Et voilà un nouveau chapitre où Bella nous pètes un câble et où Edward nous parait bien gentil. J'espère qu'il vous plaira, comme les précédents. Bonne lecture ^^.


Chapitre VII:

Les jours suivant, Edward les passa à mes côtés. Je ne comprenais pas quel genre d'emploi du temps il avait, mais en même temps, je m'en fichais. Nous ne nous adressions pas la parole. En tout cas, je ne lui parlais, malgré ses tentatives de me faire prononcer un son. Je n'avais rien à lui dire. Je le haïssais. Et je le faisais bien ressentir. Ca avait l'air de le blesser. Tant mieux. Qu'il se rend compte de ce qu'il avait provoqué. S'il devait en vouloir à quelqu'un, qu'il s'en prend à lui-même. Et qu'il se tue, au passage, ça m'arrangerait.

Je reprenais doucement de forces. En tout cas, assez pour m'opposer à lui. Faut croire que la captivité ne me réussissait pas. Je devenais audacieuse. Qui aurait cru que j'oserais tenir tête contre mon ravisseur. Pas moi. Mais là, je me sentais capable de tout. Je n'avais rien à perdre de toute façon. Il était hors de question que je me soumette.

Il devait être midi. Edward revint avec un nouveau plateau fumant. De la soupe surement. Attend tu vas voir.

Il me redressa puis approcha une cuillère de ma bouche. Je ne l'ouvrais pas. Je le vis froncer des sourcils.

-Isabella, ouvre la bouche. Il faut que tu manges.

Dans tes rêves. Si je n'ai pas envie de manger, ce serra certainement pas toi qui va m'y forcer. Comme réponse, je tournais la tête. Je pouvais le sentir s'énerver. M'en fiche. Qu'il me tue, comme ça, je serrais tranquille. Bon, ce n'était pas vraiment le raisonnement que je devais avoir mais bon, j'étais dans une situation que ne prêtait pas au bon sens.

- Isabella, regarde-moi.

T'as pas compris que plus tu me donnais d'ordre, moins je serrais docile ? Attends, tu vas voir, je vais te le montrer. Je me retournais et du revers de la main, j'envoyais au sol le plateau. Toute la soupe se rependit sur le sol. Puis je me détournais, montrant mon dos au démon. La suite se déroula très vite.

En une seconde, j'étais plaqué contre le lis, allongé, Edward me dominant. Ses yeux, devenu rouge, brillaient de colère. Bizarrement, contrairement à la dernière fois que je les avais vus, je n'étais pas terrifié. Nous restâmes ainsi sans rien dire pendant plusieurs secondes. C'est moi qui rompis le silence.

-Je croyais que tu devais me punir si je ne t'obéissais pas. Vas-y. Et tue-moi, pendant que tu y es, je serrais enfin débarrassé de toi.

Waouh, Bella devient courageuse. Euh, nan, pas courageuse. Bella devient folle.

-Je ne te punirais pas pour l'instant. Tu es trop faible et je ne veux pas te tuer.

-Mais vas-y, ne te gène pas, je ne demande que ça.

Plus je parlais, plus sa colère disparaissait pour laisser une expression horrifié.

- Pourquoi tiens-tu tant à me quitter ? Pourquoi me déteste tu tant ?

Attendez, je rêve ou il ne vient pas de me demander pourquoi je le haïssais. Il est débile ma parole. Ca paraissait normal nan ? Je commençais rire.

-A ton avis. C'est vrai, je suis dans l'erreur. Je devrais t'adorer, te vénérer. Je ne devrais pas savoir comment te remercier de m'avoir enlevé, de me séquestré, de me menacé de me punir si je ne fais pas ce que tu dis. Je dois devenir folle. N'importe qui t'aurait remercié dix milles fois pour s'être fait priver de sa liberté. N'importe qui serait entrain de t'obéir docilement. Tu n'as vraiment pas de chance, tu es tombé sur la seule personne qui devrait agir normalement. Alors tu comprends maintenant pourquoi je te hais ?

Sa mine était totalement déconfite. Un brusque sentiment de culpabilité me serra le cœur. Je le chassais très vite. C'était lui que devait se sentir coupable, pas moi.

-Je n'avais pas le choix

-On a toujours le choix, mon cher. Enfin, la plupart du temps. Car ce n'est pas mon cas, à cause de toi.

Son regard chercha à échapper au mien. Plus je parlais et plus il était mal. J'étais contente de moi. Alors pourquoi je m'en voulais en même temps.

-Qu'est ce que je dois faire pour que tu commence à m'aimer ?

-Tu pourrais me relâcher, ce serra un bon début. Quoi que, je ne t'aimerais pas même si tu me laissais partir. Tu vois je suis du genre rancunière. En même temps, qui ne le serrait pas dans ma situation.

Le silence se réinstalla. Ce fut de nouveau moi qui le brisa.

-Enfaite, tu as deux choix. Soit tu me libère, soit je me laisse mourir. Et tu auras beau me punir ou me torturer pour que j'arrête de me laisser dépérir, je continuerais. Tu dis que je suis ton âme-sœur. Même si pour moi ça ne veut rien dire, j'en déduis que tu m'aime bien, sinon tu ne te donnerais pas tant de mal pour me garder en vie. Si tu m'aimes vraiment, tu dois me laisser partir.

-Je ne peux pas.

-Si tu peux. Il suffit d'ouvrir cette porte et de la laisser ouverte pour que je puisse sortir de cette maison.

-Non, tu ne comprends pas, j'ai besoin de toi. Si tu pars, c'est moi qui dépérirais.

Imaginer cela me pinça le cœur. J'avais l'impression qu'il était sur le point de me supplier de rester. Il me fit l'effet d'un grand enfant qui avait grand besoin d'une attention particulière. Ah non, Bella, ne t'attendrit pas.

-Tu vois, ça, je m'en contre fiche. Tu ne croyais quand même pas quand me retenant contre mon gré ici, j'allais finir par t'aimer. Je veux ma liberté. Sinon, tu n'auras bientôt plus qu'un cadavre.

-En clair, tu me condamne à mort.

Je fus choqué par son affirmation. Que voulait-il dire ?

-Si tu meurs, je ne pourrais pas survivre longtemps. Si tu pars, je vais déprimer jusqu'à ce que, soit tu reviens, soit je meurs.

-Mais pourquoi ferais tu ça ? Je ne suis qu'une étrangère qui a aperçu quelque chose qu'elle n'aurait pas dût voir.

-Si seulement tu avais oublié, comme les autres. J'aurais pu te faire la cour, comme j'avais prévue de le faire quand j'aurais rencontré mon âme-sœur. Il a fallu que je te trouve au moment où j'effaçais quelqu'un, et en plus que tu te souviennes de tout. Ca a tout gâché.

Furieux à cette idée, il se redressa et sortit de la pièce, fermant la porte derrière lui. Moi, je me sentais bien. Ca fait du bien de dire tout ce qu'on a sur le cœur. Ouais, mais alors, pourquoi je me sentais coupable de toute la peine que j'avais provoqué en lui ?