Auteur: Manatilol

Titre: La petite sirène Révisée

Genre : Parodie/Romance

Couple : 1827

Rating : T

Disclaimer : « Reborn » ne m'appartient pas (vous vous en doutiez pas hein xp)

Notes très importantes (ou pas) : Alors voila, figurez vous que ceci est une histoire de yaoi (et la ya tout le monde qui fait « oooooh ») Donc, si vous êtes homophobes ou autre chose dans le genre… je peux savoir ce que vous faites ici ? Nan mais voila quoi… a mon gout ya rien de très choquant dans ce chapitre mais bon… vaut mieux prévenir )

Note de l'auteur, c'est-à-dire moi (au cas où y'en a qui aurait pas compris ;):

Voilà le Septième chapitre :D.

Pas mal de choses dedans je dois dire mais bon... vous le verrez vous même :)

Merci pour toutes vos reviews, vous gérez tellement !

Attention

-dialogue-

« Pensée »

-langue marine-

Bonne lecture !

…..

Chapitre 7

Château en surface et rencontre sur la plage

« … blague »

C'était précisément ce que pensait Tsuna en regardant la 'chose' devant lui. A ses yeux, ça avait tout d'un hippocampe… avec des poils et des pattes, des morceaux de cuirs sur le dos… et c'était juste énorme !

Malgré sa taille, c'était une très belle créature avec de grands yeux intelligents, il l'avait trouvée absolument magnifique dans un premier temps… et elle semblait inoffensive… Mais de là à monter dessus !

Pas question !

Il entendit sa sœur pouffer dans son dos et serra les dents. La jeune fille était déjà grimpée sur l'une des « choses » et semblait très à l'aise. Elle avait passé ses mains au dessus des épaules de l'humain en noir qui conduisait la « bête » et semblait bien s'amuser des réactions de son petit frère.

-Tsuna ! S'exclama-t-elle sans même essayé de cacher son amusement. Ne fait pas l'enfant…

-… nan

-…Tsunaaaa !

- nan-euh !

Le petit prince était parfaitement conscient qu'il se montrait puéril mais il était hors de question qu'il monte à une hauteur pareille ! Pas après qu'il soit enfin arrivé à tenir sur ses jambes sans s'étaler comme une moule !

Il sentait le regard des autres bipèdes dans son dos et frissonna. Le but dans cette mission était de ne pas trop attiré l'attention, il le savait parfaitement. Mais ce … zut… c'était quoi le mot encore ?… ce… cet animal lui… faisait peur. Il soupira et regarda l'homme perché sur le dos de « le bête » qui lui tendait la main depuis quelques minutes déjà…

Bon…Ce n'était pas comme si il avait le choix…

Il grogna et tira la langue à sa sœur avant de se mettre en place près de son chauffeur.

Il inspira un grand coup, compta jusqu'à trois dans sa tête et attrapa la main tendue le plus vite possible. Avant qu'il n'ait eut le temps de penser à ce qu'il venait de faire, il avait été soulevé du sol et avait atterrit lourdement sur quelque chose de rond et chaud… qu'il supposait être le derrière de l'hippocampe sur patte.

Mais loin d'être rassuré, le petit châtain agrippa la veste noire de l'humain devant lui et ferma les yeux très forts.

Kusakabe sourit en sentait les doigts du garçon se cramponner dans son manteau. Ce petit n'était jamais monté sur un cheval, c'était certain. Le pauvre gosse semblait terrifié.

Les autres servants retournaient à leurs montures prestement pour ne pas faire attendre le prince. Quel surprise ils avaient eut de trouver ce deux jeunes gens presque nus sur une plage normalement déserte !

Enfin, ils n'étaient pas vraiment nus. La fille portait quand même une robe. Mais le garçon était vraiment à la limite de l'indécence… Ou était-ce lui qui se faisait des idées ? Quoi qu'il en soit, le bras droit du prince lui avait quand même fait enfiler une veste (beaucoup trop grande pour lui mais c'était déjà mieux que rien).

-flash-back-on-

Le prince et ses sbires chevauchaient sur la plage sans grandes convictions. Cette partie du royaume était souvent déserte à cause des rochers assez tranchants sur les côtes qui empêchaient la baignade. C'était plus une promenade qu'une patrouille.

Puis soudain, au détour d'une dune, ils les avaient vus.

Ils semblaient venir d'une autre planète avec leur peau de porcelaine immaculée et leurs yeux qui s'étonnaient de tout. Ils semblaient forts… et fragiles. C'était vraiment un curieux mélange. La jeune fille à la chevelure noire s'était approchée d'eux d'une démarche mal assurée, comme si elle ne s'était plus tenue sur des jambes depuis un bon bout de temps.

Elle leur avait sourit et les avait salué…

Et Kusakabe avait sentit les hommes se raidir dans son dos.

La voix de la fillette était beaucoup trop claire, trop pure pour être humaine. Un soprano léger et enchanteur. Certainement la plus belle voix qu'il ait jamais entendu.

L'homme de main avait même jeté un coup d'œil discret vers son prince pour étudier sa réaction. Il avait été légèrement déçu en voyant l'air totalement désintéressé d'Hibari-sama. Mais en même temps, le seigneur était connu pour son cœur de pierre. Une voix, aussi belle soit-elle ne pouvait pas l'émouvoir... n'est-ce pas ?

La jeune fille s'était présentée sous le nom d'I-pin. Elle avait survécu à un naufrage à quelques lieues d'ici. Elle et son frères avait échoués sur ce rivage sans savoir où ils se trouvaient. Kusakabe avait légèrement tiqué. Cette histoire manquait de détails et de preuves… mais en même temps, pourquoi mentirait-elle ? Il chassa cette idée de son esprit et se tourna vers ledit frère.

Un jeune homme châtain se tenait sur ses pieds avec le sourire de celui qui venait de réaliser un exploit. Ses yeux pétillèrent et il les salua à son tour.

… bon… hé bien la plus belle voix du monde venait de se faire doubler… elle n'aura pas tenu longtemps à son titre.

Si la voix de I-pin était claire, celle du garçon était légèrement plus grave, plus chaude, plus accueillante, … magique. Le bras droit se sentit fondre, littéralement.

Il eut même un moment de surprise en voyant les yeux du prince s'agrandirent un bref instant. Mais cette expression disparue aussi vite qu'elle était venue. Il avait du rêver.

Pendant qu'I-pin babillait des compliments et commentaires sur tout et n'importe quoi, le 'petit frère' s'était approché des chevaux très doucement et les avait observé avec l'air d'un enfant qui découvre le monde. Kusakabe avait sourit.

Ces personnes devaient venir d'un pays très lointain pour n'avoir jamais vu ce genre de monture. Il avait observé avec amusement les yeux couleur miel du garçon pétiller quand il avait frôlé le museau de sa jument. Soudain, quelque chose avait attiré son attention.

-Heu… Garçon ? Appela-t-il. Que t'es-tu fait à la cheville.

Le châtain avait froncé les sourcils en entendant le mot 'cheville' et l'avait regardé comme si ce qu'il disait n'avait absolument aucun sens puis il avait semblé percuter et regarda son pied avec un petit sourire.

-… je suis tombé sur un rocher.

- …ah

-…

-…

-… soigne-le.

Cette fois, c'était le prince qui avait parlé. Les autres conversations moururent automatiquement. Kusakabe fut un peu dérouté par cet ordre soudain et resta sur place sous le choc. Les yeux glacés et impassibles du souverain se fixèrent au sien.

-C'est un ordre.

Le bras droit sortit de sa transe aussitôt et descendit de son cheval à toute vitesse. Il prit un instant pour attraper une sacoche de premiers secours et entraina le garçon vers un coin isolé. Le petit châtain avait bien faillit tomber, pas encore totalement habitué à ses nouvelles jambes mais l'homme ne lui avait prêté aucune attention.

Ça faisait 6 ans qu'il avait été aux côtés du prince. 6 ans d'obéissance et jamais il ne l'avait vu éprouver de la compassion pour qui que ce soit, pas même ses propres sujets… En fait, ce qu'il venait de ce passé, même si ça n'avait pas été une grande démonstration d'affection, était absolument incompréhensible.

-… je pense que nous sommes assez loin, non ?

La voix magique du châtain l'avait ramené sur terre.

Tsuna avait commencé à avoir peur. L'humain lui avait pratiquement démis le bras pour l'entrainer quelque part pour le soigner puis s'était arrêter… et avait passé 5 bonnes minutes, debout sur une plage en fronçant les sourcils et en marmonnant des choses incohérentes.

Culture bipède où pas, pour lui, c'était flippant !

-Heu… Kusakabe secoua la tête pour se remettre les idées en place. Je suis désolé… asseyez-vous là. Votre blessure n'est pas profonde mais j'aimerais y mettre un bandage quand même.

Tsuna hocha la tête et s'assit sur un rocher un peu plus plat que les autres.

Il y eut un petit silence seulement troublé par le bruit des vagues et le cri des mouettes. Le petit prince tourna encore son regard vers le ciel qui commençait légèrement à rosir quand l'homme interrompit ses pensées.

- comment vous appelez-vous, jeune homme ? Votre sœur n'a pas eut l'occasion de nous en informer.

-… Tsunayoshi, sourit le châtain, mais tout le monde m'appelle Tsuna.

-Je suis Kusakabe, répondit l'homme en se levant. Voilà, c'est fait. Dans un ou deux jours, vous n'aurez plus besoin de pansement. De toute façon, vu comment les choses vont, nous allons rester ensemble un bout de temps. Je pourrais donc vous soignez au cas où ça empirerait.

Tsuna ne compris pas.

-flash-back-off-

Et nous retrouvons nos héros, juchés sur des animaux terrestres, en route vers une destination inconnue. Et le petit prince n'aimait pas ça… pas ça du tout ! Il avait beau trouver les créatures fascinantes, il appréciait beaucoup moins leur hauteur et les mouvements. Il enfonça sa tête encore plus dans le dos du conducteur.

Soudain il entendit des sons étranges. Des rumeurs, des cris, des rires… une ville ?

Il resserra la veste trop grande sur ses épaules de sa main libre tandis que l'autre tenait toujours celle de Kusakabe et osa entrouvrir un œil curieux.

-… whoa… murmura-t-il en souriant.

Dans les profondeurs sous-marines, Mukuro soupira pour la 10ème fois en moins de trente minutes.

-Vous êtes fatigué Mukuro-sama ? Siffla Chikusa en glissant à ses côtés.

-Bien sur que non, mais j'aurais du leur imposer 3 jours au lieu de 10 ! Je m'ennuie déjà ! Depuis combiens de temps sont-ils partis ?

-… ça va faire 4 heures -pyon, fit Ken qui venait d'apparaître au détour d'un rocher.

-C'est déjà beaucoup trop ! Gémit le sorcier en boudant comme un enfant.

Soudain, un sourire narquois s'étira sur ses lèvres et ses yeux s'assombrirent.

-… J'ai attendu 15 ans pour une occasion pareille, si j'en avais le pouvoir, je ferais passer le temps plus vite rien que pour voir leur expressions déçues et brisées par la défaite.

-Et on fait quoi si ils gagnent-pyon ?

Le ricanement du sorcier se répercuta sur les murs de la grotte.

-...ça n'arrivera pas.

...

Plus loin, dans la salle de séjour du palais Vongola, Lal frappa pour la 100ème fois sur un mannequin de combat bien amoché avant de se laisser tomber sur le sol avec un petit soupir. Les muscles de ses bras étaient douloureux et ses poignets lui faisaient mal. Elle songeait déjà à un massage à l'huile d'anémone pour plus tard.

Dans son dos, elle entendit Chrome tourner une page de son livre, Kyoko ajouter une perle au collier qu'elle confectionnait et Bianchi reposer son miroir pour aller prendre sa brosse.

Soudain, Chrome referma son livre et soupira.

-C'est ennuyeux quand Tsuna-nii n'est pas là.

Kyoko hocha la tête et Bianchi continua de se brosser sans prêter attention à la conversation.

Malgré elle, Lal devait admettre qu'elle était d'accord avec ses sœurs. Le palais semblait un peu vide sans I-pin et Tsuna pour jouer au water-polo dans les couloirs. Soudain, elle se releva d'un bond et recommença à taper sur le pauvre mannequin qui n'avait jamais rien demandé à personne.

« Ils reviendront quand ils auront réparez leurs bêtises » pensa-t-elle avec hargne. Mais quand même… Seuls ? Sans protections ? Près des dunes de sable ? Bien sur, l'endroit n'était dangereux que la nuit tombé à cause des requins de passage qui semblaient affectionner cet endroit mais…

Dans un coup de poing particulièrement bien placé, la tête du pantin se décrocha et alla rouler dans un coin de la pièce.

Tout ce qu'elle espérait c'était qu'ils ne commencent pas à jouer aux aventuriers et aillent se perdre dans un endroit qu'ils ne connaissaient pas…

...

Définitivement, Tsuna adorait ce monde !

Il avait du mal à se retenir de ne pas courir partout en voyant les larges couloirs aux sols de marbre et aux plafonds sans fin. Parfait pour un water-polo.

A vrais dire, seul trois petites choses l'empêchait de faire ce qu'il voulait.

1 : Il ne savait pas encore très bien marcher. Accélérer le pas comme il avait vu des gens la faire en ville signifierait certainement une rencontre plutôt douloureuse avec le sol.

2 : Le château était immense et, se connaissant, il allait encore se perdre.

3 : La main d'I-pin était fermement enroulée autour de son poignet.

Autant le château marin le déprimait, autant celui-ci lui semblait merveilleux avec toutes ces fenêtres partout !

Il observa les minces cordes d'or pur qui s'enroulaient autour des colonnes sur les bords des couloirs et les peintures accrochés aux murs. Il était tellement absorbé par ses contemplations qu'il n'entendit pas le début de l'explication de Kusakabe.

-…ainsi vous serez propres. En attendant une famille qui acceptera de vous héberger, le prince à accepté de vous laisser rester ici. Je vous conduirais ensuite à votre chambre respective. L'entrevue avec Hibari-sama se fera demain matin du à l'heure tardive et au travail que notre prince à encore à faire.

I-pin hocha joyeusement la tête. Le petit châtain n'avait pas entendus ce qu'ils allaient devoir faire mais il en avait une petite idée.

Bien sur, quand on vit dans l'eau, le terme d'hygiène n'est pas vraiment pris en compte. On se lave plus par principe que par nécessité. Mais après être resté tout ce temps sur une plage, Tsuna sentait sa peau lui gratter désagréablement et avait un horrible gout de sel dans la bouche. Le sable s'était infiltré partout et, pour la première fois de sa vie, le petit prince se sentit sale.

… et franchement, ce n'était pas du tout agréable !

Soudain, les yeux couleur miel du petit prince se tournèrent vers Kusakabe. Depuis quand le Prince Hibari était-il partit ? Mais il n'eut pas le temps de vraiment se pencher sur le sujet car il sentit sa sœur l'entrainer vers un long couloir avec plus de porte qu'il n'en avait jamais vu. dans toute sa vie.

-Le palais comporte 6 salles de bains. Une privée pour Hibari-sama, Une pour les figures de noblesse de passage dans notre pays, une pour les invités de classe moyenne et trois pour le personnel et les gardes. Vous utiliserez celle de classe moyenne.

Soudain, il s'arrêta et désigna une lourde porte à double battant.

-derrière cette porte, il y à une antichambre avec une salle pour les dames et une pour les hommes et c'est ici que je vous laisse. Un serviteur viendra vous apporter de nouveaux vêtements quand vous aurez fini.

Les ados hochèrent la tête et Tsuna rendit la veste qu'il portait toujours à Kusakabe en le remerciant. Puis ils ouvrirent les portes à double battants et firent un signe d'adieu au bras droit avant de les refermer.

L'antichambre était banale, ce n'était qu'une toute petite pièce vide et blanche avec deux portes dans le fond. Mais Tsuna n'eut pas le temps de pousser son observation à plus loin car il se fit littéralement agresser par une I-pin surexcitée qui lui agrippait les deux bras.

-Tsunaaaaa ! Tu ne trouves pas qu'il est trop BEAU !

-… heu…si

-Et se yeux ! Tu as vu ses yeux ?

-I-pin, arrête de crier s'il te plaît…

-Je suis tellement, tellement, tellement, tellement contente d'être ici ! mercimercimerci ! Je ne te remercierais jamais assez.

Le petit prince était heureux pour sa sœur mais elle commençait à être un peu trop bruyante.

-… I-pin

- mais 10 jours, c'est court ! Tu penses que le sorc

- I-pin ! Siffla Tsuna en langue marine. Tu te rends compte de ce qui se passera si quelqu'un nous entends parler du pari ici ?

I-pin mit une main sur sa bouche et rougit.

-désolé Tsu, murmura-t-elle,mais je suis tellement excitée d'être avec lui !

Tsuna sourit

-Bon, on va se laver ?

-Eurk, c'est immonde d'être sale !

Le petit châtain se sentit fondre dans l'eau divinement chaude et reposa la tête sur le rebord en acajou de l'immense baignoire. Tous ses muscles semblaient se détendre.

Le style japonais de la salle de bain pour homme contrastait violement avec l'extérieur médiéval du château mais il aimait bien. Il trouvait ça reposant.

Il ferma les yeux et, inconsciemment, commença à fredonner une berceuse en langue marine que sa mère lui chantait parfois. Jamais il n'aurait pensé qu'être dans une eau non salée pouvait être aussi bien.

Et pendant qu'il laissait son murmure devenir chant, il n'entendit pas la porte s'ouvrir…

Hibari signa un nouveau rappel concernant les récoltes de ce mois. Il n'avait pas le temps de se reposer. Il avait commencé à lire le suivant quand la porte de son bureau s'ouvrit sur son bras droit.

Bras droit qui flancha légèrement sous le regard froid du prince.

Ah… il avait oublié de toquer.

Il déglutit et s'inclina.

-voici un nouveau rapport de la part des gardes de la 16ème zone.

Hibari ne répondit rien et se leva en se dirigeant vers la porte.

-Hi-Hibari-sama ? Où allez-vous.

-Faire ma ronde, répondit le prince en refermant la porte derrière lui.

Tsuna sursauta violemment en entendant un « CLANG » sonore résonner derrière lui et (réflexe idiot) plongea la tête sous l'eau pour se cacher.

Sauf que, petit problème, ses poumons n'étant plus adaptés, il en ressortit aussitôt en toussant.

Devant une petite porte adjacente à la salle de bain, deux garçons le regardaient, les yeux agrandis par la stupeur.

Au sol, une bassine remplie de savon avait été renversée et, pour la première fois de sa vie (décidément c'état la journée) le petit prince se sentit pudique.

Remarquez, quand on vit au milieu de gens à moitié nu, on est plus ou moins immunisé contre ce genre de situations mais là…

Le châtain rougit violement et s'enfonça le plus qu'il pouvait dans la baignoire jusqu'à ce que la seule chose qui dépasse soit sa tête.

Les deux garçons n'avaient pas bougés. Soudain, le plus grand des deux s'avança avec le sourire le plus lumineux qu'il n'ait jamais vu.

-Yo ! Ça va ?

Tsuna se relaxa un peux, ouvrit la bouche pour répondre quand l'autre garçon se mit à hurler.

-On à trouver une sirène à l'EXTREEEEEEME !

Là, le petit prince était totalement perdu. Puis le premier se mit à rire en se grattant la tête.

-Haha ! Hé bien, on peut dire que c'était assez inattendu. Je m'appelle Yamamoto, je suis le fils d'un restaurateur en ville.

Le châtain sourit.

-Moi, c'est Tsuna… heu… enchanté ?

Yamamoto frissonna puis son sourire s'élargit encore plus.

-Haha, enchanté… On t'a déjà dit que tu avais une très belle voix ?

-Moui, une ou deux fois, grommela le petit prince qui commençait à s'inquiété pour l'autre garçon qui continuait toujours de courir partout.

Yamamoto rigola en suivant le regard du châtain.

-Lui, c'est Ryohei, le fils du tailleur. Il avait reçu une commande pour le château pour toi alors je l'ai accompagné … mais tu n'as pas fini apparemment, haha.

Tsuna rigola plus par politesse que par envie.

-… en parlant de ça, j'aimerais sortir…

- Ah bon ? fit Yamamoto

- …

- …

- … tout seul !

Le garçon sembla percuté et se gratta l'arrière du crane en rigolant puis se retourna, attrapa Ryohei par le col et l'entraina vers la sortie.

Une fois seul, Tsuna soupira.

Il avait envie de trainer encore un peu dans son bain mais bon…

Avec un effort surhumain, il sortit de l'eau en frissonnant et s'enroula dans l'une des serviettes pelucheuses empilées sur une étagère en acajou. Son regard se porta sur un paquet que le garçon nommé 'Ryohei' avait fait tomber quand il avait commencé à hurler…

Avec tout son bon sens, il en conclut que c'était ses nouveaux vêtements. Mais avant d'aller vérifier son intuition, il se tourna et alla ramasser son petit short blanc qui avait été délaissé dans un coin de la pièce.

Avant que les humains n'avaient pus les voir, I-pin et lui avaient eut le bon réflexe de lui retirer les chainettes d'or qui le désignait comme héritier et les avaient mis à la va-vite dans l'une de ce que les bipèdes appelaient 'poche'. Ils avaient bien faillit se faire prendre mais finalement, les humains n'avaient rien vu…

Il devait quand même admettre que c'était assez étrange de ne plus les porter mais il trouverait bien un moyen de les cacher quelque part.

Après les avoir récupérer, le petit prince alla ouvrir le paquet de vêtements et en attrapa la première chose qui sortait.

Ah

… c'est quoi ça ?

Au bout de 10 bonnes minutes, le petit châtain avait compris comment faire. Il savait déjà par expérience que le tissus la s'enfilait aux jambes (merci Mukuro) et avait vu les autres humain porter des choses semblables donc il ne lui avait suffi que d'imiter.

A présent, il portait un long pantalon brun foncé, une chemise blanche immaculée un peu longue et un gilet sans manche brun clair. Avec ses bottes brunes elles aussi, il trouvait qu'il ressemblait au bandit devenu prince que Kyoko adorait. C'était le même style mais pas les mêmes couleurs, c'est tout. La princesse avait trouvé un vieux livre à moitié détruit dans une épave mais avait quand même réussi à le lire… c'était quoi encore le nom de l'histoire ?

« Raiponce » ?

Il s'y était quand même pris à plusieurs reprises pour comprendre comment on fermait la chemise et ou on mettait la ceinture mais dans l'ensemble, c'était pas mal.

Il tira une dernière fois sur la manche de la chemine, fini de placer les chaines d'or dans sa nouvelle poche quand la porte s'ouvrit à nouveau et Yamamoto apparu.

- Hey ! T'es près ?

-…heu

« Mémo personnel pour plus tard, quand quelqu'un vous demande pour vous coiffer, REFUSER ! »

Yamamoto et Ryohei (qui avait paru très déçu en voyant ses jambes) l'avaient entrainé dans une salle immense, une cuisine sans doute, remplie de femmes qui étendaient du linge dans un coin, tissaient dans un autre, faisaient la cuisine et d'autres choses que le petit prince ne compris pas.

La gouvernante en chef, une femme de forte corpulence au visage poupin, l'avait pratiquement écrasé contre sa poitrine en gazouillant qu'il était adorable avant de l'entrainer vers un tabouret de bois et de brandir un peigne aux allures menaçantes.

Et donc, nous avons notre petit prince à la limite du désespoir, assis sur un tabouret, entouré de femmes qui piaillait avec excitation sur la texture de ses cheveux tout en le coiffant. Yamamoto et Ryohei était en face de lui, souriant avec compassion sans pour autant réussir à masquer un brin d'amusement quand un nœud particulièrement tenace le faisait grimacer.

-Vous m'expliquez pourquoi je dois me laisser faire ? Gémit Tsuna quand un morceau de coquillage fut retirer de ses mèches … ainsi que plusieurs de ses mèches par la même occasion.

-Procédure habituelle… je crois, sourit Yamamoto. Normalement c'est le bras droit du prince qui aurait du t'amener ici pour que tu manges quelque chose mais il était très occupé quand on l'a vu. C'est pour ça qu'on est venu te donner tes vêtements en personne.

-… ah bon… mais pourquoi les cheveux ?

-ça aurait pu être pire, intervint Ryohei, si vous aviez été une fille, vous auriez eut au moins 4 personnes pour vous habiller.

Tsuna frissonna.

-Je suis sure qu'aucune de mes filles ne se serait plainte, rigola la matrone en chef qui répondait au nom de Baba. Un jeune homme aussi mignon, j'aurais certainement eut à les retenir.

Elle arracha un dernier nœud de la chevelure du petit prince et passa ses doigts dedans, appréciant leur douceur.

-Voilà, c'est fini, jeune homme. Voudriez-vous manger quelque chose maintenant ?

-… et ma sœur ?

-Elle est déjà passée par chez nous, mon petit. Elle avait fini sa toilette avant toi.

-On l'a déjà amené dans sa chambre, intervint une jeune fille qui finissait d'étendre un drap sur une corde. C'est vrai que vous avez survécu à un naufrage ?

-Jasmine ! S'offusqua Baba en posant violement un couvert sur une table de bois brut ! Ce petit vient de vivre une quasi noyade ! Il te racontera quand il le voudra !

La dénommée Jasmine rougit violement et bafouilla une excuse en s'éclipsant.

Tsuna sourit et se laissa entrainer jusqu'à la table. Lorsqu'il se dut assis, Baba lança un regard suspect au deux garçons, toujours près du tabouret.

-Et… pourquoi vous êtes encore là vous ?

-Nous faisons une livraison, c'est tout, rigola Yamamoto

-Hé bien maintenant que c'est fait, sortez de ma cuisine, ouste !

Les deux garçons sortirent en vitesse avant de se recevoir une casserole sur la tête. Yamamoto fit un signe d'adieu à Tsuna en souriant une dernière fois avant de refermer la porte sur eux.

Baba soupira.

-C'est deux là, je vous jure, Grommela-t-elle en se tournant ver la cuisinière, un jour ils vont se faire attraper par le prince et quand ça arrivera…

Puis elle enfila un large tablier et s'approcha de Tsuna en souriant.

-Alors mon poussin, que veux-tu manger ? Nous avons de la soupe, des galettes de blé, du ragout de mouton, du poisson grillé…

Le petit prince se sentit pâlir et rigola nerveusement.

-je préfèrerai éviter le poisson si c'est possible.

Baba haussa un sourcil.

-Il y en a beaucoup sur les villes côtières, jeune homme. Tu ne mangeais pas de poissons dans ton pays ?

-Non, répondit Tsuna, pas plus que du… mouton.

-Un végétarien ! s'exclama la matrone ravie, c'est si pittoresque ! Ne t'inquiète pas mon petit, je vais te préparer quelque chose spécialement pour toi…

Le petit prince ne dit rien et se contenta de sourire.

… c'est quoi un végétarien ?

Quand Kusakabe entra dans la cuisine, dans les environs de 21 heures, il se sentit sourire devant la scène.

Le petit nouveau était entouré de servantes aux visages radieux, assise à la table de bois. Ils semblaient bien s'amuser. De la ou il était, il entendait des rires et des bout de phrases qu'il ne comprenait pas. Soudain, le visage du châtain se figea en une expression boudeuse, les jeunes filles éclatèrent de rire.

-Bonsoir Kusakabe-san.

Le bras droit sursauta et se retourna.

-Bonsoir Baba, … que ce passe-t-il ?

La matrone sourit.

-Vous étiez en retard alors les filles ont voulu apprendre au petit à jouer aux osselets.

La fin de la phrase se perdit dans une nouvelle salve de rires.

-… vous avez du nouveau sur son pays d'origine ?

-Non Baba, pas encore. Mais nous cherchons toujours.

-…

-…

-…

-je ne pense pas qu'il soit dangereux, sourit la matrone. Un petit ange comme lui ne pourrait pas faire de mal à une mouche.

-c'est aussi mon avis, soupira Kusakabe, mais cette histoire de naufrage ne tien pas la route. J'ai parlé aux gardes-côtiers et j'ai vérifié les documents d'entrée au port durant les 7 derniers jours, aucun navire étranger ne s'est approché de nos terres, ni de ce secteur à moins de quelques miles au moins !

-Mh, fit Baba, songeuse. Et sa sœur ?

-dans sa chambre, elle voulait le voir mais elle était trop fatiguée. La dernière fois que je l'ai vu, elle dormait à poings fermés.

Des exclamations joyeuses s'élevaient encore de la table quand soudain, une des fille leva la tête et sourit.

-Kusakabe-san ! Bonsoir !

-Bonsoirs Mesdemoiselles, fit le bras droit en s'avançant dans la pièce. Je ne voulais pas mettre fin à votre amusement mais je pense qu'il serait préférable de ne pas trop épuiser notre invité pour le moment.

Une série protestation s'éleva dans la salle.

-Encore une minute !

-S'il vous plaît !

-Allééé ! Kusakabe-saaaaan !

Tsuna sourit et se leva.

-On continuera demain, fit-il. Et cette fois, je ne perdrais pas !

-haha ! Dans tes rêves Tsu-chan !

Kusakabe ne put retenir un petit sourire narquois.

- Tsunayoshi ne sait pas jouer aux osselets ?

-Ni aux cartes, renchérit une petite rousse avec un sourire moqueur.

-Mais ! Il est très fort aux charades ! Intervint Jasmine à qui le petit prince lança un regard plein de gratitude.

Tsuna se leva de son siège en leur tirant la langue avant de s'approcher du bras droit.

-On y va ?

L'homme ouvrit la porte et le laissa sortir.

Il faisait nuit depuis maintenant 2 bonnes heures.

Dans l'immense chambre d'invité qu'on lui avait donné, Tsuna n'arrivait pas à dormir. Couché sur le dos, les yeux tournés vers le plafond, il pensait.

Il aimait déjà beaucoup ce château. Durant l'heure passée avec les cuisinières, il avait même réussi à oublier dans quelle situation il se trouvait. Mais maintenant, plongé dans ses réflexions, il avait de sérieux doutes.

Demain, ils rencontreraient le Prince officiellement. Et, même si le petit châtain ne lui avait pas vraiment parlé, il lui semblait avoir un cœur tellement dur ! Le paris lui semblait irréalisable ! Il avait beau essayé de rester positif, il ne pouvait pas s'empêcher de penser que, s'ils échouaient, ce serait lui qui allait passer à la casserole ! Il frissonna en repensant aux yeux multicolores du sorcier.

C'était dingue quand même ! Il attirait les ennuis comme le sang attire les requins ! … comme la fois ou il avait voulu jouer avec Squalo, le requin de son frère… autant dire que ça ne s'était pas vraiment bien passé…

Il attrapa un coussin et étouffa un cri de frustration dedans. Quelque chose allait se passer, il le sentait.

Soudain, il relâcha le coussin en soupirant.

Ça ne faisait qu'un jour qu'il était ici et il commençait déjà à devenir paranoïaque.

Ça ne pouvait plus durer, de toute façon, il n'arriverait pas à dormir.

Une balade nocturne s'imposait.

Le petit prince devait se retenir pour ne pas éclater de rire.

Pourquoi ?

Parce qu'il venait de trouver l'endroit le plus incroyable au monde !

Il était simplement passé dans un couloir désert quand une porte s'était entrouverte par un coup de vent. C'était une petite pièce toute simple avec quelques meubles, une cheminée et deux fauteuils en velours. Ça devait être un petit salon.

Mais surtout, cette petite pièce sombre donnait sur un balcon circulaire immense avec une vue époustouflante ! À l'extrême droite, il voyait la ville illuminée et les plains alentours. Si il regardait à gauche, il voyait la mer, les vagues, la plage, illuminées par le ciel de nuit. Et s'il levait les yeux, il voyait les étoiles, encore plus belles qu'il ne se l'était imaginé.

Il s'approcha de la bordure de pierre et s'y accouda, respirant à grand coup l'air salé.

Ce balcon était tellement grand… c'était certainement une terrasse. Les yeux couleur miel du prince vagabondèrent sur la mer calme, essayant d'imaginer la réaction de ses sœurs quand elles découvriraient sa disparition. Avec un peu de chance, ils seraient rentré avant qu'ils n'aient eut le temps de venir lui rendre visite…

Le son des vagues était envoutant, tellement doux. Inconsciemment, il entrouvrit la bouche pour commencer une chanson quand…

-Herbivore…

Il la referma d'un coup.

-P-Prince Hibari, fit-il en s'inclinant. Que faites-vous là ?

-Il est interdis de se balader dans le château en pleine nuit, fit Hibari sans répondre.

«hiiip »

-Je-je ne savais pas, j'en suis désolé. Je n'arrivais pas à dormir c'est tout !

- …nh

Hibari toisa la petite créature devant lui sans expression. Il n'avait pas envie de mordre cet herbivore à mort, pas maintenant, il était fatigué.

Etouffant un bâillement derrière sa main, il allait s'en aller quand la petite voix de l'herbivore retentis encore.

-Vous ne restez pas ?

Le prince haussa un sourcil avant de se retourner, un petit sourire narquois aux lèvres et de s'approcher du châtain. Il s'accouda à la barrière et le silence tomba, seulement troublé par le bruit des vagues sur la digue.

Soudain, le plus âgé rompit le calme qui s'était installé.

-D'où venez vous, herbivores ?

Tsuna, surpris par la question bredouilla une réponse.

-J-je ne sais pas, je ne me souviens pas.

-Mensonge

Le petit châtain flancha légèrement. Si le ton du prince était calme, il était aussi dur et tranchant que l'acier.

-D'où venez vous, répéta-t-il.

En temps normal, Tsuna aurait cherché un autre mensonge plus ou moins plausible mais il avait l'intuition que si il mentait encore, ça irait mal pour lui.

-Je… ne peux pas le dire.

-Pourquoi ?

Le châtain sourit.

-Vous ne me croiriez pas.

Hibari ne répondit rien et le silence s'installa une fois de plus.

-… Prince ? Que faisiez-vous dans le château en pleine nuit ?

-… patrouille nocturne.

Une petite goute de sueur se forma à l'arrière du crane du châtain. La vie au château était… particulière.

Une vague plus forte que les autres s'écrasa sur la côte et Tsuna sourit.

-Vous devez être un bon Prince.

-Mh ?

-… Pour que les gens dans cette ville soient aussi heureux… J'ai rencontré les servantes aussi. Ils ont l'air de vivre paisiblement et de beaucoup vous apprécier.

-… Il est du devoir d'un Prince de veiller sur les herbivores trop faibles pour se protéger eux même et d'éliminer ceux qui sèment le trouble… littéralement.

Tsuna frissonna au dernier mot, Hibari semblait apprécier 'éliminer les herbivores … littéralement'

Mais il devait avouer qu'il aimait bien la compagnie de cet homme. C'était un peu comme si il était entré dans une bulle de silence et de calme. C'était reposant. Il sourit et apprécia une fois de plus les sons de la mer qui lui parvenait en soupirant.

Soudain, une petite chose attira sin attention. Sur l'épaule de l'homme aux cheveux noir, une petite boule de plumes blanche et grise venait de se poser avec un petit 'tchip'.

… une mouette ?

Les yeux du châtain s'illuminèrent d'un coup.

-Prince Hibari ! C'est votre mouette ?

-… Hibird.

Tsuna du se retenir d'éclater de rire. Ce nom était adorable !

Le statu de sirène lui donnait une affinité particulière avec les animaux marins (exceptés les très dangereux) et, bien que l'oiseau était tout sauf aquatique, le petit prince se sentit tout de suite attiré par la petite boule de plume.

Boule de plume qui le lui rendait bien si on en jugeait la façon dont elle avait sauté sur son épaule pour se blottir contre sa joue.

-Il est trop mignooooon ! Gazouilla Tsuna à la manière dont ses sœur le faisait quand elles voyaient un enfant.

Hibird émit un petit 'tchip' et se laissa caresser en gonflant son plumage.

Hibari, lui, fronça les sourcils devant l'attitude de son oiseau réputé pour être antisocial et boudeur face aux nouveaux venus.

Mais en même temps, cet herbivore était… spécial. Derrière ses airs faibles et tremblants, le prince avait vu une sorte de flamme puissante, une sorte de force lumineuse. Cet herbivore était intéressant et, malheureusement pour lui, il aimait les choses intéressantes.

Soudain, le châtain se tourna vers la plage et plissa les yeux, ignorant la mouette qui gonflait ses plumes en boudant d'être ignoré. Les yeux caramel s'écarquillèrent. Sur la côte, il y avait une petite silhouette. Une petite silhouette qu'il reconnaitrait entre mille.

-NUTS !

Et, sans réfléchir, il tourna les talons et fonça vers la sortie.

Hbari haussa un sourcil.

Les pieds nus du châtain s'enfoncèrent dans le sable avec un bruit mat. Zut ! Courir sur la plage était vraiment plus dur que dans les couloirs du château. Tsuna était encore un peu faible au niveau des jambes mais il s'en moquait, il devait trouver son compagnon.

-NUTS ? Appela-t-il, NUUUTS ?

Soudain, un petit éclat de fourrure blanche attira son regard et un immense sourire éclaira son visage.

-NUTS ! S'exclama-t-il en serrant le petit animal contre lui avec soulagement. Qu'es-ce que tu fais ici ! Tu devais rester sous l'eau !

Le bébé phoque lui lança un regard irrité.

-… ne me dit pas que tu es fâché que je t'ai laissé là-bas ? … rhoo écoute, je suis désolé d'accord ? Je ne savais pas que tu le prendrais comme ça !

Nuts continua de bouder.

-… désolé ? ajouta le petit prince

Si le petit animal pouvait parler, il aurait poussé un soupire de soulagement. Il ne pouvait décidément pas en vouloir à son maitre. Tant qu'il était sain et sauf…

Il frotta sa tête contre la joue du petit prince qui sourit.

Mais soudain, il frissonna violemment. L'air marin était devenu froid, très froid. Et le ciel était sombre, très sombre.

A quelques mètres de lui, une deuxième silhouette était apparue.

-… qu…Quoi ?

-Kufufu. Bonsoir Tsunayoshi-kun

-M…MUKURO ! Que fais-tu ici ?

-moi ? Quelle question, je me promène…

-En surface ?

-Y a-t-il une loi qui l'interdit ?

Les yeux du petit prince se plissèrent à la manière des chats.

- C'est quoi l'arnaque ?

-Oh ! Tsunayoshi-kun ! Tes paroles me blessent ! Moi qui voulais tellement te voir ! Fit le sorcier avec une innocence absolument fausse.

Le châtain fronça les sourcils quand Mukuro fit quelques pas en se direction.

-Ne t'approche pas de moi. Siffla-t-il

Le sorcier ignora l'avertissement en se pencha à son oreille.

-Puisque nous sommes réunis, pourquoi ne pas en profiter ? Ronronna-t-il en caressant la courbe du visage du châtain du bout du doigt pour remonter jusque dans les mèches caramel.

Malgré lui, Tsuna se sentit rougir et s'apprêta à repousser Mukuro avec toute sa force en le traitant de tout les noms quand…

-Herbivore ?

Le prince se tenait derrière eux, les yeux plissé et un air ennuyé sur le visage.

-P-Prince Hibari, s'exclama Tsuna en essayant de s'écarter du sorcier le plus vite possible.

-… La plage es interdite au publique après le couché du soleil. Constata Hibri d'une voix dénudée d'expression.

Le petit châtain flancha et il entendit Mukuro ricaner dans son dos.

-… Herbivore, les yeux d'Hibari se tournèrent vers le bébé phoque (toujours dans les bras du châtain), puis remontèrent vers le rouge toujours présent sur les joues de Tsuna pour s'arrêter sur le sorcier qui abordait un sourire machiavélique.

-…qui est-ce ?

Tsuna ouvrit la bouche précipitamment tout en pensant à un bon mensonge à raconter quand soudain il sentit deux bras l'encercler et un visage pressé contre ses cheveux.

Mukuro sourit entre les mèches et ses yeux brillèrent.

-Je suis son fiancé.

-Oui c'est ça ! … heu… QUOI ?

Fin de chapitre 5

Whoa… je dois avouer qu'il est assez grand comparé aux autres mais bon… on va dire que c'est une petite compensation pour l'attente ok ? ^^''

Pour le costume de Tsuna, vous pouvez toujours aller voir celui de 'Flyn Rider' dans le Disney 'Raiponce'… C'est à peu près le même

Bien à vous.

Manatilol