Chapitre 6 : Serait ce la folie ?

Rude et Reno avait trouvé une piste, et celle ci menait tout droit à une maison de Midgar. Ils la reconnaissaient pour y être déjà venu auparavant. Mais pourtant l'endroit était méconnaissable. La nature semblait s'arrêter ici, et un goût d'artificiel naissait. L'herbe était d'un gris cendre et les fleurs d'un bleu terne. Même le vent s'était tu, et les rayons du soleil ne parvenait presque pas jusque ici, les laissant dans une ombre constante. La chose la plus frappant fut le froid strident et qui s'intensifiait lorsqu'on s'approchait de la maison. Ils se regardèrent un instant, puis Reno décida d'avancer.

- Ce n'est pas un petit air frais qui va me faire peur.

- Peut être mais avoue que c'est plutôt étrange non ?

Ils étaient devant la porte mais aucun n'osait ouvrir. Rude finit par poser sa main sur la poignée. D'un seul coup celle ci s'abaissa et la porte s'ouvrit dans un grand fracas. Rude entraîné par la poignée atterrit sur le sol à l'intérieur. Reno fit de même poussé par une main invisible. La porte se referma aussi vite qu'elle fut ouverte. A présent ils étaient plongés dans le noir. Plus aucune lumière ne pénétrait ici.

- Rude tu es où ?

- Sous toi !

- Ah … désolé mon vieux.

Reno s'écarta et essaya d'adapter ses yeux à l'obscurité.

- Y a vraiment quelque chose qui cloche ici.

Un rire strident retentit.

- Qui est là ?

- Vous cherchez votre patron n'est ce pas ? Si je vous dit qu'il est ici près de vous.

- Rude tu n'as pas un briquet ?

- Je vais chercher.

- Hieurk !

- Qu'est ce qui se passe ?

Reno secoua sa main dégoûté.

- Je ne sais pas, il y a quelque chose de gluant sur le sol.

- Ho ! Je l'ai enfin trouvé !

Rude alluma sa briquet après plusieurs essais et le tendit autour de lui.

- HAAA !

Il découvrit alors un visage écorchée à vif devant lui. Celui ci gardait un rictus horrible. Reno s'aperçu que ce qu'il avait sur ses mains n'était autre que du sang. Il s'essuya frénétiquement sur sa veste noir. La lumière se fit et ils purent tous les deux voir le corps. Tout du moins ce qu'il en restait.

- Le spectacle est plaisant n'est ce pas ?

Ils se tournèrent vers la voix, découvrant une femme dont la robe verte était gorgée de sang jusqu'aux genoux.

- Qui est ce ?

- Vous ne reconnaissez même pas votre propre patron ?

- Quoi !

Rude tenta de supporter la vision de ce visage horrible, il est certain que ce cadavre avait un air de ressemblance avec Rufus. Mais ce fut sa blouse en tant que patient de l'hôpital qui mit fin à ses doutes.

- Pourquoi ?

Il se tournèrent vers la femme qui les narguait. Ils ne voyaient pas son visage qui était caché dans l'obscurité. Ce qui les intriguait.

- Ce qui lui est arrivé ne vous regarde aucunement, c'était une histoire entre lui et moi.

- Vous allez payer !

- Non, Reno !

Reno se lança sur la femme prêt à la tuer si nécessaire. Mais alors qu'il fut proche d'elle, ses jambes se dérobèrent et il se retrouva à genoux à ses pieds. La femme posa ses mains sur les épaules de Reno et se pencha de manière à le regarder les yeux dans les yeux. La lumière se fit sur son visage et Reno sursauta à la vu des deux yeux rouges le fixant et des cheveux verts lui tombant sur le visage.

- Tu ne peux rien contre moi. Mais je n'ai rien à te reprocher pour l'instant. Cependant je n'ai pas encore pris la décision de vous relâcher ou non.

- Mais qui êtes vous ?

- Vous n'êtes pas en mesure de poser des questions. Voyez vous, il n'y a que deux possibilité. Soit vous finissez comme votre patron, soit vous consentez à ne rien dire à mon sujet, bien entendu je vous retrouverais si jamais vous me trahissiez.

- On ne dira rien ! Pas vraie Rude ? Nous serons muet comme … heuuu …

- Des chocobos ?

- Je ne sais pas si les chocobos sont réellement muets comme animaux Rude … je les trouve plutôt bruyant.

- Ca suffit ! Ce n'est pas en faisant les pitres que vous me déciderez.

Elle approcha son visage de celui de Reno de manière à ce que leur peau se touchait presque et que ses cheveux lui caressaient le visage.

- Cela serait dommage d'abîmer ce si jolie visage.

Elle effleura de ses doigts sa joue.

- Peut être pourrais je faire quelque chose de toi.

D'un seul coupe le décor de la pièce se matérialisa comme par enchantement. Rude fut étonné de ne plus voir ni de sang ni le corps de Rufus. Il se leva brusquement cherchant autour de lui. Il ne vit qu'une paisible maison sentant le frais. Une fillette les regardait.

- Sayi, dit bonjour à nos invités.

Sayi se contenta de hocher la tête puis elle partit à l'étage.

- Je suis désolée elle est plutôt timide.

Elle alla s'asseoir puis fit signe à Reno et Rude de prendre place.

- Qu'est ce que c'est que cette mascarade !

Reno s'était relevé et la colère se lisait sur son visage et dans ses yeux.

- Pas maintenant. Installez vous et buvez un thé.

Elle tourna sa tête vers la cuisine.

- Rufus, prépare du thé s'il te plait.

Ils lui lancèrent alors tous deux un regard interrogateur.

Tifa rangeait le bar en regardant calmement la télévision. Elle dormait de plus en plus mal et cela ce voyait sur son visage. Beaucoup de questions la tourmentaient, peut être un peu trop. Après tout elle ne devrait s'occuper que d'elle même et ne pas se ronger les sangs pour d'autres, en particulier pour Cloud. Elle le voyait de moins en moins, toujours parti ailleurs et ne dévoilant jamais sa destination. Mais elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter de toute manière, c'était dans sa nature. Quelque peu distraite par ses pensées elle revint sur la télévision. Ce qu'elle vit lui fit lâcher une assiette qui se rompit sur le sol. Elle regretta d'autant plus que Cloud n'était toujours pas ici. Elle prit une veste et fonça vers le centre ville. En chemin elle faillit se faire renverser par un fourgon de police. Les sirènes retentissaient au loin et la foule s'amassait derrière les barrières, certaines femmes ou enfants couraient dans la direction opposée en hurlant « Un monstre ! Un monstre ! ». Tifa se fit un passage de force au travers de la foule qui elle n'avait pas peur et ne bougeait pas d'un poil. Elle prit son téléphone et composa le numéros de Cloud.

- Décroche … Décroche ….

- Allo ?

- Cloub vient immédiatement au centre ville, il y a un grave problème.

- Quel genre…

- Pas le temps, viens !

Elle raccrocha ensuite. Jouant du coude elle arriva au barrière imposé par la police de Migdar.

- Arrêtez vous madame n'avancez pas plus loin.

- Laissez moi passer, mon nom est Tifa Lockheart.

- Je suis désolée madame mais …

- Laissez la passer.

Une jeune femme blonde avec un certain déhanché s'approcha de Tifa poussant les barrières pour la faire passer.

- Vous ici ?

- Disons que je me suis reconvertis. Après tout la Shinra n'est plus.

- Alors votre présence ici n'est pas du à …

- Au fait que ce monstre n'en est normalement pas un. Non, je suis là car on avait besoin de moi pour contenir la foule.

- Je n'aurais jamais cru qu'un turk se rabaisserait à ce travail.

- J'ai eu de la chance de survivre la dernière fois que j'ai travaillé pour le patron. Cela m'a fait réfléchir.

- Qu'est ce que vous comptez faire pour le capturer ?

- Toute la question est là, je ne suis pas en charge de cela mais … ils n'ont pas prévu de le capturer.

- Quoi !

- C'est à vous de changer les choses pour ma part je vous ai fait passé la barrière.

Elena partit contenir un petit groupe qui essayait de passer pour mieux voir la scène. Tifa s'approcha de la scène et du éviter un agent de la sécurité qui venait d'être propulsé vers elle.

- N'approchez pas mademoiselle !

L'un des agents la mettait en garde, mais peut lui importait. Un grondement inhumain se fit entendre et une benne à ordure vola au dessus du public. Une patte crochu s'enfonça dans le sol le faisant trembler. Tifa ne l'avait pas vu ressortir depuis longtemps. La créature déploya ses ailes et hurla . Tifa constata plusieurs corps mutilés près d'elle. A présent plus aucun agent n'osait s'approcher. Tifa sortit ses gants de combat et les enfila. Elle s'approcha calmement de la créature.

- Je ne te veux aucun mal Chaos, mais si tu m'y oblige je ne pourrais décliner l'invitation.

Elle n'eu pas à attendre longtemps, Chaos se jeta sur elle la projetant au sol. Un combat effréné s'en suivit. Tifa tentait tant bien que mal d'éviter les griffes acérées de son adversaire, elle avait un seul avantage sur lui, la rapidité, elle était plus petite et plus mince donc plus fluide et pouvait éviter la plupart de ses coups Malheureusement Il y en a d'autre qu'elle ne pouvait pas, elle se retrouva projeté contre un mur et descendit lentement le long de celui ci. Elle laissa échapper un cri de douleur et se remise difficilement debout. Elle couru vers lui, lui assenant des coups de poings au visage et dans ce qui lui servait de ventre. Elle du esquiver l'une des ailes qui lui passa près de la tête. Un roulé boulé sur le sol et la voilà écartée du danger pour un court instant. Un trop court instant car Chaos la rattrapa et la plaqua sur le sol de sa patte griffue. Du sang se mit à couler de son nez. Elle tenta désespérément de se dégager mais ce fut sans espoir.

- Vincent ! Ecoutes moi ! Tu peux te contrôler tu le peux j'en suis sur ! Je ne sais pas ce qui t'a mis dans cet état mais c'est fini à présent revient à toi Vincent !

Pour simple réponse elle reçu un coup dans la mâchoire. Elle avait à présent ce goût cuivré dans la bouche qu'elle n'avait pas sentit depuis un certain temps. Un bruit de métal se fit entendre et elle se retrouva libérée. Elle rampa à l'écart de Chaos pour reprendre sa respiration. Elle remarqua Cloud, épée en main, le menaçant.

- Eloigne toi Tifa, je vais tenter de le calmer.

Elle s'exécuta. Cloud commença quant à lui son combat. Il n'était peut être pas aussi rapide que Tifa mais lui avait une épée pour contrer les coups. A chaque coup, la peau durcie de Chaos s'entaillait sous le choc. Bientôt son corps ne fut qu'une plaie ouverte. Il faiblissait en même temps que son sang s'échappait de lui. Cloud lança son omnislash qui eu pour but d'affaiblir Chaos à son maximum. Alors qu'il tombait à terre il reprenait petit à petit sa forme originel. Cloud alla vers Tifa et l'aida à se relever.

- Désolé de mon retard. Tu vas bien ?

- Je devrais m'en remettre … Et lui ?

- Je ne sais pas. As tu un indice de ce qui l'aurait mis dans cet état ?

- Aucun. Je ne sais pas ce qui lui a prit d'attaquer ces pauvres gens … J'aimerais comprendre.

- Moi de même.

Ils s'approchèrent tout deux du corps de Vincent, il était en vie mais dans un sale état. Il lui faudrait tout de même plusieurs jours pour récupérer.

Près de la scène une jeune fille au cheveux blanc assez frustrée du résultat s'en alla à travers la foule, rejoindre sa mère.


Voilà le nouveau chapitre terminé. Je remercie tout ceux qui ont le courage de lire ce que j'écris et qui ont aussi le courage de comprendre ce que j'écris. Car en même temps je me comprend moi même puisque je connais toute l'histoire mais vu que je n'ai aucune opinion extérieur je ne peux même pas savoir si vous comprenez quelque chose mdrrr