Auteur : Moonchild707
Traductrice : Moi
Spoilers : -
Rating : M
Genre(s) : Hurt/Comfort/Family
Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à Moonchild707. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.
Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.
Avertissement : Cette histoire parle malheureusement d'abus physiques et moraux, d'insultes et de violence sur un enfant. Certains passages ne seront pas faciles à lire. Donc soyez prudents.
- Chapitre 7 : Fatiguée -
-PoV Bella-
Je pensai que papa allait me laisser rester à la maison après ses coups, c'était ce qu'il faisait toujours, mais je fus choquée et triste quand il m'habilla le matin et qu'il m'envoya dehors sans me donner un petit-déjeuner ni me dire aurevoir. Ce matin allait être très mauvais, et je savais que madame Flay me poserait des questions, comme elle le faisait toujours quand j'arrivai à l'école très fatiguée et avec les yeux rouges. Aujourd'hui, je m'étais vue dans le miroir, et j'avais découvert que j'avais toujours un gros bleu sur la joue, que mes yeux étaient rouges et fatigués, que j'avais le visage très blanc comme quand j'étais malade. J'avais mal et j'étais très fatiguée et je reniflai parce que mon nez coulait. Le chauffeur du bus me regarda avec inquiétude, ses yeux bleus se posant très souvent sur le miroir au-dessus de sa tête. Il m'emmena à l'école sans dire un mot.
J'arrivai presque en retard en classe, mais j'entrai dans la salle juste avant que la cloche ne sonne et je m'assis à ma place, affamée et épuisée. Mon estomac me faisait mal à cause de la faim, mais personne ne le savait donc tout le monde s'en moquait. Je m'allongeai sur mon bureau et j'étais sur le point de m'endormir lorsque Rosalie vint me voir avec inquiétude après avoir parlé à Madame Flay. Elle s'agenouilla devant moi et me regarda attentivement avec une expression effrayée sur le visage.
"Ma puce, est-ce que ça va ?" me demanda-t-elle tristement, en repoussant une mèche de cheveux derrière mon oreille. Je ne répondis pas et restai silencieuse parce que je savais qu'autrement je me mettrais à pleurer parce que j'avais faim, que j'étais triste et fatiguée. Et je ne voulais pas la mettre en colère. Elle s'inquiéta à cause de mon silence et elle s'assit à côté de moi pour me caresser les cheveux.
"Est-ce que tu es malade ?" me demanda-t-elle doucement, en se penchant vers moi. Elle sentait très bon, et ça me donnait encore plus envie de dormir. Je secouai la tête au cas où elle aurait prit mon silence pour un oui et voudrait appeler mon papa. Elle fronça un peu les sourcils et elle posa sa main froide sur mon front, et c'était agréable. Elle avait l'air très inquiète et madame Flay l'autorisa à m'emmener sur le tapis de jeu, au fond de la salle, pendant qu'elle faisait le calendrier et la leçon de math. Rosalie s'assit sur le tapis avec moi et me regarda, en empêchant les autres enfants de se tourner pour nous regarder. On resta silencieusement assise sur le tapis, et j'eus besoin d'être plus proche d'elle, donc j'avançai prudemment vers elle, la touchant presque. Elle me sourit gentiment alors que je bougeai avec difficulté et elle me laissa venir aussi près que je le voulais, sans m'arrêter. Elle me vit essayer de m'approcher autant que possible et elle se rapprocha de moi elle aussi, pour me toucher. D'habitude, j'avais peur quand on me touchait, parce qu'il n'y avait que papa qui le faisait quand il me frappait, mais je ne pensai pas que Rosalie me taperait comme papa et j'aimais qu'elle soit près de moi. Elle était comme le sol froid dehors, et c'était agréable contre les bleus que papa m'avait fait.
"Tu peux me le dire si t'es malade," me chuchota-t-elle, comme si c'était un secret. En vérité, je me sentais malade, mais je ne voulais pas qu'ils appellent papa et qu'ils me renvoient à la maison donc je secouai la tête et m'allongeai contre son corps froid parce que j'aimais cette sensation. Elle me fit un sourire curieux et elle me serra lentement dans ses bras, comme si elle était très prudente. Je n'avais jamais eu de câlin auparavant, et je décidai que j'aimais beaucoup ça, donc je la laissai faire. Madame Flay nous vit et elle nous sourit alors qu'elle répétait l'alphabet aux autres. Je connaissais déjà mon alphabet donc je restai où j'étais, sur le tapis, me sentant fatiguée et ayant mal.
Pendant que madame Flay continuait sa leçon, Rosalie me prit doucement dans ses bras et elle m'emmena vers les poufs qui étaient à l'autre bout du tapis et elle en mit un contre le mur pour s'asseoir. Quand elle fut dessus, elle croisa ses jambes et m'installa confortablement sur elle, en m'étreignant par derrière cette fois. Cette position me donnait très sommeil, et elle le vit quand elle me regarda alors que les autres enfants apprenaient la lettre 'v'. J'écoutai les mots qui pouvaient être formés avec cette lettre et quels sons ça faisait, mais je n'appris rien parce que j'étais presque endormie.
"Aujourd'hui, au lieu de jouer, on va lire une histoire," dit madame Flay en nous regardant Rosalie et moi. J'étais contente qu'elle lise parce que les enfants ne feraient pas trop de bruit en jouant. Personne d'autre ne fut content, mais elle lut quand même. Rosalie n'écouta pas l'histoire, et je remarquai qu'elle me regardait moi, ses bras froids me serrant toujours contre elle. Je ne savais pas que les gens pouvaient être aussi gentils et doux, et je me sentais en sécurité avec elle - quelque chose que je n'avais pas ressentis depuis longtemps. Elle ne me frapperait jamais, et je le savais sans même avoir à lui le demander. Si elle me tapait un jour, je serais si triste et effrayée en sachant que quelqu'un d'aussi doux et gentille puisse devenir si méchant et violent, mais je ne pensai pas qu'elle frapperait quelqu'un, surtout un enfant comme moi.
Madame Flay commença à lire une histoire qui s'appelait 'Le Plus Petit Dinosaure'. Ça parlait d'un petit dinosaure coincé avec des grands et qui finissait par les surprendre. Je l'écoutai jusqu'à ce que la cloche de la récréation ne sonne, me faisant sursauter de surprise et ça me fit très mal.
"Okay, tout le monde dehors," dit-elle à la classe et tout le monde sortit pour jouer dans la cour. Rosalie me remit debout et elle me prit la main pour m'emmener jusqu'à mon casier. Je ne voulais pas sortir, mais je mis quand même ma veste et mes bottes, laissant Rosalie aller chercher ses propres affaires. Elle avait aussi un parapluie, et quand elle me prit la main, elle me laissa me mettre à l'abri. Elle me regarda prudemment avant de me sourire gentiment.
"Où ?" me demanda-t-elle en regardant tout autour de nous. D'habitude, j'aurai été sous mes escaliers, mais il y avait une flaque géante de boue, et je ne voulais pas m'asseoir dedans. Je vis un coin d'herbe sous un arbre et je le montrais du doigt. Elle sourit et m'y emmena lentement, en marchant à ma vitesse au lieu de la sienne. Elle me regarda avec une drôle d'expression alors que je m'asseyais sous l'arbre et que je la regardai faire pareil. Elle planta son grand parapluie dans la terre et il resta au-dessus de nous comme un toit qui bloquait la pluie. Rosalie continua à me regarder jusqu'à ce que je fronce les sourcils en voyant Lauren approcher prudemment, ses yeux fixés sur Rosalie.
"Mademoiselle Hale ?" demanda-t-elle de sa voix pleurnicharde. Je n'aimais pas du tout Lauren. Rosalie eut l'air surprise alors qu'elle regardait prudemment Lauren.
"Oui ?" demanda-t-elle, mais pas d'une voix aussi gentille que quand elle me parlait à moi. Rosalie savait que Lauren m'appelait 'Laida' et elle trouvait ça grossier.
"Est-ce qu'on peut jouer avec de la craie ?" dit-elle en regardant ses copines. Rosalie sourit un peu et hocha la tête.
"Je reviens ma puce," me dit-elle gentiment. J'hochai la tête et elle partit, sans prendre son parapluie, me laissant seule avec Lauren.
"Mademoiselle Hale m'aime plus que toi," me dit-elle joyeusement, en regardant Rosalie entrer dans l'école pour aller chercher de la craie. J'haussai les épaule et Rosalie nous regarda avec colère, presque comme si elle avait entendu les mots de Lauren. Mais elle était trop loin pour ça...
"Vraiment," me taquina encore une fois Lauren, en me regardant méchamment. Je fronçai les sourcils et m'allongeai sous le parapluie, en n'écoutant plus la vilaine fille. Elle ricana joyeusement, avant de partir voir l'autre méchante fille - Jessica. Je restai allongée sous le parapluie, laissant mes cheveux se mouiller dans la boue parce que je m'en moquai. Je me sentis m'endormir sous le parapluie de Rosalie. Je laissai ma fatigue me submerger rapidement alors que la pluie tombait autour de moi et que les autres enfants rigolaient et jouaient.
ooOoo
-PoV Rosalie-
J'entrai dans l'école pour aller chercher de la craie pour cette sale petite gosse, énervée par ce qu'elle avait dit à Bella. J'avais vu la tristesse de Bella quand elle lui avait dit que je l'aimais plus et j'avais eu du mal à me retenir de faire volte-face pour lui dire d'aller la chercher elle-même sa craie. J'étais vraiment en colère après elle pour être aussi méchante avec une petite fille qui ne lui avait jamais rien fait. Je trouvai rapidement la craie et retournait dehors avant qu'elle ne puisse embêter encore plus Bella.
Je trouvai facilement Lauren et elle me remercia gentiment, comme si elle pensait que je l'aimerais plus que cette adorable petite fille qu'elle venait de tourmenter. Quand je ne répondis pas à son sourire, elle fronça les sourcils avec indignation et s'éloigna avec sa petite copine de six ans pour aller dessiner sur le sol mouillé. Bon sang, je savais que les lycéennes pouvaient être des garces, mais je n'aurai jamais crû que ça apparaissant déjà à six ans. C'était quelque chose qui me choquait et que j'inclurais définitivement dans mon rapport de stage.
Je retournai jusqu'à l'arbre sous lequel Bella était allongée et je ne pus pas m'empêcher de ressentir une vague d'amour pour cette petite chose. J'avais parlé d'elle à Emmett hier soir, et il avait été content de m'entendre parler d'elle et d'en apprendre plus sur les enfants. Les enfants avaient peut-être peur de moi, mais ils trouvaient Emmett cauchemardesque, et il n'arrivait pas vraiment à leurs parler. Ils pleuraient et criaient comme des banshees ou des démons jusqu'à ce qu'Emmett s'en aille et que leurs mères soient énervées et embarassées par leurs comportements. Mais elles ignoraient à quels points leurs instincts étaient excellent...
Alors que je m'approchai de l'arbre, je vis que Bella n'était pas simplement allongée - elle était endormie. La pauvre petite chose était si épuisée qu'elle s'était endormie à même le sol boueux, au beau milieu de la cours de récréation. Elle était trempée et elle tremblait de froid. Je me rappelai de son comportement silencieux et câlin pendant la classe et je ne pus pas m'empêcher de penser que quelque chose n'allait pas. Elle était malade ou quelque chose comme ça, et je voulais appeler ses parents pour qu'ils viennent la chercher. Madame Flay m'avait dit que Bella me ferait savoir si elle voulait qu'on appelle chez elle et que si je lui le proposai de moi-même, elle serait enervée. La maîtresse était choquée de voir que Bella m'aimait bien, parce qu'apparemment, elle était toujours triste et distante. Toujours polie et gentille, mais très timide. Elle ne laissait approcher personne, et encore moins quelqu'un qu'elle venait juste de rencontrer.
Malgré le fait que Bella soit endormie, je savais bien qu'elle ne pourrait pas rester dehors avec les cheveux mouillés, le visage dans la boue sans en tomber malade. Je me penchai pour soulever doucement son petit corps du sol gelé, et j'eus un large sourire lorsqu'elle se colla instinctivement à moi, avec une expression paisible sur le visage. Je récuppérai ensuite mon parapluie et le tint d'une main au-dessus de Bella. Elle était si petite que j'étais sûre que ses propres camarades de classes pourraient la porter sans problèmes et je marchai donc autour de la cour, surveillant les enfants qui jouaient tout en tenant ma petite amie endormie dans mes bras.
Je l'aimais vraiment de plus en plus alors qu'elle m'acceptait et me laissait me rapprocher d'elle - ce que je savais être l'événement de toute ma vie. Carlisle et Esme étaient aussi heureux d'entendre que j'appréciai ma place à l'école primaire au lieu de détester ça comme je le croyais avant. Bella m'avait donné une bonne raison d'avoir hâte de revenir chaque jour, et j'en étais heureuse.
Bizarrement, Bella me voyait comme une sorte d'amie, mais de mon côté, c'était un lien plus profond - une sorte d'attraction qui me rapprochait d'elle et qui me faisait l'aimer. Je ne savais pas si c'était sa gentillesse, ses rares mais intenses sourires ou son acceptation, mais j'avais l'impression qu'elle m'appartenait - comme un enfant appartient à ses parents. Je savais que c'était absurde, mais je ne pouvais pas m'empêcher de ressentir ça. Son sang sentait bon aussi, mais ce n'était qu'une simple remarque dans les tréfonds de mon cerveau, pas quelque chose à laquelle je pensai fréquemment. J'avais un excellent contrôle, et je ne ferais jamais de mal à un humain - et encore moins à une adorable petite fille innocente comme elle. Les seuls humains qui avaient subis ma colère étaient ces sept hommes durant les années 30...
La cloche sonna, me sortant de mes pensées. Je souris légèrement et me dirigeai vers la porte, où je réussis à fermer mon parapluie sans réveiller ni faire tomber la petite humaine endormie. Elle continua à dormir alors que je l'emmenai à l'intérieur. Elle avait mis ses bras sur mes épaules et sa tête balançait à chacun de mes mouvements. Je regardai son petit visage endormi tout en l'emmenant en classe, où la maîtresse me sourit alors que je la déshabillai sans la réveiller, éloignant ses bottes et sa veste trempées. Madame Flay avait l'air déchiré entre la réveiller et la laisser dormir. A la fin, elle décida qu'elle pourrait retourner sur le tapis pour se reposer mais qu'elle devrait être réveillée au cas où le directeur entrait et la surprenait entrain de dormir. Je la réveillai donc doucement, et la portai jusqu'au tapis, la laissant s'appuyer à nouveau contre moi, me moquant du fait que ses cheveux trempaient mon chemisier. Je n'aurai pas froid, mais elle si, donc je pris une des couvertures de la sieste pour enrouler son petit corps tremblant avant de la reposer contre moi pour écouter la leçon. Je vis une jalousie intense brûler dans les yeux de Lauren lorsqu'elle vit où était Bella mais je posai rapidement mon regard sur madame Flay, la regardant avec détermination alors qu'elle leur enseignait une leçon que Bella s'efforçait d'apprendre.
Elle ne prononça pas un seul mot et ne bougea pratiquement pas de tout le reste de la matinée. Elle ne déjeuna pas avec les autres, et je choisis de rester avec elle durant cette période, de peur qu'elle ne doive faire face à la colère de ces pré-adolescentes sous hormones qui les surveillaient. Elles se moquaient de ce que faisaient les enfants, tant qu'ils ne s'entretuaient pas. Bella ne bougea pas, elle resta allongée contre moi, en me regardant régulièrement.
Quand la classe reprit, elle resta là où elle était, contente et apparemment bien réveillée, même si je pouvais voir ses paupières tomber régulièrement alors que madame Flay parlait et faisait des activités avec les autres enfants.
Trop tôt, ce fut la fin de la journée et je me fis un devoir d'aider Bella à s'habiller et de l'amener à jusqu'à ce son bus alors que madame Flay s'occupait des autres enfants. Lauren me demanda de lui fermer sa veste cependant, et je le fis sans enthousiasme.
Une fois que Bella fut habillée, je l'emmenai elle et quelques autres enfants - Lauren y compris - jusqu'à l'arrêt de bus. Lorsqu'il arriva, j'y fis monter Bella, et fronçai les sourcils lorsqu'elle me regarda depuis sa place.
Elle me regarda à travers la vitre, avec l'expression la plus triste et la plus déprimée que j'avais jamais vu, surtout sur le visage d'une enfant de six ans. Après avoir regardé son bus s'éloigner, je marchai jusqu'à ma voiture, prise d'un doute et d'une peur qui me collèrent au corps jusqu'à ce que je rentre chez moi.
Prochain chapitre : Absente
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