Bonjour lecteurs désespérés ! Après quelques vacances et un discutable prolongement de mon absence sur , je vous engage à lire la suite de cette histoire rocambolesque et néanmoins fleur bleue. Bonne lecture !
SNT59
Quand j'ai pu discuter avec Logan, ce dernier m'appris les raisons de la dispute entre Charles et le Professeur. Deux bandes de mutants se sont affrontées à New-York et quatre mutants se sont retrouvés dans un brasier entretenu par le pouvoir d'un autre du camp opposé. Charles souhaitait les sauver mais il aurait fallu choisir entre eux et la guerre qui se déroulait à deux pas, créant un nombre de victimes beaucoup plus important. De plus, trouver le mutant responsable de cet Enfer aurait permis d'éteindre le brasier. Mais quand le combat fut fini, il était déjà trop tard. Pour Charles, il s'agit d'une défaite…
La journée ne fut pas aussi dramatique que je le pensais. Elle fut bien pire. Je vais illustrer mes propos par un évènement qui a marqué cette journée, de la part de chacun de nos protagonistes. Je commence donc par Papy Magnéto :
Tout l'institut est au courant que Magnéto était vivant, que le Professeur avait déjà repris contact avec lui et que je l'avais rencontré. Mais ce dernier a trouvé ingénieux de venir à « Anormale Sup' » durant les heures de cours, déclenchant la panique dans les couloirs. Mais ce n'est pas le pire. En effet, Malicia doit ses célèbres mèches de cheveux blanches à son intervention. De ce fait, quand elle l'a vu, elle s'est jetée sur lui pour se venger. Nous avons du nous mettre à deux, Logan et moi, pour pouvoir l'attirer loin de lui pour que Papy Magnéto rejoigne le Professeur dans son bureau. Essentiellement, je crois, pour expliquer sa venue.
De ce fait, je peux passer à l'exploit d'Erik:
En effet, depuis hier soir, mon homme souhaitait s'entretenir avec le Professeur pour essayer de désamorcer le conflit qu'il existe entre lui et Charles mais également pour parler de la mission. Chose qu'il n'a pas pu faire puisque le Professeur, d'une humeur exécrable, ne désire voir personne et s'est enfermé dans son bureau. Contrarié, il a passé la matinée à tenter de convaincre le Professeur et Charles de discuter sereinement mais ces efforts se sont révélés vains.
Or, ce matin, de mauvaise humeur, il est venu à l'appartement et y a rencontré Papy Magnéto. Connaissant sa réputation et rencontrant son double pour la première fois, il s'est mit sur la défensive. Et puisque je ne lui avais pas dit que j'étais en contact avec lui, le savoir intime avec moi et en plus, posséder les clefs de l'appartement alors que lui ne les a pas, l'a rendu jaloux. Ce qui explique son attitude hostile dans le salon. Nous n'avons pas pu discuter de la situation et j'ai donné raison à papy Magnéto sur son droit de présence. Erik l'a mal pris.
C'est dans ce contexte qu'il est rentré à l'institut, a fait pleurer beaucoup d'élève lors des entrainements, a vu papy Magnéto accéder au Professeur après que j'ai pris sa défense dans son altercation avec Malicia…
D'une humeur noire, il a entrainé dans les abysses l'ambiance de l'institut, n'a fait que des remarques acerbes durant toute la journée et s'est finalement battu contre Logan qui lui a fait une réflexion quand à son comportement. Il est actuellement à l'infirmerie pour un poignet déboité et un coquart car le maitre du magnétisme n'a pas eu la présence d'esprit d'utiliser son pouvoir et a attaqué Logan à mains nues…
Domitille aurait pu alléger l'institut en parcourant les couloirs avec sa flûte. Normalement, elle l'aurait fait deux –trois fois, entrainant l'école vers une orgie de bonne humeur. Mais ce ne fut pas le cas.
En effet, Charles ayant eu la bonne idée de ne pas suivre mes conseils, alla la voir dans sa salle de classe pour s'expliquer. Il n'a pas demandé pardon, n'a pas demandé l'autorisation d'entré et à fait comme si Domitille était comme d'habitude.
Ce qui n'est JAMAIS le cas lorsque cette dernière est en colère. En temps normal, ma colocataire est ouverte à la discussion, plaisante de ses malheurs et fais des câlins à toutes mes personnes qui en ont besoin. La « Dark Domi » est froide, distante, casse tout les efforts de réconciliation, crache son venin et essaye de tuer la personne qui lui a fait mal. Ce qui est le cas de Charles actuellement.
Alors, quand se dernier est entré sur son territoire, Domitille a fait une chose innée chez elle. Elle s'est mise à joué de la flûte, manipulant ainsi son ami jusqu'à ce qu'il soit en dehors de l'institut et, surtout, hors de sa vue.
Etrangement, Charles a compris le message.
De ce fait, notre doux télépathe a perdu quelque peu la maitrise de son pouvoir et répondait aux interrogations des élèves avant que celles-ci ne soient posées. Ce qui a déclenché des mouvements de protestation (légitimes, du reste) de la part des mutants qui ont alors affecté l'empathie de Charles qui s'est réfugié dans sa chambre, une bouteille de whisky à la main, bien décidé à se prendre un cuite.
Un fois fin raide, il a perdu l'ensemble de son éducation, s'est précipité dans le bureau du professeur (qui était encore en compagnie de papy magnéto) et l'a traité « d'enflure sans cœur se bornant à rester passif dans les conflits inter-mutants ». La raison pour laquelle nous sommes au courant ? Il a utilisé son pouvoir pour nous faire parvenir sa réplique dans nos têtes…
Maintenant que l'ensemble des évènements majeurs de la journée vous a été rapporté, je peux vous indiquer que le pire est à venir. En effet, toute l'équipe enseignante est convoquée dans le bureau du Professeur afin de remettre les pendules à l'heure. C'est officiel : Le professeur Charles Xavier est en colère…
Lorsque je parcours des yeux l'ensemble de la pièce, je ne vois qu'une bande d'enfants pris en faute. Nous sommes tous les yeux rivés sur le bout de nos chaussures tandis que le Professeur nous donne une leçon de morale. Quand je dis tous, c'est que même Logan n'en mène par large…
Finalement, au bout de trente minutes de reproches incessants, nous sommes libres. Charles, Erik, Domitille et moi rejoignons notre salon habituel tandis que papy Magnéto repart chez lui. Charles est dégrisé mais s'appuie quand même sur le rebord de la cheminée pour se donner une contenance. Moi, je suis collée à la vitre, assise avec les deux pieds sur l'appui de fenêtre, le regard dans le vague. Erik passe un bras dans mon dos et me murmure un « désolé » à l'oreille. Je lui sers la main pour lui signifier qu'il est pardonné.
Domitille, elle, s'est effondrée sur le divan. Roulée en boule, elle fixe les marques du tapis comme si les symboles de son destin allaient lui apparaitre. Elle est toujours mal dans sa peau une fois que sa rage s'est apaisée.
Je fais signe à Erik de sortir de la pièce. Ou plutôt, je l'entraine à l'extérieur en lui tenant la main, geste que j'effectue pour la première fois. Mais sans que je comprenne les raisons de mon homme, ce dernier m'emmène dans la pièce située à côté de notre salon. Il me demande alors :
- Tu es capable de nous cacher du radar de Charles ?
Je lui fais signe que oui. Je nous rends « invisibles » pour la télépathie de notre ami et Erik, d'un clin d'œil, ouvre une porte secrète avec son magnétisme. Nous nous accroupissons et nous pouvons regarder les retrouvailles de nos amis. J'ignorais qu'espionner était si jouissif…
Charles, au bout de quelques minutes, se décide à regarder Domitille. Celle-ci est toujours plongée dans ses pensées et ignore totalement son amoureux. C'est lui qui initie le mouvement. Il s'approche de ma colocataire, lui prend le menton et l'embrasse.
Je ne suis pas sure que cette technique de réconciliation fonctionne…
Mais après quelques instants, Domitille s'écarte de lui et le gifle. Quand je dis que Domitille est une femme passionnée…
Soufflés par la violence de sa réaction, ni Domitille ni Charles ne bougent. Moi, je me retiens de rire. S'il avait su à quel point cette gifle était prévisible… Erik lève un sourcil dubitatif quand à l'énorme sourire que j'affiche. Lui faisant un signe de tête pour que nous nous reconcentrions sur Charles et Domitille, il laisse de côté ses questions.
Mon amie assassine du regard Charles. Ce dernier, lassé que ses tentatives de réconciliation, pousse un soupir et lui demande :
- Tu vas te comporter comme une gamine encore longtemps ou nous pouvons discuter comme des adultes ?
- Charles, tu fais exprès de te comporter comme un con ? Je suis furieuse ! Ton comportement envers le Professeur est…
- Justifié. Tu n'étais pas là-bas Domitille. Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé…
Le ton de Charles est désespéré. Je ne peux que constater le fait que sa foi en l'humanité a été profondément affectée. C'est cela qui mine Charles et qui le confronte au Professeur qui, lui, est déjà passé par là. Ce que veux Charles, c'est récupérer ce qu'il a perdu tout en ne souhaitant pas devenir le Professeur.
Je ne veux pas être dans ses chaussures.
C'est le soupir d'Erik qui me fait comprendre que nous devons nous en aller. Lorsque je redirige mon regard vers la pièce, je comprends pourquoi : Domi tient dans ses bras Charles qui pleure…
Nous sommes à l'appartement. Par ce « nous », j'entends Erik et moi. Nous n'avons pas prononcé un mot depuis que Charles a craqué devant nous. Je le sens très affecté… Après tout, c'est son ami. Je nous prépare deux chocolats chauds et m'assois à ses côtés.
Il se réfugie dans mes bras. Il a même renversé sa tasse qui atterrie sur le sol. Je ne peux que le bercer comme un enfant en lui baisant les tempes. Finalement, nous nous allongeons sur le divan et nous nous endormons, enlacés…
C'est la sensation du magnétisme qui me réveille. Une couverture sur les épaules, je vois mon petit déjeuner s'avancer sur la table du salon. Je me frotte les yeux, m'étire et constate que c'est Erik qui nous fait le repas. Quand il me rejoint, je quémande un baiser, gracieusement prodigué… la journée commence bien.
C'est alors que le maitre du magnétisme se met à genoux devant moi et sort un écrin de sa poche.
Trop d'informations se présentent à moi. Erik utilisant mon trouble, me dit alors :
- Ce n'est pas une demande en mariage mais la promesse d'un amour sincère. Lorsque j'étais jeune, il était de coutume qu'un homme offre ce type de bague à celle qu'il aime. C'est une bague qui signifie : « Chaque jour je t'aime d'avantage, aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain »… Je l'ai modifié afin qu'elle te convienne.
Lorsqu'il ouvre l'écrin, je découvre une tresse en argent. Sur les fils, gravé finement, une suite de symboles « plus » et « moins » augmentent la lumière. Je la veux de suite à mon doigt.
Souriante, je lui donne mon accord et mon cœur bat la chamade lorsque la bague glisse sur mon annuaire gauche. Il scelle ensuite sa déclaration par un baiser sur la bague puis sur mes lèvres. Je ne peux que me précipiter dans ses bras… Lorsqu'il m'ensuit les joues, je me rends compte que je pleure. Je ne peux pas lui dire que je l'aime mais il peut lire sur mes lèvres. C'est trois mots sont connus et sont reconnaissables.
Je sais qu'il les comprend lorsqu'il m'embrasse fougueusement et m'allonge sur le sol... Nous passons de nombreuses minutes à redécouvrir nos lèvres mutuellement. Nous cessons notre tendre activité quand mon estomac se manifeste. Il est temps de manger…
Pendant que je lave la vaisselle, Erik l'essuie. Mais, quand j'indique qu'il est l'heure d'aller à l'institut, ce dernier me demande un service :
- Peux-tu m'emmener voir Magnéto s'il te plait ?
Comment lui dire non ?
Cela est étrange de voir Erik et Papy Magnéto réunit dans la même pièce. Ils se font face et se dévisagent. Quand nous nous sommes présentés à la porte, Papy Magnéto n'a pas paru étonné de nous voir. Il nous a laissé entrer et je nous ais conduit au salon, comme à mon habitude. Actuellement, je suis dans le couloir pou téléphoner à l'institut, expliquant vaillamment à Logan les raisons de mon retard. Acte impossible à faire puisque je suis muette. De ce fait, je tends mon téléphone à Erik et m'installe dans le divan.
Je ne connais toujours pas les raisons qui poussent Erik a rencontrer son double plus âgé…
Après quelques minutes de discussion houleuse avec Logan, Erik me redonne mon portable et s'assoie à mes côtés. Ils se dévisagent encore et je soupire de lassitude. Ce que les hommes peuvent être stupides à essayer de s'impressionner mutuellement…
C'est Papy Magnéto qui lance les hostilités :
- Je vois que Coralie possède une bague. J'espère qu'elle en connait la signification, Erik.
- Oui. Je viens d'ailleurs à ce sujet.
PARDON ? J'ai du rater un nombre considérable d'information. Je ne comprends pas du tout ce qu'il se joue dans cette pièce et cela m'est très inconfortable.
- Tu as mon accord. Mais si jamais tu l'as fait souffrir, Auschwitz te semblera une balade de santé.
Je suis rouge de gène. Je craignais la réaction de mes parents quand ils rencontreraient Erik mais je n'avais imaginé que ce dernier irait jusqu'à demander la permission de me faire la cours à Papy Magnéto. Surtout que c'est son double… Et qu'ils ne s'entendent pas. Il y a anguille sous roche.
Devant mon regard d'incompréhension, Papy m'explique qu'Erik, cette nuit, l'a réveillé pour discuter de toi, de son passé et de l'avenir qu'il souhaitait. En gros, c'est le monde des bisounours.
Souriant très largement à Papy Magnéto, laissant mon pouvoir prendre le dessus, des ondes magnétiques traduisent mon humeur : je suis en colère. Mes colères sont froides, dures et implacables. L'impossibilité que j'ai de m'exprimer n'explique en rien mon attitude à mes compagnons. Mais je manipule le métal de telle manière à ce qu'il écrive une phrase dans les airs :
- Qui es-tu ?
Interloqué, Erik ne réagit pas assez vite. Je vois un coup de pied l'assommer tandis que Mystique reprend sa forme humaine. Magnifique, meurtrière, je vois un holographe accroché à son poignet. Elle a perdu son pouvoir de métamorphose, pas ses capacités d'art martialiste.
Je me mets en garde tandis que les pièces métalliques de la maison me servent de rempart. J'essaie de l'attraper afin de la plaquer contre un mur mais je me fais étrangler. Il faut toujours surveiller ses arrières, surtout quand il s'agit d'une fenêtre.
Avant que je n'ai pu me servir de la force de mon adversaire, je m'écroule, évanouie…
Je suis dans une cellule, allongée sur une paillasse. Il fait sombre, froid et je suis seule. Je peux détecter trois pouvoirs mutants : un pouvoir de régénération avec une grande force physique, la capacité d'adhérer aux parois et le magnétisme. Je peux également me servir des arts martiaux à un niveau de maitre. Reste à savoir si mon corps peut suivre…
Je me redresse et observe mon environnement. L'air suinte l'humidité, je suis plongée dans la pénombre et la seule ouverture dans la roche que j'aperçois est barrée par des barreaux métalliques. Ce qui est logique pour une geôle.
Puisque ma voix n'existe pas actuellement, je crée une ouverture dans les barreaux et me dirige vers ce qui semble être la sortie. De là, j'atterrie dans un bureau auquel est installé Magnéto. Casqué, revêtu de se cape rouge et de son uniforme gris, il use de son pouvoir pour manipuler une balle de fusil. En face de lui se tient Mystique (que j'ai déjà vu grâce aux photographies présentent dans les comptes-rendus rapporté par Hank à l'institut), un géant poilu à l'air patibulaire et une chose verdâtre qui chope des mouches au vol avec sa langue. De réputation, j'en déduis qu'il s'agit de Dent-de-sabre et de Crapaud.
Génial.
Je m'installe sur le côté du bureau et me saisie de la balle avec laquelle joue Magnéto. Je croise alors son regard. Ce n'est pas mon Papy Magnéto. Dans le sens où c'est lui sans être lui. De un, il utilise son pouvoir, ce qui est impossible puisqu'il a reçu l'antidote. Certes, il a un peu récupéré mais il a du mal à déplacer une simple pièce de jeu d'échec, alors une balle… J'attends des explications. De deux, il a le regard hagard et ne semble pas me reconnaitre.
De l'autre côté de la pièce, j'aperçois enfin un humain, le visage mutilé, lunette sur le nez qui me sourie largement.
- Bienvenue à l'arme X, mademoiselle Martin. J'espère que notre accueille vous convient. Vous ne repartirez jamais.
Merci de me prévenir…
Voici un nouveau chapitre qui se termine par de l'action! Ce n'est pas trop tôt :p
