Hey ! Hey ! Hey ! Non, je ne suis pas le père Noël MDR Je suis simplement celle qui vous donne un petit chapitre ! Chapitre qui ne me plait trop, trop... Je ne suis pas entièrement satisfaite. Bonne lecture quand même !


Mam : Je trouve ta question sur la visite très pertinente et aujourd'hui, tu vas avoir un morceau de réponse. Seulement, les choses ne vont pas qu'un dans un sens… Puis, une visite serait synonyme de dernière fois, non ? Sinon encore merci et bonne lecture.

Guest : Tu aimes le bonheur Caskett… En voici d'autre ! Bonne lecture et merci pour le commentaire.

Pau : Je te remercie beaucoup. Le « bonheur » sera encore au rendez-vous ici même si comme d'habitude, la réalité ne sera pas loin… Une sorte de spectre qui plane, qui menace… Bonne lecture.


Chapitre 7 : 5ème mois – Mai


La parenthèse aux Hamptons était terminée, suite à l'aggravation de la maladie de Beckett, qui ne permettait plus au couple de rester éloigné de la ville. S'il devait lui arriver quelque chose, Castle souhaitait être le plus proche possible de l'hôpital. Rien ne devait être laissé au hasard. Rien ne pouvait être laissé au hasard.

-Tu me rejoins ? Fit la douce voix de son épouse qui eut le don de le faire sortir de ses songes.

-Je récupère le livre et je suis tout à toi.

Ce soir, Katherine désirait que son écrivain lui fasse la lecture, et par n'importe laquelle la sienne, celle de ses livres. Elle avait envie d'entendre la voix de son homme à son oreille, lui contant les aventures de son double fictionnel, blottie contre son corps. Un petit plaisir d'écrivain à muse, de muse à écrivain.

« J'ai une idée de roman, dit Heat. Pourquoi on ne ferait pas un truc qu'on appelle une enquête ? Rassembler des indices, établir les faits. Quelque chose qui tiendrait mieux devant la cour que « c'est comme ça que je vois le topo » !

Rook sortit son carnet de notes Moleskine. »

Kate se laissait bercer par la caresse de Rick sur son bras, son épaule ainsi que ses mots seuls trouble-fêtes de l'ambiance tendre et romantique qui était née de cet instant littéraire. Seulement ce qui se révélait jusqu'alors un doux moment, apaisant et réconfortant, se transforma rapidement en crise de larmes. Au fur et à mesure de la lecture, la jeune femme découvrait l'histoire. Mot après mot. Intrigue après intrigue. Elle ne reconnaissait rien. Tout lui semblait nouveau, comme inexploré. Les personnages lui paraissaient des inconnus et la trame, un inédit. Ni Jameson Rook, ni Nikki Heat ne lui apparaissaient familiers. Elle qui avait pourtant lu des dizaines et des dizaines de fois ces romans ne se souvenait plus de rien.

-Chut… Calme-toi mon cœur.

-Mais… Mais Rick… Je ne me souviens plus de rien, sanglota-t-elle sous l'étreinte de son homme.

-Je… Je te promets qu'on va relire toutes ces histoires… Que d'ici peu elles te redeviendront familières.

L'auteur avait réussi à dire quelques mots, à sortir quelque chose sans trop montrer à sa moitié que cet oubli au-delà de la bousculer elle, le bousculer lui. Ce n'était pas le fait qu'elle est oubliée ses romans qui le dérangeait mais c'était qu'elle allait surement oublier d'autres éléments de leur vie. Lui ? Peut-être… Un jour. Il n'y pensait pas c'était bien mieux ainsi. Plus facile.

-Rick… Murmura-t-elle en lui enserrant la taille de ses bras.

-Hum ?

-Je suis là… Always.

-Je t'aime, chuchota-t-il la voix tremblante de trémolos.

Il se laissait enfin aller aux pleurs qu'il retenait jusqu'alors, dans les bras de sa femme qui une énième fois, avait trouvé les mots pour qu'il se confie. Pas à travers des mots. Non. Quand Richard se confiait, c'était des regards, des larmes ou des gestes. Mais jamais de paroles ou très rarement. Ainsi, des larmes sur leurs deux visages, enlacés l'un sur l'autre, ils se réconfortaient… Comme ils pouvaient.

Une quinzaine de jours plus tard…

La précarité de sa condition ne lui échappait pas, et la peur ne la lâchait pas. Jour après jour, Katherine forçait son esprit à s'engouffrer dans les quelques brèches abruptes de ces souvenirs qui lui procuraient toujours ce tendre réconfort. Ces souvenirs ? Au nombre de trois, ils se résumaient à elle et Rick se découvrant pour la première fois, sa demande en mariage et ses parents, Jim et Johanna, heureux autour d'un bon diner en famille.

Il ne fallait pas croire que ces souvenirs remontaient tous seuls à la surface de sa mémoire. Non. Elle les traquait, les pourchassait même quand elle n'en était pas pleinement consciente. Elle se forçait à aller les dénicher au plus profond d'elle-même, elle creusait des vallées à travers eux pour souvent les trouver mais parfois, les oublier. Elle usait de nombreux artifices pour jeter des ponts entre eux et établir une continuité dans le temps mais parfois, c'était une cause perdue. Sauf… Attendez… C'était leur lune de miel, des vacances pour jeunes mariés. Elle hocha la tête de satisfaction devant la limpidité de son raisonnement. Elle enchaîna, ne désirant perdre le fil de ses pensées qu'elle devinait joyeuses. Son mari s'appelait Castle. Si c'était leur lune de miel… L'image de Rick lui vint à nouveau en tête. Son torse nu contre sa peau, son souffle chaud contre sa poitrine… Ils étaient dans un lit. Et brusquement, d'une manière aussi brutale qu'agressive, le film était coupé. Plus d'image, plus de son, plus rien. La bande s'était arrêtée, laissant Kate seule face… Face au néant, à un grand vide.

Pendant ce temps où Beckett se perdait dans une guerre contre ses trous de mémoire, son époux se chargeait d'accueillir leur invitée.

-Bonjour Lanie !

-Salut Castle !

-Les gars ne devaient pas venir avec toi ? L'interrogea-t-il en la laissant entrer.

-Si mais…

-Trop dur ?

La jeune femme acquiesça ne sachant quoi rajouter. Avant de quitter le poste, elle était passée au poste souhaitant covoiturer avec les gars mais ces-derniers lui avaient fait part de leurs craintes. Esposito n'osait pas déranger son amie et collègue durant cette difficile épreuve et Ryan craignant de ne pouvoir supporter, préférait s'abstenir de toute visite.

-Elle n'est pas là ? Fit la métisse en scrutant les lieux.

-Elle est dans ses pensées et elle souhaitait se changer avant que tu arrives.

-Ce n'était pas la peine.

-Je sais mais je pense que retirer son jogging ou son pyjama va lui faire du bien.

-Lanie.

-Sweetie !

Elles restèrent un moment dans les bras l'une de l'autre sous le regard attendri de Rick, se sentant peu à peu de trop. Il s'éclipsa discrètement et les laissa à leur retrouvaille.

-Tu m'avais manqué.

-Moi aussi.

-Mais… Il est passé où ton homme ? L'interrogea Lanie balayant du regard le salon.

-Il doit être dans son bureau pour nous laisser tranquilles.

-Toujours aussi attentionné.

-Chaque jour un peu plus, sourit Kate.

-Miss Beckett, des choses que j'ignorerai ? La taquina son amie, prenant place à ses côtés sur le sofa.

-Depuis toutes ces années, je pense que tu en sais assez sur ma vie privée.

-Tu me connais, je ne me lasse jamais de tes histoires… Avec Rick.

-Tu vas être déçue alors. Il n'y a pas grand-chose à raconter ces derniers temps, grimaça l'ex-lieutenant.

-Tu veux dire que… Toi et Rick, plus de douches, de moments torrides ou siestes frauduleuses ?

-Lanie !

-Mes sources proviennent de toi ma chérie ! Mais c'est vrai vous ne…

-Non.

-Depuis quand ?

-C'est gênant…

-J'écoute, fit Lanie les bras croisés d'un air faussement sévère.

-1 mois et demi, deux mois.

-Non ! Hurla-t-elle.

-Chut Lanie…

-Désolée mais vous qui le faisiez au minimum deux à trois fois par jour. Plus rien ?

-Plus rien.

Ils partageaient encore des moments tendres où ils se câlinaient de longues heures sous l'effleurement des mains sur les corps, réveillant tantôt les sens d'un sein durci par le désir ou attisant le désir d'une femme en frissons sous les doigts de son homme courant sur son abdomen en émoi. Mais… Elle voulait plus. Ses lèvres gourmandes animant la respiration de son mari en retenu, ses doigts glissant à l'arrière de sa nuque sous l'effet de son propre plaisir grandissant, puis… Ses fantasmes, la fin de la réalité.

-C'est toi ou c'est Castle ?

-Un peu les deux, je pense.

-Tu n'as plus envie ? S'enquit son amie, sachant que les cancers étaient souvent la cause d'une baisse de libido.

-Moins qu'avant mais j'ai envie… J'ai terriblement envie, finit-elle par conclure.

-On y est ! Et ton homme, il en a envie ?

-Je pense… J'espère. Tu vois, j'ai l'impression que Rick n'est pas en paix avec ma maladie pour me…

-Pour te satisfaire ?

-Oui, murmura-t-elle. On en a déjà parlé mais depuis, rien.

-Si vous arrêtiez de parler ?

Le sourcil arqué, Katherine réfléchissait à l'idée de la légiste. Arrêter de parler… Ne plus chercher… Ne plus se donner d'excuses… Foncer… Se laisser aller…

-Agir ?

-C'est toi qui te revendique femme d'action alors, agis !

Le soir-même aux alentours des vingt et une heures.

Rick finissait de se préparer pour aller se coucher, son tee-shirt à la main quand il sentit deux bras entourer son ventre. Il frissonna à ce simple contact et gémit sous les baisers de sa femme dans son dos.

-Hum… Tu es tellement douce.

-Et toi tellement chaud, murmura-t-elle en déposant une lignée de baisers sur sa colonne vertébrale, sa langue goutant sa peau.

Elle se délectait de son odeur sur sa bouche, de ses mains cherchant les siennes sur son torse qu'elle prenait plaisir à cajoler pour lui susurrer à l'oreille, ô combien elle l'aimait.

-Kate… Kate…

Son prénom ainsi murmuré, sa tête dodelinant au fil de ses lèvres parcourant son cou, elle appréciait qu'il lui laisse l'initiative, lascif entre ses bras. Elle jouait à glisser ses doigts sous l'élastique de son pyjama qu'elle savait son unique rempart à sa nudité, sans jamais la franchir. Elle immisçait parfois un ongle, prémisse d'une délicieuse suite puis remontait finalement, suivant la fine toison de poil s'arrêtant en bas de ses abdos.

-Tortionnaire, souffla-t-il en attrapant ses mains.

Il se retourna, ses doigts glissant entre les siens, ses lèvres retrouvant celles de sa muse. Ils se rapprochèrent et leurs mains se défirent. Lui sur ses hanches, elle autour de son cou. Leurs bouches se frôlaient, se titillaient puis chantaient les gémissements de leurs langues qui s'unissaient sous la sensibilité de leur amour.

-Je peux…, fit-il en jouant avec le bas de son top.

-Je n'attends que ça, mon cœur.

Il immisça ses mains sous son tee-shirt, effleura ses hanches, ses côtes pour arriver au saint graal, sa poitrine exposée à son regard amoureux. Le top, bien loin de ses préoccupations désormais, il clignait des yeux se demandant si ses fantasmes étaient toujours réalité. Alors tout doucement, avec une infime délicatesse, il caressa ses seins, de leurs galbes frémissants à leurs centres dressés pour lui.

Gémissante, les mains fourrageant dans ses cheveux, il la sentait au bord de cet abysse de plaisir qu'il adorait voir sur son visage. Mais avant… Il retira son short et son tanga, pressé d'épouser son corps contre le sien.

-Hum… Babe…

Elle l'embrassa et profita de cette diversion pour lui retirer son pantalon, révélant à son homme, ô combien elle aimait le sentir nu contre elle, à son sourire contre sa bouche. Sa virilité si ferme contre son bas ventre, la légèreté de ses mains au creux de ses reins, elle perdait pied.

-Rick…

Flatté d'entendre son prénom sous le trop-plein d'un désir se consumant, il caressa son ventre, puis sa cuisse pour la hisser contre sa hanche.

-Tu me rends fou…

Lui aussi la rendait folle, complètement folle. De lui, de son corps… De sa main exigeante et puissante dans le creux de son genou qui la rendait aux premières loges de l'excitation de son époux.

-J'ai envie de toi…

Douces paroles gémies contre son oreille, il se saisit de son autre cuisse et profita qu'elle enroule ses jambes autour de lui pour regagner leur chambre où cette nuit, deux amants se rendraient leur amour par l'union de leurs corps…. Peut-être… Pour la dernière fois. Ce constat frappa de plein fouet l'écrivain alors que dans ses bras, il portait la vie même. Sa femme. Celle dont le cœur battait contre son torse. Celle dont les baisers ne faisaient qu'attiser son envie. Celle qui malheureusement aussi ne pesait plus lourd qu'une plume… Une brindille. Fragile. Fine. Frêle… Malade. Inexorablement malade.

Katherine, surprise de ne percevoir le lit sous son dos ou un quelconque autre mur, releva le visage jusqu'alors fasciné par le cou de son homme et découvrit celui de son mari, entre stupeur et tristesse, parsemé de larmes. Des effrontées ? Des inévitables ? Des incontrôlables ? Peu importait. Il pleurait. Elle déposa un tendre baiser sur ses lèvres, une caresse sur sa joue et accompagna sa tête contre son cou. Aucun mot. Aucune parole. Juste le silence et un geste lui offrant son amour pour qu'il puisse pleurer contre elle.

-Chut… Calme-toi mon cœur, chuchota-t-elle en glissant ses doigts à l'arrière de sa tête.

-Je suis désolée mon cœur.

-Ce n'est rien…

-Je t'aime Kate, murmura-t-il en relevant les yeux vers sa muse.

-Moi aussi, je t'aime.

Tous les deux nus, harnachés l'un à l'autre, la scène pouvait paraitre irréaliste. Il y avait encore quelques minutes, ils étaient à deux doigts de se faire l'amour presque sauvagement et là, ils n'étaient que tendresse et réconfort ne sachant si cette nuit, ils rejoueraient la scène de la première fois… Comme un pied de nez… A cette dernière fois.


Moi ? Méchante ? Enfin… Non pas du tout. Je tiens simplement à garder les pieds sur terre. Puis pas trop déçu car moi un peu... Il y a certaines choses qui me dérangent dans ce chapitre mais bon...

Alors un petit commentaire ?

A la semaine prochaine et merci à tous ceux qui me lisent.