu'on lit en attendant désespérément qu'ils finissent par réaliser qu'ils seraient heureux ensemble. Je me met à penser que c'est peut être à cause de cela que Harry est malade. Il m'a juré que non, mais j'ai tout de même peur.

Oui, je sais, j'ai peur de beaucoup de choses, mais je ne suis qu'un sorcier de 18 ans dont le père est en prison. J'ai le poids de sa réputation sur les épaules, et celui des attentes de ma mère, qui dans chacun de ses regards me dit que je ne dois surtout pas la décevoir. Je travaille comme un fou au milieu de personnes que je ne peux même pas considérer comme amis, et mon petit ami risque la mort à chaque rechutes. J'ai de quoi être terrifié. Je n'ai pas le droit à l'erreur.

Il y a tellement de choses qui s'améliorent dans notre vie, à Harry et à moi, en ce moment. J'adore dire cela: nous. Cela signifie que ni lui ni moi ne sommes seuls désormais. Je chéris cette idée plus que tout au monde, nous savons tout deux de toute manière qu'il ne pourrait en être autrement. Il vit pour moi et je vis pour lui, ça doit être ça, l'amour, non?

Fin

Note de Surimi: non non je rigole pas c'est bien la fin. Bon bien sûr, il y a encore des choses à dire sur cette histoire, et peut être qu'un jour je les raconterais, mais pour l'instant je dois m'atteler a finir mes autres histoires, sachant que j'en ai d'autres que je n'ai pas publié en cours aussi. Pour le moment, je me garde à publier les fics terminées ( les OS inclus) et a terminer celles en cours de publication.

Je vous demande encore pardon pour tout le temps que je met à écrire septs malheureux chapitres, et j'espère sincèrement que vous avez apprécié cette histoire.

Je tiens à remercier tout ceux qui ont lu "le baiser d'une fée", ceux qui ont reviewé ou non. Si vous souhaitez partager avec moi vos impressions, envoyez-moi une review, je les adore!