Il me tardait d'écrire quelque chose de ce genre, peut-être que certaines personnes vont se reconnaître ici, mais je n'agresse personne. Je pense que j'aime tout le monde sur fanfiction. Je ne peux que détester certains concepts, et encore, j'apprends à prendre sur moi et me rappeler que mon opinion ne fait pas loi, bref, rester ouverte d'esprit.
Mais je suis certaine que ça va faire rire des gens qui vont adhérer à la cause. Allez, je m'échauffe, j'ai pas intérêt à la rater celle-là!
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Sena prit une bonne inspiration, assis sur la chaise du patron. Il en était à son sixième matin à devoir s'asseoir sur la chaise du patron, comme Musashi s'amusait à l'appeler, chaise où s'était positionné Hiruma pendant longtemps avant de changer d'établissement. On n'arrête pas le temps et Hiruma était donc allé pour les mêmes raisons à l'université. A l'inverse de Musashi qui passait les voir de temps en temps, Hiruma lui ne donnait aucun signe de vie. Ce qui n'inquiétait pas grand-monde de toute façon. Mais il était amusant de voir Musashi leur faire quelques coucous et parler travaux, et croiser un Kurita toujours morts d'inquiétude pour eux.
Les autres Bats encore dans la course? Dans la mesure où Sena était aux commandes, ils étaient encore en train d'en rigoler derrière lui, à l'imaginer complètement paniqué face à la paperasse, mais finalement, prendre les choses à bras le corps ne lui avait pas paru si difficile et Mamori s'assurait de lui transmettre les affaires urgentes.
Pourtant elle aussi était à l'université.
Bref, pour son sixième matin sur son siège de patron, il en était encore à régler patiemment des détails administratifs vis-à-vis du club mais prenait le coup de main et s'attardait déjà sur la prochaine mise à l'épreuve des aspirants footballeurs. Il ne se voyait pas louer la tour de Tokyo mais savait par expérience de l'an dernier qu'on pouvait concocter des choses très originales avec un minimum de matériel, et il était de plus ouvert à toutes les suggestions de ses coéquipiers. Du moment que ça ne partait pas trop loin.
Songeur, il réfléchissait justement à un possible parcours du combattant quand quelqu'un ouvrit la porte méchamment. Il crû presque un instant que ce fut Hiruma - d'autant plus que les pas-frangins avaient pris l'habitude de l'imiter sur ce point maintenant qu'il était parti - mais se reprit bien vite. D'autant plus que Un, ce n'était pas Hiruma et Deux, ça ne ressemblait même pas à Hiruma.
"Hm?" Commença-t-il en guise de bonjour.
Il eut exactement une seconde virgule trois pour analyser l'animal qui venait d'entrer. Au vu de la morphologie, cette chose était de sexe féminin, et on pouvait sans doute penser qu'elle était de race humaine. Du reste...
Elle avait des cheveux, pour ainsi dire, colorés: verts clair à la racine, on aurait presque dit que sa tête luisait grâce à l'effet fluo et la réverbération de l'éclairage. Le reste de ses cheveux s'égaillaient en mèches folles, d'un rouge sanguin ou d'un brun chaud, avec quelques mèches jaunes électrique éparses, pour se finir en pointes d'un blanc parfait. Le tout d'une bonne longueur, fourchant à souhait vers l'extérieur en une crinière pour le moins hétéroclite. Sena ne s'attarda pas sur la frange, un peu surpris par le fait que son interlocutrice du jour avait deux yeux de couleurs différentes: l'un franchement jaune, l'autre franchement mauve, un piercing sur l'arcade sourcilière, l'autre sur la lèvre inférieure, un petit diamant perché sur chaque lobe d'oreille et un goût particulier pour se vêtir.
Vu l'absence d'uniforme scolaire le cerveau du petit Sena blasé sur son siège se dit qu'elle ne venait pas de l'établissement. Le fauve de carnaval en face de lui avait donc embouti la porte d'entrée pour venir plaquer ses mains sur le bureau et pencher son visage sur le secrétaire - pardon - le capitaine de l'équipe en titre; ce dernier vit alors que ses yeux étaient couverts chacun de deux lentilles différentes. De toute façon il doutait franchement qu'un humain puisse avoir les pupilles vairon et allongées des chats. Ledit chat lui cracha:
"Toi, le blaireau sur ton siège, tu m'inscrits d'office, capiche?
-..."
Sena cligna des yeux, une fois, deux fois, pour constater qu'il avait bel et bien en face de lui non pas un effet du manque de sucre mais bien une folle avec des lentilles achetées à Tokyo-Manga (C.F. notre Paris Manga si ça existe XD) et des cheveux qu'elle avait sans doute teintés elle-même avec des restes de bombes à couleurs. Ou alors c'était une perruque étrange.
Avec les racines vues de si près, il opta pour la teinture.
"Qu'est-ce qui s'passe? Tu mates mes seins, petit obsédé?"
Sena n'ayant regardé encore que son visage et en particulier ses yeux froids, il ne réagit pas à la pique. D'autant plus qu'il la prit avec un temps de retard. Ayant eu droit à un silence pour assimiler, il se choisit une stratégie pour tout l'entretient.
"Ben, sous cet angle, je vois pas comment je pourrais."
Effectivement l'inconnue avait mit une application paranormale à approcher son visage trafiqué du secrétaire - bordel de - capitaine de l'équipe. Il lui aurait été impossible de lorgner les appendices torsaux de l'adolescente qui, en se redressant les poings sur les hanches, fit voir un étrange galbe.
Sena ne croisant dans son quartier que des filles à peu près normales, il découvrit sans le savoir une poitrine rembourrée un peu n'importe comment. Avec un peu de réflexion, il compris que l'effet froissé sous le t-shirt témoignait d'un rembourrage aux mouchoirs. Tiens, d'ailleurs, parlons-en, des vêtements.
T-shirt noir usé aux extrémités avec inscriptions gothiques effacées de manière artistique, lui rappelant un groupe de rock quelconque; jean déchiré, troué aux genoux, agrémenté de... taches de sang, pourquoi pas, la petite sœur d'Agon peut-être? Ou alors elle ne savait pas manger un burger et ne changeait qu'occasionnellement de vêtements. A cela on pouvait ajouter la ceinture, une grosse chaîne sans doute piquée sur le vieux portail du voisin, agrémenté d'un cadenas pour faire tenir le tout. L'avantage de la chaîne était d'y accrocher des mousquetons d'escalades pour accrocher ensuite divers outils que Hiruma lui-même aurait sans-doute possédé dans la cabane de ses onze ans.
"HO!" S'écria-t-elle alors que Sena n'avait pas fini de l'analyser. "T'as toujours cet air d'abruti quand tu écoutes attentivement ce que quelqu'un d'important t'explique?!
-Non, c'est rien, j'écoutais pas en fait. Tu disais?" Se reprit-il, en posant son menton sur ses mains, ses coudes sur la table. Des silhouettes familières, au loin, jetaient un œil par la porte ouverte. Quand à l'inconnue, elle ouvrit des yeux un peu plus grands, sans doute très en colère. Elle dégaina un couteau suisse, décoré de nombreuses entailles dont Sena ignorait la signification - et il s'en fichait d'ailleurs totalement; la demoiselle se pencha à nouveau vers lui, un poing sur le bord du bureau, l'autre main approchant délicatement la pointe de son couteau du nez du petit capitaine, qui avait toujours l'air de s'en ficher.
Sans doute qu'il n'en était plus à sa première cinglée.
"Je vais te dire une bonne chose, larve. Ceux qui m'ont manqué de respect n'en sont plus capables aujourd'hui. Soit parce qu'ils se font dessus quand on m'évoque devant eux, soit parce qu'ils sont incapable de communiquer, pour des raisons souvent dramatiques.
-Hm. Certes."
Sena semblait visiblement la mettre dans un cul-de-sac. Elle sembla s'en rendre compte et approfondit son jeu en posant la pointe de son canif sur le bout du nez d'un Sena qui loucha dessus pour la forme, sans bouger.
"Alors t'es sado au point de vouloir que je te découpe? Faut le dire si tu veux être soumis. J'ai les cravaches qui faut. Moi, les hommes, je les mate.
-Parce que tu maîtrises tous les arts martiaux?
-Par exemple.
-Et tu n'as pas encore de master en physique quantique parce que ton âge t'empêche encore de passer certaines formalités administratives?
-Entre autres.
-Hm. Et donc?
-Et donc continue à me prendre pour la dernière des connes et je t'écharpe, sale merde!"
Le canif était sur sa gorge alors qu'il lui était venu l'envie de bâiller. Elle ne valait pas Hiruma en menace. Depuis qu'il avait essayé de garder son calme en sa présence, beaucoup de gens l'impressionnaient moins; mais là, c'était juste qu'il était trop fatigué pour autre chose.
"Ou alors, tu peux ramper pour demander pardon et m'inscrire à ton club de pouilleux.
-Ah? Parce que ça a presque un master en physique quantique mais ça aime côtoyer les pouilleux?
-Je m'en vais remonter le niveau.
-Eh ben parfait. Rendez-vous dimanche prochain pour les sélections.
-TA GUEULE!"
Pétage de plombs. Sena savait bien qu'elle ne voulait pas attendre - il remarqua qu'à sa crise de nerfs les potes rappliquaient - c'est pour cela qu'il s'était attendu à ce qu'elle envahisse encore plus son espace vital et s'était justement préparé à ne pas bouger d'un pouce: le meilleur moyen de déstabiliser certaines personnes, c'était de ne pas reculer au moment évident. Du coup la folle en rata un peu son mouvement. Son exaspération témoignait aussi de ce manque de vocabulaire qui ne faisait pas défaut chez Hiruma.
"Sena, tout va bien?" Demanda Juumonji, à tout hasard, même si actuellement son pote, coéquipier et capitaine avait la jugulaire menacée par un couteau suisse mal aiguisé.
"Oui-oui, tout va bien, on discute. Je disais donc, ma p'tite dame, pour les sélections, c'est dimanche prochain, pas d'exceptions."
La paupière tremblante de la postulante lui ôtait toute féminité. Et aussi une grande partie du style qu'elle essayait de dégager. Certaines veines bleuissaient son front d'un réseau peu esthétique. Elle le tenait maintenant par le col et l'avait soulevé au dessus du sol.
"Mais tu vas m'inscrire, charogne?!
-Tout à fait. Tu n'auras plus qu'à venir dimanche avec une attestation comme quoi tu es inscrite à Deimon, histoire qu'on en soit sûrs, et tu nous diras à quel poste tu aspires."
Elle le lâcha, les fesses de Sena retombant directement sur son siège - hum - son siège de patron, ne l'oublions pas (d'un confortable, ce siège à roulettes!)
"C'est tout vu. Je serais votre Quarterback, les mioches!" Dit-elle en se retournant vers les mioches agglutinés près de la porte, en bombant son torse bizarrement rebondi, en sortant les fesses moulées dans leur jean, les poings postés sur ses hanches de valkyrie.
"Intéressant. On te fera une évaluation théorique en prime, alors.
-T'as pas tout compris, larve." Elle posa la crosse d'une arme quelconque - gabarit d'un AK-47 - sur le bureau, elle-même s'appuyant au canon. "Je suis d'une intelligence supérieure. Les larves se soumettent face à la hiérarchie.
-Oui, oui, intéressant." Rétorqua Sena, de plus en plus fatigué par la longueur que prenait ce manège. Il avait pas toute la matinée à passer avec les gens qui voulaient s'asseoir au sommet en lui crachant dessus au passage.
"Non mais je vais te l'éclater!" Explosa-t-elle de rage en voyant que Sena avait dégainé son stylo pour continuer sa paperasse, mais alors qu'elle-même avait bleuglé en armant sa mitrailleuse et que les Bats semblaient prêts de se jeter sur elle, Sena leva les mains:
"STOOOP! On arrête tout!
-Quoi?
-Bon, vous reculez, vous sortez du local, vous me laissez avec elle et vous faites comme si vous aviez entendu du bruit.
-Hein?
-S'il - vous - plaît.
-Attends, c'est quoi ces sirènes?"
Sena reposa sa tête sur ses mains, ses coudes sur la table avec un sourire bon enfant:
"Les flics!
-Quoi?"
En un instant, les visages de ses amis s'étaient mus pour des sourires admiratifs.
"Nan mais tu te fous de moi?!" Beugla l'autre, pendant que les bats sortaient peu à peu et guettaient la police.
"Ben non. Jusqu'à preuve du contraire, ma p'tite, les armes à feu sont toujours interdites dans l'enceinte du lycée. Tu me diras, c'est les bats qui se foutent de la charité, mais le responsable des détonations a levé l'ancre cette année alors les compteurs sont à zéro.
-Mais... mais c'est même pas une arme à feu, débile!
-Ah, mais ça je le sais, j'en ai vu des dizaines. Ce que tu as c'est exactement la même arme de paint-ball que m'a montré mon cousin il y a deux mois.
-Tu...
-Sauf que selon tes dires, je suis apparemment beaucoup plus crédible en victime qu'en manipulateur, alors puisque ce sont tes règles, jouons le jeu..."
Finit-il, posément, s'adossant à son siège mollement... Puis glissa, se tassa, commença à perdre le contrôle de sa respiration, essayant de se recroqueviller. Elle? Elle avait toujours l'arme au poing.
"Police! Levez vos mains!
-Elle... elle est cinglée! Elle a encore plein d'armes sur elle! Au ss- au ss- au s'cours!"
"Heing?"
Hiruma haussa ses nobles sourcils de vétéran de l'embrouille en arrivant sur le terrain chéri de son équipe favorite. Ah, les bats... le sentimentalisme ne lui collait pas mais il ne pouvait faire autrement que de s'avouer que les devil bats étaient son chef-d'oeuvre favori.
Mais là, y'avait les keufs, une ambulance aussi, pas mal d'animation en somme... Il se glissa le long de l'ambulance où semblait demeurer le nouveau capitaine avec une couverture sur les épaules - ben alors?! - tandis qu'arrivait un policier.
"Bien, nous avons son identité. Cette jeune fugueuse a de la famille qui va s'occuper d'elle un bon moment. Il lui feront voir un médecin. Nous avons confisqué toutes ses armes potentielles et nous préparons une injonction d'éloignement pour l'empêcher de vous nuire. Mais si cela peut vous rassurer, son arme n'était qu'une sorte de jouet, ça ne crache que des balles de peinture.
-A-ah bon?"
Rah, ce putain de bégaiement! Hiruma le classait à côté des "Kyaaah!" et des "Nééé?", ce qui était plutôt significatif. Le policier parti, les Bats revenus, il se glissa entre eux: "Ben alors, putain de secrétaire? C'est comme ça que tu tiens le bureau?"
Tous se retournèrent en le voyant et nombreux furent les sourires; ça faisait du bien de revoir cette vilaine tête!
"Il suffit qu'une gamine se pointe avec un pistolet à eau et tu te chies dessus? J't'en foutrais du progrès!" Railla-t-il avec un sourire extrêmement moqueur et une légère pointe de déception. Il ne croyait pas Sena si long à appr...
Ses pensées s'arrêtèrent là en voyant l'absence de réaction générale. On le fixait lui sans rien dire, comme s'il avait dit une connerie. Sans dec'?
Juumonji et Sena échangèrent un discret regard, Hiruma, interrogateur, rouvrit la bouche mais au moment de parler, Sena l'interrompait d'un geste et dit platement, catégorique:
"Je veux un oscar."
Voilà, ayé, céfé! J'ai eu cette idée y'a longtemps mais ma connexion a bugué et j'avais perdu la moitié de mon travail, décourageant quoi. J'avais songé à tout réécrire en trouvant le début finalement pas si terrible que ça mais en fait non.
Pourquoi ce one-shot?
Dire que je rejette le concept des Mary-Gary sue est faux, ou alors ça dépend de la définition du concept. Mais sérieusement: prendre un manga que les gens aiment, dont ils aiment les personnages, tout ça pour ramener un nouveau personnage avec assez de couleur pour provoquer une crise d'épilepsie, avec tellement de caractéristiques improbables (genre, ne manque que des ramens, est perpétuellement ou jamais bourré, connait tous les arts martiaux - typique! - et est futé, forcément) C'EST LOURD!
N'oublions pas les fringues (la mienne: j'ai abrégé mais elle a des bottes en peau de crocodile-léopard des prairies aux roses pourpres) alors ok, vous avez créé un gyrophare vivant à ce stade, mais pourquoi en plus, par exemple dans une fic Eyeshield: il se prend pour le nouveau Hiruma et soit il prend les autres pour de la merde parce qu'il est plus doué et le montre: soit il l'est tout simplement et on le voit clairement pour rappeler au lecteur sa supériorité?!
Nan mais faut arrêter! Et en plus, faire tourner la fic autour de Hiruma (Mamori au besoin), Musashi et le gyrophare, c'est cliché! Les autres deviennent aussi bêtes que des animaux? Sérieux!
Le prochain qui désigne Monta par macaque, je le désosse! Pareil pour Hiruma, il sait dire AUTRE CHOSE que fuckin' et l'appeler démon dans tous les récits c'est usant.
Hiruma, Yoichi Hiruma, le grand taré, le sorcier, le gros malade, l'enflure, le gars, celui dont on ne doit pas prononcer le nom, le quarterback, la perche, le fou furieux, le duc de la manipulation, le baron du chantage, le végéta maléfique, le seigneur de la guerre, le roi des emmerdes, le connard de service, le tyran sympa, le bourreau dévoué, le sadique désintéressé, que sais-je, mais ayez de l'originalité ou de l'humour, quoi!
Dernière chose: résumer Monta à un singe débile et Sena à un bègue revient à parodier négativement le manga. Je vous assure. Relisez-le. Lisez le match Caméléons-Bats (PAS EN ANIME!): la deuxième réception de Monta est juste sublime... entre autres détails.
Sena ne se fait pas plaquer une seule fois. Mieux: sa première course: il y dépasse Habashira... sans élan. Il s'arrête pour réfléchir et repart au dernier moment.
Voilà! Prenez pas ça non plus pour une agression: j'aime tous les fanfiqueurs de ce site! Vous êtes forcément des gens biens pour moi! Mais bon sang, y'a des trucs qu'il faut arrêter, mazette!
Tchô!
Nelio, auteur d'une 15aine de fics en attente (minimum) qu'elle ne publiera qu'à l'achèvement de leur écriture, c'est-à-dire dans très très très longtemps. A quoi bon avoir des idées de ouf si c'est pour jamais arriver au bout, snif, je vous l'demande...
