Et oui, déjà le chapitre 6 ! Bonne lecture à vouuus~ (et n'oubliez pas de lire le précédent, je viens également de le poster...)

~ Chapitre 6 ~

Jean marchait les mains dans les poches, grognant contre lui-même. Il savait pourtant ! Il savait que ça ne servait à rien d'y aller !

Il avait finit par accepter sa condition d'amoureux transis à la fin du week-end, et avait râler le lundi pour avoir raté l'après-midi basket du samedi. Mais dès le lundi soir, il était retourné aux toilettes (je suis en train de relire… Et bordel, c'te phrase xDD Bref, je vous laisse…). Personne. Il avait attendu une bonne heure appuyé contre le mur à côté de la porte, mais personne n'était venu. Et encore moins Marco. Il avait penser qu'il était arriver avant Marco, qui, en voyant quelqu'un appuyé là, n'avait pas osé approcher de peur que ce soit lui. Donc, sans se décourager, il revint le lendemain. Mais toujours pareil. Le mercredi, il était parti en râlant contre son cerveau tordu qui lui avait mis dans la tête cette horrible comptine gracieusement intitulée "Lundi Matin" et qui se faisait à présent une joie de tourner en boucle dans sa tête. Maudit soit son grand répertoire musical, il se serait bien passer de certaines chansons…

Et donc, il râlait contre lui même alors qu'il allait encore une fois voir si Marco l'attendait. Il pensa mille fois que l'amour ne rendait pas aveugle, mais stupide. Après tout, il avait dix sur dix aux deux yeux… C'était vendredi. Marco n'avait pas pointer le bout de son nez de la semaine. Pourquoi le ferait-il aujourd'hui ? Il tapa de manière assez cliché dans un cailloux qui n'avait rien demandé à personne, et qui avait juste eu le malheur de se trouver sur son chemin. Et enfin, il arriva devant la porte. Retenant sa respiration, l'espoir toujours là malgré avoir essayer de l'enfouir sous toutes ces heures où il avait attendu pour rien. Il toqua plus doucement qu'il l'avait prévu à la porte et demanda d'une voix moins assurée qu'il l'aurait voulu :

- Tu es là ?

Son cœur bondit dans sa poitrine quand un petit "oui" lui répondit de l'autre côté de la porte. Il avait encore du mal à y croire. Finalement, il était heureux d'avoir traîner ses pieds jusqu'ici. C'est avec le sourire qu'il s'adossa à la porte comme il le faisait la semaine précédente. Le silence n'était pas si désagréable. C'est Marco qui le trancha au bout de quelques minutes.

- Je pensais que tu ne viendrais pas…

- Je suis venu toute la semaine.

Marco grimaça. Toute la semaine ? L'autre l'avait tant attendu que ça ? Il fut pris de remord.

- Désolé…

- C'est à moi de m'excuser… J'ai été stupide de m'emporter comme ça.

Marco aurait voulu le contre-dire, mais il pensa avec son demi-sourire que, de toute façon, ça ne servait à rien, il avait raison. Il avait était stupide de s'emporter autant. Mais lui n'avait pas était mieux… Enfin bon. Ça, s'était avant. (*redresse ses lunettes avec un sourire commercial* … bon ok, je me casse… )

Jean repassa sa main sous la porte pour la poser sur celle de Marco qui sourit à ce contact.

- J'ai pas mon mp3 aujourd'hui… Je l'ai oublié…

- Pas grave, c'est bien aussi le silence comme musique.

- Oui. Mais tais toi alors, je voudrais en profiter, chaque absence de note est une œuvre d'art…

Marco étouffa un rire.

- D'accord…

Mais au bout d'à peine dix minutes, Jean rompit ce silence mélodieux, resserrant inconsciemment sa main sur celle de Marco en même temps.

- En fait… Je voulais vraiment voir ton visage…

Il fut déçut quand Marco retira sa main de sous la sienne et quand il l'entendit se reculer de la porte. Il savait qu'il n'aurait pas du relancer ce sujet là… Il s'affaissa donc encore plus contre la porte, croisant les bras et se maudissant encore une fois mentalement. Décidément, ce Marco avait une mauvaise influence sur lui. Depuis qu'il le connaissait, il s'était maudit et insulter lui-même plus de fois qu'il ne l'avait fait le reste de sa courte vie. Ainsi plonger dans ses pensées, il n'entendit pas le bruit caractéristique de quand on déverrouille la porte. Il n'en sorti que quand son dos ne s'appuya plus que sur du vide. Se sentant soudain entraîner vers l'arrière, il eut juste le temps de démêler ses bras, mais rien de plus et sa tête rencontra douloureusement le sol. Il avait fermer les yeux instinctivement et faisait une grimace pitoyable. Marco avait encore la poignée en main et regardait Jean, qui s'était étaler lamentablement à ses pieds, avec une bouille désolée.

- Désolé…

C'est en entendant sa voix que Jean rouvrit brusquement les yeux qui se plantèrent directement dans ceux de Marco.

Jean n'avait pas à dire, la voix allait horriblement bien avec le visage. Sa bouille un peu ronde, d'adorables tâches de rousseurs, de magnifiques yeux noisettes, des cheveux bruns coupés courts. En suivant des yeux la ligne du menton, il maudit – oui, enfin autre chose que lui même – ce foutu masque blanc trop lisse qui cachait la moitié de ce visage si parfait. Tout à sa contemplation, Jean n'avait pas remarqué ni qu'il avait gardé la bouche ouverte sur un air tout à fait stupide, ni l'air gêner de Marco dont les joues prirent une légère teinte rosée alors que sa bouche se tordait en une moue adorable – du point de vue de Jean qui ne s'attarda pas sur les raison de cette expression.

- Arrête de me fixer comme ça.

Jean se réveilla enfin et détourna le regard. Il se sentait honteux de l'avoir ainsi détaillé, surtout vu la position dans laquelle ils se trouvaient.

- Hm… Désolé…

Marco voulant l'aidait à se relever commença à lui tendre sa main droite, mais se ravisa pour lui tendre plutôt la gauche.

Jean saisit la main gantée et se releva, s'époussetant un peu avant de replanter son regard dans celui de Marco avec un air un peu gêné. Ils était là, debout l'un devant l'autre. Et maintenant ? Il se gratta nerveusement la nuque avec un sourire tout aussi nerveux.

- Bon, c'est pas que j'aime pas les toilettes mais je préférerais aller… heu… boire un verre ?

Il déglutit en observant le visage étonné de Marco. Bordel, il venait de lui donner rendez-vous ! Enfin, non, pas vraiment, ils étaient déjà là, ensemble. Enfin, pas ensemble ensemble ! Hein ! Juste, ensemble ! Alors qu'il allait se maudire une nouvelle fois pour sa stupidité – uniquement due à l'amour qu'il porte au jeune Marco Bott, pas pour une quelconque autre raison, hein – il vit le sourire de Marco.

Bordel, comment faisait-il pour sourire avec autant de… de… Waouh ! – rien avoir avec les crêpes au chocolat faites pour le goûter et emballé dans du plastique avec une girafe qui marche sur ses deux pattes pour mascotte dessus…

- D'accord.

Jean allait fondre avant la fin de la soirée. Il se sentit pour la énième fois stupide quand il fit un sourire – qui devait être beaucoup moins "Waouh !" que celui d'en face – et récupéra maladroitement son sac qu'il avait laisser à côté de la porte.

Ils marchèrent donc en silence vers le café le plus proche qui devait encore être ouvert, après tout, il n'était pas si tard que ça.

Jean en profita pour glisser des coups d'œil discrets vers Marco, le détaillant encore. Celui-ci avait bien fait attention de se mettre à sa droite, lui laissant, pour son plus grand bonheur, toute la vue sur sa moitié de visage visible. Il détailla le reste du corps. Marco était indéniablement beau de son point de vue. Et malgré le fait qu'il boîte légèrement, il gardait une espèce de grâce naturelle, quelque chose de chaleureux qui se dégageait de lui. Jean trouvait cela apaisant. Marco avait un jean noir, un col roulé blanc cachant son cou et une veste marron. C'était simple, mais ça lui allait diablement bien. Il grimaça un peu en voyant les gants. Il aurait aimer voir ses mains. Pouvoir les serrer dans les siennes. Pouvoir sentir ses doigts car-… Oula ! Il commençait à divaguer…

- Tu peux arrêter s'il te plaît.

- Hein ?

- Tes coups d'œil pas discrets… C'est gênant…

- Hm… fut sa seule réponse.

Il détourna le regard, honteux de s'être fait prendre sur le fait.

Hey ! Alors, comme j'aime les reviews, voici des questions pour vous ! Oui, toi, là, qui pense pouvoir t'enfuir sans un mot è-é !

Questionnaire (répondre dans la petite case blanche, juste en dessous, merci) :

1 ) Qui, comme Jean, a déjà eu "Lundi matin, le roi, la reine et le p'tit prince, bla bla bla" dans la tête pendant toute une ****** de journée ? Parce que moi, oui, et c'était de la torture x~x (50 mots minimum)

2 ) Aimez-vous la musique silencieuse ? (30 mots minimum)

3 ) Que pensez-vous de leur rencontre ? (100 mots minimum)

4 ) Qui a déjà manger des crêpes "Waouh !" ? (50 mots minimum)

(désolé, le bac me monte à la tête… d'ailleurs, merde à tout ceux qui ont des épreuves en cette fin d'année ! Que ce soit le bac, le brevet, ou toute autre épreuve du supérieur ! o/ et vous n'êtes évidemment pas obligez de suivre le questionnaire, ni le nombre de mot indiqué, hein xD).