Une fois arrivés au Japon, l'équipe rencontra les agents français dépêchés sur place. Hetty avait averti son homologue français des dangers qu'encourait leur agent si spécial. Tous les détails de l'affaire leur ont été communiqués. Le sous-directeur Granger ainsi que quelques agents de la CIA triés sur le volet étaient présents également. Il ne fallait recommencer les erreurs du passé. Exfiltrer cet agent et ce civil était leur priorité Il en allait de la sécurité internationale.

Un réunion de crise fut organisée dès leur arrivée.

Leur interlocuteur principal était l'agent Richard Berger. Il était dans la même unité qu'Elie et avait été promu à la chefferie à la mort d'Azakian.

- Grâce aux images satellites et thermiques on pense savoir où elles sont dans l'usine commença l'agent Berger. Ma seule inquiétude c'est que nous ne savons pas si elles sont sous terre ou pas. On sait que c'est du minerai qu'ils exploitent dans cette usine, donc on peut supposer la présence d'explosifs sur place. Le danger n'est pas négligeable.

- Vous pensez qu'Eléonore va tenter quelque chose, demanda Deeks.

- C'est évident. Vous ne la connaissez que depuis quelque mois mais elle a un instinct de survie à faire pâlir les meilleurs agents. Elle nous a sortis de situations invraisemblables. Cependant elle n'est pas seule et elle ne laissera jamais l'autre prisonnière sur place. Elle va d'abord évaluer leurs capacités physiques respectives et ensuite elle avisera. Je la connais bien et Mme Edwards ne craint rien avec elle. Elle donnera sa vie pour les autres.

- On s'en est rendu compte enchaîna Callen tendu.

- Nous allons contourner le site par l'autre versant de la Montagne. D'après son historique et ses différents rapports si Elie tente quelque chose je pense qu'elle passera par là, même si c'est plus long de redescendre. Si elle suit son instinct elle sera certainement épuisée et en hypoglycémie. Elle n'aura pas toucher aux repas qu'on lui aura donner. Il faudra essayer de la pêcher à ce moment là. Les nuits commencent à être froide à cette période de l'année. Je pense qu'elle porte la même tenue qu'à LA, ils n'ont pas du se donner la peine de lui fournir une parka. Ils ne souhaite pas la tuer mais depuis quelques heures le gouvernement Français est en contact avec Kuwo qui souhaite négocier des contrats de monopole total pour son armement.

- Elle ne leur sert que de garantie alors fit Kensi

- Exactement. Elle doit d'ailleurs s'en être rendu compte. Elie est futée et extrêmement entrainée. Elle va s'en sortir. Peut être pas indemne mais elle va s'en sortir. Allons préparer notre matériel.

Kensi s'approcha de Berger et l'interrogea :

- Vous êtes amis avec Eléonore

- Effectivement nous le sommes. Elle est la marraine de ma fille. Elle est de ma famille.

- Elle fait désormais partie de la nôtre. Savez vous pourquoi elle est chez nous.

- Avant qu'elle parte Eléonore n'était pas en grande forme. Elle avait perdu un otage dans une exfiltration, une jeune infirmière de la marine du même âge qu'elle. Elie avait du mal à se remettre. Elle se posait beaucoup de questions sur son avenir au sein de l'unité. Elle souhaitait prendre ses distances. Elle m'en avait parlé et je m'étais fait le relais auprès de Jacques. Je crois que c'est lui qui a appelé Henrietta Lang. Il s'inquiétait et voulait la garder.

- Hetty est très attachée à elle et elle n'est pas la seule répondit Kensi en dirigeant son regard vers Callen.

- Qui ne le serait pas

Callen reçu un message sur son mobile. Il s'agissait d'Hetty.

- Il faut qu'on se dépêche clama Callen, Elie va tenter quelque chose ce soir. Elle vient de prendre contact avec Hetty.

- Très bien allons-y.

Il commençait à faire sombre. Pendant la journée Elie avait expliqué à demi-mot ce qui allait se passer. Il était évident qu'elles n'étaient ni filmées ni écoutées auquel cas elles seraient déjà mortes après l'épisode du téléphone. Elles savaient toutes deux ce qu'elles avaient à faire. Eléonore rassura Janet sur ses qualités physiques et lui redonna confiance en elle. Elles devaient rester ensemble sauf si Elie était blessée, dans ce cas là Janet devait fuir. Elle confia le téléphone à Janet et donna le numéro à appeler si besoin. Elles ont du être localisées à présents le timing n'est que de quelques heures tout au plus.

La nuit tombée l'homme rentra arme au poing, une lampe torche et les repas Il était seul comme l'avait prévu Elie. Elle se campa derrière la porte et attendu qu'il entre ne voyant pas les deux prisonnières. Janet ferma la porte et se coucha au sol dans un coin. Dans le même temps. Elie frappa l'homme en plein visage et enfonça le cran d'arrêt dans sa jugulaire. Il n'a même pas émis un son en mourrant, même pas eu le temps de tirer avec son arme.

Elie pris son arme chercha un chargeur sur l'homme, il y en avait un. Elle repris le cran d'arrêt enfoncé dans sa gorge. Elle lui enleva sa veste et la donna à Janet. Elle pris la lampe torche et observa l'extérieur en ouvrant légèrement la porte.

- Ok on y va dit elle.

- Janet acquiesça et lui emboîta le pas.

Elles sortirent en longeant le mur L'usine était éclairée et elles parvinrent rapidement à repérer les hommes armés et la montagne où elles allaient se diriger. On devait être vendredi, il n'y avait que des agents de sécurité.

Un bruit approcha. Un homme passa devant elle mais ne les vit pas. Elle lui brisa la nuque en une fraction de seconde. L'homme avait un pistolet automatique et une autre lampe elle le pris également et elles continuèrent. 300 mètres, c'était la distance qu'elles avaient à parcourir avant la forêt et la montagne. Elles pouvaient le faire. Elles étaient fortes. Il y eu une explosion de l'autre côté de leur direction, les gardes se rendirent sur place. Une chance pour elle. Elles coururent sans s'arrêter jusqu'à ce qu'elles y soient. Cette explosion devait être orchestrée par l'extérieur. Elie sentait qu'elle n'était plus seule.

Elles se baissèrent et observèrent. Elie entendit des voix. Leur absence fut remarquée.

- Il va falloir encore courir Janet et il faut grimper. Suivez moi. Eteignons les lampes, on ira à l'aveugle, la nuit est plutôt claire. Courage. On va y arriver.

Elles avancèrent en trottinant. Par chance Janet pratiquait un peu d'activité physique. Cela était plus facile.

- Callen c'est bon la première bombe a explosé. J'ai vu Elie et Janet se diriger vers la forêt elles ont bien 500 mètres à un km d'avance sur eux.

- Ok merci Eric.

Cela faisait environ une heure que l'équipe grimpait sur l'autre versant. Il était plus rocailleux mais praticable. Eric avait réussi à créer une diversion quand il a repéré les filles en mouvement dans l'usine. Il a réussi à faire exploser un générateur électrogène.

Ils virent un groupe armé sur un plateau à environ 200 mètres au dessus d'eux. Des coups de feu retentirent ils coururent.

Elles continuèrent de grimper mais le rythme avait ralenti. Elles savaient qu'elles étaient suivies. Les lumières des lampes torches balayaient la montagne. Janet était à bout de souffle mais tenait le coup. Elles avaient réussi à contourner une bonne partie de la montagne. Elles ne voyaient plus l'usine en contrebas. Le terrai était plus plat elles allaient pouvoir bientôt redescendre. On pouvait repérer quelques lampions dans la vallée.

Elie était étonnée que cela ait été aussi facile. Elle ralentit, une angoisse la prit. Elle regarda Janet qui était rouge liée à l'épuisement et qui commençait à montrer de vrais signes de fatigue.

- C'est pas vrai ! merde !démarra t-elle

- Que se passe t'il Elie ?

- C'était trop facile.

- Comment ça ? s'exclama Janet surprise.

- Tu ne comprends pas, on a eu un portable, on a eu un couteau, on a pu partir sans encombre, non ce n'est pas normal.

- A quoi tu penses.

- A une chasse à l'homme.

- Une quoi ?...Janet était effrayée.

- Kuwo est un sadique. Il n'a pas pu avoir ce qu'il voulait i ans j'ai perturbé son plan à cette époque Il voulait une crise diplomatique avec la France et les Etats-Unis et il ne l'a pas eu. Là il veut son heure de gloire au plan des criminels en série. Donne-moi ton arme.

Elle prit le pistolet automatique, retira le chargeur et attrapa une des premières balles. Elle sourit et baissa la tête résignée.

- Des balles à blancs

- Des quoi ? demanda Janet

- Des fausses balles si tu préfères. On est coincé.

- On est quoi ! elle paniquait.

- On est fichue. Il n'y a plus qu'à espérer que les autres te retrouve à temps

Elie leva la tête et observa les arbres alentours.

- Viens avec moi Janet.

Elle démarra et s'arrêta au pied d'un arbre suffisamment grand et solide pour supporter le poids d'un homme.

- Tu vas grimper ici le plus haut possible Tu ne bougeras pas de cet arbre. Si quelqu'un t'appelle tu attends que ce soit l'agent Callen qui soit là et tu descendras après. Tu as bien compris. C'est ta seule chance de retrouver ta famille vivante.

- A quoi il ressemble ce Callen ?

Elie ferma les yeux, elle voulait imprimer son visage dans son esprit. Une larme coula. Elle savait qu'elle ne le reverrait sans doute pas.

- Les cheveux courts comme les militaires, les yeux bleux , une barbe de 3 jours. Un sourire à tomber…

- Ok j'ai compris. J'espère que vous vous retrouverez.

- Si je ne suis plus là promet moi de lui dire que je l'ai profondément aimé rajouta Elie.

- Je te le promets. Bonne chance

- Toi aussi.

Elle regarda Janet grimper. Elle s'en sortait bien. Il ne reste plus qu'à réfléchir maintenant.

Elie s'asseya un moment. Que faire. Elle devait y aller. Ses poursuivants n'allaient pas tarder à arriver.

Elle attrapa une branche solide et affuta légèrement les pointes. Elle devait récupérer une arme non factice pour s'en sortir.

Elle trouva un amas rocheux un peu plus loin elle décida de s'y installer en embuscade et attendit…

Du bruit…du sang… une arme…des munitions…

La survie…la survie…la survie…

Eléonore approchait du plateau montagneux. Un groupe armé était là. Elle reconnu Kuwo sous la lune. Elle commença à lui parler dan sa langue.

- Bravo Kuwo mais je ne suis pas dupe

- C'était une belle mise en scène n'est ce pas mais tu connais l'issue

- La seule issue est celle que je déciderai.

- Alors tu es suicidaire

- Non je suis un militaire.

Il ordonna à ses hommes de tirer. Eléonore attendit qu'ils rechargent et tira à son tour. Elle abattu deux hommes.

Les tirs reprenaient, elle compta, 3, 4, 5 hommes encore. Ils rechargèrent elle tira. 2 de plus. Plus que 3 pensa t'elle. Elle entendit du bruit venant au loin du bas de la montagne. Ils arrivaient. Elle pourrait être sauvée. Ils tiraient encore. Ils rechargèrent elle en tua 2 autres. Il reste un garde et Kuwo. Elle vit du mouvement. Derrière elle. Elle se retourna elle était encerclée. Elle tira et décida de foncer tête baissée dans la mêlée. Elle avançait à couvert des arbres.

Ils avaient Janet.

Non ce n'est pas possible.

- Si tu viens je ne la tuerai pas !

- Relâche là et je viens.

- Très bien mais je veux te voir dans la clairière d'abord et lâche ton arme.

Elie avança doucement. Ils n'étaient plus que deux en face d'elle. Janet pleurait elle était effrayée.

- Approche Eléonore. Je veux voir tes yeux quand tu mourras

Elle approcha.

- Relâche là maintenant

Il la lâcha elle couru en direction du bas de la montagne.

- Nous sommes seuls maintenant ma chère. Mets toi à genoux hurla t'il.

Il allait l'exécuter de sang froid. Un crime de vengeance.

- A cause de toi j'ai perdu beaucoup d'argent pour me refaire un CV digne de ce nom tu sais. Heureusement les américains m'ont aidés. Maintenant ce n'est qu'un juste retour des choses.

Au fait ton gouvernement est prêt à céder à mon influence. Qu'est ce que 2 pertes humaines au lieu de millions de dollars de bénéfices

Elle voyait clair dans son jeu. Il voulait la faire craquer.

Elle entendit du bruit sur sa droite. Des cliquetis de fusil que l'on arme.

- Voilà tes amis prêt à assister au spectacle. C'est fantastique.

Elie attrapa discrètement du sable de roche à ses pieds, elle ne tourna pas la tête mais elle sentait leur présence.

Kuwo tendait alors son arme sur sa poitrine. Elle le regarda dans les yeux. Elle était fière et volontaire. Elle ne mourrait pas dans le désespoir.

- Adieu ma chère

- Adieu Kuwo

Elle jeta la roche à son visage. Cela le surpris et il baissa sa garde D'un mouvement elle bloqua l'arme. Il tira. Le coup l'épargna. Elle lui mit un coup de tête se retourna pour être dos à lui. Lui mis un coup dans les côtes et attrapa son arme. Elle le pointa sur lui. Son regard était vil et malfaisant.

Plusieurs détonations, elle tourna la tête…Callen… puis plus rien.

« Good morning LA ! Je vous annonce qu'aujourd'hui la température va atteindre pas moins de 100°Fahrenheit. Ce sera encore une belle journée en ce mois d'cotobre ! »

- Eteins moi ça Deeks c'est bon on a vu qu'il faisait beau railla Kensi.

- C'est pour Elie c'est pas parce qu'elle est dans le coma qu'elle peux pas écouter la musique !

- Je lui dirais quand elle se réveillera que tu l'as forcé à écouter les beach boys

- Je ne l'ai pas forcée, je l'ai juste éclairée sur notre culture musicale…

- Ah te voilà Callen !

- Toujours rien ?

- Non mais le médecin est passé tout à l'heure, c'est encourageant. Il pense qu'elle ne va pas tarder à se réveiller. L'électroencéphalogramme est normal donc elle sera elle-même à son réveil.

- Manquerais plus qu'elle devienne psychopathe plaisanta Deeks. Euh pardon Callen.

- Ok à plus finit Kensi.

Kensi et Deeks partirent et laissèrent Callen seul avec Eléonore. Il l'avait veillé tous les jours depuis leur retour.

Il dormait mal il repensais à la vision qu'il avait eu d'elle tombant sur le sol après avoir pris trois balles dans le corps.

Ils étaient arrivés à temps. En grimpant sur le plateau ils virent Janet s'enfuirent. Deux agents français s'occupèrent d'elle. Quand ils arrivèrent à la surface du plateau elle était là arme au poing face à Kuwo prête à tire. Un second tireur était embusqué à la lisère de la forêt et il a tiré sur Elie. Ils réussirent à tuer le tireur et à arrêter Kuwo mais elle était là gisant dans une marre de sang entre la vie et la mort.

Elle l'avait regardé les yeux résignés. Elle regardait la mort. Elle y était prête. Elle avait tout fait pour sauver Janet. Elle avait réussi.

Un hélicoptère l'emmena à l'hôpital de Tokyo où elle fut opérée par le meilleur chirurgien thoracique de la ville. Une fois stabilisée elle fut transporté par avion sanitaire à Los angeles, à l'hôpital militaire. La France était prête à l'accueillir mais Hetty insista et on sait la force de persuasion de cette dernière.

Cela faisait 4 jours qu'ils étaient rentrés et Elie n'avait montré aucun signe de réveil. Ses blessures étaient graves. Sa rate avait éclaté. L'une des balles avait touché un rein et avait frôlé la colonne vertébrale et une autre avait atteint un poumon. L'opération avait duré 6 heures mais le chirurgien était formel. Si elle ne faisait pas d'infection elle retrouverai toutes ses capacités.

Janet Edwards était passé la voir hier. Callen avait longuement discuté avec elle. Son mari avait été inculpé mais il ne ferait sans doute pas de prison. Elle allait devoir vivre avec ça. Elle voulait voir la femme qui avait sacrifié sa vie pour sauver la sienne. Callen sentait qu'elle l'admirait profondément. Janet lui raconta également ce qu'elle avait promis à Elie si elle mourrait. Il était très touché qu'elle lui transmette le message.

Il la regardait dormir, il attendait le moindre mouvement. Il voulait retrouver la femme forte qu'il aimait. Il l'aimait. Il l'aimait. Lui-même était étonné de l'admettre. Les autres s'en était rendus compte avant lui. Il soupçonnait Hetty de l'avoir fait venir pour lui mais n'en était pas sûr. C'était stupide se dit il. Hetty n'irais pas jusque là.

Un gémissement. Un doigt d'abord puis elle serra le poing. Toujours la force avant toute chose. Elle ouvrit un œil. Elle avait peur. La sonde d'intubation était toujours en place. Il appela une infirmière avec la sonnette. Le scope bipa. Son cœur accéléra.

- Elie c'est moi calme toi, c'est Callen. Tu es en sécurité.

Il lui pris la main. Elle le regarda. Des larmes coulaient le long de son visage. Elle se détendit et son cœur repris une allure normale.

L'infirmière et le médecin chef arrivèrent à son chevet.

- On va l'extuber, s'il vous plait sortez, ça va aller lui fit le médecin.

- Elie retins sa main et fit non de la tête.

- Ok, Ok Eléonore il peux rester rajouta l'infirmière. On va y aller. Vous allez prendre une grande inspiration et lors de l'expiration on retirera la sonde. N'essayez pas de parler tout de suite car vous l'avez gardé une semaine et vous risquez d'être gênée pendant quelques jours.

Elle fit oui de la tête. Quelques secondes plus tard et la sonde était retirée. Elle bu un peu d'eau.

Le médecin l'ausculta pour être sure qu'elle respirait convenablement. Ils quittèrent la chambre après avoir rassurer Callen.

Il s'approcha d'elle et lui serra la main. Elle le regardait. Elle lui fit signe d'approcher. Il pencha sa tête.

Dans un murmure elle tenta :

- merci

- de quoi…

- d'être encore là.

- Je ne te laisserai pas. J'ai bien cru te perdre une ou deux fois c'est terminé maintenant je vais pas te lâcher dit il en souriant.

Il fallut deux semaines avant qu'Elie puisse sortir de l'hôpital. La convalescence allait être longue.

Callen venait voir tous les jours dès qu'il le pouvait. Hetty était souple quant à ses horaires.

Les autres aussi passaient mais ils leur laissaient un peu d'intimité. Ils s'apprivoisaient, discutaient de tout et de rien. Il l'accompagnait à ses soins. Ils se jaugeaient.

Elie voulait reprendre ses activités le plus vite possible. Elle faisait tout ce qui était nécessaire. Physiquement elle récupérait vite. Ses amis français l'appelaient tous les jours et lui avait même envoyer quelques douceurs et spécialités locales qu'elle adorait.

Un soir Callen arriva chez elle sur de lui. Il voulait lui parler. Cela lui trottait dans la tête depuis un moment il voulait savoir. Il arriva, l'embrassa et la serra dans ses bras. Elle vit à sa mine que quelque chose le tracassait.

- Qu'y a-t-il entama t'elle.

- J'ai une question à te poser.

- Ok vas y je t'écoute répondit elle un œil amusé.

- Quelle était ta véritable mission avec nous ?

- En dehors de me faire trouer la peau et d'avoir manquer de me faire tuer à plusieurs reprises ?

- En dehors de ça oui.

- Tu n'as toujours pas compris alors.

- J'ai une petite idée mais je ne suis pas sûr.

- Je suis là pour moi, pour toi, pour Sam, pour Kensi, pour Deeks, pour Nell et Eric.

- Je ne comprends pas.

- Hetty m'a fait venir pour toi, pour ta colère envers la vie elle-même. Cette même colère que je porte en moi. Pour ouvrir les autres au monde qui les entoure. Elle voulait que je vous ouvre les yeux sur la nécessité de ne pas s'enfermer autour d'un seul et même cocon. J'ai fait exactement les mêmes erreurs que vous et je me suis perdue. Vous avez été ma thérapie et j'ai été la votre.

- Et tu as réussi ta mission ?

- Oui je le crois.

Il se rua sur elle et l'embrassa violemment. Une telle passion les unissait à ce moment précis. Elle lui rendit son baiser avec la même violence. A bout de souffle il lui murmura :

- Ne me laisse pas seul, promet le moi !

- Je te le promets. Et de ton côté promet moi de ne jamais partir !

- C'est promis.

Ils s'embrassèrent et purent enfin se laisser aller dans une étreinte tant désirée depuis des semaines. Tout cet amour qu'ils n'avaient pas pu exprimer jusqu'alors resurgit à ce moment précis scellant leurs liens indéfectibles.

La vie commençait…