Bonsoir tout le monde !
Bon, on avait laissé la semaine dernière une situation un peu... bizarre, mais ça s'arrange dans ce chapitre !
Je suis sûre que vous allez apprécier la fin !
Bonne lecture !
Chapitre 7 : La Source, la brute et la fée
Hermione voyait sans le regarder le gobelet en carton posé sur la table de la salle d'interrogatoire du bureau du shérif. Elle ne souvenait même pas avoir bu le café qu'il avait contenu. En fait, depuis qu'elle avait reconnu la jeune femme assassinée sur la pelouse de Regina, son esprit tournait en boucle sur les évènements de la veille.
Elle avait suivi la jeune prostituée jusqu'à un immeuble défraichi en périphérie de la ville. Elle avait gravi les volées de marches jusqu'au deuxième étage et était entrée dans un petit studio. Elle se souvenait, malgré l'impressionnante quantité d'alcool bue la veille, s'être retrouvée sur le lit de fortune de la jeune femme. Et au moment de se déshabiller, elle s'était excusée pour partir précipitamment, honteuse. Sur le seuil de la porte d'entrée, elle s'était retournée et la jeune femme lui avait sourit. C'était la dernière image qu'Hermione avait de Miranda, si c'était son vrai prénom. Jusqu'à ce matin. La voir allongée sur l'herbe, dénudée, ses yeux grands ouverts et vitreux, l'avait profondément choquée. Elle avait expliqué à Emma qu'elle ne pouvait l'aider, vu qu'elle était probablement la dernière personne, outre l'assassin, à avoir vu la jeune femme vivante. Aussi, Emma avait réagi en professionnelle, appelant Ruby pour qu'elle conduise Hermione au poste, en qualité de témoin. Et cela faisait une heure que l'Anglaise attendait le retour de son amie, espérant que le docteur Stanley avançait dans la collecte d'indices.
La porte s'ouvrit et Hermione leva les yeux, soulagée que la shérif arrive enfin. Cependant, elle fronça les sourcils à la vue de James et de la Fée Bleue.
- Où est Emma ? demanda la brunette.
- Sur la scène de crime, répondit David en posant un calepin et un stylo sur la table en formica. Alors, il paraît que vous êtes la dernière personne à avoir vu la victime.
Hermione se redressa, n'appréciant pas la tournure que prenait la conversation.
- Ca n'est pas ce que j'ai déclaré, se rembrunit la médecin. Quand je l'ai quittée, elle était toujours vivante, ce qui me permet de dire que je ne suis pas la dernière à l'avoir vue.
James jeta un coup d'oeil de côté au miroir sans teint avant de reporter son attention sur l'Anglaise. Le père d'Emma arborait un air indéchiffrable et la Source devina qu'il allait la cuisiner.
"Il ne sait pas à qui il a à faire..." songea-t-elle en ravalant un rictus moqueur.
- Voilà comment je vois les choses, reprit posément le roi. Votre relation avec Regina n'est pas au beau fixe, vous avez voulu vous venger en louant les services d'une prostituée, Regina s'en est aperçue et a tué cette pauvre fille.
- Et elle aurait traîné le corps jusqu'au 108 rue Mifflin pour le placer sur sa pelouse avant d'aller se coucher ? rétorqua Hermione d'un ton qui voulait dire "Mais vous êtes con ou quoi ?"
- Elle a fait bien pire, dans notre monde. Mais si ce n'est pas elle, c'est vous qui avez tué cette pauvre fille.
La mâchoire de l'Anglaise se contracta. Elle se revoyait face à James Potter, dans le rêve que lui avait fait vivre la Source Initiale.
« L'histoire n'est qu'un éternel recommencement… » songea-t-elle, amère.
Elle serra les poings, se retenant d'en mettre un dans le visage de David, et s'éclaircit la gorge.
- Ok, vous êtes givré. Je n'ai aucun motif pour avoir fait ça, et surtout aucun motif pour vouloir me venger de Regina, dit-elle d'un ton qu'elle espérait posé. Maintenant, on arrête la blague, je rentre chez moi. Je verrai la suite directement avec Emma.
- Vous verrez la shérif dès qu'elle reviendra. Si vous n'avez rien fait, vous n'avez pas de problème à l'attendre ici, sourit faussement l'ancien berger. Profitons-en pour échanger à propos de votre soirée. Racontez-moi ce que vous avez fait.
- Vous n'avez aucune autorité légale pour m'interroger, fit Hermione, agacée, en se levant. Marre des conneries, je me casse.
- Je suis le roi, répliqua James.
- Et je suis l'Origine de toutes magies, gronda l'Anglaise, qui commençait à perdre patience.
- Baliverne, intervint la Fée Bleue. La "Lumière Eternelle" est une histoire pour faire peur aux jeunes fées.
- Et bien, commence à trembler, pauvre dinde, car je suis ton pire cauchemar… Pour conclure cet entretien, je vais vous dire ce qui fait peur, commença Hermione en appui sur ses poings sur la table, le regard vissé dans celui de David. Un berger, prince par défaut, auto-proclamé roi, qui n'est pas capable de défendre son bébé, ça, ça fait vraiment flipper. Et encore pire, une créature magique aux piètres pouvoirs, imbue de sa personne, incapable de reconnaître sa Créatrice, enchaina-t-elle en fusillant du regard la fée. Autant d'incompétence, c'est plus que flippant !
- Hermione Granger, vous êtes en état d'arrestation pour... commença David.
- Tu vas te prendre une boule de feu en pleine gueule, tu vas la sentir passer mon gars ! coupa la brunette en ouvrant la paume de la main droite.
- Maintenant ! ordonna le roi.
La Fée Bleue agita la main et envoya une pincée de poussière de fée au nez de l'Anglaise.
L'aura de la Source enfla dans la pièce en même temps que la colère qui prenait Hermione aux tripes. Pourtant, avant même qu'elle finisse d'esquisser un geste punitif envers Bleue, son regard s'écarquilla tandis qu'elle portait sa main vers sa gorge, cherchant de l'air. Le sort encore présent dans sa paume brula le tissu de sa chemise blanche, léchant sa peau, et la brunette s'affaissa, respirant avec difficulté, avant de sombrer dans l'inconscience.
- Non...non, non, non... paniqua Bleue. C'est vraiment la Lumière Eternelle. J'ai attaqué ma Créatrice !
La porte de la salle d'interrogatoire s'ouvrit et Blanche Neige pénétra dans la salle pour s'agenouiller auprès de l'Anglaise évanouie.
- David, il y a un problème. Il faut appeler un médecin.
- C'est pas très résistant, une source de magie, répondit le roi, dubitatif. Elle simule pour éviter de faire face aux conséquences de son geste.
Mais la respiration laborieuse de la médecin inquiétait l'institutrice. Cette dernière leva les yeux sur la mère supérieure, livide, qui tremblait de tout son corps.
- Aidez-la, encouragea Mary Margaret.
La Fée Bleue se pencha et jeta un sort rapidement. Elle se mordit la lèvre inférieure, inspira profondément et lança un autre sortilège.
- Je ne sais pas ce qu'il se passe, avoua la fée, paniquée. Je n'arrive pas à la réveiller.
- Appelle Emma, fit Blanche Neige à son mari. Elle aura sûrement une idée.
- Pourquoi veux-tu la déranger ? Elle ne fera pas plus que nous. On va la mettre en cellule et attendre qu'elle se réveille...
- David ! On a fait une erreur, on la répare ! Ce qui s'est passé avec la fille de Maléfique ne doit pas de reproduire.
- Quelle erreur ? répondit David avec un léger haussement d'épaule. Rien ne dit qu'elle n'est pas coupable de ce meurtre, et du précédent aussi !
- Et rien ne dit qu'elle n'est pas innocente ! gronda Blanche-Neige. A ton avis, si Emma arrivait, là, maintenant, que penserait-elle ?
- Pas du bien, siffla une voix.
Le couple royal tourna la tête de concert pour voir Emma dans l'encadrement de la porte, l'air furieux.
- Que faites-vous ici ? aboya-t-elle en allant s'agenouiller à côté d'Hermione, poussant sa mère. Que lui avez-vous fait ?
Le visage de son amie était d'une pâleur effrayante et des grosses gouttes de sueur perlaient sur sa peau.
- Je lui ai juste demandé de nous raconter ce qui s'est passé hier soir, répondit James. C'est légitime de demander des précisions à une des dernières personnes à avoir rencontré la victime d'un meurtre. Tant que ses souvenirs sont frais.
- Et ? relança la shérif en ouvrant la chemise, découvrant l'étendue de la brûlure en grimaçant. Pourquoi cette brûlure ?
- C'est elle ! Elle a formé une boule de feu pour nous attaquer, Bleue nous a défendus avec de la poussière de fées, argumenta David en cherchant le soutien de sa femme et de la fée.
- Dehors ! aboya Emma. Tous les trois ! Vous n'avez rien à faire ici ! Je vous l'ai déjà dit, l'école et le refuge pour animaux, c'est ça votre responsabilité ! Vous venez de me prouver encore une fois l'étendue de votre incompétence pour gérer cette ville !
Elle attrapa son téléphone et composa rapidement un numéro.
- Regina ? Vous pouvez venir au bureau du shérif ? Non, je ne vous accuse pas, souffla la blonde. J'ai un souci et j'ai besoin de votre expertise magique.
- Si je n'ai pas pu trouver la cause de son mal, la Méchante Reine n'y arrivera pas, fit doucement la Fée Bleue.
- JE VOUS AI DIT DE DEGAGER ! s'emporta Emma. Non, pas vous Regina, ne commencez pas. Ecoutez, j'ai vraiment besoin de vous. Henry ? Déposez-le chez son institutrice. Elle lui fera cours. Ca l'occupera...
Emma, toujours au téléphone, suivit ses parents et la fée dans la pièce principale pour récupérer la trousse de soin du poste.
- Je vous attends, Regina. Mais faites vite.
Elle claqua la porte au nez de ses parents et se dépêcha de retourner dans la salle d'interrogatoire.
- Hermione, tu m'entends ? Ouvre les yeux, j'ai une super bonne bouteille de tequila à inaugurer avec toi...
La brunette restait sans réaction, la respiration sifflante. D'une pâleur maintenant morbide, le bleuissement de ses lèvres était encore plus frappant et la rougeur cloquée qui courait de son cou à son torse faisait mal à voir. Emma décolla délicatement le tissu de la poitrine de la médecin pour se rendre compte de l'atteinte et grimaça à nouveau.
- J'espère vraiment que Regina va savoir comment arranger ça, sinon ça va pas être beau à voir.
La shérif secoua la tête, atterrée par la bêtise de ses parents.
- Regina va les tuer...
Regina pénétra dans le bureau du shérif, se demandant quelle était l'urgence de la shérif. La connaissant, la blonde devait plancher sur un rapport et se demander si menotte prenait un ou deux "t".
- Shérif Swan ? appela-t-elle.
- Salle d'interrogatoire ! répondit la blonde.
La reine soupira, agacée, et se rendit dans la pièce adjacente avant de se raidir sur le pas de la porte.
- Par mes ancêtres, que s'est-il passé ? Est-elle encore ivre ? siffla-t-elle en découvrant sa voisine inerte sur le sol.
- Pas depuis hier soir, et c'était de votre faute, fit Emma en lui lançant un regard noir, profitant de l'occasion pour mettre les pendules à l'heure. Là, c'est l'oeuvre de la Fée Bleue, une histoire de poussière de fées. Si j'ai bien suivi, Hermione avait commencé un sort comme vos boules de feu et elle a porté sa main à sa gorge quand elle n'a plus pu respirer. Vous pouvez faire quelque chose ? demanda-t-elle visiblement inquiète tandis que Regina constatait à son tour les blessures sur sa voisine.
- Évidemment, fit la souveraine en sortant de son sac quelque chose qui ressemblait à un petit stylo.
- C'est quoi ? demanda la shérif.
- De l'épinéphrine, répondit la reine en plantant le stylo dans le bras de la Source.
Elle injecta le produit, referma la seringue et la rangea dans son sac.
- Je suis allergique aux fruits de mer, expliqua Regina devant le regard suspicieux de la blonde. J'ai toujours un traitement sur moi, au cas où.
- Et comment vous savez qu'Hermione est allergique à la poussière de fée ?
- Ses amies me l'ont dit, grimaça la brune au souvenir de la première visite d'Aliénor dans ses rêves, et au conseil de Pansy la veille au soir.
Emma leva un sourcil, surprise.
- Vous la traitez comme moins que rien et pourtant vous connaissez ses amis assez intimement pour être au courant de ce genre d'informations ? ne put-elle s'empêcher de demander, regardant attentivement les mains de la reine parcourir les zones brûlées et régénérer les tissus magiquement.
- Disons que ses amies ont tendance à s'imposer... Mais vous perdez de vue le principal, shérif. Vos parents ont failli tuer votre témoin, contra Regina, le regard noir. Seul témoin du meurtre d'une prostituée. A croire qu'elle connaîtra bibliquement toutes les femmes de la ville avant d'être capable de converser de manière civile avec moi, ne put-elle pas s'empêcher d'ajouter.
- 1, 2, 3, 4, 5, 6, ...
- Puis-je savoir ce que vous faites ?
- Je compte histoire de me calmer avant de vous foutre mon poing dans la tronche, et bibliquement parlant vous seriez obligée de tendre l'autre joue ! Merde Regina ! Vous voyez pas que vous la rendez malheureuse ? Et non, elle a pas couché avec la victime, parce que même ivre morte, elle peut pas vous faire ça ! vociféra Emma, se demandant si la reine était au courant qu'elle-même, Hermione et la bible étaient en phase.
- Veillez donc un peu mieux sur votre... petite amie, ma chère. Que je ne sois pas obligée de gâcher mon pouvoir à la soigner.
- Je désespère de votre intelligence, grogna la blonde.
Sur un dernier regard noir, Regina disparut dans un nuage de fumée violette.
- Quelle femme ! soupira la shérif. Si Hermione avait pas des vues dessus, peut-être que je me laisserais tenter, sourit-elle finalement en attrapant la brunette sous les aisselles pour la traîner hors de la salle d'interrogatoire.
Hermione cligna des yeux avant de regarder autour d'elle, méfiante. Même si elle rêvait, elle n'était pas à l'abri d'une mauvaise surprise de la Source Initiale. Elle se leva du banc en bois sur lequel elle était assise et descendit les marches menant à la pelouse du stade de quidditch de Poudlard. Que faisait-elle ici ? C'était un mystère. Mais entre l'alcool absorbé la veille et la poudre de fée qu'on lui avait jetée au visage, son inconscient devait dérailler.
- Je t'ai connue plus douée avec les femmes, Herm' ! fit une voix amusée. Enfin... je t'ai connue... dans tes rêves, surtout.
La Source resta interdite alors qu'une femme rousse apparaissait devant elle, arborant la tenue des joueurs de l'équipe des Flaquemares.
- Ginny ? C'est bien toi ?
- En chair et en os ! répliqua l'ancienne poursuiveuse avec un sourire. Enfin, non, mais tu vois ce que je veux dire…
- Mais que fais-tu là ?
- Je viens t'apporter un message d'Aliénor, soupira la rousse en roulant des yeux. Une véritable emmerdeuse, si tu veux mon avis.
- Pourquoi ne vient-elle pas me parler en personne ? demanda la brunette.
- On a... quelques soucis, là où on est, avoua Ginny.
- Je peux certainement vous aider, dit rapidement Hermione. Que se passe-t-il ? Où êtes-vous ?
- Ce n'est pas encore le moment pour toi de venir dans le monde de l'entre-deux. Avant cela, tu dois récupérer le moyen de vaincre l'Origine de toutes magies. Et pour ça, tu dois te dépêcher de voyager entre les différents univers.
- Je sais bien, mais ce n'est pas aussi simple que lancer un lumos. Même pour moi, gronda Hermione, agacée.
- Quelqu'un est arrivé hier, reprit la rousse.
- Oui, Cora. Je l'ai sentie, même ivre morte. Elle est pas très discrète, mamie zinzin.
- Elle a dans ses bagages un géant et un haricot magique. Tu le plantes, tu accélères magiquement la pousse, tu rafles la mise et tu mets les voiles.
- Et je vais faire comment pour trouver le bon monde ? Si je dois me la jouer "Sliders", je ne serais jamais de retour.
- Aliénor te guidera magiquement... elle va tout faire pour, en tout cas. Sur ce, je te laisse Herm', je n'ai plus le temps. Bon courage !
Hermione ouvrit les yeux et, se redressant sur ses coudes, fut surprise de se trouver dans une cellule. En tout cas, la bonne nouvelle était que la porte en était ouverte.
Elle rassembla rapidement ses idées et porta sa main à son cou, grimaçant un instant au souvenir de la sensation de brulure autant qu'à celle de ne plus pouvoir respirer. Ne trouvant rien d'anormal sous ses doigts, elle sourit en laissant la sensation de la magie de Regina chatouiller encore sa peau.
- Au moins, elle s'est déplacée, soupira-t-elle en s'asseyant sur la couchette.
Elle se sentit étourdie, son coeur battant aussi vite qu'après un effort important, conséquence de l'injection du produit chimique dans son organisme. Elle s'accrocha au rebord du bat-flanc pour se stabiliser.
- Doucement, fit la voix d'Emma qui avait vu du coin de l'oeil du mouvement dans la cellule et s'était rapidement approchée. Comment tu te sens ?
- Assez en forme pour punir la Fée Bleue et tes parents. J'essaie d'être sympa et voilà les remerciements. Donc, adieu la Source coulante et bonjour la Source vengeresse.
- La mère supérieure devait penser faire ce qu'il fallait…
- Et bien qu'elle arrête de penser, ça ne lui réussit pas. Tu m'excuseras Emma, mais va falloir que je leur apprenne à vivre.
- Ou sinon, tu pourrais m'aider à résoudre cette enquête. Ca serait plus utile à la ville, tu ne crois pas ? Tu viens avec moi sur la scène de crime ? Avec ta magie, tu nous trouveras peut-être quelque chose... et si c'est pas le cas, on ira à la barrière qui entoure la ville. Tu arriverais à dire si des gens l'ont franchie récemment ?
- En dehors d'Henry et toi ? Peut-être... tout dépend de comment est foutu le sort...
- Alors on va dire que c'est une bonne idée, sourit la shérif en tentant de faire passer de l'enthousiasme dans sa voix, histoire de détourner l'Anglaise des idées punitives qu'elle voyaient briller dans les éclats de lumière qui irisaient ses yeux. Café ? tenta-telle encore. On s'arrête chez Granny en passant, c'est moi qui rince.
Hermione réfléchit quelques instants avant d'afficher un rictus.
- On mettra nos consommations sur la note de tes parents. Ils nous doivent bien ça...
La nuit venait de tomber sur Storybrooke. Regina finissait de préparer son dîner, songeant à sa journée. Elle avait espéré qu'Hermione viendrait la trouver pour la remercier de son aide dans la matinée mais l'Anglaise n'était pas venue. Etait-elle encore sous l'emprise de la poussière de fée ou était-ce une ingratitude naturelle qui l'avait empêché de venir la trouver ?
- De toute façon, je n'attends rien d'elle, ce n'est pas comme si elle représentait quelque chose pour moi, marmonnait-elle en mettant deux couverts à table.
Elle attrapa une bouteille de vin et se servit un verre du breuvage rubis en réalisant qu'Henry ne serait pas là ce soir, ni demain. Adossée au comptoir de cuisine, elle serrait les dents, contrôlant sa magie qui n'avait qu'une envie, faire exploser les objets autour d'elle. Absorbée par sa colère qui enflait en pensant aux Charmant et à leur fille, elle sursauta en entendant le carillon de l'entrée.
- Excellent timing Miss Granger, feula-t-elle en se décollant d'un coup de rein, j'ai deux mots à vous dire, j'espère que c'est vous et que vous êtes bien remise, continua-t-elle.
Une fois dans l'entrée, elle ouvrit la porte à la volée, prête à agonir de reproches sa voisine. Cependant, la première réplique acerbe mourut sur ses lèvres. Elle était comme hypnotisée par les deux yeux qui la dévisageaient, inquisiteurs.
- Bonsoir Regina, fit la voix, teintée d'une légère dureté.
La maire, la stupeur vite passée, se reprit et afficha un visage parfaitement neutre.
- Mère, quelle surprise de te voir, commença-t-elle, tentant d'effacer les légers tremblements dans sa voix. Je te croyais...
- Morte ? coupa Cora, doucereuse. Combien de fois t'ai-je dit de faire les choses par toi-même ?
Regina évita de répondre, ne voulant livrer ses pensées. Oui, elle souhaitait plus que tout voir sa mère entre quatre planches. Mais elle ne pouvait lui avouer qu'elle était incapable de le faire elle-même. Une histoire d'amour filial que Cora serait inapte à comprendre.
- Et par quel miracle es-tu arrivée ici, à Storybrooke ? préféra-t-elle demander.
- Ta malédiction a été détruite, ton emprise sur notre monde a été levée et venir dans ta bourgade ne fut pas compliqué. Une boussole, un géant, un pirate et un navire, voilà tout ce qu'il fallait. Et je te remercie car c'est toi qui m'as envoyé le pirate.
- Crochet... siffla Regina avec dégoût.
- Tu as toujours eu le don pour t'entourer d'incapables. Crochet, tes gardes, ton père... ta voisine, poursuivit Cora en pénétrant d'autorité dans la maison de sa fille. Tu veux bien me parler d'elle ?
Sa mère était ici depuis moins de cinq minutes et déjà Regina sentait que sa vie allait tourner au désastre si personne ne s'opposait à la Reine de coeur. Après tout, la brune était la mieux placée pour savoir de quoi était capable sa mère (avec Blanche-Neige, le seul point commun que Regina admettait avoir avec son ancienne belle-fille). Et cela se résumait en deux mots : le pire.
- En fait, j'ai plusieurs voisines, c'est le principe même dans ce monde, répondit-elle prudemment.
Le faux sourire de Cora se mua en rictus mauvais.
- Sois respectueuse envers moi et arrête de me prendre pour une imbécile. Je parle de la petite brunette à l'accent étrange. Hermione Granger.
- Et puis-je savoir pourquoi tu t'intéresses à elle ? s'enquit la maire, sentant un frisson désagréable lui parcourir la colonne vertébrale.
- Je ne voudrais pas qu'elle te fasse dévier de tes objectifs... comme un certain garçon d'écurie en son temps. Il paraît que vous êtes très proches et que son influence sur toi est néfaste. Qu'elle contrecarre tes projets de gouvernance.
- Et s'opposer à mes projets, c'est ton domaine réservé, ne peut s'empêcher de lancer la Méchante reine.
Cora, qui s'était avancée dans le salon, leva la main avec l'intention de jeter un sort. Elle ne tolérait pas l'impertinence, même si sa fille était devenue une reine et une sorcière. Cependant, son geste fut avorté par un bruit incongru qui résonna dans la maison.
- J'en ai pour une minute, fit Regina en retournant dans l'entrée, soulagée.
Qui que ce soit, son visiteur tombait à pic. La maire rouvrit la porte et déglutit en voyant la Source sur son perron. Finalement, ce n'était pas le moment parfait pour une visite de l'Origine de toutes magies.
- Désolée de vous déranger mais je tenais à vous remercier pour ce matin, commença Hermione en se grattant la nuque. Je voulais passer plus tôt mais... la journée a été longue. Le meurtrier... il n'est pas de votre monde. Il a traversé la barrière qui entoure la ville et... bref, on s'en fout. Merci pour votre intervention, ce matin. Sans vous je… enfin, vous voulez venir dîner avec nous ?
Regina hésita sur la chose à faire, éconduire la médecin pour l'éloigner de sa mère ou rechercher son soutien. Ce micro silence, inhabituel pour la reine, intrigua autant Hermione que Cora.
- Regina ? relança l'Anglaise.
- Regina ? fit en écho la Reine de cœur.
La Source fronça les sourcils. Cette voix ne lui disait rien mais le ton employé l'inquiétait. Il y avait quelque chose de pas net au 108 rue Mifflin. En témoignait la tension dans les épaules crispées de la maire.
" Regina, tout va bien ?" demanda-t-elle dans l'esprit de la souveraine.
- Non, murmura la brune alors que l'ombre de sa mère s'étirait derrière elle.
Hermione dévisagea la vieille femme et ressentit un profond sentiment de malaise alors que le pouvoir sombre et malsain de Cora venait taquiner sa propre magie.
- La Reine de coeur, je présume, lâcha fraîchement la Source.
- Docteur Granger, comme je suis heureuse de faire votre connaissance, sourit froidement la matriarche. Je proposais à l'instant à Regina de vous inviter pour dîner.
- Ce serait avec plaisir mais je vais devoir décliner votre offre.
- Vous m'en voyez navrée. Encore sous le coup de votre accident de ce matin ? s'enquit mielleusement la Reine de coeur. Ces allergies, c'est vraiment une plaie à vivre.
Hermione lui offrit à son tour un parfait sourire politicien. Après tout, elle avait été Ministre de la Magie et avait su maîtriser en un temps record l'hypocrisie qui allait de pair avec la fonction.
- Je vais prendre rendez-vous avec un allergologue, mais je vous remercie de votre sollicitude.
- Mère, nous devrions laisser le Docteur Granger rentrer chez elle. Elle a eu une longue journée et elle souhaite sûrement se reposer.
- Elle a bien le temps de boire un verre en notre compagnie. Je souhaite connaître celle qui... fréquente ma fille. C'est légitime.
Cora prit l'Anglaise par le coude et l'emmena dans le salon, Regina ne les quittant pas de son regard sombre.
- Fréquenter ? C'est un bien grand mot. Nous entretenons de bonnes relations de voisinage, précisa la brunette.
- Vous êtes modeste, Docteur, une qualité appréciée, poursuivit la matriarche Mills. Rare sont les personnes qui arrivent à toucher le coeur de Regina. Racontez-moi donc comment vous vous êtes rencontrées et comment votre histoire a débuté.
- Tout ce qu'il y a de plus banal, vous savez, répondit civilement l'ancienne Gryffondor sans se départir de son faux sourire.
Alors qu'Hermione allait s'asseoir dans le canapé de Regina, Cora resserra sa prise sur le coude de la médecin et la fit pivoter vers elle. Le temps d'un clignement d'oeil, la vieille sorcière plongea sa main dans la poitrine de l'Anglaise qui grimaça d'inconfort. Regina se retint de crier et serra les poings. Elle ne devait montrer aucun intérêt pour sa voisine car cela scellerait son destin.
Un hurlement retentit entre les murs du salon, mais, à la grande surprise de la maire, ce n'était pas la voix d'Hermione. Cora reculait en tenant sa main droite serrée contre sa poitrine, mettant le plus de distance entre elle et la médecin. Regina plissa les yeux en remarquant que la main de sa mère était brûlée, presque noire.
- Jeux de mains, jeux de vilains, gronda la Source en se massant la poitrine. Vous n'êtes pas très délicate.
- Mais comment...
- Je ne donne pas mon cœur à n'importe qui Cora, cingla l'Anglaise. Le toucher se mérite, et vous êtes une vilaine sorcière... contrairement à Regina qui est juste une vilaine fille, sourit-elle pour la maire. Mais revenons au principal. Vous tentez quelque chose contre elle ou contre moi, et j'efface même jusqu'à votre existence dans les souvenirs des gens, fit-elle d'un ton glacial qui fit chuter la température de la pièce de plusieurs degrés.
La Reine de coeur lui jeta un regard meurtrier avant de disparaitre dans un nuage de fumée pourpre. Hermione se laissa tomber dans le canapé de sa voisine et passa sa main sur son visage.
- Désolée... Je voulais juste vous remercier et j'en viens à menacer votre mère. Pas la meilleure façon de rentrer dans vos bonnes grâces.
- Une vilaine fille ? relança la reine, les poings sur les hanches.
- Heu... Oui... En fait, j'en sais rien... Je suppose, finit l'Anglaise dans un murmure gênée, le rouge aux joues. Heu... vous venez manger alors ? tenta-t-elle en regardant ses baskets, une main frottant sa nuque.
- J'ai d'autres projets pour ce soir, répliqua la reine.
- Ah... ok... bien sûr, je comprends, balbutia la Gryffondor en se levant.
Elle traversa le salon avec l'idée de se rendre dans l'entrée mais Regina lui bloqua le passage.
- Un souci ? s'enquit la brunette.
- Mes projets vous incluent. Uniquement vous, susurra la souveraine en attrapant le menton de la médecin.
Hermione se laissa happer par le regard noir. Elle oublia ses balbutiements et ses mains trouvèrent leur place sur les hanches de la brune, l'attirant doucement vers elle. La main de Regina quitta le menton de la Source pour glisser jusqu'à sa nuque avant de l'attirer dans un baiser impatient.
- Parce que vous avez eu peur ou parce que vous en avez envie ? murmura l'ancienne Gryffondor sur les lèvres de la reine, la faisant frissonner dans son souffle.
- Je n'ai pas envie de discuter alors taisez-vous, ordonna la maire en agitant la main pour les téléporter dans sa chambre.
A peine apparut-elle dans la pièce qu'Hermione se trouva coincée contre le mur, Regina pressée contre elle. Les lèvres de la souveraine trouvèrent sans peine celles de l'Anglaise qui tentait de répondre maladroitement au baiser urgent initié par la brune. Les doigts de Regina défirent avec dextérité le bouton du jean d'Hermione et cette dernière se retrouva avec son pantalon sur les chevilles.
- Excusez-moi mais... murmura la médecin en essayant de se soustraire aux baisers de la maire, on peut ralentir ?
Pour toute réponse, la brunette se retrouva la tête coincée dans son tee-shirt et sursauta, étouffant un juron, quand elle sentit une légère morsure sur son épaule. La douleur fugace fut contrebalancée par celle, plus aigue, des ongles de la maire qui traçaient des sillons dans sa peau.
- Désolée de couper votre trip, mais j'aime quand c'est plus doux, grogna la Source en réussissant à se dépêtrer de son haut.
- Vous n'aimez pas les pratiques épicées ou vous avez peur de vous évanouir à nouveau ? s'enquit doucereusement la reine.
- Je ne suis pas adepte de 50 nuances de gris.
- Je ne vais en garder que 49, susurra Regina à son oreille avant d'en mordiller franchement le lobe.
Hermione attrapa avec délicatesse les poignets de la souveraine et la força à reculer d'un pas.
- On a tout notre temps, murmura l'Anglaise avant de se pencher et de capturer tendrement les lèvres gonflées de Regina, imposant un rythme lent et langoureux à l'échange.
Elle se débarrassa de son jean, le faisant glisser sur le côté, et attira la reine contre elle, caressant doucement son dos en un long va et vient, laissant ses ongles effleurer la peau de son amante juste assez pour la faire frissonner. Puis, elle déposa une série de baisers en partant du buste de la maire pour remonter le long de sa gorge, laissant traîner ses lèvres à des endroits qu'elle découvrait sensible.
Regina ravala un sourire victorieux. Elle avait enfin mis un terme au jeu du chat et de la souris auquel se livraient les deux voisines depuis des mois. Mais pour elle, l'heure n'était pas à la découverte tranquille de l'autre mais dans l'urgence de soulager la tension qui s'accumulait dans tout son être. Elle posa ses mains sur les épaules d'Hermione et la poussa lentement mais sûrement vers le lit. Les yeux devenus noirs de désir, elle la fit s'allonger avant se mettre à califourchon sur son bassin, sa robe remontant sur ses cuisses, dévoilant un dessous de soie et de dentelle.
Hermione n'en menait pas large, en sous-vêtements, sous cette femme qui la regardait avec désir et envie. Elle eut un sourire timide et leva la main pour effleurer le bras de la maire.
- Tu es magnifique... chuchota-t-elle.
Elle se redressa et passa des bras autour des hanches de la reine. Elle trouva assez rapidement comment retirer la robe et, fière d'elle, ôta le vêtement avec délicatesse.
Le sourire de la reine n'avait rien de timide lorsqu'elle dégrafa son propre soutien-gorge et le laissa glisser le long de ses bras.
"Ok... là, j'suis en stress..." pensa Hermione en déglutissant. "Que ferait Pansy à ma place ? Elle se servirait de ses atouts. Bon, les miens sont pas aussi gros que les siens mais... hey ! J'ai d'autres cartes dans ma manche !"
La Gryffondor reprit confiance et, posant ses mains sur le corps de Regina, fit courir sa magie le long de ses doigts. Son pouvoir gagna la reine qui frissonna de plaisir.
- Ce que tu fais est totalement incroyable, ronronna la reine en se cambrant, incitant la sorcière à la caresser, prenant ses mains pour les faire courir sur son buste.
Hermione rougit de l'impudeur de la souveraine qui se servait d'elle et n'avait aucune retenue dans le mouvement que son bassin imprimait sur le sien.
« Si elle continue comme ça, elle n'aura même pas besoin de me toucher... » se fit la Source en fermant les yeux, totalement incapable de s'opposer à la chaleur qui courait dans ses veines et qui faisait monter ses hanches à la rencontre des va-et-vient de la brune.
Hermione réussit à renverser la situation et, prenant la position dominante, débarrassa la maire de son... string? tanga? Elle n'avait jamais su faire la différence..., du minuscule bout de tissu qui couvrait son intimité. Elle releva doucement les jambes de la reine, les caressant au passage, et posa sa main sur la partie hautement sensible et demandeuse de son amante. Elle envoya quelques vibrations sur le bouton de chair gonflé et Regina eut un cri de pur plaisir.
- Je veux... tenta la maire, je te veux... en moi... maintenant...
- Suffit de demander pour être exaucée, souffla la Source penchée à son oreille avant de mordiller dans son cou, faisant courir un frisson qui cambra la brune à la recherche de plus.
Et la Gryffondor obéit à la reine qui gémit de plus belle. La brunette sentait son pouvoir grandir en elle, demandant à s'exprimer. Aussi, elle se pencha pour poser ses lèvres sur le coeur de Regina et, tout en accélérant le rythme de ses mouvements, elle connecta leur source de pouvoir.
L'onde magique trouva immédiatement son chemin et le désir des deux femmes sembla se cumuler dans les deux corps. La Source ressentit l'ampleur du plaisir sur le point de déferler sur elles et eut presque du mal à l'accepter. Même Aliénor ne lui avait jamais offert autant en retour.
Regina s'accrocha à ses épaules, accélérant à son tour ses mouvements, cherchant plus de contact, plus loin, plus fort. La vague de plaisir les submergea en même temps, tirant un cri identique de leur gorge, avant de les laisser s'abattre, en sueur, l'une contre l'autre. Un silence apaisant s'installa dans la chambre, à peine perturbé par les respirations encore courtes des deux femmes. Hermione se laissait bercer par le souffle brulant de la brune sur sa peau, sentait sa magie se calmer maintenant, tout en restant chaude au contact de la reine.
- Regina...
- Hmmm ? fit la brune, ronronnant sous les doigts caressant.
- Je t'aime.
- Je m'en suis aperçue, répondit la reine.
- Ah ? renvoya la brunette en se mettant sur ses coudes au-dessus de son amante, surprise qu'elle accepte aussi facilement sa déclaration.
- Oui, très chère, susurra la reine en laissant son index dessiner le profil de la médecin. Mais dis-moi, quel était le sort que tu as lancé ? Celui qui nous a liées ? C'était absolument... divin.
- J'ai seulement connecté nos sources de magie, pour que tu ressentes mes émotions, et vice versa.
- Il faudra que tu m'apprennes à le faire.
La Source évita de répondre et préféra capturer les lèvres de la brune. Regina sentit son envie de l'Anglaise battre dans ses veines.
- A mon tour de t'offrir la pareille, susurra-t-elle.
Elle se redressa tout à fait et enjamba la Gryffondor, s'asseyant sur son ventre. Ainsi positionnée, elle vrilla son regard dans celui de la brunette avant de laisser une main lui caresser le visage, descendre le long de la jugulaire, courir sur les seins. Hermione se sentait comme un insecte totalement subjugué par celle qui allait la dévorer. Et tandis que sa peau commençait à réagir, elle sentit l'autre main de la brune glisser sur le bas de son ventre pour passer sans vergogne sous l'élastique du dernier morceau de vêtement qu'elle portait encore. Le regard se fit encore plus prédateur lorsque chacune des mains commença à malmener tétons et clitoris, créant un arc de sensation qui cambra la sorcière. La reine sourit largement en sentant le ventre musclé venir à la rencontre de son intimité encore moite et offerte à cette caresse involontaire.
- Demande-moi ce que tu veux que je fasse, souffla-t-elle.
Hermione avait déjà le souffle trop court pour parler et ne put lui indiquer son désir qu'en accentuant les mouvements de son bassin pour aller à la rencontre des doigts de la maire.
- Tu veux que je te prenne ? Tu veux être mienne ?
La brunette grogna d'impatience, attrapant les hanches de la reine pour la plaquer plus fort sur elle.
- Je vais te donner autant que tu m'as donné, sourit avidement Regina en commençant à satisfaire son amante.
Hermione perdit la notion du temps et de l'espace. Les yeux fermés, elle n'existait plus que par les sensations que Regina créait en elle. Et quand son plaisir la submergea, un sourire naquit sur ses lèvres, son premier vrai sourire en près de trente ans.
Alors ? Heureux ? ^^
Gros bisous et à la semaine prochaine !
Sygui et Link9
