-4e ère, année 201-

Après presque deux siècle de solitude, j'ai reçus pas une, mais quatre convocations... je me rends donc à la première, celle d'Oncle Talos dans son plan, les Plaines Tranquilles. Un plan tout en colline et vallon recouvert d'herbe tendre où une brise fraiche souffle en permanence. Mon oncle n'y a pas de palais comme moi, mais une simple ferme. Comme tout les Immortels, il accueille certains fidèles méritant. Si leurs vies varient beaucoup d'un plan à l'autre, dans les Plaines, ils vivent simplement dans un attroupement de petites fermes (contrairement au Daedra, les Divins accueillent moins de gens, seulement ceux qui ce sont vraiment démarquer). Ils mènent une existence paisible, loin des problèmes et des guerres à travailler la terre dans un esprit de communauté et d'entraide. Je me rends donc près de ce village utopique, sur une colline le surplombant. Mais si je trouve cette vision belle, celle du paysage vierge balayer par le vent est plus apaisante (j'avais hésité entre les deux plans à l'époque, mais je suis contente de mon choix au final, je n'aurais pas rendu justice à celui-ci). Une présence dans mon dos interromps mes pensées, je n'ai même pas besoin de me retourner l'aura de mon Oncle et reconnaissable entre milles. Le grand blond aux yeux bleu qui d'ordinaire me sourit à pleine dents et arbore des vêtements simple servant de maitre à ces lieux se poste derrière moi... et avant même de le voir je sais qu'il est en armure, surement celle avec un dragon sur son plastron. C'est donc une convocation officielle...

- Vous vouliez me voir Oncle Talos, dis-je en me retournant?

- Une fois de plus j'ai besoin de ton aide, fait-il hésitant avant d'inspirer comme pour se donner du courage. Il y a un problème en Bordeciel. L'alliance d'elfe que tu as aidé dans le passé... le Domaine. Ils font du mal à mon peuple.

- Qu'attendez-vous de moi, demandais-je craignant le pire?

- Il y a un homme, il lutte pour libéré sa patrie. Tu es la seule qui puisse l'aider. Va en Bordeciel et sauve le de la légion... sauve Bordeciel par tous les moyens.

- Je devrais surement détruire votre empire, dis-je une fois la surprise passée.

- Je le sais. Un autre prendra sa place, répond mon oncle en plantant ses yeux triste dans les miens, pour le mieux je l'espère.

- Alors, je ferrais tout en mon pouvoir pour que ce soit le cas... Vaat nau fin laas [Jurer sur la vie].

Après la demande d'Oncle Talos, je craignais pour la suite. Je me suis rendue aux Terrains de chasse d'oncle Hircine. Un plan regroupant plusieurs biome, de la prairie à la jungle en passant par la taïga et peuplé de tous les animaux (et monstre) possible. Là-bas, les esprits des fidèles vivent comme bon leurs semble, seuls ou en petits groupes, chassant avec mon oncle... tous complètement sauvages. Le maitre des lieus vivant dans une maison s'enroulant autour d'un immense arbre dans la jungle, j'entame la montée de l'escalier tournant autour du tronc. Le Chasseur m'attend avec un bol de soupe au champignon et du pain (et une bière), je prends donc place en face de lui et commence à manger. Cela prend quelques minutes avant qu'un de nous ne parle. Ce qui me laisse le temps de l'observer, je ne l'ai pas revue depuis mon apprentissage notre famille préférant normalement ne pas se côtoyer. Il n'a pas changé, l'homme-cerf aux cheveux et aux yeux sombres avec un panache et une fourrure de cerf est exactement comme je me le rappelais...

- Tu connais une guilde qui ce fait appeler les Compagnons, demande le Prince?

- Les 500 d'Ysgramor? Ils existent encore?

- Plus ou moins... Certains d'entre eux portent mon pouvoir, donc je me sens responsable de leurs avenir tu vois... même si certains préférerait redevenir humain, ajouta-t-il plus pour lui que pour moi.

- Des loups-garous? Voila qui ne plairait pas au vieux guerrier... Sont-ils en danger?

- Oui, un groupe... la main d'argent projette de tous les tuer.

- Vous voulez que je les sauve? Et s'il me demande de les libéré du loup?

- S'ils n'en veulent pas, c'est qu'ils sont ingrats et ne méritent pas de venir ici... libère-les.

- Bien... je dois le faire moi-même ou je peux envoyer quelqu'un?

- Peu m'importe, tant que c'est fait... tu pose toujours autant de question?

- Seulement la première fois que l'on fait appel à moi. Vous m'avez manqué mon oncle... et votre cuisine également, je n'arrive jamais à réussir une soupe comme vous.

- Toi aussi, tu m'as manqué... Reviens chasser à l'occasion.

- À mon retour de Bordeciel alors...

Deux demandes pour la même région et deux qui ne mettent pas Nirn en danger. Mon prochain arrêt est Apocrypha. La ville-bibliothèque qui réuni tout le savoir du monde (surtout le savoir interdit), constamment plongée dans la nuit et dont les habitant ne vivent que pour apprendre et protégé les livres... tous sauf un Miraak. Je le connais bien, quand il est arrivé chez mon Oncle il était encore vivant et on m'avait demandé de le rencontrer pour m'assurer qu'il pouvait vivre. Je n'ai pas vu de raison de le tuer et nous avons passé du temps ensemble. Beaucoup. Nous sommes devenus amant, avant que nos opinons contraires nous force à rompre. Mais je ne suis pas là pour lui... Oncle Mora voulait me voir, je me téléporte donc au hasard dans son plan et il ne tarde pas à venir... sous sa forme préféfée : la masse de tentacule et d'œil de chèvre sans aucun sens...

- Tu te rappel de Magnus, demande-t-il dès qu'il me voit?

- Oui.

- Son œil est caché à Saarthal et les mages de l'Académie de Fortdhiver font justement des fouilles dans ces ruines.

- Je dois les empêcher de le trouver?

- Non. Empêche-les seulement de détruire le monde avec... le temps que l'Ordre des Psijiques récupère la chose. Si tu ne veux pas t'en charger envoie quelqu'un, j'enverrai bien Miraak, mais il n'est pas fiable pour ce genre de chose.

- Bien... Mon Oncle...

- Va. Nous parlerons une fois cela fait.

La froideur qui s'est installée entre nous m'attriste, mais je n'y peux rien. Toutes les connaissances d'Apocrypha et d'Académia (le plan d'Oncle Julianos, deux plan identiques, mais Académia est toute en lumière et en pureté tandis que l'autre est sombre et visqueux) sont dans ma mémoire et je lui en refuse l'accès.

La dernière convocation venait de ma mère. Le Crépuscule éternel est comme toujours, peuplé d'ombres et plonger dans un coucher de soleil permanant. Le teintant de couleurs chaudes. Mère m'attend sur sa terrasse, ses longs cheveux noirs doucement agité par le vent et les yeux perdus dans le paysage magnifique de son plan. Moi je ne m'y attarde pas, il me rappel trop de souvenir et réveille de vieilles blessures. Nous avons été heureux ici avant que grand-père ne gâche tout. Père m'apprenant tout ce qu'i savoir pour être un grand dragon... nos longues ballades à travers ce ciel rouge... et le rire de maman. Je n'ai pas entendue ce rire depuis qu'il n'est plus là, depuis la vie de ma mère n'est que solitude et tristesse... même quand je suis là. Peut-être même plus, ma présence lui rappelant ce qu'elle a perdu. Je passe autant de temps avec elle que je le peux, l'invitant chez-moi pour de longue périodes histoires qu'elle ne soit pas toujours ici. Mais nous nous éloignons tranquillement, malgré mes efforts. Appréhendant autant qu'espérant toutes les deux le retour d'Alduin. Les beaux yeux clairs du Prince des ombres imbibés de nostalgie et de tristesse se posent sur moi. Je déteste se regard mélangeant amour, pitié et douleur, elle connait la promesse que j'ai faite à papa. Je regrette de le lui avoir dit, depuis elle se consacre presque entièrement à ses voleurs, s'oubliant souvent. M'envoyant à quelque reprise leurs sauver la mise et je me doute que c'est le cas aujourd'hui, convocation officielle oblige.

- Où dois-je allé?

- À Faillaise, il y a un traitre parmi eux et il a pris ma clé, je ne peux donc plus les aider.

- Ce sera fait. Je... je vais y aller mère... je...

- Il y a quelque chose que je dois te montrer avant... il est temps.

Elle me conduit à un endroit où je n'avais jamais eu le droit d'aller, une grande serre en verre sombre qui malgré toutes mes tentatives m'est restée inconnue. Devant moi se dressent plus d'une dizaine d'arbre-tombe. J'en avais déjà vu chez Tante Kyne et Tante Dibella, ses arbres qui naissent des âmes (et des corps) des Immortels à leur mort. Des arbres souvent noueux et arborant des fleurs de la couleur de l'âme du défunt. Je n'en avais vu que très rarement, ceux des époux de mes tantes (Lorkhan pour Kyne et Shor pour Dibella), de mon cousin Morihaus (toujours chez Kyne) et d'autre... Mais je croyais qu'il n'y en existait qu'une quinzaine dans l'univers, en voir autant d'un coup... Je me tourne vers ma mère dans l'espoir de comprendre et je vois des larmes maculer ses joues pâles, sans réfléchir plus je la serre dans mes bras.

- Ton père ne voulais pas que tu sache... il ne voulait pas que tu souffre, mais tu en a le droit. Il y a plusieurs raisons à sa folie, l'une d'entre elles est ici... ce... Ce sont tes frères et sœurs... ils... n'ont pas vécus. Il disait toujours que tu étais son petit miracle... Quand tu es née, il a négligé ses responsabilités et les autres dragons on commencé à se faire la guerre... C'est se qui à mit la puce à l'oreille de ton grand-père... Quand nous avons été séparés, il s'est déchainer, refusait qu'un autre enfant lui soit enlevé... Sombrant dans la folie, mais il la combattait... pour toi. Pour que le jour où nous serions réunis, il soit toujours ton père...

- Il le sera. Peu importe s'il est fou, il est mon père... Autant que tu es ma mère, je vous dois tout... Je... Mère?

Comme si toutes ces révélations l'avaient vidée, elle s'est sentie faible. J'ai appelé une ombre pour qu'elle soit conduite à sa chambre et je suis restée dans la serre, faisant connaissance avec ces ainés que je n'avais jamais vus, me demandant ce que le monde serait si l'un d'eux vivrait à ma place. Avant de partir, j'ai fais un crochet pour voir si maman allait bien et je l'ai trouvé endormie. Ce qui m'a fait pensé à une question que grand-père se posait souvent : «Comment tout a pu dégénérer à ce point?» C'est le moment pour y répondre. Sortant une fiole de ma poche, je vide le contenu sur une plante en pot de la chambre et utilise mon pouvoir sur les souvenirs. Je fais une «copie» de se que j'ai vu dans la serre et de se que maman m'a raconté, ensuite je vais chercher dans ses souvenir les premières années qu'ils ont passé ensemble, leur rencontre et d'autre moment marquant joyeux laissant les drames en place. Akatosh n'a pas à savoir les choses trop en détails. Sans oublier un souvenir qui est resté gravé en moi, le jour où maman m'a expliquer pourquoi elle avait adopté le dovahzul et abandonné le daedrique : par amour. C'est pour cela que ma langue natale est dov. Avec assez de matériel pour répondre à cette question, je fais une copie des souvenir et place le tout dans la fiole et retourne chez moi. Là je donne la réponse à un serviteur et l'envoie voir Aka avec un mot : «Si tu veux vraiment savoir, bois ça. Mais tu pourrais le regretter. À toi de choisir.»

Puis je me prépare, ressortant ma vieille armure, remplaçant le orange pour du violet et ne prenant aucune arme cette fois. De toute façon ces missions sont simples et ne me demanderons pas de m'impliquer personnellement. C'est donc sous le nom de Brii Hevno [Beauté Brutale] que je me rends une fois de plus en Tamriel, à Helgen pour être précise.