Notes : Salut à tous ! Nouveau chapitre ! Et quelques rapprochements en perspective ! Je viens de voir l'épisode 20 et 21 de la saison 2 ! Ils étaient très riches en contenus ! J'en reparlerai plus longuement dans les prochains chapitres !
Pour répondre à Guest, déjà merci beaucoup de suivre si assidûment ma fic ! Cela me touche beaucoup et me pousse à produire chaque semaine ! En ce qui concerne le nombre de chapitre de cette fic, pour le moment il y en a 9 en cours. Je n'ai aucune idée du nombre de chapitre qu'il y aura, mais oui c'est bien le tout début ! N'ai crainte, Marinette et Adrien vont se retrouver plus vite que tu ne le crois ! Ensuite, effectivement Maitre Fu a chargé Adrien de partir dans une mission TOP SECRETE dont on entendra parler plus tard ;)
Merci à tous de commenter, suivre, lire cette FF ! Cela me fait toujours plaisir d'avoir de vos feedbacks ou des suggestions sur le fil de l'histoire !
Bisous bisous ! A très vite !
Lamapama
Chapitre 7 : Vin blanc & comic book.
Cela faisait déjà deux heures qu'Adrien était parti. Marinette n'arrivait pas trop à se rendre compte que SON Adrien n'était plus là pour un an entier. Ils s'étaient, pour son plus grand bonheur, beaucoup rapprochés l'un de l'autre pendant les trois dernières semaines.
Cela était à la fois merveilleux et tragique. Peut-être avait-il fallu à Marinette qu'il parte pour se dire qu'elle avait un mois entier pour changer le stade de sa relation avec Adrien. Douce ironie, son départ faisait encore plus mal maintenant qu'ils étaient devenus proches.
Marinette soupira longuement. Contrairement à Nino, elle n'avait pas pleuré. Le pauvre s'était effondré après le départ du train, il avait fondu en larmes dans les bras compatissants d'Alya. Ils avaient eu un mal fou à le calmer, personne n'avait jamais vu Nino si triste. Alya avait proposé de le racompagner chez lui et lui tenir compagnie, et avait demandé à Marinette de se préparer pour la soirée.
Marinette se demandait si Alya n'avait pas mieux à faire avec Nino qu'avec elle. Sa tristesse était plus légitime que la sienne, il était son meilleur ami, lui. Qu'est-ce qu'elle représentait pour lui, elle?
Chassant cette pensée de la tête, Marinette se regarda dans la glace. Elle était toujours cette même fille, aux cheveux noirs corbeau avec des reflets bleus ; des yeux couleur myrtille, et des taches de rousseur sur ses joues.
Elle appliqua un rouge à lèvre couleur rouge bordeaux sur ses lèvres, et se fit un trait d'eye-liner sur les yeux. Que pouvait-elle changer à son apparence habituelle ?
Rien que le maquillage la grandissait, elle se trouvait déjà plus mature d'apparence. Elle hésita longtemps, puis décida de défaire une à une ses couettes et de se lâcher les cheveux.
« Je vais vraiment me les laisser pousser, Tikki » annonça-t-elle à sa kwami.
Tikki pencha la tête sur le côté en regardant Marinette, elle émit un petit « Hmm ? » de questionnement avant de comprendre qu'elle parlait de ses cheveux.
« Cela t'ira à ravir, je n'en doute pas une seconde. » répondit la déesse coccinelle.
Marinette eut un regard complice avec sa kwami, et la gratifia d'un sourire. Tikki ne put s'empêcher de remarquer le détachement de Marinette –ou son déni total, par rapport au départ d'Adrien, et la maturité soudaine qui s'emblait se dégager d'elle.
Après s'être parfumée, et avoir enfilé une tenue rock, Marinette s'engouffra dans le métro direction le 5e arrondissement, dans le quartier étudiant huppé à Saint Michel. Elle avait rendez-vous dans un piano-bar entre la Seine et la fontaine Saint Michel.
Les rues étaient vivantes de passants –jeunes pour la plupart, étudiants pressés et amoureux badinant. Les lumières des lampadaires de la ville étaient tamisées, et le coucher du soleil donnait une ambiance cosy au quartier.
Marinette s'émerveilla devant se tableau qui se mouvait autour d'elle. Elle regarda les derniers artistes de rue de la journée danser sur la place en face de la fontaine, puis regarda au loin les bouquinistes de la Seine fermer leur boutique. La rivière avait des reflets orangés, et Marinette se sentit nostalgique. Une petite brise vint lui chatouiller les joues, et elle s'engouffra dans le café avant de prendre froid.
Elle réfléchit un moment, le temps que le serveur vienne la placer, pour se décider entre rester en terrasse couverte ou aller à l'intérieur du bar. Une musique émanait de ce dernier endroit, surement un musicien qui était payé pour animer la soirée avec sa guitare et sa voix, le temps d'une heure ou deux.
Alya avait déjà un peu de retard, mais Marinette ne s'en formalisait pas, elle devait surement être occupée avec Nino.
N'attendant plus le serveur et bercée par la douce voix, Marinette choisit d'entrer à l'intérieur du café. Le parterre était en marbre blanc, les meubles en bois. Le comptoir du bar était animé des baristas pressés, et des clients envoutés par le chant du musicien et de la succession rapide de ses accords grattés à la guitare.
« Why can't you want me like the other girls do? »
Marinette s'avança plus en direction de la scène, à droite du comptoir. Cette voix…
« They stare at me while I stare at you »
Ses paroles-là, il les avait dites pendant que ses yeux se posaient sur ceux de Marinette. Il eut un sourire pour lui-même, avant de reprendre toujours en fixant cette dernière.
« They stare at me, while I stare at you… »
Marinette était hypnotisée par la mélodie de Luka. Sa chanson était douce et mélancolique. Il rompit le contact avec Marinette pour se reconcentrer de nouveau sur sa guitare, des mèches bleus tombant sur ses yeux.
« Why can't I keep you safe as my own? »
Il prit une pause dans son chant pour gratter quelques accords supplémentaires. Une serveuse s'était arrêtée près de Marinette–elle aussi vraisemblablement captivée par le chant de la sirène nommée Luka, et sembla pendant un instant reprendre conscience qu'elle était au travail.
« Terrasse ou bar ? » demanda la serveuse.
Marinette insista, bien évidemment, sur la place la plus proche de l'envoutant musicien. Sa musique était tout simplement magnétique, fascinante. Elle s'installa sur une petite table avec deux chaises, et fit face à son ami.
« One moment I have you the next you are gone. »
Et leurs regards s'affrontèrent de nouveau. Les yeux aquatiques de Luka posés sur les yeux myrtilles de Marinette.
« Rehearsed steps on an empty stage, that girl's got my heart in a silver cage. Why can't you want me like the other girls do? They stare at me while I crave you…»
Tellement hypnotisant, encore plus que le jour du pique-nique, où il avait chanté pour Marinette une autre mélodie pour lui faire oublier ses tracas. Cette fois-ci elle avait aussi l'impression qu'il ne jouait que pour elle.
« It's true I crave you… »[1]
Elle entendit la serveuse soupirer d'aise en tendant distraitement le menu à Marinette, sa tête tournée en direction du chanteur. Mais les yeux de Luka, eux, étaient restés fixés sur la secrète héroïne parisienne.
Le show de Luka était terminé. A la place, tous les yeux du café étaient braqués sur la petite table que Marinette avait choisie, ou plutôt sur la deuxième personne qui avait décidé de s'assoir sur la chaise face à elle après la représentation. Luka.
Il mangeait une part de tiramisu nonchalamment, et regardant un coup sur deux avec amusement le visage figé/gêné de sa compagne de table.
« Ce tiramisu est excellent ! Tu en veux un bout Mari ? » demanda-t-il semblant toujours autant amusé.
Marinette fit non de la tête. Luka avait joué deux chansons de plus avant de clôturer sa représentation, et était venu s'assoir, sans cérémonie, sur la place libre à la table de Marinette. Il avait commandé son gâteau avec un expresso court, que la serveuse –celle qui l'observait pendant qu'il jouait, lui avait apporté avec grande joie.
« Changeons de place, pour être un peu plus à l'abri de tous les regards. Qu'en penses-tu ? »
Marinette gratifia Luka d'un sourire reconnaissant en hochant la tête. Son ami lui sourit en retour, et ils s'installèrent dans un coin éloigné de la terrasse couverte, loin des nouveaux fans du chanteur aux mèches bleus électriques.
Une fois assis de nouveau, Luka présenta des excuses à Marinette. Il lui confia qu'il était souvent gêné du regard de la foule après ses représentations, mais Marinette ne le crût qu'à moitié, après tout, donner une représentation était certes stressant, mais elle l'avait déjà vu à l'œuvre et il ne semblait pas gêné le moins du monde.
« Tu es sûr que ce n'est pour moi que tu nous as fait changer de place ? » demanda Marinette malicieuse.
Luka décida de répondre par un clin d'œil. Avant de poser à son tour une question.
« Tu as aimé la représentation ? »
« Oui, surtout la première que j'ai entendue de toi. C'était si… mélancolique, elle m'a touché en plein cœur. »
Luka rougi légèrement, puis reprit une bouchée du tiramisu.
« Je l'ai entendu il y a longtemps, et je ne l'avais jamais aussi bien ressentie qu'aujourd'hui. A vrai dire, c'est drôle parce que je pensais à t- »
Il s'interrompit, semblant prendre conscience qu'il avait trop parlé. Marinette plissa les yeux d'incompréhension. Avait-il pensé à elle ?
« Dommage que tu n'aies pas joué la chanson que tu m'avais joué ce jour-là au pique-nique. C'est de loin ma préférée ! » sauva Marinette, évitant d'avoir face à elle un Luka gêné.
Luka se détendit un peu puis répondit.
« Je te la jouerait de nouveau à l'occasion ! Merci Mari… Tu es vraiment une fille spéciale. »
Marinette eut une bouffée de chaleur au niveau du visage. Il disait cela avec tellement d'assurance, et il la regardait si fixement dans les yeux… cela en était perturbant !
« D'ailleurs, tu viens souvent ici ? » ajouta-t-il.
« Oh, pas vraiment. J'avais rendez-vous avec Alya pour… »
ME CONSOLER SUR LE DEPART D'ADRIEN !
« Pour papoter entre filles. » reprit-elle après que son esprit crie cette évidence dans sa tête.
« Je vois… »
« Mais elle est un peu en retard… »
VU QU'ELLE CONSOLE NINO, CAR ADRIEN AGRESTE EST PARTI POUR TOUJOURS ! UN AN ! UNE ETERNITE !
« Je pense qu'elle est avec Nino ! » Marinette poursuivit avec un léger rire, se frottant le derrière de la tête, pour faire taire sa conscience rebelle.
« Ah oui, Jul m'a parlé du fait qu'Adrien partait aujourd'hui, cela doit être pour ça ! » Dit Luka en claquant des doigts, comme si l'évidence venait de se faire dans son esprit.
Il regarda la tête décontenancée de Marinette, et sembla percuter quelque chose d'autres.
« Oh, je suis désolé… Comment te sens-tu ? Je sais qu'il comptait beaucoup pour toi. »
« Ça va. » s'entendit-elle répondre, aussi calme qu'elle ne l'avait été tout au long de la soirée.
Puis sa gorge se noua, elle savait que si elle parlait maintenant elle aurait une voix chevrotante. Après un long silence que Luka n'avait pas osé briser, elle conclut.
« Ça ira… »
Mince. Elle remballa dans une boite au fond de son esprit, tous les sentiments qui menaçaient de remonter à la surface. Elle ne devait pas pleurer, elle n'avait pas ce droit. Elle savait qu'Adrien ne voudrait pas que l'on pleure son départ, après tout c'était bien la raison pour laquelle il avait fait une fête avant de partir.
« Tu veux quelque chose à boire ? » demanda Luka.
Marinette hocha la tête.
Luka commanda une bouteille de vin blanc qu'ils savourèrent avec Marinette. Il parla plus qu'à l'habitude, lui disant qu'il voulait essayer de vivre de sa musique. Qu'il commencerait par les cafés, les bars et autres petites brasseries qui voudraient bien de lui, et que, petit à petit, il grimperait la montagne du succès pour devenir un musicien pouvant vivre de son talent.
« Je sais que ça va être difficile, mais je me dis que… La vie a plus de saveur si on la vie pour sa passion. »
« Tes parents te soutiennent ? » demanda Marinette.
Luka rit à cette question.
« Ma mère m'a toujours soutenu dans tous les projets que j'ai voulu entreprendre. Pour elle, la créativité et la liberté sont deux choses importantes de la vie. Mon père lui… C'est compliqué… Mais je pense que mes parents me préféraient heureux de faire ce qui me plait, plutôt que triste à mourir à prendre la voie que la société nous vend. Celle où il faut faire un parcours élitiste pour être bien considéré par tout le monde. »
Marinette réfléchit à cette question. C'est vrai que ses parents n'avaient jamais été à l'encontre de son projet d'études. Ils lui avaient certes, fortement conseillé de combiner avec son école de mode des cours de business ou de management, ce qu'elle comptait faire de toute façon en dernière année. Mais s'opposer à ce choix de carrière car cela n'était pas la « bonne voie », non ils ne l'avaient jamais fait.
Marinette eut tout de suite une pensée pour Adrien. Son père était très bien le genre de personne à lui imposer ce choix-là. Comme à peu près tout ce qu'il faisait. Elle s'était rendue compte avec le temps qu'Adrien se pliait très, voire trop, souvent à la volonté de son père, négligeant par la même occasion la sienne. Gabriel Agreste, elle avait beau l'admirer, elle le savait sévère avec son fils, et espérait que le départ d'Adrien n'était uniquement la volonté de son père.
Chat Noir lui avait dit quelque chose de similaire la dernière fois où il rendit visite à Marinette. Il lui confia qu'il n'était vraiment libre d'être lui-même que sous son masque.
« Je pense avoir été choisi par ce dieu de la destruction car au fond de moi, j'aimerai être rebelle, un chat sauvage… docile de temps à autres » avait-il conclu d'un clin d'œil.
« Tu as beaucoup de chance alors. » Dit Marinette.
« Toi non ? »
« Ça dépend… »
« Tu sembles changée. » affirma Luka.
« Vraiment ? J'ai juste changé un peu de look. » répondit Marinette surprise.
« Non, je veux dire tu sembles plus posée qu'à l'habitude. »
« Oh, eh bien- »
Marinette n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'Alya déboula dans le café, et s'installa en prenant une chaise. Elle était essoufflée.
« Ma…Mari… Je… Suis désolée… pour… le retard je… j'ai fait…. Au… plus vite. »
Luka lui fit un signe de la main pour la saluer, et Alya écarquilla les yeux, semblant se rendre compte qu'elle avait interrompu la conversation. Elle soufflait pour reprendre son souffle et demanda avec un regard plus qu'insistant envers Marinette d'expliquer la situation.
« Je suis tombée sur Luka et arrivant ici, et nous en avons profité pour discuter en t'attendant. »
Le regard interrogateur d'Alya se déplaça alors vers Luka.
« J'ai joué ici deux heures, c'était ma première représentation dans ce café. » développa Luka.
« Je… Je vois »
Alya respirait encore fort, tandis que Marinette et Luka s'échangèrent des regards surpris.
« Tu as couru ? » demanda Marinette une peu bêtement.
Alya fit oui de la tête.
« C'est adorable Alya… Tu sais, je comprends totalement que tu sois restée avec Nino. Je m'en veux de t'avoir fait venir alors qu'il ne va pas bien. »
« Il… Il comprend… » Répondit Alya, ne voulant pas trop s'avancer surement à cause de la présence de Luka.
« Bon, eh bien Mari… Maintenant qu'Alya est là tu n'as plus besoin de ma compagnie. » Commença Luka en enfilant son étui autour de lui.
« Pas du tout ! »
« J'espère qu'on se refera ça très bientôt » conclu-t-il en se penchant vers elle pour lui donner un baiser au creux de la joue, devant les yeux ébahis d'Alya et d'une Marinette rouge tomate.
Il salua de nouveau Alya de la main qui semblait avoir repris son souffle, et laissa-là les deux meilleures amies.
« Alors comme ça… On se remet vite ? » demanda Alya narquoisement.
« Alya… » Dit Marinette mettant en garde son amie.
« J'aurais quand même dû prendre plus mon temps, j'ai l'impression d'avoir interrompu quelque chose. »
« N'y pense même pas. » Avait répondu Marinette froidement.
Puis elles explosèrent de rire.
« J'aime beaucoup ton look ce soir ! Ça te donne un air de femme fatale. Cela a dû plaire à- Aouch ! »
Marinette avait donné un coup de coude dans les côtes d'Alya, lui ordonnant le silence.
« En un sens cela me donne plus de courage pour tenir le coup… Je sais que cela stupide… »
« Pas du tout. Je comprends très bien. On se sent souvent plus confiant quand on est bien apprêté » Alya prit la main de sa meilleure amie dans la sienne, et tandis qu'elle lui sourit tendrement, elle serra légèrement son emprise sur sa main, semblant vouloir donner à Marinette du courage supplémentaire.
« On va vous reprendre du tiramisu et une deuxième bouteille » héla Alya à une serveuse qui leur indiqua que la commande avait déjà été faite et réglée par « ce magnifique chanteur ».
Minuit deux. Adrien leva les yeux de sa montre vers la fenêtre. Les arbres et champs défilaient rapidement sous ses yeux. Parfois il apercevait une maison éclairée au loin, quelques chevaux. Le paysage nocturne l'apaisait. Depuis qu'il était devenu Chat Noir, il avait une préférence pour la nuit.
Il aimait se balader dans les rues parisiennes désertées de passants, et finir perché au sommet de la tour Eiffel. Il croisait souvent aux alentours des quais de Seine, des artistes de rues et parisiens heureux qui dansaient gaiement au son d'un accordéon ou d'une voix.
Son ventre cria famine. Il n'avait pas mangé depuis ce midi… Il avait ressassé le discours du gardien dans sa tête, ainsi que celui de son père. Comment aurait-il le temps de trouver des alliés s'il était autant surveillé par son père à distance. Cela lui avait pris beaucoup de temps avant de pouvoir passer entre les griffes de son père. Adrien pouvait s'éclipser en semaine entre treize heure et quinze heure, puis ensuite le soir entre dix heures et minuit, car son père s'enfermait à son bureau avec Nathalie, avocats, couturiers et autres pour faire des réunions avec Shanghai puis New York. Comment allait-il fuir les pattes de Marco ? Il faisait les cent pas dans sa cabine quand soudain :
*gromblblbl *
« Plagg c'est toi ? » demanda Adrien
*gromblblbl*
« Et toi ! J'ai faim, tu as faim… Où est mon fromage ? »
Adrien souffla au ton impérieux de Plagg, puis se décida à sortir de la cabine pour se diriger vers le wagon restaurant.
« Du camembert si possible ! » Avait hurlé Plagg avant qu'Adrien claque la porte dernière lui.
Il revint cinq minute après avec un plateau. Il y avait un plateau de fromage, quelques raisins et du lait pour Plagg. Pour lui il avait pris un chocolat chaud et deux sandwichs végétariens. Il déplaça ses affaires pour faire un peu de place, quand il vit le magazine qu'il avait acheté à la gare avant de partir.
…
La couverture annonçait la couleur « Chat Noir et Ladybug, après le combat… »
Adrien avait trouvé étrange que Ladybug et Chat Noir avait été échangé ce mois-ci pour Chat Noir et Ladybug. Il était flatté, mais ne sentait pas la nécessité de l'inversion… Mais après tout, c'était un épisode spécial été.
Curieux, il ouvrit le magazine à la page du chapitre.
Ladybug et Chat Noir étaient dans une scène de combat contre Reverser et le Dessinateur. Adrien trouvait curieux que Marc et Nath aient décidés de revenir de nouveau comme étant akumatisés, personne n'était vraiment fier de s'être fait akumatisé à Paris.
« Chat, par ici ! » hurlait Ladybug.
« Cataclysme »
Trop tard, Reverser toucha Ladybug grâce à son avion en papier, elle se retrouva de nouveau avec de pied gauche, sans aucune chance de son côté. Chat Noir essayait de rejoindre sa Lady, tout en étant distrait par le Dessinateur qui lui donnait des nouveaux objets dont il devait se défaire un à un. Sa main droite ayant toujours le cataclysme à portée, Chat Noir semblait réfléchir à une stratégie.
Ladybug était maintenant la proie du dessinateur. Il l'enferma dans une cage dans laquelle elle trébuchait à chaque pas. Chat Noir se lança à la rescousse de sa Lady, détruisant les barreaux de la cage puis la prit dans ses bras, leurs visages étaient très proches (presqu'autant que cette nuit où il lui avait promis qu'il reviendrait), puis Ladybug rougit avant d'invoquer son Lucky Charm. Pendant que Ladybug réfléchissait à l'utilité du Lucky Charm, Chat Noir l'avait délicatement posée à terre et la protégeait avec son bâton. Puis un bip se fit entendre.
« Ladybug c'est quand tu veux ! » Dit Chat Noir, un sourire narquois sur le visage.
Cette scène fit rire Adrien, cela leur était déjà arrivé plusieurs fois que l'un ou l'autre n'ait plus beaucoup de temps avant de se dé-transformer. Mais il savait qu'il ne l'aurait pas appelé Ladybug, mais plutôt Beuguinette.
Chat Noir se tourna alors vers sa Lady maladroite, puis l'aida à résoudre le mystère du lucky charm. Il prit ses mains dans les siennes, et leurs regards s'arrêtèrent l'un sur l'autre, cette fois les deux superhéros se sourient.
Ils libèreraient l'akuma caché, puis Ladybug lança son sort de purification.
« Bien joué ! » dit Ladybug envoyant un clin d'œil à Chat, tout en s'adossant à son épaule.
Son poing vint cogner le sien, puis Chat Noir prit sa Lady dans les bras et l'emmena au sommet de la tour Eiffel.
« Chat, tu n'as plus beaucoup de temps… » Dit Ladybug rougissante, en prenant la main de Chat pour lui montrer sa bague.
« Toi non plus… » répondit Chat en caressant l'oreille de Ladybug, comme pour lui rappeler qu'elle avait aussi un miraculous.
Et cette proximité rapprocha leurs visages de nouveau, comme s'ils étaient magnétiquement attirés.
« Je serai toujours là pour toi ma Lady. » Dit Chat Noir le sourire aux yeux.
« C-Chat… »
Leurs bouches n'étaient qu'à quelques centimètres de distance, ils étaient sur le point de s'embrasser.
BIP BIP BIP BIP
BIP BIP BIP BIP
Le bruit pressant de leurs miraculous, les força à reculer. Ladybug rouge pivoine n'osa pas partir, et Chat coquin de sa main griffue, prit la sienne et l'embrassa tout en la regardant dans les yeux. Puis les deux s'envolèrent dans des directions opposées. La dernière image du chapitre était un gros plan sur les deux rougissant avant leur dé-transformation.
…
Adrien était rouge pivoine. Wow. Ses deux amis s'étaient surpassés, et il était sûr que tout Paris allait parler d'une potentielle liaison entre les deux superhéros parisiens. Il repensa à Ladybug… allait-elle lire ce magazine ? Non, elle était surement trop cool et trop occupée pour lire des magazines.
« Je serai toujours là pour toi… Quel mensonge Chat Noir… » marmonna-t-il en reprenant une gorgée de chocolat chaud.
Plagg regarda Adrien de manière septique. Il lui dit une pique désobligeante de nouveau, ce qui fit sourire Adrien par habitude. Plagg ne savait jamais comment lui remonter le moral, c'était sa façon à lui de montrer qu'il s'inquiétait pour son élu, de lui demander implicitement si tout allait bien pour lui. Et il lui en était reconnaissant.
« Au moins je l'aimerai pour toujours, j'en suis persuadé ! » répondit Adrien.
« Attend de connaître le fromage italien et chinois, Blondinet ! »
Adrien rit pour toute réponse et l'image de Marinette et celui de Ladybug virent s'incruster dans sa tête avant qu'il ne tombe dans les bras de Morphée.
[1] Les paroles traduites de Luka sont extraites de la chanson Crave You de Flight Facilities, je les ai un peu modifiées pour que la fille dont parle Luka soit Marinette et non un garçon ! On peut dire que Luka a repris la chanson ;) Je vous conseille vivement d'écouter la version de Daniela Andrade, c'est grâce à elle que j'ai connu cette chanson. Voici la traduction des paroles :
Pourquoi ne peux-tu pas me désirer comme les autres filles le font ?
Elles me regardent longuement, pendant que je te regarde.
Pourquoi ne puis-je pas te garder sauve et mienne ?
Un coup je t'ai, un autre tu es partie.
Des pas répétés sur une scène vide, cette fille retient mon cœur dans une cage d'argent,
Pourquoi ne peux-tu pas me désirer comme les autres filles le font ?
Elles me regardent longuement, pendant que je te regarde.
Il est vrai que je te désire ardemment.
