Lundi 5 septembre, lycée de Konoharvard, couloirs avant d'aller en cours
[POV Temari ]
Cours en mains, je me dirige vers ma classe. Ce que ça fait du bien d'être de retour ici ! De tous les revoir, ils m'ont manqué. On a beaucoup de mal à se voir pendant les vacances en général, mais cette année j'ai pu croiser Kiba et Naruto tout de même, avant que je commence à travailler... On s'est retrouvé chez Naruto, à regarder des films et juste discuter de nos vacances. C'était posé.
Même Shikamaru n'avait pas su me donner de nouvelles. Je déteste lorsqu'il est prisonnier de ses parents. En fait je déteste ses parents tout court !
Les professeurs n'ont pas changé, les batiments non plus : c'est une vieille école composée de deux batiments de briques rouges. Le rez-de-chaussée du premier est consacré à l'accueil, l'infirmerie, les salles de réunion, les toilettes qui donnent sur la cour. Il y a aussi une dizaine de classe qui regroupent les élèves plus jeunes. Le premier étage regroupent le reste des classes, dont les notres. Il y a aussi la cafétaria. De l'autre coté du refectoire, il y a un autre couloir. Il rejoint l'autre batiment, celui de l'administration, où on retrouve notre directrice Mme Tsunade, le sous directeur , notre préfet de discipline M. Orochimaru. Il y aussi Shizune, la psychologue mais qui est aussi l'infirmière de temps en temps, quand elle remplace Kabuto, sans oublier d'autres bureau administraitfs importants.
Le second (du premier batiment) est consacré aux chambres des garçons, et le troisième aux chambres des filles. Chacun de ces deux étages possède ses douches et ses sanitaires au bout du couloir, après les portes coupe-feu.
Soudain, on m'appelle dans mon dos.
-"Pssst ! Temari !
- Hein ?! fais je en me retournant.
- Moins fort ! T'as une idée de cadeau pour Shika ?", me demande Kiba.
Je réfléchis quelques secondes. Il a déjà le nécessaire, et ce flemmard a pris l'habitude de n'avoir envie de rien, pour éviter de déranger. Il ne reste qu'à se retrancher sur son passe-temps favori, si ce n'est les échecs, les sudokus ou dormir.
-"Offre-lui quelque chose avec lequel il pourrait "s'amuser"...
- Hein ? Comment ça ?
- T'es innocent ou quoi ? Réfléchis Kiba ! C'est Shika ! "S'amuser !"
- Ah, d'accord...
- Mais attends. Il a déjà plein de choses..."
Naturellement, je lui fais l'inventaire.
-"Mais qu'est ce que je peux lui offrir alors ?
- Bah, de l'huile genre pour les massages, un déguisement, cherche un peu..."
Il me regarde, l'air méfiant, et ajoute :
-"Le plus paniquant, c'est que tu connais son inventaire par coeur...
- Disons plutôt que je connais toutes ses envies !"
J'entends une voix dans mon dos :
-"Et, toutes ces connaissances, tu les as déjà utilisées sans l'avouer ?!"
Je sursaute, me retourne et lance un regard noir à Neji. Je déteste quand il fait ça, c'est exaspérant.
-"Depuis quand t'es là toi ?
- Euh, en fait, j'ai aussi besoin de conseils pour un cadeau...
- Toi ?! Mais tu es son meilleur pote !
- Son meilleur pote c'est toi ! On déconne, c'est tout... Au fond je ne connais que très peu de choses sur lui. Son passé par exemple !"
Il me fait un clin d'oeil. Je déglutis, pensant à de mauvais souvenir.
-"Euh... Tu peux lui donner des jouets pour chats... ?
- Ouais, pas con ! J'y vais tout de suite. Tu veux un truc à boire Tema ?
- On a cours, nan ?
- Et alors ?
- Laisse tomber...
- J'te ramène une bière !"
Il repart et je ne le vois plus de la journée. Tant qu'à sécher, il vaut mieux le faire pour tous les cours évidemment. Et dire que c'est lui qui doit montrer l'exemple à Hinata !
Les heures passent assez vite, malgré le mauvais temps, et j'ai donné des conseils à tout le monde. Mais, c'est pas comme si Shika était mystérieux aussi ! Moi, je trouverai sur le moment même...
A la pause de midi, alors qu'on est assis sur la pelouse pour déjeuner tranquillement, Hinata demande à tout le groupe :
-"Est-ce qu'on pourrait aller au marché, mercredi ? Il y a un stand que j'aime beaucoup..."
On accueillit tous l'idée avec joie, sauf Shikamaru, qui trouve cela ridicule qu'il vienne, car il n'a jamais d'argent de poche.
Le peu qu'il reçoit, c'est de moi, parce que ma famille est aisée financièrement. Je décrète alors avoir besoin de ses "services" pour... Euh, comment avouer...
Ranger ma chambre, arroser mes plantes, terminer mes Sudokus pour avoir l'air intelligente devant mes frères, faire mon cartable, mon lit... Toutes des petites corvées que je déteste faire, et qui peuvent servir de prétexte pour aider mon meilleur ami sans qu'il ait l'impression de recevoir la charité.
J'ai même une photo de lui en tablier rose et aspirateur, entrain de nettoyer ma chambre, cachée dans mon tiroir à culottes. Ca peut toujours servir...
Enfin, je réussis quand même à convaincre mon ananas préféré de venir aussi, et comme il ne peut rien me refuser, il finit par consentir. Bah, je lui passerai un peu d'argent...
Mercredi 7 septembre, deuxième brocante de la ville.
[ POV Shikamaru ]
Galèèèèèèère...
Je traine dans ces rues avec Tema, Neji, Hinata, Kiba, Naruto et Sasuke depuis bientôt trois heures. Pourquoi je suis venu moi ? Ça me fait chier, pfff... Et voir ces objets de collection à si bas prix, ou ces colliers masculins qui me narguent me donne envie d'acheter.
Temari flâne dans des films américains.
-"Allez dépêche toi...
- Ouais ouais... Oh, tu as repéré quelque chose ? Tu veux que je te l'achète pour ton anniversaire ...?"
Je lui fais un clin d'œil et souris.
-"Ah non ma Tema-chan, pour mon anniversaire, je veux que se soit une surprise... Tu vois où je veux en venir...?"
Elle me fait une de ses têtes, celle qui me fait toujours éclater de rire quand je sors une phrase à sous-entendus.
Elle me répond:
-"Euh, espère pas non plus ! Il ne se passera rien de tout ça..."
Dommage. Hé mais attend, elle sait déjà ce qu'il va se passer ?
-"Tu n'as quand même pas prévu quelque chose... ?!
- Si ! dit-elle, toute fière, tout sourire. Je viendrai te chercher chez tes parents, et ensuite je vous invite tous au resto ! On fera la fête là-bas, et s'il te faut, je reste sobre et vous conduis tous chez moi... Comme c'est samedi, le 10 septembre, ça ne pose pas de problème..."
Temari est majeure, elle a 20 ans, deux de plus que moi, et conduit l'ancienne voiture de son frère ainé, Kankuro., un grand pick-up de 5 places. C'est un danger public sur la rue, et c'est très drôle de la voir conduire. Mais ça va, elle ne s'est toujours pas fait arrêter et a toujours son permis.
Je connais ma Tema-chan depuis mes 7 ans, donc ses 9 ans. Née un 23 aout, ma meilleure amie est à la fois ma grande sœur, ma mère, mon père et mon meilleur ami. Elle n'est pas très féminine, elle l'a été pourtant. Cette constatation me rappelle des moments de ma vie que je préférerais oublier.
Mais elle n'a aucun exemple féminin à proximité depuis son enfance, c'est donc compréhensible, sauf si on considère Kankuro, l'aîné, comme un "exemple féminin".
Malgré son comportement de... bah de mec, Temari gère toujours tout. Elle s'occupe de la maison de Kankuro où elle habite pendant les congés et les weekends, et dont son geek de frère ne s'occupe pas. Elle s'occupe de son frère cadet, Gaara, et moi.
J'ai quelques problèmes familiaux : non désiré du couple Nara, je subis leur ressentiment. Et quand la situation "chez moi" exagère, Temari arrive peu après que je la prévienne et m'enlève chez elle, l'endroit que je considère plus mon "chez moi" avec l'internat. Kankuro est comme mon grand frère maintenant. Et il est toujours heureux de me voir chez lui, ça change de son hystérique de soeur et de Gaara, phénomène à lui tout seul.
Mes parents l'aime bien, chose logique étant donné que grâce à elle, je ne suis jamais là. Ils disent que je devrais l'épouser, et j'aurais fait quelque chose de bien dans ma vie. Pourquoi pas faire le tour du monde ?
On marche encore dans ces rues bondées... Je dis :
-"Merci pour mon anniversaire Tema-chan... Merci beaucoup."
Elle me sourit. Ca me fait chaud au coeur.
-"Mais rassure-moi, en voiture, tu ne vas quand même pas me faire le coup de la panne d'essence, juste pour être un moment avec moi, seul à seule...?
-Oh ! Arrête ! Oooh regarde ! Des belles bagues !"
Elle s'approche d'un stand tenu par un arabe qui présente toutes sortes de bijoux ethniques. Tema s'achète une bague avec une salamandre gravée dessus. Une chaine pour le cou retient mon attention. Elle est magnifique, avec des maillons originaux. J'aimerais vraiment pouvoir la porter... Mais je ne la regarde pas longtemps. Je ne veux pas quémander quoi que soit, question de fierté.
Le reste de la journée se déroule de la même manière, et voir Temari passer d'un stand à l'autre me donne mal à la tête. Trop de monde, trop de soleil et trop de mouvement. Et puis, je suis fatigué.
Après, on mange tous ensemble un petit truc à l'ombre et on rentre tous, enfin, à l'internat.
Quelques heures plus tard, soirée au lycée de Konoharvard
Après une bonne sieste et ma douche, je rejoins Neji dans la chambre de sa cousine. J'aime pas trop être aux troisième, je fais ça que rarement.
Un soir sur deux, et tous les jours chez eux, il coiffe ses longs cheveux avant qu'elle ne se couche, m'a-t-il expliqué. L'autre jour, c'est Kiba.
Lorsque je suis devant la chambre, la porte s'ouvre et je me trouve nez à nez avec sa colocataire. Je ne l'ai jamais vue. Grande, long cheveux fushia, un regard brun très... téméraire, défiant.
-"P'tin tu me bloques le passage ! S'tou, pousse toi !
- Excuse-moi, je n'ai pas pu m'empêcher de te contempler.
- Dégage !"
Elle essaye de me pousser, mais je recule à temps. Nan mais pour qui elle se prend...? Elle s'éloigne sans m'accorder un regard. Par contre, elle, elle a capté toute mon attention. Elle est fine, musclée, de taille moyenne, et sa veste met sa maigre poitrine en valeur. Elle porte un pantalon bas-fesse d'homme, qui lui arrive bien bas, que même moi j'envie. Ses cheveux attachés en queue de cheval lui arrive à la moitié de son dos. Elle marche comme un mec, à la manière d'un vieux rappeur qui traine les pieds. Elle mâche son chewing-gum la bouche ouverte, injure une petite qui l'a "effleurée" sans faire exprès. Elle parle avec un accent de racaille, à moitié en verlan. Et ça ne me repousse pas. Au contraire, plus elle fait la "kei-ra" inaccessible, plus j'ai envie d'apprivoiser cette fille.
Je rentre dans la chambre peu après, le sourire aux lèvres. Il me semble que j'ai déjà vu cette fille trainer avec Sakon et Ukon, mais je l'avais jamais croisée ici. Neji hausse un sourcil :
-"Salut Shikamaru... Qui viens-tu donc de croiser, pour avoir l'air si joyeux...?
- C'est qui ta colocataire, Hinata...?
- Elle s'appelle Tayuya. C'est Tayu-chan..." me répond-elle.
Neji éclate de rire.
-"Ne me dis pas qu'elle t'intéresse, c'est mon ex !
- Et alors ? T'as pas vu ? Elle est canon..."
Je souris, en pensant à euh... ouais bon...
Hinata me prévient quand même :
-"Tayu-chan est comme un animal non apprivoisé, Shikamaru-kun...
- Ouais mais plus elle est inaccessible, plus je la veux...
- Pas de problème, mais ne le dis pas à Temari, continue Neji.
- Pourquoi ?
- Parce que je l'ai trompée avec Tayuya, i ans... Tu te souviens...?"
Déclic. C'est elle...?
- Yes ! Raison de plus pour que je sorte avec alors !"
Neji sourit, secoue la tête en murmurant "on ne le changera pas" et continue à brosser les cheveux d'Hinata.
Explications : Peu après avoir connu Tema-chan, j'en tombai raide dingue amoureux, premier amour à seulement 7 ans, et elle devient ma première "amoureuse" jusqu'à mes 13 ans. C'était super mignon, quand j'y repense. Au début on était des petits amoureux d'enfance. Par après, on se tenait la main, on s'amusait comme des amis et à la fois comme un couple. On apprenait à se connaitre, et aujourd'hui encore on sait tout du caractère de l'autre. Je l'aimais pour ce qu'elle était, elle. Pas pour ses yeux vert ou son sourire, même si c'était les choses que je trouvais les plus belles sur terre.
Elle était déjà impulsive en ce temps là, elle me battait au foot, quand rarement je jouais.
C'était à ce moment là qu'elle était plus féminine. Je me rappelle l'avoir vue grandir et devenir un vraie femme, de ses 9 à 15 ans tout de même.
Par la suite, Neji est arrivé dans l'école en cours d'année. Je ne sais toujours pas pourquoi.
Il a avoué à Temari qu'elle lui plaisait, et celle-ci l'a repoussé. On était encore ensemble, et on voulait l'être longtemps, toujours si inconscient et naifs. En grandissant, les relations physiques ont commencé à m'intéresser de plus en plus. Je fantasmais sur la No Subaku, avec qui il ne s'est jamais rien passé de physique si ce n'est des bisous d'enfants, des calins innocents ou des frôlements de mains.
Je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas que les filles qui m'attiraient, et dans l'occurrence... Neji.
Notre surnom vient de cette situation, le triangle (Temari m'aimait, moi aussi mais Neji me plaisait mais Neji ne voulait que Temari.)
J'ai avoué ceci à ma petite amie de l'époque car j'en avais honte, peur, et je voulais qu'elle m'aide à ne plus penser à Neji, qui m'a aussitôt plaqué, me brisant le cœur, mais elle avait mal, elle aussi. Je crois maintenant qu'elle avait eu peur. Normal... Je ne lui en veux pas. A sa place, je pense que j'aurais fait pire. Mais j'étais persuadé que ce n'était qu'une passade, que tout allait revenir comme avant. Que ce n'était qu'un malentendu, une dispute.
Neji en profita et sortit avec elle. Celle que j'aimais sortait avec celui qui me plaisait un peu, ça m'a fait beaucoup de mal. De plus, Tema ne me parlait plus, et pleurait dès qu'elle me voyait...
Ensuite Neji trompa Temari avec son ex, et je viens d'apprendre que c'était elle, cette Tayuya. Heureusement, Temari n'aimait pas Neji mais voue une haine implaquable à sa concurrente. Je sais même qu'elle eut une autre histoire après, mais ni Neji ni Temari n'a voulu me raconter.
Avec le temps, les sentiments et la haine furent oubliés et on resta amis jusqu'à aujourd'hui encore. Je suis heureux d'avoir gardé la complicité que j'avais avec Temari, et cette tendresse réciproque parfois, entre deux provocations. J'appris à connaitre Neji, qui n'était pas du tout un mauvais bougre.
-"Vous croyez que j'ai une chance avec Tayuya...?"
Neji me répond, sournois :
-"Apprend d'abord à la dompter, cette "fille"..."
Je souris en pensant aux menottes que je cache dans mon armoire.
-"Ça, c'est facile... Le plus dur c'est qu'elle devra se laisser faire...
- Shika-kun, ne dis pas ce genre de chose, c'est gênant !"
