Bonjour à tous! Pour ceux qui ne me connaissent pas encore je suis Amy-sama. J'ai fait des fics en collab avec BriKet-VeRt cependant je n'ai pas participé à cette histoire à vrai dire le hiru/mamo et les trucs romantiques c'était pas du tout ma tasse de thé mais elle a su me faire changer d'avis et me faire mourir d'attendre les chapitres suivants! N'est-elle pas merveilleuse?
Voilà c'est donc dans cet état d'esprit que je vous invite à dévorer ce nouveau chapitre.
_ Miséricorde
Il y avait du monde, beaucoup de monde. Mamori se surpris à remercier le ciel que ses amies avaient des places qui permettaient d'éviter la queue. Sans doute serait-elle tombée dans les pommes sous cette chaleur. Elles passèrent rapidement les portiques et se réfugièrent à leurs places respectives. Tout en s'installant confortablement, elles sortirent de quoi manger et de quoi boire.
Lorsque Mamori observa le grand stade, un air léger de nostalgie lui frétilla la poitrine. Elle planta son regard sur le banc où elle était habituellement lors des matchs. Et maintenant, la voilà dans les gradins. C'était tout à fait étrange comme sentiment.
Après une heure, lorsque la majorité du stade fut rempli, les joueurs commençaient à descendre sur le terrain. Leurs noms fut évoqués par les commentateurs et quand ce fut celui de Hiruma, un vacarme assourdissant affluait de la totalité du stade. Mamori en resta bouche-bée. Elle savait qu'il était célèbre dans le milieu mais cela dépassait de loin ce qu'elle s'imaginait.
Finalement, le match débuta.
A la fin du premier quart-temps, la rousse avait deviné que l'issue du match était entre les mains d'Hiruma. Il n'y avait aucun doute sur l'identité du gagnant. Alors elle en profita pour l'observer. Pour le dévorer du regard. Ce garçon qu'elle avait giflé une semaine auparavant. Ce garçon qu'elle aimait et qui était au centre de toutes les attentions. Une fierté mal placé s'insinua en elle et elle ne put que rire niaisement quand le Japon fut acclamé au retentissement du sifflet final.
Alors que ses amies rejoignaient la sortie, Mamori avait une envie pressante d'aller aux toilettes. Expressément, elle traversa la foule opaque pour aller se soulager. Heureusement, elle arriva juste à temps, avant de se faire dessus.
Quant au retour, elle se perdit dans les nombreux couloirs que cachait le stade. Elle traversa les stands, se retrouva avec des personnes du troisième age qui regardaient le match en rediffusion. Elle tomba même nez à nez avec la mascotte de l'équipe de football japonais. Elle osa lui demander son chemin.
"Perdue ? Mais tu viens d'où ? Du staff ?
-Non non, pas du tout ! Je suis une spectatrice tout ce qu'il y a de plus normale !
-C'est bizarre. Tu peux rentrer ici qu'avec un badge normalement. Bon, suis-moi, je vais te faire passer par les vestiaires."
Au départ, prise par ses pensées comme "Comment j'ai pu atterrir là ?" elle en revint rapidement au mot "vestiaire" prononcé plus tôt.
"Et si..."
Mais son idée n'eut pas le temps de se forger. Déjà, on entendit:
"Tu me demandes de ne plus venir te voir mais tu te l'autorises fuckin'bouffeuse de choux ? T'es vraiment pas cohérente."
Elle se retourna et tomba face à Hiruma. Plein de sueur, il semblait avoir seulement entrepris de se sécher à l'aide d'une serviette neuve. Il était classe le démon. Elle rougit et pour une fois, elle ne supporta pas son regard.
"Tu la connais ?"
La mascotte avait rapidement posé la question au blond qui ne répondit pas. On ne saurait pas décrire les pensées du fils de Satan mais là, tout de suite, il observait consciencieusement la rousse.
"Ouais"
Ils furent seuls quelques minutes après.
"Tu veux des excuses ? demanda timidement Mamori.
-Un peu que je veux. C'est sûrement pas moi qui vais t'en faire. Sauf si tu m'explique pourquoi je t'en dois."
Elle savait qu'il n'avait aucune raison de lui demander pardon. Après tout, le seul contexte qui aurait nécessité qu'Hiruma demande pardon à Mamori... Aurait été qu'ils sortent ensemble. Elle aurait pu l'accuser comme bon lui semble de trahison et aurait été pleinement satisfaite et émue par des excuses venant du démon. Mais ce n'était pas le cas.
"Pardonne moi Hiruma-kun."
Elle ne le regardait toujours pas. Elle n'osait pas. A vrai dire, elle avait peur de voir une expression froide et neutre répondre à l'exploit qu'elle venait de faire. Voir une Anezaki Mamori s'excuser auprès du fils de Satan... C'était impensable !
"Je suis désolée."
Plus elle y pensait, et plus elle savait qu'il méritait de meilleures excuses. Elle avait agi de manière égoïste et stupide. En fait, si elle se mettait à la place du blond, elle s'était juste énervée toute seule, l'avait giflé et lui avait ordonné de disparaître. Pourquoi lui pardonnerait-il ?
"Je suis vraiment désolé..."
Elle se permettait de lui parler sèchement. Elle avait des réactions disproportionnées. Elle le repoussait sans raison alors même qu'il ne tentait pas de faire un pas vers elle. Elle avait osé se sentir plus importante à ses yeux qu'elle ne l'était. Elle avait fait n'importe quoi.
"Ne m'en veut pas... s'il te plaît..."
Elle ne pleurait pas. Ses lèvres tremblotaient. Ses doigts se crispaient sur son jean. Elle se cachait derrière ses cheveux mais elle ne pleurait pas.
"Je m'excuse...
-Dis-moi avant que je ne me fasse des films. T'es pas enceinte fuckin'bouffeuse de choux ?
-Comment peux-tu te moquer de moi alors que je..., elle fut prise d'un sanglot qui la stoppa net.
-Désolé mais t'as l'air vachement à cran, avec des sauts d'humeur impossible à gérer. C'est chiant.
-Désolé d'être chiante ! Mais j'y peux rien ! J'arrive pas à m'empêcher de me comporter comme ça !"
Elle laissa couler quelques larmes mais ne se laissa pas submerger par les pleurs.
"Bon, dis-moi que t'accepte mes excuses pour que je m'en aille. J'ai été suffisamment rabaissée pour nourrir ton ego non ?"
Elle était rouge, les yeux humides avec les sourcils légèrement froncés. Quelle adorable et dangereuse petite chose nous avions là. C'était sûr, Anezaki Mamori n'avait pas la réputation d'être une fille magnifique pour rien. Quelle que soit la situation, il semblait toujours émaner d'elle un quelque chose d'irréelle.
Le fils de Satan glissa ses fins et longs doigts sous le menton de l'ange tout en lui offrant un sourire radieusement sadique.
"Tu ne penses pas que je vais te pardonner en échange de quelques larmes. Tu me sous-estimes ma tendre bouffeuse de choux à la crème."
En réalité, ce "tendre" qu'il avait prononcé très lentement sonnait encore plus mal que les "fuckin" qu'il utilisait habituellement. Un frisson parcouru l'échine de la proie tandis que le prédateur contemplait le minois soucieux face à lui.
Fin
La suite dans le prochain chapitre! Comment l'avez-vous trouvé?!
Ah oui ! Un autre point que je voulais aborder avec vous, plus je lis les introductions de notre BriKet-VeRt et plus je me dis que vous devez imaginer que je suis une personne assez hautaine et pour aller droit au but se dit parfaite. C'est simplement qu'elle en fait un peu trop.
P.S: Cette épisode supplémentaire vous à été offert par moi suite à ma supplication alors remerciez moi et vénérez moi. Peace.
A une prochaine!
*BriKet-VeRt s'immisce dans le monologue* Et Reviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiews pleassse !
P.S : et c'est elle qui dit "vous devez imaginer que je suis une personne assez hautaine"...
