J'ai enfin récupéré un ordinateur « à peu près coopératif » et je commence donc à recopier tous les chapitres qui sont sur papier. Ça ne devrait pas être trop long, je pense en mettre un par jour jusqu'à être à peu près à jour (j'ai perdu le compte de mes semaines de retard donc ce sera vraiment approximatif) Bonne lecture et à bientôt.

Se remettre en question. Je crois bien que c'est la chose la plus difficile que l'on puisse faire. L'homme est bien trop orgueilleux pour cela : l'ego sur-dimensionné de chacun est un obstacle pratiquement insurmontable à cette pratique. Il nous empêche, qui que l'on soit, quelle que soit la bonté de notre âme ou notre volonté de faire bien les choses, de revenir sur ce que nous sommes et ce que nous pensons être vrai. Alors se dire que l'on a tord sur telle ou telle chose peut arriver, pour certains, à être une véritable souffrance. Malheureusement pour moi, j'ai du passer par là plusieurs fois. Cependant je ne suis pas meilleure ou plus forte que quelqu'un d'autre alors cela m'a pris un temps fou à chaque fois.

Je ne me souviens pas de mes premières remises en questions. La seule sensation qu'il m'en reste c'est que cela a été -d'une moindre manière- « douloureux » pour la personne que j'étais alors. Seulement ce n'étaient que des choses insignifiantes que j'étais seulement trop fière pour avouer : en soit rien de vraiment primordial. Dans le peu de souvenirs qu'il me reste, j'ai toujours été une enfant orgueilleuse, une vraie petite princesse, même si il me semble que mes parents ne m'ont pas élevée de cette manière. C'est juste l'un de mes traits de caractère qui, bien qu'amoindri par le temps, est toujours présent.

La première fois dont je me souviens, c'est à la mort de mes parents et ça a été sans aucun doute la plus douloureuse. Je n'étais alors toujours qu'une fillette en deuil qui n'avait pas vraiment accepté et compris qu'elle ne verrait plus jamais ses géniteurs, malheureuse et désespérément seule. Un sentiment d'abandon s'était emparé de moi. Je me suis rendue compte que ceux que j'aimais étaient mortels, que je l'étais aussi et que la vie était trop courte, injuste mais surtout traîtresse et qu'au final ce n'était que le hasard et la lâcheté des hommes qui la contrôlait. Mais surtout je me suis rendue compte que personne n'était là pour moi et seulement pour moi, pas par hypocrisie ou par attrait pour l'argent. J'ai alors pensé que mes parents m'avaient lâchement abandonnée, laissée seule au milieu de ce monde de requins avides de sang frais. Et par-dessus cela, comme ci ma détresse ne suffisait pas, je sentais, en plus du vide laissé par mes parents à l'intérieur de moi, un autre vide laissé par quelqu'un dont je ne me souviens plus. J'ai ensuite maudit tous les dieux en qui j'aurais pu croire ou en qui je croyais qui ne savent pas différencier les bonnes personnes des mauvaises, qui n'aident pas ceux qui ont besoin d'eux. J'ai maudit mes parents qui m'avaient menti en me disant qu'ils seraient toujours là pour moi, qui ne me répondaient pas. Enfin, j'ai maudit cette entité qui me hantait et me hante toujours et jamais ne prend forme, je la sens dans mes cauchemars, je l'entends me parler mais jamais je ne me souviens de ses paroles, jamais je ne l'approche d'assez près pour découvrir qui elle est et cela me ronge jour après jours, nuits après nuit lors de mes cauchemars et de ma vie.

La seconde dont je me souviens, c'est lorsque j'ai repris conscience après la perte de tous mes souvenirs excepté les préceptes de mon père, la voix de ma mère lorsqu'elle chantait, ses chansons ainsi que l'amour infaillible qui les liait et que j'envie aujourd'hui puis finalement leur mort et ce dont je me suis aperçue ensuite. J'avais alors un peu plus de quatorze ans ou un peu moins, en vérité ils ont mis tellement de temps à trouver « qui » j'étais et ce maudit âge que je ne sais pas très bien. Au final, l'âge ne compte plus tellement pour moi. Bref, je ne me rappelle plus exactement des circonstances mais je sais que cela m'a fait un mal de chien, pour être polie, quand je me suis rendue compte que presque toute ma vie avait été effacée. Personne n'a jamais voulu me dire ce qu'il s'était passé et j'ai compris lorsque j'ai volé mon dossier que personne n'en savait rien et qu'à part un sacré paquet d'argent et un nom étrange je n'avais rien. Mes deux parents avaient un nom mais venaient de nulle part. Il n'existaient pas et très vite j'ai été appelée par certaines personnes de l'orphelinat la « petite qui vient de nulle part », mon nom, pour eux, n'avait pas de signification et c'était douloureux de ne pas savoir d'où l'on vient alors même que l'on a le nom de nos parents, c'est frustrant. Malgré tout je sais que mon nom est là pour une raison précise, c'est une des seules choses de ma famille qu'il me reste alors j'y tiens comme à un trésor même si le reconnaître a été pour moi très difficile. C'est pour cela que lorsque Dumbledore a voulu m'enlever la particule j'ai cru que j'allais commettre un meurtre. Ça n'a pas pour moi la signification de la noblesse mais surtout de l'appartenance très forte à une famille qui a, un jour, pu m'aimer et qui, peut-être quelque part, peut encore m'aimer. Simple ? Peut-être. Naïf ? Certainement mais ça fait du bien. Je prend soin comme d'un bébé de tout ce qui peut me rapprocher de la vie heureuse dont je ne me souviens plus.

Enfin, après de nombreuses autres remises en cause qui ont été plus ou moins importantes dans l'affirmation de ce que je suis aujourd'hui, j'en suis maintenant à la dernière en date et de loin la moins douloureuse même si m'a fierté presque légendaire- bien que je ne sache pas avec précision si elle égale celle du Sieur Draco Malfoy- en a grandement pâti. Après avoir été arrachée brusquement, sans aucun tact à mon environnement de stabilité qui, enfin, était synonyme de sécurité malgré ma maladie, j'ai détesté la magie car tout ce qu'elle représentait à mes yeux était les rustres qui ne m'ont pas laissé le choix et n'ont eu aucune sensibilité. Un peu comme si j'avais été jetée sans ménagement dans un sac puis envoyée par la poste dans le Hogwart's Express. Cependant, bien que je ne me sente pas tout à fait à l'aise dans ce monde qui n'est pas totalement mien et que je haïsse toujours Dumbledore ainsi que quelques autres pour leur manque de savoir vivre, leurs méthodes et leur manière d'essayer de régir ma vie -sans succès bien sûr, pour l'instant je suis calme mais personne n'a jamais réussi à me contrôler et ça ne va pas commencer maintenant : si ils continuent ainsi ils vont en faire les frais et moi je vais bien m'amuser, ils ne savent pas à qui ils ont affaire-, je dois reconnaître que c'est -dans une très moindre mesure- grâce à eux que je vais mieux. En effet, j'ai pu rencontrer le professeur Snape et Andrew du fait de mon envoi sans sommation dans ce monde et ces deux personnes m'ont montré un endroit à part de tout dans lequel je me sens enfin à ma place, au moins autant que devant mes livres de mathématiques. Je ne me sens toujours pas entièrement libre mais cela peut venir et au moins, je suis pratiquement guérie et je peux redevenir une partie de ce que je suis réellement sans arrière pensée.

Je vis ici comme dans un rêve. Mais je sais que la réalité, en dehors des murs de ce château, est bien plus sombre pour tout le monde. Il y a la guerre contre Voldemort, entre les hommes dans des tas de pays, celle de tous les jours pour vivre sans rien pour certain, celle pour survivre dans le monde du travail et obéir aux ordres farfelus des supérieurs. Pour moi ce sont les cauchemars, mon passé tant désiré que je poursuis et qui disparaît devant moi pour réapparaître derrière, mais sans jamais m'atteindre. Seuls les relents fétides de la pourriture sous-jacente qui le composent viennent jusqu'à moi sans même me donner de réponses. J'essaie donc de me concentrer sur mon présent et mon futur mais ils sont entachés de souvenirs qui n'en sont pas vraiment, de bonheurs trop éphémères et d'une réalité morne, triste et redondante bien trop présente. Au final, la vie est tellement ennuyeuse et douloureuse pour tout le monde quand on y regarde de plus près que s'en est affligeant, déprimant même. Je me demande si elle n'est pas, en fait, une sorte de jeu de rôle morbide où le but est de faire souffrir le plus possible et de manières très différentes tous les personnages. Je n'aurais pas la « prétention » de dire que j'ai plus souffert que n'importe qui. C'est totalement faux et j'en suis consciente mais je trouve bien hypocrites touts ceux qui, sans jamais avoir ressenti de véritable douleur, viennent dire que ce que l'on ressent n'est rien, qu'il y a bien pire. Bien sûr que l'on peut toujours trouver pire et que passer son temps à se plaindre et jouer les martyrs est clairement ridicule. Mais il peut être une bonne chose de se « vider » de temps en temps plutôt que de se laisser être malade de tout ce que nous ressentons à l'intérieur. Seulement, trop peu de gens connaissent la différence entre le martyr et la personne qui se libère alors pour se conserver, une « double personnalité » volontaire et maîtrisée comme celle que j'ai peut être nécessaire jusqu'à avoir trouvé la personne à qui on va pouvoir se confier.

« sois forte mais parais vulnérable, sois douce mais parais dure » : voici la dixième des règles que m'a enseigné mon père et celle que j'applique sans doute le mieux. Je les connais toutes, dans l'ordre mais certaines sont plus compliquées que d'autres comme « n'oublies pas d'aimer ». Je n'arrive pas à m'attacher, je pars avant. Bref, la dixième règle est assez facile à appliquer et elle me permet de tenir les autres éloignés de moi, ils me trouvent étrange, je fais peur. Au fond, je suis quelqu'un de sauvage, timide, observateur mais je ne le montre pas en général. Je semble être Opale la combattante, celle qui agit dans l'ombre -quoique les coups en douce ce soit inné je crois bien-. J'ai laissé au placard ma bonne humeur constante pour devenir austère. Mais depuis que je les connais, Matt, Mina et Andy me font de nouveau rire sincèrement, redevenir heureuse. En somme ils me font presque être une adolescente comme les autres, avec eux j'ai du mal à me méfier, à être comme avant et je prends cela comme un signe. Mina avec sa bonne humeur contagieuse ainsi que sa trop grande bonté qui n'est contenue que par Matt qui veille au grain ne peut pas être méchante. Elle donnerait tout à tout le monde, ça en est effrayant mais elle le sait et essaye avec force difficultés de se contenir et de garder cette gentillesse pour son cercle d'amis, premier pas important pour elle. Matt qui, même si il est aveugle sur bien des choses comme les sentiment de Mina pour lui, ou bien qui ne veut pas les voir, est malgré cela très rapide pour discerner ceux qui peuvent être amis, ennemis ou même ceux qui peuvent n'être que de simples connaissances. Il peut aussi bien être joyeux et enfantin à un instant avec une personne et celui d'après être cassant et froid avec une autre. C'est un farouche protecteur de l'intérêt de ses proches et un ami fidèle. Enfin, Andrew, celui que j'arrive le moins bien à cerner. Taciturne, protecteur, bien sur sa personne et en même temps très relâché et détendu. Il n'est jamais sur ses gardes mais il est le plus rapide pour réagir en cas de conflit ou de danger. Toujours calme, il voit clair en tout le monde et ça fait peur. Au final, je le vois un peu comme une sorte d'extra-terrestre mais il est aussi celui qui m'attire le plus, qui me pousse le plus à lui donner ma confiance. C'est peut-être le mystère qui l'entoure ou notre point commun je n'en sais rien mais c'est plaisant. En bref, je crois que c'est la première fois que j'accorde aussi rapidement ma confiance à des êtres humains et c'est vraiment relaxant. Il ne me reste maintenant plus, après m'être un peu ouverte à eux, qu'à leur prouver que cette confiance est belle et bien réelle.

Maintenant il me reste à savoir si ils sont réellement des amis. Selon papa, « un ami est quelqu'un en qui tu peux avoir confiance en toute chose ». Mais je n'ai pas envie d'attendre des jours pour me laisser aller. Je sais que je peux avoir une confiance relative en eux et cela me suffit à l'étendre. Je ne pense pas que mes parents auraient été contre le fait que, pour une fois, je fasse confiance à mon instinct qui jusque là ne m'a jamais trompée.

L'occasion de prouver que ces personnes comptent pour moi s'est présentée a moi plus vite que je ne le pensais et sous une forme pas si inattendue si l'on fait bien attention. Alors que je revenais d'une de mes séances de transformations avec Andrew, Mina s'est littéralement jetée sur moi et m'a entraîné de force dans un coin discret en disant : « Rejoins Matt, Andy. Je dois parler avec Opale entre filles. C'est hyper supra méga important tu comprends ? Plus que les caleçons de Merlin même alors... » Le dit Andy a opiné de la tête et est parti en grommelant quelque chose à propos des « crevettes complètement tarées qui ont envahi Hogwarts ». Directement après s'être arrêtée, elle a commencé d'une voix plus rapide qu'un TGV :

« - Tu as seize ans dans dix mois c'est ça ? Et ben tu sais, Matt il les a pas encore en fait c'est dans deux semaines et moi je les ai dans cinq mois et Andy il les a dans trois mois. Et puis l'anniversaire c'est un truc super important et il faut absolument... Avec des vermicelles... trente-trois... au chocolat et au caramel... cadeaux... autorisation... soudoyé... D'accord ?... Éléphant rose qui jouait au quidditch avec un tutu violet-mordoré et qui affrontait des mangoustes dorées à poils bruns. Il était énooooorme ! Tu m'écoutes ?

- Bien sûr voyons. Enfin assez pour voir que tu divagues ma chère. On est dans le monde de la magie d'accord mais faire gober ça à un mouche c'est pas possible.

- Et je parlais je quoi avant ? »

Elle a les sourcils froncés, les yeux plissés, noirs. Elle tient les mains sur ses hanches à la manière d'un maman pas du tout contente de ce qu'a fait son enfant et me exigeante. Devant cette tête ridicule je ne peux qu'éclater de rire et elle fait un mou vexée, alors je m'excuse après avoir repris mon souffle : « Vraiment, je suis désolée mais ta tête... Enfin bref, tu parles tellement vite que je capte qu'un mot sur dix. Recommence s'il-te-plaît et doucement. » Avec beaucoup de difficulté, elle reprend avec un débit à peu près normal :

« -Je disais que les anniversaires étaient une étape importante dans le développement de chacun et que la vie étant très court...

- Viens en au fait, je t'en supplie.

- C'est bientôt l'anniversaire de Matt et j'aimerais qu'on lui fasse une petite surprise. J'ai déjà eu, à force de supplications, de harcèlement et de chantage l'autorisation des professeurs Dumbledore et Mc Gonagall qui comptaient sur le professeur Snape pour refuser mais il sait que je suis très persuasive quand...

- Bref, il a accepté. C'est bien mais pourquoi as-tu besoin de moi ?

- Je m'occupe de tout ce qui est organisation, etc... Mais j'aurais besoin de toi : Matt adore la musique moldue et je n'y connais rien donc il faudrait que tu fasse cela et puis que tu oblige Andy à s'occuper de la liste des invités. Il t'écoutera plus que moi. Allez, promets-moi que tu vas le faire, steu-plaît.

- C'est pas comme si tu me demandais de sauter d'un falaise. C'est tout à fait faisable mais j'aurais besoin de plus de précisions sur le style qu'il aime, etc...

- Vois avec Andy, il te renseignera mieux que moi. En musique, que ce soit sorcière ou moldue je suis totalement inculte.

- Bien, je m'en occupe. Autre chose ? »

Elle semble en effet un peu préoccupée et légèrement triste ces derniers temps, alors je me rapproche d'elle et essaye de lui montrer que je suis là. Les démonstrations d'affection c'est pas mon fort mais je dois faire un effort pour mes amis. Cela semble marché puisqu'elle me dit d'une petite voix :

« - Dis, est-ce que je suis moche ? Sois franche, hein ?

- Bien sûr que non, pourquoi tu dis ça ?

- Je suis bête alors ?

- Pipelette oui, mais bête non. J'en suis certaine.

- Tu crois que c'est parce que je parle trop que Matt il ne s'intéresse pas à moi ?

- Écoute moi bien. Je ne suis pas une professionnelle en ce qui concerne les conseil amoureux. Seulement, si il n'aimait pas cette façon que tu as de parler tout le temps, Matt te l'aurait déjà dit en tant qu'ami. Ensuite, il l'a dit l'autre jour, pour l'instant il pense que c'est un peu tôt pour lui pour avoir un relation durable. Il attend la fille qui ne sera pas trop pétasse et qui s'intéressera à ce qu'il a dans la tête. Il n'a simplement pas pensé a toi ou alors il a peur que ça puisse gâcher votre amitié. Ma meilleure hypothèse est qu'il est complètement aveugle et que tu es trop subtile pour lui.

- Donc tu penses que je dois continuer ?

- Ouaip, et moins subtile. Plus comme un adolescent quoi, tu vois le genre ? Sans le côté vulgaire que la plupart ont bien entendu. »

Elle retrouve d'un coup le sourire, me saute au cou en me faisant un énorme bisou puis part toute guillerette et je la regarde avec un sourire désabusé. Mais avant même que j'ai pu quitter notre « cachette », Andrew me rejoint et me dit simplement :

« - Elle m'a dit que tu veux me parler ?

- Oui, elle a prévu une fête pour l'anniversaire de Matt. Elle veut que je m'occupe de la musique et il faudra bientôt que tu m'éclaires sur ses goûts musicaux. Elle veut aussi que tu t'occupes des invitations, c'est d'accord ?

- OK, je fais ça. Je te ferais une liste par écrit de ce qu'il aime. J'ai le temps en histoire de la magie...

- Elle pensait que si elle te demandait tu aurais dit non...

- C'est la crevette, faut pas se poser de question. Elle est comme ça, elle pense des trucs bizarres parfois. Tiens, en parlant de crevette, tu n'as toujours pas de petit surnom toi. Il va falloir que je m'attèle à la tâche. »

Nous partons alors et lorsque j'arrive dans la salle commune je fais un sourire entendu à Mina alors qu'Andrew en a un bien plus sadique alors qu'il s'assoit à côté de son ami et qu'ils commencent à débattre sur le surnom que j'adopterais d'ici peu. Je dois avouer que j'ai un peu peur quand j'entends « vinaigrette », « entonnoir » ou encore « barbecue » qui sont finalement éliminés à mon grand soulagement pour manque de cohérence avec ma personnalité. Après des noms plus saugrenus les uns que les autres ils arrêtent leur choix sur « princesse » : selon eux je suis du genre à faire des coups foireux et ils n'ont pas tord, ils voulaient donc m'appeler serpent, mais ils pensent que je suis bien plus précieuse que vicieuse. J'aurais pu avoir pire et je remercie la terre entière de m'accorder ce répit.