Auteur : Hiyoru
Rating : K+
Disclaimer : L'univers de Bleach et ses personnages appartiennent à Tite Kubô. L'histoire et Airyuu sont sorties de mon imagination. Prière de ne pas y toucher sans autorisation, merci.
Paring : Néant (pour le moment)
Note : Le voici, le voilà, le tant attendu (c'est beau d'espérer) nouveau chapitre de « Les Oubliés ». Pour le Nouvel An –ou presque-, c'est beau nan ?
Les Oubliés
Chapitre 6 : Repérés !
Ou, un shinigami, quoi qu'on en dise, c'est plus malin que ça en a l'air.
[…] serez, en outre, déchus de votre poste dès que vous sortirez de cette salle.
Mais… !
Silence ! Les accusés ne sont pas autorisés à parler !
Ecoutez-moi… !
Vous serez retenus jusqu'à l'application de votre sentence dans le Temple des Regrets. Qu'on les emmène !
Non ! Mais non ! Vous n'avez pas le droit ! Nous ne… !
Trainés de force, la porte se referma derrière eux sur le Central 46 et ses protestations cessèrent […].
Trois jours avaient passé avant que les shinigami ne s'élancent à la recherche des deux intrus. Trois jours, c'était le laps de temps qu'il avait fallu aux Hauts-Gradés pour être remis d'aplomb et se reposer un tantinet après la menace d'Aizen. Tous étaient encore ébranlés par la Bataille d'Hiver mais quand il fallait y aller, il fallait y aller.
Ils s'étaient mis d'accord pour que trois des Capitaines les moins touchés se joignent à la recherche. En effet, ils avaient vu ce Kurosaki se battre contre Aizen, avec l'aide d'Urahara et de Shihôin*. Les Hauts-Gradés avaient pu se rendre compte de sa puissance et puis, s'il s'agissait du père de Kurosaki Ichigo comme le prétendait la rumeur, mieux valait prendre des précautions. Dans cette famille, nul ne savait à quoi s'attendre.
Ceux à qui cette tâche incomba ne furent autres que Kurotsuchi (qui n'avait pas participé aux combats), Unohana (idem) et Zaraki qui voulait savoir si le père équivalait le fils. De plus, Yamamoto leur recommanda la plus grande prudence, le rapport de Jidanbo les ayant informés que Kurosaki était accompagné d'une femme dont on ne savait rien.
- Peuh ! fit Kenpachi. Tout ce qui m'intéresse c'est de vérifier s'ils sont forts !
- Le père de Kurosaki devrait faire un bon sujet d'expérience, il doit être intéressant. Quant à la fille, elle ne m'intéresse pas.
- Cependant, vous allez suivre les directives du Sōtaicho et les ramener immédiatement après les avoir capturés, n'est-ce pas Zaraki Taicho, Kurotsuchi Taicho ? demanda Unohana.
- Ouais, c'est ça ! Comme si j'allais me priver d'un bon combat !
- Pourquoi manquerais-je une opportunité de mettre la main sur un bon spécimen ?
- N'est-ce pas, Zaraki Taicho, Kurotsuchi Taicho ? répéta Unohana, un sourire terrifiant sur le visage.
- … Ouais, bon d'accord, finirent-ils par lâcher après quelques instants, ne tenant plus devant l'arme fatale du maitre de la quatrième division.
.*.
De leur côté, deux autres Capitaines menèrent leur enquête dès qu'ils furent sortis de la salle de réunion. Jyuushiro et Shunsui, bien que leur division n'ait pas cela comme but principal, interrogèrent Jidanbo –qui avait déjà été questionné par les membres de la neuvième- sur les deux personnes qu'il avait laissé passer quelques jours plus tôt.
- L'homme se nommait Kurosaki, tu es sur ?
- Abbirmatif, Ukitake Daicho.
- Et la femme ?
- Ze de sais blus, Kyouraku Daicho.
- Yare, yare, essaie de te souvenir, veux-tu ?
- Euh… Z'était guelgue chose comme Ryuu ? dit-il, incertain. Mais ze l'ai déjà dit à la neubième dibision.
- Ryuu ? reprit Ukitake.
- Oui… Kairyuu, Bairyuu ou Oiryuu… Quelque zose comme ça.
- Airyuu ? demandèrent-ils en chœur.
- Oui ! Vous la connaissez ?
Ukitake fronça les sourcils tandis que Kyouraku se grattait la tête.
- Non, pas que je sache, dirent-ils.
- Pourtant… Ce nom me dit quelque chose, reprit le Capitaine aux cheveux blancs. J'ai l'impression de l'avoir déjà entendu quelque part.
- Pareil, confirma son comparse.
- Mais où… ?
.*.
Quant à eux, Kurosaki et Airyuu observaient un plan du Seireitei. Il avait été dessiné par Isshin, selon leurs souvenirs et les indications d'Urahara –qui était tout de même banni depuis plus de cent ans-, et était à présent sujet aux disputes, comme l'avaient été les trois jours précédents qui s'étaient succédé dans une suite d'entrainements pour la plupart jamais achevés mais surtout d'altercations plus ou moins corsées.
Le thème du moment était la place des jardins et des demeures de la noblesse. Ayame soutenait que Kurosaki les avait représentés trop à l'Est alors que, pour sa part, Isshin estimait ne pas s'être trompé.
- Je te dis qu'ils sont trop à l'Est, imbécile ! Regarde, tu les as casés presque en face du Portail du Flot Bleu ! s'exclama Ayame.
- C'est normal, puisqu'ils sont à cet emplacement !
- Mais non ! Les propriétés se trouvent plus au Sud ! A cet endroit, c'est l'Institut de Formation des Shinigami !
- L'Institut se trouve près du Portail du Mausolée Noir, au Nord, patate !
- Qui tu traites de patate ?
- Toi !
- Tu vas voir, espèce de… !
La femme d'âge mûr s'interrompit brusquement, ayant entendu du bruit du côté de l'entrée de la grotte. Kurosaki et elle, d'un même mouvement, attrapèrent leur zanpakutô, et se dirigèrent vers la source sonore. Bien qu'ils aient protégé l'entrée d'un kidô, on ne savait jamais. Un shinigami pourrait tout de même arriver à le passer.
Et c'est ce qui se produisit.
Les deux compères entendirent d'abord une voix masculine, suivit d'une bordée de jurons, avant de voir leur kidô voler en éclat comme un homme au crâne d'œuf déboulait dans la caverne.
Comme il les vit, il se mit à faire une chose très très bizarre. Il se mit à danser en chantonnant :
- J'ai de la chance, j'ai de la chance, …
Les deux s'entre-regardèrent, médusés, avant de lui balancer, simultanément, deux Shô, le premier sort de la voie de la destruction. Les Hadô le propulsèrent contre la paroi de la grotte où il s'assomma inopinément contre un rocher. Kurosaki utilisa ensuite Hainawa, le quatrième sort de la voie de la liaison, le saucissonnant de la tête aux pieds.
- Kurosaki, fit alors gravement Airyuu. Nous avons un problème.
- Non, c'est vrai ? Je ne l'avais pas remarqué !
- … Bon, nous en avons deux maintenant. De un, l'ironie ne te va pas, de deux, les shinigami sont devenus plus futés !
- Qu'est-ce qui te faire dire ça ?
- Ce type est de la onzième division –je reconnais le symbole sur son shihakusho- et il a réussi à nous trouver, sans parler du fait qu'il ait réussi à passer outre du kidô.
- Qu'est-ce que t'as contre la onzième ?
- C'est tous des crétins qui ne pensent qu'avec leurs muscles.
- Eh !
- Oups, c'est vrai, tu en as fait partie, dit Ayame avec un grand sourire, pas désolée pour deux kan*.
- Tch ! Sale petite… !
Une voix, plutôt efféminée, s'éleva alors, de l'extérieur :
- Ikkaku ? Tu as trouvé quelque chose ?
- Merde ! Il y en a un autre !
- Quelle perspicacité, vraiment, tu m'étonnes ! Je n'aurais jamais deviné cela toute seule !
- La ferme, Airyuu ! On a plus important à faire !
- Ah oui ? Et quoi ? Mettre une raclée à l'homo dehors ? Il n'y a pas besoin d'être deux pour ça !
- Ikkaku ?
La voix était plus proche et les deux compères virent bientôt une silhouette pénétrer dans la grotte. Plus prudent que l'autre, le nouvel arrivant excentrique ne baissa pas sa garde en apercevant les deux individus suspects qui le suivaient du regard.
Sur la figure de la femme s'étalait un sourire narquois, accompagné d'un regard blasé, tandis que l'autre avait les sourcils froncés. Il devait s'agir du père d'Ichigo, se dit Yumichika, quittant quelques secondes la femme des yeux, avant d'être promptement assommé par un zanpakutô et d'aller rejoindre son ami aux pays des songes. Airyuu rengaina son arme avant de revenir tranquillement vers Kurosaki.
Lorsque le cinquième siège de la onzième division repris conscience, il se trouvait toujours dans la grotte, tout comme Ikkaku, et était saucissonné par un Hainawa. Les deux intrus, quant à eux, avaient disparu depuis belle lurette.
En effet, dès que le second arriviste eut rejoint le premier, Ayame et Isshin avaient proprement pris la poudre d'escampette. Dans un premier temps, ils s'étaient assurés que personne d'autre ne les attendaient à la sortie puis étaient partis comme ils étaient venus : en silence. Du moins… Le temps de quelques minutes. A partir de là, ils avaient recommencé à se quereller tout en prêtant attention aux alentours. Quelques minutes plus tard et ils s'arrêtaient à proximité du Sôgyoku.
- …Airyuu, commença Isshin le visage grave. J'ai une question pour toi.
- Laquelle ?
- C'est quoi tes mensurations ?
Airyuu abattit son poing sur la tête de Kurosaki.
- On ne demande pas ça à une femme !
- Parce que t'es une femme, toi ? Ça ne se voit pas !
De nouveau, la femme aux mèches indigo frappa son compagnon qui, cette fois, l'évita.
- Raté !
- Tu ne perds rien pour attendre, enfoiré !
- Hé, hé…
- Quoi ?
- Rien, rien…
- Tch !
- J'ai une autre question.
- Tu peux te la garder !
- C'est important !
- Ah ouais, c'est quoi ?
- Que comptes-tu faire à présent ?
- Envahir Soul Society, ça te branche ?
- … HEIN ?
- Je plaisante ! T'as aucun sens de l'humour ! Quoi que, si on le voulait…
- Je pensais que tu avais un objectif précis ?
- Nan. Nous avons un objectif précis, Kurosaki.
- Lequel ?
Elle eut un sourire.
- Nous allons regagner ce que les shinigami nous ont pris !
L'autre fronça les sourcils.
- Comment tu comptes t'y prendre ?
- Oh ça…, elle fit un geste dédaigneux de la main.
- Oui, ça.
Son sourire s'agrandit.
- Que dirais-tu d'une petite visite surprise au vieux Yamamoto ? Mais en attendant, faudrait se débarrasser des enquiquineurs, dit-elle en désignant les shinigami qui arrivaient, toutes directions confondues, pour les encercler.
Avec les soldats, venaient trois Capitaines, reconnaissables de loin à leur haori.
- Eh ben, ils n'ont pas trainé pour nous retrouver !
- Sur. Bon, je me charge de la centaine à gauche et toi celle à droite ?
- Arrête d'exagérer, il y en a pas deux cents ! Et puis, pourquoi c'est moi qui me trouve devant deux Capitaines qui ont un air de psychopathe ?
- De un, ils ont tous trois l'air de psychopathes en puissance, de deux, tu ne vas quand même pas frapper une femme, même elle, et de trois… Parce que tu vas bien avec, Kurosaki !
- Non mais… !
- Banzai* ! s'écria Airyuu, sans plus lui prêter attention, avant de sauter sur les braves petits soldats qui l'attendaient, épées au clair.
Isshin soupira, dégaina son épée, et en fit de même.
.*.
Kyouraku déposa sur la table une pile de vieux dossiers d'où s'échappa une tonne de poussière. Il regarda ensuite son ami qui, le nez plongé dans un bouquin, cherchait des hypothétiques informations sur Kurosaki ou Airyuu.
Tu es sûr qu'on arrivera à quelque chose ? On ne sait même pas à quelle époque chercher !
Ils se trouvaient tous deux dans la salle des archives où toutes les informations relatives à l'histoire de Soul Society étaient censées se trouver.
Ukitake jugula une quinte de toux générée par la poussière et répondit :
J'avais déjà eu l'impression que le nom « Kurosaki » m'était familier lorsqu'Ichigo-kun est venu ici. J'avais mis cela sur le compte des différents rapports que j'avais lus et entendus sur son équipe et lui mais je n'en suis plus si sûr à présent… Et, oui, je suis certain qu'on va trouver, tout n'est qu'une question de temps, Shunsui.
Ouais ben, justement, nous n'avons pas tout notre temps ! Un papillon de l'Enfer a d'ores et déjà annoncé que les deux intrus avaient été repérés sur la colline du Sôgyoku.
Eh bien, si Zaraki, Kurotsuchi ou Unohana arrivent à les capturer, il nous suffira d'aller les interroger.
« Du moins, s'ils les ramènent en un seul morceau » pensa Kyouraku avant de soupirer et de se gratter la tête. Son ami se révélait être une véritable tête de mule par moment !
*Petit Dico Japonais-Français*
*Shihôin : Une des quatre plus grandes familles nobles de Soul Society dont Yoruichi fait partie. Une autre de ces familles est celle des Kuchiki.
*Kan : Monnaie en vigueur à Soul Society.
*Banzai : Cri de guerre des samouraïs (enfin… Je crois, si je me souviens bien…)
