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bonne lecture


Malia, bien qu'étonnée, fit entrer ses amis et leur dit d'attendre dans le salon le temps qu'elle aille chercher Théo. En attendant, Stiles se maudissait de devoir faire appel au pseudo loup-garou qui, à l'origine, avait tué son meilleur ami mais il savait qu'il n'avait pas le choix. Il allait devoir contenir sa haine et sa rage, pour la survie de Scott. Malia revint donc accompagnée de son mari :

- Stiles, commença Théo, tu es conscient que je ressens tes émotions ?

- Moi aussi d'ailleurs ! ajouta Malia.

- Oui et bien désolé, mais je ne suis pas comme vous, je ne peux pas contrôler certaines pulsions…

- Meurtrière ? continua Théo.

- Tu ne peux pas me demander d'effacer tout ce que tu nous as fait subir comme ça, d'un claquement de doigts !

- Il faut que tu comprennes que j'ai changé.

- Ca n'efface pas ce que tu nous as fait ! Je ne comprendrais jamais ce que Malia te trouve !

- Stiles… commença Lydia.

- Non Lydia, je retiens ça depuis trop longtemps ! Comment arrives-tu à te regarder dans un miroir ?

- Tu crois que je suis fier de ce que j'ai fait ?

- Tu as tué mon meilleur ami, entre autre !

- Je le sais ça, Stiles ! Je vis avec chaque jour que dieu fait ! Malia m'a aidé à l'accepter. Ce qui est fait, est fait. Je sais ce que je vous aie fait subir, inutile de me le rappeler. J'ai compris que tu m'en voudras toute ta vie !

- C'est bon, vous avez fini votre concours de testostérone ? dit la banshee.

Ils s'observèrent un moment sans rien dire puis Stiles relâcha ses muscles qui étaient plus que contractés depuis qu'ils étaient entrés dans la maison.

- Crois-moi, ça me coûte de venir te demander de l'aide, ajouta Stiles.

- Je le sais pertinemment. Ce doit être vraiment grave et tu dois être désespéré, je me trompe ?

- Alors, que se passe-t-il ? interrogea la coyote.

Stiles et Lydia expliquèrent tout ce qu'ils avaient découvert grâce au shérif puis leur rencontre avec Nina et enfin le coma de l'alpha.

- Je pense que Scott est piégé dans son subconscient à cause de toutes les souffrances qu'il a endurées hier soir, dit le jeune agent. Il n'y a qu'un moyen de l'en sortir : je dois aller le chercher et pour ça, tu dois me faire entrer dans sa tête.

- Non, c'est hors de question, répondit Théo. La dernière fois, tu ne te souviens pas ce que ça lui a fait, continua-t-il en regardant Lydia.

- Théo, on a vraiment besoin de toi sinon Scott est perdu ! rétorqua la jeune femme.

- C'est beaucoup trop risqué ! Si je me trompe d'un centimètre…

- Je suis parfaitement conscient des risques, ajouta Stiles.

- Non, c'est juste… Je ne peux pas.

- C'est le moment de me prouver que tu as changé ! Sur ce coup, je n'ai pas le choix, je dois te faire confiance.

- Tu en es sûr ? questionna Théo.

- Certain. Je dois ramener Scott. Tu ne seras que notre intermédiaire, je n'aurais pas besoin de ta présence là-bas, donc tu pourras rester concentré sur la connexion entre nous deux.


Une heure plus tard, Stiles était avec Lydia dans la chambre de Scott, attendant Théo et Malia.

- Mélissa va arriver et te mettre des électrodes pour qu'on contrôle ton rythme cardiaque. Je ne sais pas ce qu'il va se passer là-bas et comme tu as encore le cœur fragile, je veux être sûr que tu ne risques rien.

- Ne t'inquiète pas. Je suis obligé de le faire, tu comprends que si c'était l'inverse, Scott le ferait aussi.

- Oui, je sais mais j'ai peur pour toi, tu ne peux pas m'en vouloir pour ça.

- Non, c'est même pour ça que je t'aime, répondit-il en l'embrassant.

Au même instant, Mélissa, Malia et Théo entrèrent. Stiles s'assit sur une chaise proche du lit de son meilleur ami. Il retira son t-shirt et l'infirmière plaça les électrodes puis brancha le moniteur cardiaque.

- Malia, mets-toi à côté de moi, commença Stiles.

- Pourquoi ? demanda la louve.

- Si jamais mon cœur commence à s'emballer, je veux que tu essaies de réguler la douleur pour que je puisse rester un maximum avec Scott.

- Si ton cœur s'emballe, on te ramène ! l'interrompit Lydia.

- Ecoute, je vais tout faire pour ramener mon meilleur ami mais tu dois me laisser faire. Tu me fais confiance ? dit le jeune homme.

- Bien sûr, répondit-elle, résignée.

- Moi j'ai confiance en vous… en vous tous, finit-il en les regardant les uns après les autres. Allons-y.

Théo se plaça entre Scott et Stiles puis positionna ses griffes dans leur nuque. Il se mit à respirer fort mais doucement, signe qu'il se concentrait pour agir. Pendant ce temps, Stiles fixait Lydia, un petit sourire aux lèvres, comme pour la persuader que tout irait bien mais la jeune femme n'était pas dupe, elle savait que tout pouvait déraper très vite. Soudain, Théo planta ses griffes.


Stiles se retrouva devant la clinique vétérinaire. Il comprit que Scott s'était réfugié dans un endroit où il se sentirait en sécurité. Il entra mais constata qu'il n'y avait personne à l'accueil. Il se dirigea alors dans la salle d'examen mais toujours aucune trace de l'alpha toutefois, il entendit du bruit dans le bureau. Il s'y dirigea et trouva son meilleur ami en train de monter un bureau pour enfant.

- Oh Scott ! dit-il en le prenant dans ses bras, soulagé.

- Et bien, quel accueil !

- Désolé de t'interrompre dans ta séance de bricolage mais je dois te ramener avec moi.

- Me ramener où ?

- Oh… ça, ce n'était pas prévu.

- Quoi donc ?

- Que tu ais tout oublié.

- Je ne sais pas ce que tu racontes mais moi j'ai ce bureau à monter. Je le prépare pour mon fils. Je sais que je serais amené à faire des heures supplémentaires alors je lui prépare un coin rien que pour lui.

- Ça me rappelle quand j'attendais mon père dans son bureau, j'étais le plus heureux des gamins de le voir dans le feu de l'action.

- Oui enfin moi je ne ferais rien de bien glorieux !

- Tu seras son héros quand même, crois-moi.

- Je l'espère.

- Scott, tu as subi plusieurs attaques de Nina Miller, j'ai vraiment besoin que tu te rappelles ce qu'il s'est passé !

- Mais enfin, de quoi tu parles ?

- Scott, tu te rappelles que mon père est mort ?

- Oui.

- On a trouvé qui l'a tué : c'est Nina Miller. Elle m'a fait avoir une crise cardiaque et à toi des AVC, ok ?

- Des AVC ? dit-il, troublé.

- Oui et maintenant, tu te retrouves là, dans ta clinique en train de monter un meuble ! Tu ne crois pas qu'il manque des pièces à ton puzzle ?

- Je… euh… on est où ?

- Dans ta tête.

- Comment ?

- Théo.

- Oh…

L'alpha, qui était si serein quelques instants auparavant, semblait complètement confus à présent. Stiles ne savait plus quoi faire pour le ramener à la réalité.

- Argh ! Stiles ? dit-il en se tenant la tête.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Ma tête, elle me fait un mal de chien !


Dans la chambre d'hôpital, le calme régnait en attendant d'avoir un signe ou un réveil de l'alpha et de son meilleur ami. Tout le monde restait silencieux, de peur de déstabiliser Théo quand soudain, une alarme s'enclencha.

- C'est le cœur de Stiles ? demanda Lydia.

- Non, celui de Scott ! répondit Mélissa.

Immédiatement, Malia réagit et posa sa main sur le bras de l'alpha. Elle ressentit un énorme afflux de douleur, bien trop grand pour qu'elle puisse le contenir à elle seule. Elle fut obligée de lâcher prise.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda l'infirmière.

- Scott revit ce que Nina lui a fait. C'est trop pour moi, je n'arrive pas à contenir la douleur !

- Stiles, dépêche-toi de le ramener, chuchota Lydia à l'oreille de son amant.


Stiles entendit la voix de Lydia lui intimant de ramener Scott mais avant, il devait parvenir à le calmer. Les informations devaient revenir toutes d'un coup, et la douleur avec.

- Scott, il faut d'abord que tu te calmes…

- T'en as de bonnes toi ! Argh !

- Tu dois te concentrer comme lorsque tu as appris à maîtriser ta transformation de loup-garou, rappelle-toi !

Scott entendit ce que son meilleur ami lui avait dit et se concentra, tout comme il le ferait un soir de pleine lune. Rapidement, la douleur diminua, devenant supportable.

- Bien, tu dois continuer, c'est comme ça que tu parviendras à te réveiller.

Tandis que l'alpha semblait s'apaiser doucement, ce fut au tour de Stiles de ressentir la douleur.


Les bips du moniteur relié à Scott commençaient à ralentir et l'alarme s'arrêta. Tous recommencèrent à respirer mais ce fut le moniteur relié à Stiles qui commença à s'emballer.

- Il tachycarde, commença Mélissa.

- Ramène-le ! dit Lydia à Théo.

- Je ne peux pas, il ne me laisse pas faire.

- Quoi ?! répondit-elle.

Malia posa sa main sur celle de Stiles mais cela ne semblait pas marcher, les battements de son cœur étaient beaucoup trop rapides.


Stiles commençait à avoir du mal à rester debout, la douleur lui brouillant la vue mais il voyait son meilleur ami qui luttait aussi de son côté :

- Stiles ? dit l'alpha difficilement.

- Je ne suis pas non plus au meilleur de ma forme, répondit-il, complètement essoufflé et en nage.

- Laisse-moi.

- Non ! Je ne te laisserai pas !

- Je t'en prie, vas-y, je vais revenir, promis.

- Scott !

- Vas-y !

Théo relâcha ses muscles et retira ses griffes de la nuque de Scott et Stiles. Lydia fut rassurée et crut que le rythme cardiaque du jeune homme allait se calmer mais à l'inverse, il y eut un tracé plat provoquant un bruit strident et continu dans la pièce.

- Il fibrille ! Théo, allonge-le par terre ! dit Mélissa en tirant le chariot avec le défibrillateur tandis que le loup-garou exécutait l'ordre qu'on venait de lui donner.

Mélissa mit en charge l'appareil, installa les deux protections sur le torse de Stiles et plaça les palettes puis envoya la charge mais le tracé resta plat. Lydia porta sa main devant sa bouche, choquée de ce qu'elle était en train de voir et Malia s'approcha d'elle, pour la rassurer. Mélissa continua avec un deuxième choc mais toujours rien toutefois, l'infirmière insista une troisième fois et cela porta ses fruits puisque le rythme redevint rapidement normal. Lydia s'agenouilla alors à côté de Stiles et posa sa main sur sa joue. Dans la pièce, la tension était encore de mise, ils étaient tous secoués de ce qu'ils venaient de vivre. Soudain, Scott se réveilla en sursaut, comme si on l'avait empêché de respirer, ce qui fit tressaillir tout le monde.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? dit-il alors que chacun tentait de se calmer après tant d'émotions.