Titre : IMPRINTING

Auteur : Lunaris Dies

Traduction anglaise : b92morgan

Traduction française : lovePEOPLEandCOWBOY

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Ceci est une traduction de la version anglaise, elle-même traduite de la version originale en italien.

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Chapitre 7 : C'EST L'AMOUR…ET DU POULET

« Si aujourd'hui je n'avais pas vu de mes propres yeux la chimie entre ces deux la, et que quelqu'un était venu me dire que mon neveu avait flashé sur un Alpha, je pense que j'aurai dit que cette personne était folle et je lui aurai recommandé une hospitalisation. Mais au lieu de ça, je pense qu'il est temps que j'aille à l'église pour faire brûler un cierge ! » S'exclame Gaius, toujours assis à la table du restaurant, un demi sourire sur son visage ridé. Morgane et Gauvain passe la dernière demi heure à informer le vieil homme sur ce qu'il s'est passé entre les deux, y compris les complications.

Après que Merlin se soit enfui du restaurant avec Arthur à ses talons à peine une heure auparavant, le vieux médecin avait dévisagé Morgane et Gauvain se tapé la main en rigolant, le laissant abasourdi. Pour la bonne cause, les deux conspirateurs sournois avaient décidé de partager leur plan avec lui, en l'informant de tout ce qu'il s'était passé durant les dernières semaines.

« Maintenant, je comprends pourquoi à la clinique, Merlin avait si souvent la tête dans les nuages…ce qui est inhabituel pour lui ! Mon neveu a toujours été très minutieux et discret. C'est probablement pourquoi il ne me raconte rien…après ce qu'il s'est passé avec Will, je n'espérai plus qu'il puisse avoir de l'intérêt pour quelqu'un dans un sens…encore moins un Alpha…je ferai tout ce que je peux pour vous aider au mieux dans cette voie. J'espère vraiment que Merlin ne reniera plus sa nature. Il prend des inhibiteurs qui lui font du tort et il les prend depuis tellement d'années. Ce n'est pas sain pour un Omega qui arrive à son âge de ne pas s'accoupler. A long terme, ces trucs vont abîmer son foie…sans parler des lois sur la fécondation obligatoire… »

Morgane sourit sincèrement et dans sa tête, elle est déjà en train d'élaborer de savoureuses petites tortures pour son frère qu'elle mettra en œuvre avec l'aide du médecin, tout près d'elle, Gauvain tapote le dos de Gaius.

« Bienvenue dans notre petit Conseil de Guerre, mon oncle ! » Lui dit l'homme bruns dont les cheveux cascade, visiblement amusé.

C'est la sonnette du restaurant qui les réveille. En fait, ils étaient seuls dans la pièce jusqu'à maintenant. Ils observent Arthur entrer et s'approcher de leur table en titubant. La tension irradie de lui, la mâchoire clairement crispée, son regard bleuté perdu dans le vide, sa pomme d'Adam ressort alors qu'il déglutit, les mains enfoncées dans sa veste et ses lèvres courbées comme si il était en train de réfléchir à comment résoudre le plus grand mystère de l'univers.

Finalement, ses yeux tombent sur trois paires d'yeux plantés sur lui, qui attendent respectueusement.

« Merlin ? » Ose demander Morgane dans un murmure.

« Je… Je l'ai accompagné à l'hôpital… » Répond Arthur, en la regardant dans les yeux.

« Bien…et alors ? Qu'est-ce qu'il y a ? » Demande Gauvain, en devinant qu'il s'est passé quelque chose, car il n'a pas l'habitude de voir Arthur si chamboulé.

« Tu lui as proposé un rendez-vous ? » Demande anxieusement sa sœur…

« Non »

« Il était fâché avec toi ?! »

« Non »

« Il t'a offensé ? »

« Non »

« Artie, qu'est-ce qu'il s'est passé bordel ? Pourquoi es-tu si bouleversé ? »

« Je…Il…Il m'a emb… »

« Il t'a emb ? »

« Il m'a embrassé ! Il m'a embrassé ! » Crache-t-il en une fois, embarrassé.

Pendant un moment, les spectateurs le regardent avec des yeux élargis, avant que des sourires timides apparaissent sur leurs lèvres.

« Ah… » Dit Gauvain en sortant le téléphone qui vibre dans sa poche depuis un moment. Il semble absorbé par l'écran. « …C'est Merlin ! Il m'a envoyé un message pour me demander si ce soir je pouvais le reprendre à l'hôpital à la fin de son service. »

« Et bien, je peux le faire. » Dit le blond, plein d'espoir. A l'intérieur, il se sent fou de joie par le désir de revoir Merlin le plus tôt possible.

« Mauvaise idée, Arthur. » Répond le brun, en déplaçant une mèche rebelle de son visage. « Ecoute moi. Je connais Merlin depuis des années. Pour lui, les choses ne sont pas si simples et si tu le forces maintenant alors qu'il a fait le premier pas, tu risques de le perdre avant même de l'avoir conquis. Merlin semble dur, mais en réalité il est très fragile et inexpérimenté dans les histoires de cœur. Il est probable que ce soit son premier baiser qu'il t'ait donné. Plus encore, il te l'a donné, ce qui a sûrement mis le feu au poudre à un conflit intérieur. Surtout, à cause du fait que tu représentes ce qu'il déteste le plus au monde…en d'autres mots, un Alpha. Je vais le reprendre ce soir et je le laisserai vider son sac. »

« Du moment que tu me tiennes informé de ce qu'il te dira… » Renâcle Arthur, contrarié.

« Arthur ! Arrête de faire l'Alpha jaloux. » Le gronde immédiatement sa sœur.

« Mais il est à moi ! Il m'a embrassé… »

« Gauvain a raison, mon garçon. Ce qu'il s'est passé est quelque chose d'extraordinaire dans la vie e mon neveu. J'ai toujours du mal à y croire…si tu t'en soucies comme tu sembles le montrer, essaie d'être patient…avec douceur Gauvain et moi nous te donnerons un coup de main, aussi vite que nous pourrons. Cependant, je n'ai jamais aimé m'immiscer de trop dans la vie de Merlin, j'essaierai de faire tout ce que je peux. A présent, excuse moi mais je dois retourner à la clinique. » Finit le vieux docteur, en se levant et serrant la main à Morgane. « Gauvain, si il y a le moindre problème ce soir, appelle moi, d'accord ? A bientôt, les gars… » Conclut Gaius, en partant.

« Je dois retourner à la faculté, Gana. Allons-y ou je serai en retard pour le cours de droit sur les taxes… »

« D'accord, allons-y. » Dit la brune, en se levant. « Démarre la voiture, pendant que je vais payer. »

« Parfait, mais dépêche toi ! » Finit son frère, en mettant ses Ray-Ban et en sortant.

Il ne voit pas sa sœur sourire à Gauvain, lui en taper cinq et lui faire un clin d'œil.

« Donc, mon cher ! Ce soir, quand tu en auras fini avec Merlin, je veux tout savoir. Tu me reporteras tout et seulement à moi, compris ? Je veux tenir mon frère en haleine ! De plus, j'ai besoin du plus d'information possible pour mettre en œuvre notre stratégie. Dis à Percy d'informer le Conseil sur les avancées et que tout le monde doit se tenir prêt. Compris ? »

« Clair comme de l'eau de roche, mon Général ! »

« La gloire ou la mort ! »

« La gloire ou la mort ! »

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Arthur rentre au manoir Pendragon ce soir là, incapable de rester au campus, où il aurait dû expliquer son comportement à beaucoup trop de gens. Il veut seulement Merlin.

Il ferme ses yeux, paresseusement allongé sur le matelas du lit double et il serre l'écharpe rouge de l'autre, pour renifler l'odeur douce et subtile. Dans son esprit, il a vécu un moment de pure grâce qui a chamboulé son existence et il a dû faire tout son possible pour se contenir et suivre les cours de cette après-midi.

Les magnifiques yeux bleus de Merlin, aussi limpides et profonds que les siens, ces lèvres tendre et charnue sur les siennes, sa langue chaude et humide, qui dansait avec celle d'Arthur, son goût, son odeur, son corps, ce frisson délicieux qui a traversé ses membres alors qu'il le serrait.

« … Il est probable que ce soit son premier baiser qu'il t'ait donné… »

Seigneur ! Rien que d'y penser, le sang lui monte à la tête, rendant chaque petite minute sans le brunet comme la pire des tortures.

Quand il ouvre les yeux, Morgane est à côté de lui.

« J'ai parlé à Gauvain. » Dit-elle satisfaite, alors que son frère passe une main dans ses cheveux blonds, pour les ébouriffer puis se focaliser sur sa sœur. « Tout va bien. Ne t'inquiète pas, Arthur. Merlin est seulement légèrement secoué. Même si il ne comprend pas vraiment ce qui l'a poussé à t'embrasser, mais au moins à présent, il est plus 'en phase' à l'idée de sortir avec toi et d'accepter tes attentions, même si tu es un Alpha ! »

« Il…Qu'est-ce qu'il t'a dit ? »

« Gauvain a emmené Merlin boire une bière. Il a dit de te dire qu'il avait mangé, cependant, je ne sais pas exactement ce que ça veut dire. Il a aussi dit qu'il serait mieux d'y aller doucement car en fait, pour la première fois, son ami a admis qu'il ne mettait pas de côté l'idée de sortir avec toi, ce qui est déjà énorme, en repensant à son attitude totalement fermée des fois précédentes que Merlin a toujours avec les personnes de notre rang… Il dit que c'est maintenant le moment de lui montrer que tu es différent de l'idée qu'il se fait des Alphas ! Mais il dit aussi de ne pas lui sauter dessus comme un lion sur une gazelle, car les jambes de Merlin fonctionnent toujours très bien ! » Finit-elle avec un sourire sincère.

Arthur soupire de soulagement. Maintenant, c'est vraiment le moment de faire comprendre à Merlin qu'il peut choisir Arthur en tant que compagnon, qu'il peut l'aimer sans peur, car Arthur ne lui fera jamais de mal.

« Ah, au fait, Arthur » Ajoute sa sœur avec un léger sourire. « ça pourra être utilse pour toi…prend le comme un petit bonus dans ta quête de victoire… »Dit-elle machiavéliquement, en agitant un mot entre son pouce et son index.

Arthur pince ses lèvres, en essayant d'attraper le mot, alors que sa sœur prétend ne pas vouloir lui donner…quand, après une menace de mort, il est finalement capable d'arracher le mot des mains de la sorcière, qui rigole amusée, il lit un numéro de téléphone. Il écarquille ses yeux et il semble plein d'espoir.

« C'est…son numéro ? »

« Oui ! Gauvain me l'a envoyé, mais il a recommandé de ne pas appeler Merlin…commence par des messages. Selon lui, Merlin sera moins embarrassé…et je suis d'accord ! D'ailleurs, je te recommande de lui laisser son espace et de ne pas le garder en laisse en permanence. »

« Seigneur, Gana, je ne suis plus un gamin de 5 ans qui mouille encore son pantalon ! »

« Non, en fait, tu es juste un Alpha amoureux possessif et impétueux, qui a perdu la tête simplement car son pas-encore-petit-ami l'a embrassé…ceci étant dit, je te laisse, mon cher ! Au fait, lundi prochain j'organise une virée au lac avec les garçons, il y aura également un barbecue avec le voisinage, alors ne t'engage pas ailleurs. »

« Parfait, Gana. Parfait… »

« Tu as déjà mangé ? »

« Oui, ne t'inquiète pas et…Merci. Merci beaucoup pour tout ! »

Elle répond avec un clin d'oeil et elle quitte la chambre et son frère reste seul avec ses pensées. Arthur s'empresse de mémoriser le numéro de Merlin dans son téléphone. Il prend le téléphone dans ses mains un millier de fois, en pensant à ce qu'il serait préférable de faire ou de dire ou…

Il ferme ses yeux, en faisant courir une main sous son t-shirt, pour caresser doucement sa poitrine et ses abdominaux…

Arthur…Arthur…

Le blond ouvre les yeux soudainement. Il est certain d'avoir entendu la voix de Merlin qui l'appelait dans sa tête. Il inspire profondément et il se concentre à nouveau, en baissant les paupières…et il le voit là. En face de lui. Arthur reconnaît la chambre, celle qu'il a vu dans son rêve quelques jours auparavant. Les meubles en bois blancs, la grande fenêtre côté cour, la lumière de la bougie sur la table de nuit près du lit. Lui, Merlin, assis sur le matelas, les genoux contre la poitrine, encerclés par ses bras minces, enfoncé dans le sweat rouge, trop grand pour lui, ses cheveux noirs volant sur son front, ses yeux brillants fixant le plafond et ses lèvres divisées par un soupir. Près de l'oreiller, Arthur reconnaît son t-shirt de capitaine…il l'a gardé alors ! C'est la chose la plus belle, tendre et fragile qu'il ait jamais vu et son cœur manque un battement.

« Merlin » Chuchote-t-il dans la pénombre.

Le brunet penche la tête vers lui avec ses grands yeux.

« Arthur… » Répond-t-il, choqué…

Le blond ouvre ses yeux bleus ciel pour se retrouver dans sa chambre, le téléphone dans sa main droite et l'écharpe de Merlin dans la main gauche. Il l'a vu, mais c'était encore une illusion.

Pourtant, c'était si…vrai, réel…

Est-ce un rêve ? Etait-ce vraiment un rêve ?

En observant son téléphone, il commence à écrire un message…

A : Je t'ai entendu dans ma tête. Tu m'appelais. Désolé, je dois probablement avoir l'air stupide mais je voulais savoir si t vas bien. Bonne nuit. Arthur.

Alors qu'il appuie sur envoyer, il sent distinctement son cœur s'arrêter dans sa poitrine. Il l'a fait. Il a envoyé un message à Merlin et maintenant, il scrute l'écran, impatient d'obtenir une réponse qui arrivera bientôt, il l'espère. Comme un gamin de 5 ans…Oh Seigneur ! Foutue sorcière !

Il observe l'écran de façon répétitive…Rien.

Mais bordel, à quoi je pensais ? Je suis un idiot…peut-être qu'il dort déjà.

Ensuite, une vibration soudaine ravive ses espérances.

M : Je vais bien. Merci. Désolé pour aujourd'hui. Je ne pense pas que tu es stupide. Ne t'inquiète pas. Bonne nuit.

A : Ne t'excuse pas. C'était vraiment agréable et intense, du moins pour moi. Bonne nuit.

M : Pas seulement pour toi. Bonne nuit.

A : Tu as mangé ? Tu vas vraiment bien ? Encore navré si je t'ennuies. Bonne nuit.

M : Oui. Sois rassuré. J'ai mangé quelque chose avec Gauvain au pub. Bonne nuit.

A : Ah, ok. Alors, bonne nuit.

M : Et même si, durant toute la journée, j'ai eu mal au ventre, à cause de ton sandwich. Tu ne me convaincras plus jamais de manger un truc comme ça !

A : C'est parceque tu n'as pas l'habitude de manger de la viande. Mais c'est bon pour toi. Tu dois gagner quelques kilos, Merlin Bonne nuit.

M : Arthur…je peux te poser une question ?

A : A ta disposition.

M : Pourquoi tu te soucies autant de ce que je mange ? J'aime être maigre et je n'ai pas l'intention de grossir, encore moins pour faire plaisir à un Alpha qui pense avoir des droits sur moi alors qu'il n'en a pas.

A : Et bien, je n'en ai pas encore. Alors, donne moi du temps…je suis navré, mon cher Merlin, mais tu dois prendre du poids.

M : Ah oui ? Et qui va m'y obliger ?

A : Je ne vais pas t'y obliger, Merlin. Comme tu l'as correctement dit avant, je n'ai aucun droit à t'imposer, alors…j'espère que tu le feras de ton libre arbitre…

M : Et pourquoi je voudrais prendre du poids ?

A : Tu ne vois pas toi-même ? Pourtant, ils m'ont tous dit que tu étais un génie…

M : Non, Arthur, je ne vois pas…tu ne veux pas m'éclairer ?

A : Peut-être qu'il est préférable que non. Bonne nuit, Merlin.

M : Qu'est-ce que tu fouts ? Tu jettes une pierre et ensuite tu te caches la main ?

A : Penses-y. Bonne nuit, Merlin.

M : Dis moi, Arthur.

A : Merlin…oublie ! Bonne nuit.

M : Ne me dis pas bonne nuit… ! Explique moi, maintenant !

A : Tu en es sûr, tu veux savoir ?

M : Je n'aurais pas demandé sinon…

A : Et qu'est-ce que j'y gagne ?

M : Horrible maître chanteur ! Qu'est ce que tu veux ?

A : Un autre baiser…

M : Et si je ne veux plus t'embrasser ?

A : Et bien, dans ce cas, crois moi…il sera inutile pour toi de le savoir. Bonne nuit, Merlin.

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La semaine passe trop rapidement. Chaque jour, il se passe quelque chose.

Chaque matin, un paquet de chez Cristies apparaît comme par magie devant la porte principale de l'appartement dans la rue Ramsey, à l'intérieur se trouve les foccacia préféré de Merlin. D'abord, Merlin est amusé et surpris, mais ensuite, il commence, comme un bon Omega, à ressentir de la joie à la gentillesse que l'Alpha lui accorde.

Chaque matin, Arthur lui envoie un message pour lui souhaiter une bonne journée, en lui demandant si il a déjeuné avec son cadeau et si il pourra avoir un baiser comme remerciement. Et chaque matin, Merlin le remercie, l'informant qu'il a apprécié son cadeau et qu'il l'a mangé, et puis, en retour, il lui souhaite une bonne journée et répond qu'il peut oublier pour le baiser.

Bien sûr, Gauvain aide également en idolâtrant Arthur et son comportement permanent.

« Tu vois, Merl ? Ce n'est pas si terrible d'être avec un Alpha… »

« Je ne suis pas avec un Alpha, Gauvain… »

« Tu en es sûr, hein ? Mais tu l'aimes ! Allez… Artie est terriblement hot… »

« Oui, Gauvain, je l'aime, mais nous ne sommes pas ensemble… »

« Pas encore… »

« Oh seigneur… C'est impossible de te parler ! »

« Mais il t'apporte à manger, il prend soin de toi… Allez Merl, qu'est ce qu'il te faut pour abandonner ? »

« GAUVAIN ! »

« Ok ok, j'arrête. »

Durant la journée, Arthur lui envoie des messages sporadiques comme « je déteste le droit pénal. Ce serait mieux avec un baiser ! », « Je bois une bière avec Percy et Léon. Que penses-tu de venir au campus pour poser tes lèvres sur les miennes ? », « Qu'est que tu as mangé à midi aujourd'hui ? Au fait, as-tu pensé à quand tu m'embrasserais à nouveau ? », « Je t'entends dans mes pensées…je sais que tu peurs d'envie de m'embrasser… », « Tout ce que je fais, c'est penser à ta bouche. Je veux t'embrasser à nouveau… », « Je veux mon baiser de bonne nuit… »

Bien sûr, Merlin passe par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel quand le téléphone vibre. Il ne peut pas nier qu'à chaque fois qu'il l'un des messages du blond, son cœur bat de joie, malgré ses pensées, trop rationnelles à ce propos, lui faisant des reproches en lui demandant de se rappeler qu'Arthur est un Alpha… Pourtant, sa voix intérieure, lui hurlant de raisonner, commence lentement à devenir plus instable. Il est indéniable qu'après le baiser fatidique, sa nature d'Omega est devenue plus forte et plus arrogante et animale, enfin libre après tant d'années de répression.

Il pense souvent à lui, acceptant son désir pour l'Alpha, cependant il en est toujours profondément honteux. Se réconcilier avec lui-même et avec ses convictions n'est pas facile, et plus Arthur l'approche pour le remplir d'attention et de soin, plus Merlin est conscient de désirer de l'attention.

De le désirer.

Il veut l'embrasser à nouveau…non, mieux que ça…il veut qu'Arthur l'embrasse, le prenne, le clame, le protège.

De plus en plus, il se rappelle souvent de ce rêve…dans lequel il l'a touché, dans lequel ils se sont touchés l'un l'autre…sa chute de reins prend feu immédiatement, et il ne peut plus se contrôler.

Il a honte, car il s'enferme dans la salle de bain, dans sa chambre, ou n'importe quel endroit lui assurant d'être seul et il ferme ses yeux, comme pour ne pas voir sa propre main glisser dans son boxer pour trouver urgemment son pénis, pour découvrir qu'il est déjà dur et tremblant, en besoin d'attention. En rougissant, il ferme sa main sur la base de sa verge, pour commencer à caresser la grande étendue rosée, gonflée et tendue sous son prépuce. Puis, il descend, lentement et puis il remonte, en resserrant la peau tendue pour tester la dureté de son membre. Puis, à nouveau il redescend vers les abysses, et encore, encore, encore, avec des mouvements de plus en plus déterminés, rudes, intenses, qui lui arrachent de délicieux gémissement, alors qu'il mord sa lèvre inférieure, pantelant. Ensuite il est là, Arthur, son expression insolente, ses larges épaules, sa majestueuse pomme d'Adam remontant dans son cou, et ces yeux ombrageux, ses lèvres épaisses et rouges, son physique d'Alpha ciselé, sexy, fort, réclamant un contact avec le sien, sa bouche, sa langue, son goût, son odeur…

« Tu es à moi, Merlin… Tu es à MOI ! » Dit la profonde voix de baryton, liquide comme de la lave.

Et cette pensée est suffisante pour le faire venir au bord, le faisant jouir avec violence. L'extase explose sur son ventre, alors que ses jambes l'abandonnent et son souffle s'étrangle dans sa gorge, en gémissant désespérément, le nom du blond tatoué sur ses lèvres, imprégné dans son âme.

Oh Seigneur, Arthur…qu'est-ce que tu m'as fait ?...

Le vendredi soir, Merlin rentre un peu plus tôt que d'habitude. Il a pris son vélo, en considérant que durant la semaine précédente, la température avait commencé à s'adoucir. L'air sent le printemps et Gauvain lui a dit que Morgane et les autres iraient passer une journée au lac ce lundi. Ils ont également invité Merlin.

Bien évidement, un part de lui n'en peut plus d'attendre, car il sait qu'il reverra Arthur, et cette pensée lui remplit le cœur avec un mélange d'excitation et de peur, mais ça dessine quand même un adorable sourire sur ses lèvres.

Il descend de son vélo près de l'appartement qu'il partage avec Gauvain. Il entre dans la petite cour et il place le vélo dans le petit casier de la fene^tre, quand il sent son téléphone vibrer.

C'est lui.

Merlin prend un moment pour lire le message avant d'entrer dans la maison, où la lumière est allumée à l'étage supérieur, signalant que son colocataire est déjà rentré.

A : Salut, Merlin. Où es-tu ? Tu as fini le travail ?

M : Oui… Je viens juste d'arriver à la maison.

A : Aujourd'hui, j'ai beaucoup pensé à toi. Parfois, je pense que je peux t'entendre dans ma tête. As-tu pensé à moi ?

Le brunet rougit vivement, en plaçant une main sur ses lèvres et en souriant comme un enfant, alors qu'il repasse dans son esprit l'épisode dans les toilettes de clinique, alors que son oncle l'appelait pour lui demander si il allait bien car il s'était enfermé depuis 10 minutes…

M : Je suis désolé, Arthur. Mais j'étais très occupé aujourd'hui, et tu n'es pas la première de mes pensées…

A : Ah, je ne le suis pas ? Tu n'as pas pensé à moi ?

M : Oh, bien sûr. J'ai pensé à toi à chaque fois que je m'excusais au près d'un patient, car je devais lire ce que tu m'envoyais…

A : Je me sens flatté que tu interrompes tes auscultations pour lire mes messages…

ENCORE FAIT AVOIR…est-ce qu'il est possible que Merlin ne puisse jamais être au top de sa forme ? Foutu Alpha…il secoue la tête, en souriant.

M : En fait, je suis surpris que tu sois toujours en vie après les sorts que je t'ai jeté…

A : Tu sais, tu es beau quand tu rigoles…

Merlin relève les yeux de son écran de téléphone, pour regarder tout autour avec le cœur dans la gorge, en respirant péniblement et en rougissant.

Comment peut-il savoir…

M : Arthur, tu es où exactement ?

A : Si je te le dis, tu m'embrasseras ?

M : Seigneur, Arthur, personne ne t'a jamais dit que tu étais insistent ?

A : Quand je veux quelque chose, je peux me montré très déterminé.

M : Je dirais un grand trou du cul… Dis moi où tu es !

A : Nous avons un deal ?

M : Peut-être…mais si tu ne me le dis pas maintenant, tu n'auras rien du tout !

« Alors, je ferai mieux de te laisser me voir à présent… » Dit une voix derrière le brunet.

Une voix chaude, douce et facilement reconnaissable qui se glisse directement sous sa peau et sous son cœur, arrachant un battement pour l'envoyer directement dans son estomac.

Sa voix.

Seigneur, combien ça lui a manqué…de l'avoir près de lui, pour percevoir son odeur et sa présence de façon si différente que par message…

Le brunet se tourne, captant les yeux bleus d'un Arthur souriant. Ces lèvres pleines et délicieuses, courbées de manière à laisser apparaître deux légères fossettes sur ses joues, ses cheveux de blé qui recouvre paresseusement son front, la mâchoire tendue, la poitrine large et forte, exposée derrière le col en V d'un t-shirt gris clair. Son odeur musquée, typique de son espèce, qui découle de lui, tandis que le blond s'approche de lui avec un sac blanc dans sa main droite et l'autre main dans la poche de son jeans, parfaitement moulée à ses jambes musclées.

C'est une vision. Il est une vison.

Merlin se fait un mal fou à reprendre le contrôle des neurones de son cerveau qui ont décidé de disparaître, compromettant ses facultés intellectuelles car son corps flambe de désir, tendus comme trop souvent ces derniers jours…

« Je t'ai apporté de quoi manger… Tu aimes le poulet ? »

« Je…oui, j'adore ! »

« Parfait…je t'ai rapporté une variété de chose…je ne savais pas ce que tu aimais. » Dit le blond, visiblement heureux de voir Merlin. Il retire un cornet en papier du petit sac blanc, dans lequel il y a des croquettes. En en prenant une avec les doigts, il la tend à Merlin, en souriant timidement.

« Ouvre ta bouche, Merlin… » Chuchote l'Alpha, en lui donnant la chair de poule.

Avant que Merlin ne puisse comprendre ce qu'il se passe, il a déjà entrouvert ses lèvres instinctivement pour prendre une pleine bouchée des doigts d'Arthur amusé.

Oh Seigneur ! Bordel, qu'est-ce que tu fais Merlin ?

Après l'avoir nourri, le blond prend ses propres doigts pour les porter à ses lèvres, pour sucer le résidus de panures et d'huile, en sortant sa langue pour les lécher doucement…

Mais ce n'est pas juste ! Ce bâtard le fait exprès…

« Tu en veux plus, Merlin ? » Lui demande Arthur, intéressé par le rougissement délicieux qui envahit les joues de sa proie.

Non ! En fait, c'est quelque chose d'autre que je veux dans ma bouche maintenant, pas ce fichu poulet ! Oh allez Merlin, maîtrise toi, merde !

Arthur sourit d'amusement en constatant la confusion dans le regard du brunet, en posant une grande main chaude sur la joue blanche de Merlin, pour caresser ses lèvres de son pouce, comme si il les essuyait…

Merlin se fige, son corps se tend de désir pour l'Alpha, dont les phéromones flottent tout autour de lui depuis quelques minutes…ils se désirent et se cherchent l'un l'autre…il est inutile de nier qu'ils ne sont pas liés.

« Et maintenant, je veux ma récompense si tu n'as pas oublié… » Dit le blond aimant, alors que son visage s'approche de celui de Merlin, dont les yeux sont incapables de se détourner des lèvres de l'autre.

Le moment suivant, leurs souffles ne font plus qu'un, leurs yeux se ferment, leurs lèvres se rencontrent tendrement.

Arthur recule un moment, pour regarder Merlin avec détermination et en un instant, il encercle le visage de Merlin dans ses mains. Il ouvre ses magnifiques yeux bleus profonds, en essayant de reprendre son souffle. Le blond est sur le point de lui donner un petit bisou, pour tester la réaction du brunet, en espérant qu'il ne va pas le gifler. Cependant, quand il voit le menton de Merlin se relever vers Arthur, pour le regarder, et ses yeux s'abaissés à nouveau, en tremblant, Arthur se retrouve à ouvrir la bouche pour mordre la lèvre inférieur de Merlin, pour la sucer avec tendresse et désir.

Seigneur, elles sont tellement douce, non de dieu…

Il déplace ses doigts sur la nuque, pour les immerger dans les cheveux d'encre et incliner sa tête sur le côté, pour l'embrasser profondément. Merlin laisse échapper un doux soupire et Arthur que ses doigts fins glissent sur ses avant-bras massifs. L'Alpha pense que Merlin veut le repousser et pendant un moment il est pris de panique, mais quand il essaie de se retirer, Merlin se penche plus vers Arthur, en drapant ses bras autour de son cou, pour ne pas le laisser partir.

Avant qu'il ne puisse comprendre ce qu'il se passe, Arthur se retrouve lui-même en train d'encercler le corps mince du brunet pour le presser avec force contre le sien, en faisant glisser sa langue dans sa bouche avec délectation. Merlin a bon goût et il est terriblement sexy et délicieux, alors qu'il accueille la bienvenue à Arthur grâce à ses lèvres. Pendant un moment, il ne réagit pas, se raidissant contre lui, et ensuite, il le sent fondre dans ses bras.

C'est la fin.

Merlin s'accroche fermement au corps d'Arthur en lui retournant le baiser, bougeant la tête en rythme avec sa force. Il laisse échapper des petits gémissements incontrôlés, en se déplaçant juste assez pour se frotter contre ses lèvres et puis, pour rendre la morsure et sucer la langue avec un peu plus de passion. Ils sont tous les deux étourdis, totalement perdus l'un dans l'autre, dans un geste tendre, complètement intentionnel, et conscient.

Il n'y a plus rien autour d'eux, rin n'a plus de sens si ce n'est la chaleur de leurs corps, les gémissements dans leurs bouches, leurs doigts se baladant partout, la sensation de faim, avide de toucher plus de peau, d'explorer des parties neuves et attrayantes…

C'est seulement Merlin et son parfum sucré et frais qui remplit les narines d'Arthur, ses cheveux de jais sentent la lavande entre les doigts d'Arthur, la texture douce et veloutée de ses lèvres contre celles d'Arthur.

Il y a seulement Arthur et son parfum fort de mâle Alpha, ses muscles saillants et son corps sexy qui enveloppe Merlin, lui promettant amour et protection. Chacun de ses gestes hurlent le désir, la possession et l'amour inconditionnel.

Quand leurs lèvres se séparent, pour reprendre de l'air, Merlin recule en plantant ses yeux bleus légèrement brillants, intenses dans ceux d'Arthur, en reculant pour le regarder comme si il essayait de comprendre ce qu'il vient de se passer. Il est magnifique avec ses cheveux ébouriffés, ses joues blanches délicieusement rougies et ses lèvres roses.

Leurs corps ne font qu'un dans une étreinte, alors que les mains d'Arthur descendent dangereusement vers les fesses de Merlin, pour les serrer de ses deux mains et le pousser un peu plus contre lui, pour lui faire sentir combien Arthur le désir, à quoi le brunet répond en lui faisant sentir son érection, emprisonnée dans son jeans. Arthur sourit avec délectation quand il se rend compte que même le brunet est dans le même état.

« Seigneur, qu'est-ce que tu m'as fait, Merlin… » Murmure le blond à son oreille. Sa voix suinte de désir, se faisant du mal à le laisser s'en aller pour placer une distance entre lui et sa proie. Il est totalement conscient que si il continue de tenir Merlin dans ses bras, Beta ou pas Beta, il pourrait lui arracher ses vêtements et le baiser dans l'avant-cour de sa maison, d'une façon si violente, qu'il pourrait se transformer exactement en la chose qui effraie le plus Merlin. En bête, Arthur a aussi peur de le devenir…

Personne n'a jamais eu cet effet sur lui.

Personne n'a jamais été capable de l'attirer et de le changer ainsi.

Il doit attendre que Merlin le veuille aussi, qu'il le désire physiquement comme Arthur le fait…

En se rétractant, Merlin le regarde avec un air interrogateur, sans comprendre ses intentions.

« Je dois y aller. Mange, s'il te plait. Les patates grillées sont délicieuses. Plus tard, envoie moi un message, ainsi tu me diras comment elles étaient… » Dit Arthur ressemblant à un enfant qu'on aurait pris la main dans le sac. Il se retourne pour partir.

« Arthur, attend… » Dit Merlin, en le retenant par le t-shirt et en le forçant à se retourner. Il ne veut pas le laisser partir de si tôt. En vérité, il ne veut pas le laisser partir du tout, mais il comprend ce que l'Alpha est en train de faire et il en est reconnaissant, car il a besoin d'un peu plus de temps pour en arriver à ce stade… « Tu ne m'as pas dit pourquoi tu te souciais autant de ce que je mange… Tu as promis que tu me le dirais si je t'embrassais, alors tu dois tenir parole ! »

Arthur sourit d'amusement alors qu'il regarde Merlin affectueusement, en caressant doucement sa joue.

« Mais ce que tu m'as donné est une récompense pour t'avoir rendu visite…si tu veux avoir une réponse à ta question, tu dois me donner un autre baiser… »

Merlin ne bat même pas d'un cil.

« Dis le moi et je te donnerai un autre baiser ! »

« Tu commences à apprécier. »

« Tu voudrais ! »

Le blond sourit. Il se rapproche à nouveau de Merlin, qui retient son souffle, pouur boire la chaleur de son corps, si proche à nouveau, alors que l'autre chuchote à son oreille…

« …D'accord. Je veux te faire prendre du poids car quand tu seras à moi, je ne veux plus m'inquiéter d'avoir peur de te faire du mal. Quand je te prendrai, dans un lit, par terre, contre un mur ou dans la cour, je ne veux pas avoir peur de te serrer trop fort car je ne veux pas te faire du mal. Et tu remarqueras que je n'ai pas dit « si » je te prendrai, mais « quand » ! Je veux que tu te prépares à me recevoir, Merlin. Souviens toi, que je suis un Alpha. Et je te désire. Souviens toi de ça aussi ! »

Ceci dit… Arthur recule pour profiter des yeux remplis de désir du brunet. Il doit porter une main à sa bouche pour tenter de respirer correctement, car avec ces paroles, il sait que ça lui arrache l'air des poumons…

Arthur retire les mains de Merlin de ses lèvres et il dépose un léger baiser tendre dessus. Il sourit largement en disant aurevoir d'un signe de la main, en se retournant avec son putain de cul parfaitement serrés dans son pantalon.

« Bonne nuit, Merlin. Ecris moi…Et mange, s'il te plait ! »

Merlin reste là, à regarder l'objet de ses désirs sauvages s'éloigner. Pour sa gouverne, il n'est même plus certain de toujours faire parti de ce monde… Il lui faut trois minutes pour se remettre du choc et pour rentrer chez lui. Il lui en faut deux de plus pour sortir la nourriture ( que son Alpha lui a apporté) du sac et commencer à la manger avec enthousiasme, tout en écoutant le son rassurant des battements de cœur de Gauvain sous la douche…

Il est à la maison…

A suivre…

Merci à tous pour votre soutient… Vous n'imaginez pas le bref instant de magie que ça peut apporter.

Je n'ai pas encore relu pour chercher les fautes, j'étais si pressée de vous publier la suite que vous attendez tant ! Je retirerai cette note quand ce sera chose faite.