L'histoire de Candy Candy et de tous ses personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Igarashi et le dessin animé à TOEI Animation.
L'histoire écrite ci-après est une fiction à but non lucratif.
Un grand merci pour Lenniee qui continue de m'aider à améliorer les chapitres. :D
Merci du fond du cœur pour vos commentaires et votre fidélité HaniR, ilovexsmas, Stormaw, ainsi que vos Favoris, Follows ou PMs. Je réponds ci-dessous à celle à laquelle je ne peux pas envoyer de PM.
Thank you very much, Nina, for your kind review ! I posted sooner this chapter to please you as you have asked. :D
Voici la 2ème partie des révélations. En fait, quand j'ai commencé à écrire l'histoire, je n'avais pas prévu le retour de Jane dans la vie d'Albert, mais j'ai décidé d'ajouter quelques chapitres et ainsi corser un peu les choses! J'espère que vous aimerez ;)
Alors voyons comment cela va se passer avec Jane?
XXX
Chapitre 6 : révélations
2ème partie
- Albert ! Toi ici !?
- Bonjour Jane, répondit simplement celui-ci.
Jane vint embrasser Albert sur la joue devant une Candy qui était médusée en voyant l'interaction entre les deux. Elle comprit qu'ils se connaissaient et même très bien pour que la jeune femme ose l'embrasser ainsi, et en public ! Dans la société puritaine de Chicago cela aurait même scandalisé les personnes présentes d'ailleurs, elle crut déceler une certaine gêne chez Albert. Elle le scruta d'un air interrogateur, et après un moment de flottement il dit :
- Candy, je te présente Jane que j'ai connue en Afrique. Jane je te présente Candy…
- Ta fille adoptive ?!
Elle avait mis les pieds dans le plat sans le savoir, créant l'étonnement parmi les personnes présentes et une tension pesante. Heureusement Lise, qui comprit très vite le malaise, fit diversion.
- Bonjour Jane, moi c'est Lise. Nous sommes ravis de vous connaître et d'avoir du renfort, car ce n'est pas le travail qui manque.
Puis elle continua de discuter avec elle et se proposa pour lui montrer sa chambre, sous le regard perplexe du Dr de Vigny qui n'eut pas le temps de dire un mot. Ceci laissa le temps à Albert d'entraîner Candy qui remercia mentalement son amie d'avoir eu cette présence d'esprit. Un peu plus loin, il lui dit doucement :
- Il faut que je te parle.
- Encore une révélation ? répondit-elle tout bas, mais avec une pointe d'inquiétude mêlée de sarcasme.
- Viens avec moi, nous avons encore un peu de temps avant la reprise de notre service.
Albert voulait absolument tout dire à Candy à propos de son ancienne relation avec Jane, et le plus tôt possible. Il ne voulait plus de cachotteries entre eux, même s'il savait que cela n'allait pas arranger ses affaires avec l'élue de son cœur, mais il préférait qu'elle apprenne tout de sa propre bouche. La jeune femme sentait bien qu'il avait quelque chose d'important à dire, car il avait l'air grave, affligé même. Ils s'assirent sur le même banc que le matin dans le parc.
- Candy, il faut que je te dise quelque chose à propos de Jane, commença-t-il.
- J'ai cru comprendre que vous vous connaissiez plutôt … bien, répondit-elle avec appréhension qui n'avait d'égale que celle d'Albert.
- Eh bien… elle et moi… avons eu une relation en Afrique. Il observait attentivement sa réaction, la respiration suspendue.
- Comme petits amis, c'est ça ? Candy sentait comme un étau qui serrait son cœur.
- Oui, c'est bien ça, mais cela s'est terminé avant mon départ d'Afrique.
Il avait senti et compris les émotions que montraient la voix et les yeux de Candy.
- Que s'est-il passé ? ne put-elle s'empêcher de demander.
- J'ai mis fin à notre relation parce que j'ai compris que mon amour pour elle n'était pas suffisamment fort pour lui proposer le mariage, alors que c'était ce que Jane attendait et méritait.
- Mais alors tu lui as brisé le cœur !
Candy ressentit de la compassion pour sa « rivale », c'était plus fort qu'elle. Albert le remarqua et il ne l'en aimait que davantage pour cela, tout en se sentant encore plus coupable vis-à-vis de Jane.
- Oui, en effet et je n'en suis pas fier, mais je devais être honnête avec elle.
- Tu es vraiment plein de surprises !
Elle était une fois de plus bouleversée par cette nouvelle révélation, mais en même temps, elle en était reconnaissante à Albert de lui avoir dit la vérité. Il insista pour qu'elle comprenne bien.
- Mais c'est vraiment de l'histoire ancienne. Je n'ai absolument plus aucun sentiment amoureux envers elle.
- De toute façon, cela ne me regarde pas !
Elle avait répondu assez sèchement, mais au fond d'elle-même tout criait le contraire de son indifférence affichée. Elle sentit même des larmes qui lui montaient aux yeux. C'était la première fois qu'elle avait connaissance du passé amoureux d'Albert et cela la mettait dans tous ses états en fait. Pourtant, elle devait bien reconnaître que c'était tout à fait normal : après tout il était un homme adulte, très séduisant, c'était donc immanquable. Elle-même qui était plus jeune avait déjà été amoureuse trois fois avant lui, elle avait même commencé à six ans. Elle se dit alors qu'il y avait encore une part de mystère qui enveloppait Albert, tout un pan de sa vie qu'elle ignorait et elle se demanda combien il avait eu de petites-amies. Elle repensa aussi à la remarque de Lise : « si tu le laisses filer entre les doigts, il y en a d'autres qui ne feront pas cette erreur… » Soudain elle sentit une brusque montée de jalousie, alors avant d'éclater en sanglots, elle se leva en disant d'une voix déformée par l'émotion :
- Je dois reprendre mon service !
- Candy. attends! Je...
Albert avait vu qu'elle était bouleversée et il mourait d'envie de la prendre dans ses bras pour la réconforter, la cajoler comme il l'avait toujours fait dans le passé chaque fois qu'elle traversait des moments difficiles, mais il savait qu'il serait rejeté, car cette fois-ci il était la cause de sa tristesse, ce qui le rendait encore plus malheureux. Il commençait à se demander pourquoi il était venu ici, si c'était pour lui compliquer la vie et la rendre encore plus malheureuse. Il espérait bien que tout cela finisse par s'arranger en lui avouant enfin ses propres sentiments. Il était donc sur le point de le faire à cet instant, mais il ne pouvait pas, car il y avait du monde qui venait de sortir dehors et qui les observait. Or, il n'avait pas besoin de témoins.
- Oui ? interrogea-t-elle attendant qu'il termine sa phrase.
- Non, ...rien.
C'était vraiment très frustrant et il dut la laisser s'éloigner en pestant intérieurement. Candy avait senti qu'il voulait lui dire autre chose, mais de toute façon, elle en avait déjà assez entendu pour aujourd'hui surtout qu'elle se sentait déjà au bord des larmes et elle n'avait qu'une hâte : rejoindre sa chambre pour reprendre contenance avant de prendre son service.
Albert se demandait aussi quel était l'état d'esprit de Jane et il espérait qu'elle avait pu faire le deuil de leur relation, car au moment de la rupture, ce fût très difficile. Il se souvenait encore de leur dialogue.
- Jane, j'ai quelque chose d'important à te dire.
- Tu as l'air bien grave mon chéri !
- Je sais que tu attends que je te demande en mariage, mais… bien que mes sentiments aient été sincères envers toi, ils ne sont pas suffisamment forts pour que je m'y résolve Jane et…
- Que veux-tu dire Albert ?
Elle avait l'air si angoissée.
- Tu mérites un homme qui t'aime davantage.
- Mais ton amour me suffit, Albert !
- Moi pas… pas pour pouvoir t'épouser et nous ne pouvons pas continuer ainsi.
- Non Albert, je t'en supplie ! Je sais que j'ai eu quelqu'un avant toi, mais tu es le dernier et le plus important !
- Non, tu te méprends, ce n'est pas à cause de cela.
- Alors pourquoi ? C'est à cause de ce courrier que tu as reçu d'Amérique, n'est-ce pas ? Tu n'es plus le même depuis que tu l'as lu. Tu es devenu plus sombre, plus songeur et même distant avec moi. De qui était-il ? De quoi parlait-il ? Tu ne me l'as jamais dit !
- Je suis vraiment désolé de te faire souffrir, Jane et je te demande pardon, mais cela ne serait pas honnête de ma part de continuer maintenant que j'ai compris la réalité !
- Quelle réalité? Tu en aimes une autre? C'était d'elle ce courrier, n'est-ce pas ?
- Jane, ne rends pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà. De toute façon je vais partir, ma décision est prise.
Il avait évité de répondre à sa question délibérément.
- Partir où ? En Amérique ?
- Non, pas du tout. Je rejoins La Croix Rouge en Europe.
- Tu veux aller dans cette guerre, mais pourquoi ? C'est de la pure folie, Albert, je t'en supplie, ne fais pas ça !
Jane ne comprenait pas, Albert gardait une partie de son mystère. Oui, cela avait vraiment été très pénible et il s'en était voulu d'avoir fait souffrir une femme de cette manière. Il s'était dit qu'il resterait célibataire, qu'il devait oublier ses sentiments pour Candy et qu'il allait expier ses fautes en allant soulager la souffrance, mais ailleurs qu'ici, car maintenant il ne pouvait plus rester près de Jane. Ainsi, elle pourrait faire plus vite le deuil de leur relation, alors il avait choisi de rejoindre le front européen.
XXX
Avant de reprendre le travail, Candy alla dans sa chambre pour déverser son trop plein d'émotions. Lise, qui après avoir montré sa chambre à Jane passait dans le couloir à ce moment-là, entendit ses sanglots. Elle entra et vint s'asseoir à côté de son amie qui avait le visage enfoui dans son oreiller.
- Candy, que se passe-t-il ? Pourquoi encore des larmes ?
- Oh, Lise !... Albert… vient de … me dire … que Jane… est son ex… petite-amie…! Et les sanglots redoublèrent.
- Ah, je vois. Et tu as peur que leurs sentiments renaissent ?
- Ouiii !
- Sais-tu qui a rompu ?
- C'est luiii !
- C'est plutôt une bonne nouvelle pour toi !
- Pourquoi ? Candy, intriguée, commença à se calmer pour écouter Lise.
- S'il a rompu, c'est qu'il devait avoir une bonne raison. Peut-être qu'il n'avait plus de sentiments pour elle.
- Il m'a dit que c'était parce que son amour pour elle n'était pas assez fort pour aller jusqu'à l'épouser, alors que c'était ce qu'elle attendait et ce qu'elle méritait.
- Ah, un homme honnête ! Je pense qu'il a eu raison, même si elle a dû avoir le cœur brisé.
- Je ne savais pas qu'Albert avait eu une petite-amie et cette idée me bouleverse ! Les larmes coulèrent à nouveau.
- Candy ! Parce que tu t'imagines qu'un homme de vingt-sept ans n'a jamais eu de petites-amies ? Ce n'est pas un moine ! Toi-même, tu as été amoureuse, et même plusieurs fois, non ?
- Oui, je le sais bien, mais c'est une chose de l'imaginer et c'en est une autre quand tu rencontres la réalité en face… et que l'une de ses petites-amies est là et qu'elle va le côtoyer tous les jours !
- Je continue de penser qu'il est amoureux de toi et de personne d'autre.
- Comment le sais-tu ?
- Quand Jane l'a embrassé, il avait l'air très gêné et sa première préoccupation a été de te regarder. Toi, pas elle. Tu ne l'as pas remarqué car ton regard était fixé sur elle, mais je t'assure qu'Albert t'a regardée avec beaucoup d'angoisse dans les yeux. Il craignait ta réaction, c'était visible et c'est parce qu'il t'aime. Voilà pourquoi il a tout de suite mis les choses au clair par rapport à Jane. Il ne s'est même pas retourné sur elle quand vous êtes partis tous les deux, alors qu'elle, elle ne le quittait pas des yeux.
- Tu penses qu'elle l'aime encore ?
- C'est fort possible.
- Pauvre Jane !
- Ah, ça c'est toi toute crachée ! Avoir de la compassion envers sa rivale ! Allez ma belle, lève-toi, sèche tes larmes et rafraîchis-toi le visage. Nous avons des blessés qui attendent leur rayon de soleil et nous devons leur montrer le meilleur de nous-mêmes !
- Oui, c'est vrai, tu as raison Lise. Tu es vraiment comme une grande sœur pour moi, merci pour tout.
- J'ai cru comprendre que tu devais t'occuper d'elle. Veux-tu que je propose au Dr de Vigny que je le fasse ? Je lui dirai que tu ne te sens pas suffisamment bien pour le faire en plus de ton service.
- Oh oui, merci Lise !
- Allez, debout pleurnicheuse !
Candy se mit à rire en se levant et se prépara pour retourner auprès de ses patients.
XXX
Une fois installée, Jane sauta sur la première occasion pour parler avec Albert. Elle s'était renseignée sur l'heure et le lieu de la fin de son service et le rejoignit.
- Albert, pouvons-nous parler ?
- De quoi exactement, Jane ?
Albert était hésitant, il voulait absolument retrouver Candy pour lui parler. D'autant plus qu'il ne voulait pas remuer les vieux souvenirs avec Jane, car ce ne serait bon ni pour l'un ni pour l'autre. Malgré tout, il savait que la discussion était inévitable.
- Allons prendre un thé. Proposa-t-elle.
- Bon, très bien.
Ils se rendirent au réfectoire et s'installèrent près de l'entrée. Deux autres personnes buvaient un café à l'opposé de la pièce.
- C'est tout de même une drôle de coïncidence de se retrouver là tous les deux, non ?
- En effet.
- Tu as travaillé ici depuis que tu as quitté l'Afrique ?
- Non, mais c'est une longue histoire.
- Je suis prête à l'entendre, Albert.
Jane parlait sur un ton enjôleur et lui avait posé la main sur son bras. Il était clair qu'elle avait gardé un vif intérêt envers lui et il le sentit, alors il libéra doucement, mais fermement, son bras en répondant :
- Je n'ai pas le temps Jane.
- Mais tu en as eu pour parler à Candy, tout à l'heure !
Elle était dépitée.
- Jane, que cherches-tu exactement ?
Il avait décidé de parler franchement, sans y aller par quatre chemins, pour mettre tout de suite les choses au point.
- Je pensais seulement que le destin nous avait réunis pour nous donner une deuxième chance.
A ce moment-là Candy entra et entendit cette toute dernière phrase. Elle se figea, tout comme Albert, en l'apercevant. Leurs yeux se croisèrent, Albert lut plusieurs émotions se succéder dans le regard de Candy : surprise, peine, colère et même, lui sembla-t-il, de la jalousie ? Candy perçut de la gêne dans celui du jeune homme. Elle se méprit sur l'origine de son malaise en croyant avoir interrompu une discussion plutôt intime entre les deux, alors pour ne pas déranger, elle décida finalement de faire demi-tour sans dire un mot.
- Mais qu'est-ce qu'il lui prend ? Demanda Jane qui avait observé la scène, perplexe.
- Jane, il n'y aura pas de deuxième chance. Je veux être très clair à ce sujet. Je suis désolé, mais je ne veux pas que tu aies de faux espoirs, cela ne ferait que te faire souffrir inutilement. Mais toi, comment es-tu arrivée ici?
Les choses ayant été éclaircies, Albert voulait changer de sujet de conversation. Jane lui raconta alors son histoire. Elle avait quitté l'Afrique quelques mois après Albert pour rejoindre La Croix Rouge en France. Elle avait appris que l'on manquait cruellement de personnel qualifié sur le front européen et elle s'était dit, pourquoi pas faire comme l'homme qu'elle aimait ? Et peut-être aussi un peu dans le secret espoir de croiser à nouveau son chemin un jour. Elle avait donc travaillé à l'hôpital américain situé à Neuilly-sur-Seine près de Paris, mais elle avait demandé à être transférée ailleurs suite à une querelle sérieuse avec l'un des membres responsables du personnel. Un peu de changement d'air lui ferait du bien, voilà comment elle était arrivée ici. Quand elle eut fini, Albert eut hâte de retrouver Candy pour la rassurer.
- Maintenant excuse-moi Jane, mais j'ai des choses à faire.
Albert se leva pour quitter la pièce, sous le regard triste de Jane qui sentait bien que la partie ne serait pas facile pour le reconquérir. En le revoyant, tous ses sentiments avaient refait surface et elle pensait sincèrement que c'était le destin qui avait remis Albert sur son chemin.
Albert, de son côté, pensait que les choses étaient en train de lui échapper. Candy avait sûrement entendu ce qu'avait dit Jane, et il Il ne voulait même pas imaginer ce que devaient être ses pensées. Il avait vu tellement d'émotions dans ses belles émeraudes, et certaines qu'il n'aurait jamais voulu lui faire ressentir, comme cette tristesse, puis cette colère et enfin la jalousie. Mais si Candy était jalouse, c'est donc qu'elle l'aimait ! Il se raccrocha fortement à cet espoir car c'était Candy qui régnait sur son cœur et sans aucun partage. Il la chercha pour lui parler et éclaircir les choses, mais il fût intercepté par le Dr de Vigny qui avait besoin de lui pour transporter un blessé et c'était urgent. Il était désolé aussi pour Jane, car il savait qu'il s'était montré assez dur avec elle, mais c'était un mal nécessaire pour éviter qu'elle ne pense qu'il pourrait y avoir un renouveau de leur histoire. Elle ne méritait pas de souffrir encore à cause de lui.
Candy était finalement sortie prendre l'air, malgré la légère pluie qui tombait en cette fin d'après-midi. Au moins le temps correspondait à son humeur du moment. Jane et Albert prenaient déjà un thé ensemble comme un couple d'amoureux, et cette phrase prononcée par la jeune femme «… le destin nous avait réunis pour nous donner une deuxième chance » lui trottait dans la tête. Lise avait raison, Jane est toujours amoureuse d'Albert et elle pensait « Mais moi aussi je l'aime ! Je sais que je n'en ai pas le droit, car il est mon tuteur, mais je ne peux pas m'empêcher de l'aimer. Le destin ne va pas encore me reprendre celui que j'aime. C'est trop cruel !»
XXX
Durant les jours qui suivirent, ce fut un véritable chassé-croisé entre Jane qui cherchait la compagnie d'Albert qui cherchait à l'éviter, mais qui recherchait la présence de Candy qui elle-même l'évitait. Là-dessus, Pierre de Vigny continuait sa cour auprès de Candy qui ne souhaitait pas ses ardeurs. Un véritable méli-mélo de sentiments, ce qui donna lieu à pas mal de situations délicates et mêmes éprouvantes pour nos quatre jeunes gens.
Le lendemain de l'arrivée de Jane, Pierre eut l'innocente maladresse, ignorant l'histoire du triangle Candy-Albert-Jane, de dire à Candy :
- Mlle Pierce a l'air de s'intéresser beaucoup à votre père adoptif, apparemment ils se connaissaient déjà ?
- Ils se sont connus en Afrique, répondit Candy le cœur gros.
- C'est donc lui qui vous a adoptée, mais il est si jeune ! continua-t-il.
- En effet, mais nous n'avons jamais vécu en tant que père et fille. Nous nous considérons comme des amis. Pour tout vous dire, je viens d'apprendre il y a seulement quelques jours que c'était lui qui m'avait adoptée, répondit-elle irritée.
- Il ne vous l'avait jamais dit ?! C'est étrange !
Il était vraiment étonné.
- Il ne voulait pas que je me sente redevable envers lui et il souhaitait préserver l'authenticité de notre amitié le plus longtemps possible.
Candy était un peu sur la défensive : elle n'aimait pas qu'on mette en doute les intentions d'Albert.
- Un bienfaiteur anonyme en quelque sorte, ironisa-t-il.
- Exactement. C'est quelqu'un de très bien vous savez, et je lui dois la vie, par deux fois. Il a même risqué sa propre vie en me protégeant des griffes d'un lion.
Candy parlait avec passion et Pierre s'en rendit compte. Il avait du mal à comprendre les sentiments exacts qui existaient entre ces deux-là. Cependant, il sentait qu'il y avait autre chose qu'une simple amitié ou qu'un lien parental. En effet, les yeux de son infirmière préférée brillaient beaucoup trop quand elle parlait de ce Monsieur Ardlay, et il sentit un pincement au cœur, car il aurait tant aimé être le destinataire de cette passion.
Albert de son côté souffrait beaucoup, car il ne voyait pas d'amélioration dans sa relation avec Candy. Il avait pourtant bien essayé de lui parler, mais cette semaine leur service avait été décalé : elle travaillait de nuit et lui de jour. Et le peu de temps en commun qu'il leur restait, elle l'évitait délibérément, soit elle était occupée, soit il y avait quelqu'un dans les parages. Et quand il lui demandait à lui parler seul à seul, cela n'était jamais possible. Il avait l'impression que tout se liguait contre lui et il ne supportait plus cette situation qui devenait intenable. Il pensait qu'il devait faire quelque chose pour changer cela, d'autant plus qu'il y avait Jane qui continuait d'espérer une renaissance de leur histoire. Elle ne manquait pas une occasion de lui rappeler les bons moments qu'ils avaient partagés en Afrique parfois c'était ouvertement devant Candy qui jouait les indifférentes, alors il se demandait où Candy en était de ses sentiments envers lui. Avait-elle finalement changé d'avis? Leur lien légal l'avait-elle finalement rebutée ? Si seulement elle pouvait se rendre compte qu'elle était la seule et l'unique à ses yeux et lui permettre de le lui dire.
Il devait donc agir, et très rapidement.
À suivre...
Chanson : One and Only - Adele
Alors à votre avis, que va faire Albert pour débloquer la situation ?
Candy va-t-elle enfin le laisser lui parler seul à seul pour qu'il puisse enfin lui avouer ses sentiments ?
