Pour me faire pardonner parce que le chapitre précédent est plutôt court, voici la suite sans plus attendre. J'espère que vous me ferai part de vos impressions, car les reviews sont la plus belle récompense pour un auteur! Parce que dans un sens, c'est en grande partie pour vous que j'écris.
Bonne lecture
Lyana
Chapitre 7- Amitiés
Samy aimait bien le laboratoire d'Abby. Elle aimait l'ambiance qui y régnait. La veille, elle n'avait pas beaucoup parlé avec la jeune gothique, mais celle-ci lui avait beaucoup plu. Abby avait été ravie que la fillette passe un peu de temps avec elle. Samy s'était tout de suite dirigée vers l'un des plans de travail d'Abby et s'était assise dessus, entre deux écrans d'ordinateur, en faisant bien attention de ne toucher à rien. Elle faisait face à Abby, qui travaillait sur divers prélèvements effectués sur la scène de crime. Elles parlèrent peu. La petite observait attentivement tout ce que faisait Abby. Puis, son regard fut attiré un peu plus loin, vers un portrait qui représentait sans aucun doute la jeune laborantine. Elle quitta son poste pour l'observer de plus près.
« C'est toi hein ? Il est super ce portrait, lança-t-elle alors, faisant sursauter la laborantine.
- Oui, c'est bien moi, répondit la jeune femme en s'approchant de la fillette.
- C'est toi qui l'a fait ?
- Non, une amie, fit Abby, un voile de tristesse traversant fugitivement son regard.
- Oh, désolée, je voulais pas te faire de la peine, à qui le trouble de la jeune femme n'avait pas échappé.
- C'est rien ma puce, Kate était une amie, surement la meilleure que j'aie jamais eu.
- Elle est… je veux dire elle n'est pas….
- Oui, elle est morte, il y a quelques mois.
- Ah, heu… excuse-moi.
- Ça va, tu ne pouvais pas savoir. Tu sais, je crois qu'elle aurait beaucoup aimé te rencontrer.
- Elle faisait partie de votre équipe ?
- Oui c'était un bon agent et une fille fantastique, elle ne méritait pas ce qui lui est arrivé. Si ce salopard d'Ari n'avait pas… je suis désolée, je m'emporte un peu. Je ne devrais pas te raconter tout ça, surtout en ce moment. »
La jeune femme se mit à parler pour elle-même, son esprit jouant du flipper, comme à chaque fois qu'elle s'énervait. La petite fille, qui avait tiqué sur le nom d'Ari, l'interrompit alors dans son monologue :
« Tu sais, c'est normal qu'elle te manque. Est-ce que tu lui parle parfois ? Moi quand mon papa ou ma maman me manque trop, je leur parle et ça fait du bien. Parfois en fermant les yeux très fort, je peux me les rappeler et comme ça, j'ai l'impression qu'ils sont toujours tout près. Quand Sarah est triste, c'est ce que je lui dis de f… »
Elle se tût alors, et sans un mot retourna s'asseoir sur le plan de travail. Abby, touchée par les propos de la gamine, s'approcha d'elle et l'enlaça spontanément. La petite lui rendit son étreinte et les yeux mouillés de larme lui dit :
« Si tu me parlais de Kate ou des autres, tu as l'air de bien les connaître et ça me changerait les idées…s'il-te-plait. »
La petite fille écouta alors la laborantine lui raconter des bons moments partagés avec Kate, puis avec les autres membres de l'équipe. Elles rirent toutes deux lorsqu'elle évoqua les frasques enfantines de Tony, le caractère impossible de Gibbs et les bourdes de McGee. La gamine s'amusait beaucoup en compagnie de la jeune femme. Lorsqu'Abby eût terminé de relater la fois ou McGee s'était retrouvé à regarder sous la jupe de Kate par mégarde et que leur fou rire se fût un peu estompé, toute deux se turent un moment pour reprendre leur souffle.
« Et Ziva ? demanda alors la fillette. Y'a longtemps qu'elle travaille avec vous ?
- Ça fait quelques mois. Au début, j'ai eu un peu de mal à m'entendre avec elle, mais maintenant, je l'apprécie beaucoup. En plus, elle cuisine comme un chef ! Mais c'est difficile de savoir vraiment ce qu'elle ressent, elle ne parle jamais d'elle.
- En tout cas, elle est super avec moi, répondit alors spontanément Samy.
- Bon, assez bavardé, ces analyses ne se feront pas toute seule, tu me donne un coup de main ? »
La journée tirait maintenant à sa fin et la fillette avait passé la journée avec la laborantine et avait adoré lui prêter main forte. Elle en avait oublié tout ce qui lui arrivait, jusqu'au moment où, un peu avant de quitter le laboratoire d'Abby, elle avait aperçut, sur une table en retrait, un vieil ours en peluche. Elle se dirigea vers lui et le fixa d'un regard rempli de tristesse. Abby, remarquant le trouble de la petite fille, s'approcha doucement.
« C'était son meilleur ami, fit doucement Samy.
- Tu peux le reprendre, ça ne pose pas de problème », lui répondit avec douceur la jeune femme.
- Merci »
La petite fille pris avec précaution la vieille peluche usée dans ses bras, avant de saluer la laborantine et de se diriger vers l'open space pour retrouver Ziva.
À suivre...
