ATTENTION LEMON! le moment que nous attendions tous (roulement de tambours...) Merci à tout le monde pour vos magnifiques reviews, cela me fait plaisir! Lana NEMESIS et Helia.H, ce chapitre est pour vous.
Ginny reniflait tout en vérifiant la blessure de Hermione. Celle-ci lui avait dit avoir été ramassée et soignée par un civil. Hermione soupira.
-Tu sais Gin'...ma chérie...moi non plus je ne veux pas.
-Oui, mais il le faut, n'est-ce pas ?
Le regard de la cadette Weasley se durcit.
-C'est un traître.
-Je procède doucement. Un Avada, de dos. Comme s'il s'endormait.
-Mais...s'il résiste ?
-Alors je devrai le combattre comme un Mangemort, répliqua-t-elle en serrant les dents.
En ressortant de l'infirmerie, Hermione tomba sur Harry qui la regarda longuement. Avec tristesse, amour, désolation, haine, détermination, résignation, peine, douleur, soulagement.
-Il est l'heure, dit-il simplement.
-Harry...tu sortiras de la pièce quand je le ferais.
-Je ne veux pas te laisser seule avec lui. Il est dangereux, surtout avec toi.
-Je ne veux pas que tu le voies mourir, Harry. Moi je le déteste cordialement mais toi, ça t'arrive encore de le voir comme ton meilleur ami...et puis...si jamais il se rend compte de mon petit manège, il se pourrait qu'il essaye de te tuer.
Elle pleurait sans s'en rendre compte.
-Je n'aurais jamais cru que les trahisons venaient de lui, tu sais. Il est devenu un salaud, comme les Mangemorts mais je n'aurais jamais pensé qu'il avait adopté ces manières à leur contact.
-Moi non plus, Herm'. Moi non plus.
Attristé, il l'attira à lui. Elle sanglota en l'agrippant désespérément.
-Tu sais ma chérie...petite sœur...si tu ne veux ou ne peux pas...quelqu'un d'autre...
-Il le faut Harry. Tu sais pourquoi.
-Il soupira et la lâcha, blême.
-Prête ?
-Prête.
Harry appela Ron qui accourut rapidement, saluant son ami et regardant Hermione comme si elle était une variété particulièrement visqueuse de Bulbobub.
-Petite réunion en petite comité, siffla Harry. Dans la buanderie. De suite.
Hermione ouvrit la marche. Elle se posta dans un coin de la salle. Ron se tint au milieu et Harry dit en ressortant,
-Attendez, je vais chercher les documents...
Il ferma la porte alors que déjà Hermione pointait sa baguette sur le rouquin.
-Avada...
-Expelliarmus !
Il s'était retourné en se baissant avec une promptitude incroyable, baguette dégainée. Le sortilège de Hermione alla s'écraser dans un mur, celui de Ron la rata de peu.
Hermion eut un rictus mauvais. Tant pis pour lui. Ce serait un combat à mort.
-Comment as-tu su ce que nous allions faire de toi, Ronald ?
-Cela fait un moment que je me doute que vous savez. Je prépare d'ailleurs activement mon départ final pour les rangs du Maître, expliqua-t-il en se relevant doucement avec un sourire mauvais. Je devrai seulement accélérer un peu les préparatifs, après t'avoir tuée. Et puis j'ai su ce que tu allais faire...au moment où Potter a refermé la porte.
-Bien, tu vois que finalement, tu n'es pas si bête, fit-elle sarcastiquement. Dis-moi simplement ce que tu as dit à Voldemort à propos de l'Ordre ?
-Beaucoup de choses, Granger...je l'ai prévenu pour l'espion Flint...c'est moi qui ai tué plusieurs des vôtres...Malefoy a bon dos...
Il ricana.
-Enfin, je lui ai dit que toi tu pourrais le rejoindre, le Maître...il te cherche, tu sais...
-Va te faire foutre, cracha-t-elle. Et tout cela car... ?
-Tout cela, Sang-de-Bourbe, car tu as échappé au Seigneur des Ténèbres...car tu n'as pas voulu de moi...dire que je t'aimais, moi, un Sang-pur...mais le Maître m'a ouvert les yeux.
-Tu as trahi tes amis et ta famille pour un chagrin d'amour ? Ma parole, tu es vraiment atteint.
-Peut-être, Sang-de-Bourbe...mais je vais partir en marchant sur ton cadavre.
D'un sortilège de la Mort, il engagea le combat. Elle esquiva aisément et lui renvoya un maléfice. L'échange dura quelques instants. Puis tout se passa vite : il sauta en avant, lui assénant un coup de poing magistral dans le ventre. Le souffle coupé, elle parvint à lancer :
-Sectumsempra !
Il hurla de douleur alors que le terrible maléfice lui ouvrit la chair, de l'épaule droite à l'aine gauche, aspergeant Hermione de son sang.
-Avada Kedavra !
Ron s'écroula. Mort.
Hermione tomba à genoux, dans le sang, en proie à une crise de nerfs. Elle sanglota longuement. Puis, reniflant, sans un regard pour le corps sans vie du jeune homme, elle se traîna jusqu'à la porte et l'ouvrit. Elle parvint à se lever, le corps endolori. Son épaule gauche était brûlé et elle avait mal au ventre. Elle marcha jusque dans le hall du QG où Harry et un Médicomage, pâles, l'attendaient.
-Mione !
Harry se jeta sur elle et l'étreignit.
-Mais...tu es couverte de sang !
-Ce n'est pas le mien, parvint-elle à murmurer.
Harry frissonna.
-Il savait...
-Oui. Il savait. Et c'est lui qui a vendu Marcus Flint. Heureusement qu'il n'a pas vendu Narcissa ni Severus...je me demande pourquoi d'ailleurs. Et il a tué plusieurs des nôtres. En mettant ces meurtres sur le dos de Malefoy.
-Là, doucement, ma chérie...es-tu blessée ?
-Je pense, oui.
-Épaule brûlée, déclara le Médicomage en l'auscultant. Et deux côtes fêlées. Venez. Vous serez sur pied d'ici une heure ou deux.
Il la soigna rapidement, en effet. Mais elle se releva vite de l'infirmerie.
-Je sors, prévenez Harry, dit-elle au Médicomage. Je dois prendre l'air ou je deviendrai folle.
Elle s'éloigna du Square et transplana dans la nuit.
Drago termina le nouveau rapport, satisfait, et se servit un Whisky Pur Feu. On frappa à sa porte.
-Dotty ! Va ouvrir, ce doit être maman ou Severus.
L'elfe trottina dans l'entrée et revint rapidement.
-C'est Miss Granger, Monsieur. Miss n'a pas l'air bien, Monsieur. Miss pleure et Miss est couverte de sang, Monsieur.
Il se leva et se précipita dans l'entrée. Hermione, tête baissée, adossée à la porte, sanglotait toujours, et portait encore ses vêtements couverts de sang.
-Hermione !
Elle releva la tête, perdue, et se jeta dans les bras du Mangemort. Il mit de côté son plaisir et son étonnement à ce geste spontané en la laissant pleurer sur son épaule.
-Hermione, tu es blessée !
-N-nnooon. Ils m'ont soi-soigné mais c'est...pas mon sang.
Il savait. Elle avait tué le Weasley et d'après ce qu'il pouvait voir elle ne l'avait pas manqué.
-Viens.
Il la souleva dans ses bras et la porta dans le salon pour la déposer sur le canapé et s'agenouilla devant elle, attendant qu'elle se calme. Il lui servit une double dose de Whisky qui l'aida et, après un long moment, elle posa un regard rouge mais sec sur lui.
-Je...ce que je vais te dire, Drago...restera bien entre nous ? De toute façon Voldemort le saura...mais je veux t'en parler...rien qu'à toi.
Il lui replaça une mèche de cheveux derrière l'oreille.
-Bien sûr.
-Ils m'ont...l'Ordre m'a demandé de tuer Ron Weasley...il était une taupe chez Voldemort. Donc je devais le tuer, d'un petit Avada bien placé...mais il m'a grillé en long, en large et en travers. On s'est...battus. La dernière fois qu'on s'est battus en duel, je lui ai laissé de jolies cicatrices dans tout le dos. Aujourd'hui je lui en ai laissé sur tout le torse...grâce au Sectumsempra. Et il m'a dit des choses...qu'il avait vendu un de nos espions...et...qu'il avait tué bon nombre des nôtres...en plaçant cela sur ton dos d'ailleurs. Et tout ça...tout ça...à cause de moi. Parce que j'ai refusé ses foutues avances. Il a trahi ses amis et sa famille pour un chagrin d'amour alors que...c'est lui qui m'a vendu. Drago...je suis désolée d'être venue ici mais je...je ne voulais pas rester au QG. Je l'ai tué dans une putain de buanderie alors qu'il y a ses frères et ses amis qui se baladaient à deux pas de nous.
-Et lui ? Il t'a blessé ?
-Oh, un Feu Ensorcelé à l'épaule et il m'a cassé quelques côtes en me violentant un peu physiquement...
-Te violentant ?
-Oui, mais juste me frapper hein ? Il m'a très clairement dit qu'il ne voulait plus cela avec moi, que le Maître lui avait ouvert les yeux et blablabla, et que c'est un Sang-pur, et que moi je suis une foutue Sang-de-Bourbe.
Elle eut un rire amer.
-Même toi, tu vaux mieux que lui.
-J'en suis flatté.
-Ne la joue pas petit prétentieux, tu veux ?
-Tu leur as dit où tu étais pendant ces derniers jours ?
-Tu m'as soigné. Je ne t'ai pas trahi. Je leur ai dit qu'un civil m'avait récupéré, sans plus de détails.
-Merci.
Elle haussa les épaules.
-Ne te fais pas d'illusions. Le Phénix ne sait rien mais moi, je sais. Mais je pense que si tu m'as emmenée ici, tu ne craignais pas que l'on te découvre.
Il ne dit rien.
-Drago.
-Oui ?
-Embrasse-moi.
Il sourit narquoisement et pencha la tête sur le côté, plissant les yeux.
-Tu me veux, Hermione ?
-Je t'ai dit de m'embrasser, pas de me sauter dessus.
-Mais je pourrais.
-Tu pourrais. Embrasse-moi.
Il s'exécuta. Il se baissa sur elle et frôla leurs lèvres. Délicieuse anticipation. Il lui mordilla la lèvre inférieur et elle soupira. Il l'invita, en approfondissant le baiser, à l'accueillir dans sa bouche et non seulement elle accepta, mais prit l'initiative de caresser sa langue avec la sienne. Cela n'avait rien du premier baiser échangé au restaurant. Ce n'était pas un test, mais un baiser, vrai, passionné, ardent. Un échange. Elle passa une main derrière sa nuque et l'attira davantage à elle.
Putain. Putain. Putain. Qu'elle est chaude.
Il posa une main sur son ventre et elle frissonna, mais ne le repoussa pas. Assuré, il se mit à effectuer des ronds avec son pouce autour de son nombril. Il inspira son parfum. Sucré, délicat. Délicieux. Il se décolla d'elle, la regarda. Ses yeux sombres étaient illuminés par le désir, l'envie. Elle haletait. Il demanda à voix basse :
-Tu connais la suite, mon ange. Tu es certaine que c'est ce que tu veux ?
En guise de réponse, elle l'attira de nouveau pour l'embrasser. Il posa une main sur un sein frémissant et durci, et elle gémit contre sa bouche. Redoublant d'ardeur, il caressa son sein d'une main, l'autre fourrageant dans ses boucles brunes. Soudain elle se détacha, gênée.
-Drago...
-Mon ange ?
-Je suis couverte de sang. Je ne vais pas...
Il éclata de rire.
-Je vois. Viens, on va se doucher.
-Drago.
-Chérie.
-Je n'ai jamais...enfin je veux dire...je ne suis pas...ou plutôt, je suis...
-Tu n'as jamais fait l'amour, avant, souffla-t-il.
Elle acquiesça, gênée, en regardant ailleurs. Il l'embrassa sur la joue.
-Je serais doux. Tu me fais confiance ?
-Je vais te faire confiance cette nuit du moins. Après...
Il rit doucement et la souleva dans ses bras nus. Ils traversèrent ainsi tout l'appartement. Elle était légère dans ses bras, comme une petite chose fragile. Il l'emmena dans la salle de bains de sa chambre et la posa doucement sur le carrelage, comme s'il la vénérait. Elle se tourna vers lui et l'agrippa pour l'embrasser encore. Il fit courir ses mains le long de son corps, s'attardant sur ses hanches, son dos, ses seins, son ventre. Elle était frémissante contre lui, ses bras passés dans son dos et soudain, entreprit de défaire les boutons de sa chemise de soie argent. En réponse, il passa ses mains sous ses fesses-parfaites d'ailleurs- et la souleva, la plaquant contre lui. Elle enroula ses jambes minces autour de sa taille, faisant se frotter leurs intimités elle ne put retenir un gémissement et il rit narquoisement contre ses lèvres. Ne s'en offusquant pas, elle le délivra de sa chemise tandis qu'il lui ôtait son haut beige.
Elle était folle. Ils se détestaient. Elle voulait ardemment sa mort, et pourtant, poussée par je-ne-sais-quoi, elle était venue chez lui. Et ils allaient faire ce qu'elle n'avait jamais fait, même avec celui qui avait les cheveux roux et qu'à l'époque, elle aimait plus que tout. Paradoxe. Mais elle ne pouvait s'empêcher de le désirer avec folie.
Il était en émoi devant son corps. Le haut ne portait désormais qu'un soutien-gorge en dentelle noire. Il caressa son ventre plat du dos de la main et vint dégrafer le vêtement, qu'il enleva à son tour. Il regarda les seins pâles, fermes et ronds, et interrompit leur baiser pour venir s'emparer d'un téton dressé entre ses dents. Passionné. Elle gémit de mieux et posa un doux baiser dans sa chevelure claire qu'elle caressa de ses doigts, qui descendirent sur ses épaules pour le masser. Finalement, il la laissa glisser contre lui et, en flattant sa poitrine d'une main avide, vint défaire sa ceinture. Il lui ôta le pantalon sans plus de cérémonie et il la contempla un moment, le temps de retrouver son souffle. Elle était si belle. Décoiffée, pantelante, le souffle court, le corps en émoi, seulement couvert d'une culotte de dentelle noire...il réprima un gémissement et se déshabilla lestement à son tour pour se retrouver en boxer et s'approcha d'un pas félin de sa proie. Elle leva les yeux. Et parcourut d'un pas l'espace qui les séparait et se jeta contre lui pour l'embrasser encore et encore. Il se détacha doucement et parcourut son cou moite de baisers passionnés. Elle grogna et retira son boxer, libérant ainsi son membre raide qui vint claquer contre son ventre et Drago gémit à son tour. Il enleva alors la dernière barrière qui les séparait, faisant langoureusement courir ses doigts contre ses cuisses fines. Puis il lui attrapa la main et l'attira dans la douche, activant le jet d'eau brûlante. Elle était si belle...si ardente...si passionnée...
Tellement chaude.
Il l'embrassa doucement et la rapprocha de lui pour plaquer leurs bas-ventres. Ils soufflèrent de concert. Il caressa encore ses cuisses, joueur, se rapprochant doucement de l'endroit de tous ses désirs en la regardant. Elle avait rejeté sa tête contre la paroi glacée, yeux fermés, et haletait, sans pouvoir faire quoi que ce soit. Trop prise par le désir qui la consumait toute entière. Il était fasciné. Il avait l'habitude de maîtresses talentueuses, professionnelles en la matière. Son innocence le désarma mais lui faisait aussi prendre conscience de ce qu'elle lui offrait. Oh oui, elle serait sienne, toute entière. Elle avait raison. La dominance commençait ici. Il frôla son intimité brûlante et humide de sa main, et roula ses doigts contre le bouton de chair incendiaire qu'il pinça pour mieux asseoir son autorité. Même si en cet instant elle était totalement à lui et rien qu'à lui. Elle gémit. Souriant, il se rapprocha pour l'embrasser et ce geste sembla la ramener à elle. Il caressait doucement son intimité, possessif, entier. Il était magnifique, et tout son corps l'appelait à lui. Comme si elle lui appartenait. Elle gloussa en y songeant et il sourit contre la peau de son épaule qu'il baisa.
-Pourquoi ris-tu ?
-Je pense que...en ce moment...je suis à toi, comme tu le voulais.
Bon sang.
Oh Merlin.
Ses paroles libérèrent en son corps un feu sanguinaire. Son sexe déjà raide se pétrifia entièrement, jusqu'à lui faire mal. En réponse, il l'attrapa par les cheveux et lui donna le baiser le plus brûlant que chacun d'eux avaient connu.
-Tu es à moi...
Elle gémit, ne voulant pas dévoiler le fond de sa pensée de peur que cela brise le moment. Elle était à lui, pour l'instant...puis elle partirait. En même temps, ses mots lui envoyèrent une décharge électrique dans tout le corps. Elle aimait qu'il lui parle comme cela. Possessif. Jaloux. Comme si elle avait de l'importance à ses yeux de glace.
-Juste cette nuit, souffla-t-elle.
Il resserra son emprise sur ses cheveux et répliqua,
-A jamais.
Et il enfonça un doigt en elle, pour mieux asseoir ses paroles.
À ce geste, elle se cambra, et lâcha un cri terrible. C'était délirant, pour l'un comme pour l'autre. Et comme il l'avait prévu, en bon Malefoy capable de calculer jusque dans ces moments intimes, elle ne put rien répliquer. Plus rien n'avait de sens à ses yeux. Juste ses mains, sa bouche. Bientôt, un second doigt alla rejoindre le premier, mimant l'acte sexuel avec une impudeur et une langueur telles qu'elle en rougit. Bon sang, cet homme appelait à la luxure la plus totale. Elle referma les yeux et il sourit, goguenard. Elle aimait ça. Il savait qu'il était doué, mais pour la première fois, il faisait les choses avec respect. Presque avec douceur. Il voulait lui plaire, si elle devait rester. Car il sentait bien qu'une seule fois avec Hermione Granger ne serait pas suffisant. Il la voudrait encore.
Finalement, il s'écarta pour ouvrir la fiole de gel douche et la lava. Il passa ses mains sur tout son corps mousseux, s'attardant évidemment aux endroits...intimes. Puis il saisit le pommeau de douche et la rinça. Il s'octroya lui-même un lavage accéléré sans cesser ses baisers et ses attouchements et, pour finir, sortit pour saisir une serviette dans laquelle l'enrouler et la sécher. Une fois cela fait, il l'attrapa sous les fesses, et elle noua encore une fois ses bras fins autour de sa nuque et ses jambes autour de sa taille, et il la porta dans la chambre pour la déposer sur le lit, se tenant à quatre pattes au-dessus d'elle. Ils se dévisagèrent en silence. Longtemps. Puis il se baissa et l'embrassa de nouveau tout en laissant ses mains vagabonder sur la jeune femme. Elle leva les siennes et vint buter contre son torse et son ventre musclés, caressant délicatement le corps face à elle. Ils étaient de nouveau remplis par la passion alors que juste avant, il la séchait doucement. Il écarta ses lèvres des siennes et vint la mordre dans le cou. Gémissante, elle griffa sa poitrine en guise de représailles. Il lui offrit un sourire à la fois enchanteur et diabolique, et elle soupira d'aise alors qu'il parcourait sa poitrine et son ventre de baisers papillonnants. Il descendit lentement, de plus en plus bas, alors qu'elle gémissait toujours plus fort, se tortillant et agrippant les draps soyeux de ses petites mains. Il arriva à des lieux interdits, et écarta ses cuisses avec douceur pour souffler sur son intimité. C'était diabolique. Une douce torture.
-Drago, soupira-t-elle d'une voix malgré elle érotique. Drago...oui...
-Mon ange, souffla-t-il en retour. Ma chérie.
Il se remit à caresser son intimité, comme sous la douche. Et il l'embrassa soudain. Là. Tout en enfonçant ses doigts en elle. Elle cria son plaisir et dans un mouvement naturel et irrépressible, elle se cambra, butant contre lui d'un geste de hanches. Comment ignorer de tels appels ? Il se redressa et se plaça face à elle.
-Tu le veux vraiment ?
-Oui, sanglota-t-elle dans son plaisir, d'une voix lointaine.
-Dis-le.
-Je le veux...je te veux...maintenant !
C'était machiavélique, il l'accordait, mais on ne refaisait pas Drago Malefoy en quelques caresses. Il vint se placer à l'entrée du plaisir interdit, anticipant douloureusement ce moment, tant il la désirait. Il la regarda dans les yeux et la pénétra. Brusquement. Presque avec violence. Il resta en elle, le temps qu'elle s'habitue. Elle sanglotait nerveusement, désir, plaisir et douleur mêlés. Surtout douleur pour le moment d'ailleurs. Lui semblait au paradis. Dans cet antre brûlant qu'il cherchait depuis des mois. Serré et chaud. Un appel à la débauche la plus totale. Il ressortit et y entra de nouveau et cette fois, elle eut moins mal mais tout de même...il la regarda en embrassant chastement ses joues et ses lèvres.
-Tu vas bien ? Ça va aller ?
Elle hocha la tête lentement, et il commença ses vas et vient d'une égale lenteur, malgré son envie de la bourrer de coups de reins. Peu à peu, s'assurant toujours en la regardant entre ses paupières presque closes, qu'elle allait bien, il accéléra le rythme. Elle gémissait de plus en plus, et il haletait de concert.
Putain qu'elle est bonne.
Elle avait fermé les yeux, se laissant prendre au plaisir qui montait, montait, montait, dépassant le degré de la douleur. Elle sentait que son amant d'un soir n'en menait pas large non plus, malgré son plaisir évident.
Reste près de moi, petit phénix perdu. Je te comblerai de plaisir.
Doucement, elle se mit à bouger ses hanches en rythme, naturelle, comme une évidence. Pour compléter. Pour s'assouvir. Et surtout, pour lui. Pour lui faire plaisir. À lui. Elle se sentait venir. Et sans doute, lui aussi.
Si tu continues, je ne réponds plus de rien.
Soudain, elle ouvrit les yeux et les referma aussitôt. Son corps fut pris d'un violent frisson et la chaleur intense dans son bas-ventre éclata, libérant une incendie générale, alors qu'un cri s'échappa de sa gorge. Un moment plus tard, dans la brume délicieuse qui l'entourait, elle l'entendit échapper à son tour un cri rauque, et il s'effondra sur elle, toujours en elle. En sueur, il l'enlaça de ses bras et la serra fort à lui. Son ange. À lui.
En réponse, elle caressa sa joue d'un air absent, toujours assaillie par les vagues de plaisir mourant en elle. Elle sourit bêtement et le regarda se redresser sur ses coudes. Il la détaillait, fasciné. Et il y avait de quoi l'être. Drago Malefoy se l'avouait : il venait de faire l'amour, pas baiser, Hermione Granger, sa pire ennemie et devinez quoi, Mesdames et Messieurs, non seulement il y a pris son pied mais en plus, il a eu le meilleur orgasme de toute sa vie.
Putain.
Elle le regardait en souriant et il lui sourit en retour. Franchement. Ils échangèrent un baiser passionné et il s'éloigna, se couchant à ses côtés et l'entourant de ses bras pour la serrer contre lui.
-Tu vas bien ?
-Je vais bien, Drago.
-Je t'avais prévenu, coquine.
Elle rit doucement et se tourna pour l'embrasser.
-Dors, chérie.
Elle ne put que s'exécuter. Elle était exténuée. Peu après, lui caressant toujours les cheveux, Drago sombra à son tour dans les limbes.
