D'accord. On n'a pas d'excuses. Genre. Pas du tout. On a juste eu une période de flemme incroyable. On écrivait un paragraphe par-ci, deux lignes par-là. Des trucs pourris qu'on prenait pas la peine de relier, vous voyez ? Après, y a eu les examens, évidemment, donc, pause. Faire semblant de travailler, d'être des élèves studieuses. Ça a un peu porté ses fruits, mais niveau Hasard, on bloquait. Sans parler du fait qu'on avait une nouvelle à écrire pour le cours de français, ce qui a demandé du temps et toute notre concentration. Au final, elle faisait à peu près la taille du premier chapitre de la fiction, mais bon...

Alors voilà. Pas d'inspiration, pas de motivation. Toujours autant de vues, ça c'est sûr, mais vachement moins de reviews. Un peu déprimant. Surtout que, même avec une story line toute établie, on procède souvent à de grosses modifications dans l'histoire, selon nos idées nouvelles, nos envies, les commentaires qu'on reçoit, les propositions. Les avis nous aident à avancer et du coup, on n'avait plus vraiment de bases pour décider si le chapitre était bon ou mauvais. Quoiqu'il en soit, merci pour ceux qui ont pris la peine de laisser un commentaire, c'est vraiment sympa. M'enfin, j'vous fais pas attendre plus longtemps, voici le chapitre 7 de Hasard.

*roulement de tambours*

Eh bah nan. D'abord, les formules d'usage.

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Pairing : HPDM

Rating : M

Disclaimer : Seule l'histoire nous appartient ! Le reste est de la formidable JKR.

Warning : Cette histoire est un slash. Relation homosexuelle. Pédés en vue. G.A.Y.S. Donc, si ça ne vous plaît pas... Vous pouvez partir, votre vue sera tout de même comptabilisée.

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Harry se prit la tête entre les mains, poussant un geignement presque inaudible.

- Et qu'est-ce qu'on va faire ?

L'avocat d'Harry, un homme à la carrure plutôt chétive et aux yeux bleus perçants, remonta la monture de ses lunettes.

- Autant te le dire franchement. Les chances pour que tu ne te retrouves pas en prison, coupable ou non, sont vraiment faibles.

Harry lui jeta un regard noir et, excédé, tapa de son poing le bureau en bois de chêne.

- Rappelle-moi pourquoi je te paye déjà ?

- Pour minimiser les dégâts.

Harry grogna, exprimant clairement son mécontentement. Tout dans cette situation le dépassait.

- Écoute, Harry, ce sont des soupçons infondés, rien ne prouve que c'est toi, et ils n'ont...

- Mais PUTAIN ! Fais quelque chose au lieu de me répéter ce que je sais déjà ! Je SAIS que c'est pas fondé ! Je SAIS que c'est pas moi ! Ton boulot, c'est de le prouver !

- Calme-toi.

Il l'agaçait. Il ne supportait pas de le voir aussi détendu alors que lui était sur le point d'exploser. Et, présentement, lui demander de se calmer était la meilleure façon de lui faire perdre ses moyens.

- ME CALMER ?! PUTAIN DE MERDE, Y A UN CONNARD QUELQUE PART QUI CHERCHE À ME COLLER QUATRE MEURTRES SUR LE DOS ET JE DEVRAIS ME CALMER ? T'ES UN PUTAIN D'INCOMPÉTENT, TU RESTES LÀ À TE TOURNER LES POUCES ALORS QUE DEHORS, UN PSYCHOPATHE EST EN TRAIN D'ENCULER DES SALOPES POUR QUE JE ME RETROUVE EN PRISON ! TU SERS À RIEN, MERDE !

Des larmes de rage avaient coulé sur ses joues et sa voix s'était brisée sur les derniers mots. Il lui fallut quelques temps pour reprendre ses esprits, et il considéra d'un œil effaré les dégâts qu'il avait causés. Le bureau était renversé sur le sol, et les papiers qui s'y trouvaient quelques minutes auparavant avaient fini éparpillés un peu partout dans la pièce. Le pire était qu'il n'avait rien senti. En une fraction de seconde, il avait mis la pièce sans dessus dessous et saisi son avocat par le col, le plaquant rageusement contre le mur. Black out.

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... Les autorités syriennes ont entamé les négociations ce matin-même. Faits-divers : Le corps de Judy Charleston, 24 ans, a été retrouvé hier soir dans un immeuble désaffecté de Laurenston Garden par un agent des forces de l'ordre. Ce dernier déclare avoir senti une odeur de pourriture inhabituelle en faisant sa ronde près du bâtiment. Le corps gisait près du cagibi, et semble avoir été là depuis plusieurs jours déjà.

Le rapport d'autopsie a détecté des traces de stupéfiants dans le métabolisme de la victime, ainsi que des contusions sur son corps qui confirment la théorie du viol. La victime, endoctrinée, était incapable de se défendre, et l'assassin lui a asséné le coup fatal en lui plantant un couteau dans la carotide, un acte qui demande une certaine force physique et écarte les protagonistes féminins de la liste des suspects.

Les forces de police ont conclu à un lien entre l'affaire Charleston et les trois autres meurtres commis respectivement le quatre, le treize et le dix-sept du mois, et ce en raison de la similarité présente dans le mode opératoire. Des recherches plus poussées ont permis d'établir une connexion entre les quatre victimes qui ont toutes, cinq ans auparavant, témoigné contre Harry Potter dans une affaire de viol. Ce dernier devient donc le principal suspect et est activement recherché par les forces de police.

Merci d'avoir suivi ce journal, nous poursuivons par la météo présentée par Hannah Abbot. Quant à moi je vous donne rendez-vous demain, même heure, même chaîne.

Ses lèvres s'étirèrent en un sourire de convenance, habitué, figé. Harry baissa le son au maximum, appuyant d'un geste rageur sur les boutons de la télécommande. En vain. Ces mots semblaient s'être gravés dans un coin de son esprit et ne cessaient de se répéter, l'enfermant dans une sorte de cercle vicieux dont il ne parvenait pas à se dépêtrer. Litanie incessante de ses vieux démons qui resurgissaient. Cinq ans.

Et on continuait à s'acharner sur lui.

Il trouva le courage d'attraper son téléphone et alla directement vers ses favoris. Seul le numéro d'Hermione y était inscrit. Il avait besoin de son soutien. Il sentait qu'il défaillait, c'était trop pour lui, il perdait pied. Et Hermione était la seule à pouvoir le sauver. Elle était un pilier important dans sa vie en ruines.

Le téléphone sonna longtemps avant qu'elle ne réponde.

- Harry ?

- Erm, salut, Hermione. J'me demandais juste si tu...

- Je suis vraiment désolée, je peux vraiment pas parler, je suis vraiment vraiment en retard et je...

- Ah. Tu vas quelque part ?

- Non. Enfin, oui. C'est... Ron m'a invitée à boire un verre et je ne voulais pas trop au début mais il a insisté et j'ai fini par accepter et - Putain, où est cette foutue boucle d'oreille ?

- Ron ?

Il tenta de prendre un ton enjoué, mais échoua lamentablement. Bien sûr. Hermione avait une vie et cette vie ne tournait pas uniquement autour de lui. Il le savait, évidemment, mais se le faire jeter à la gueule de cette manière ne faisait pas forcément plaisir. Hermione ne s'était aperçue de rien, et il ne lui en voulait pas. Elle avait mieux à faire.

- Oui, Ron. C'est un... Mécanicien et, oh, ne te moque pas, Harry. Je l'ai rencontré par hasard parce que l'éditeur de merde qui voulait reprendre ton bouquin m'a foutu un lapin et je me suis retrouvée seule devant ses putain de bureaux fermés et il pleuvait et on ne devait pas venir me chercher avant trois putain d'heures, fais chier, je deviens grossière. Mais Ron s'est montré très gentil et il m'a abritée jusqu'à ce que ça se calme et, merde, Harry, je dois raccrocher, je crois que c'est lui. Je te rappelle quand je serais rentrée, d'accord ?

- D'accord.

Mais il le savait, elle n'appellerait pas.

Il laissa tomber son téléphone sur le canapé et se dirigea d'un pas lourd vers sa cuisine. Il sortit un verre, une bouteille, et entama ce qui devait être une longue soirée chargée de solitude.

Au bout de dix minutes, trois autres bouteilles avaient rejoint la première, et son ordinateur diffusait à présent les premières notes d'Alabama Song, de The Doors. Le verre était tombé et ses débris gisaient sur le sol, mais il était probablement trop saoul pour y faire attention, et il buvait à présent au goulot, la moitié du liquide se déversant sur sa chemise. Il titubait, se tenant difficilement au comptoir, grognant, gueulant dans le vide des paroles insensées. Insensé. Ses sens étaient endormis, son esprit trop embrumé. Pas assez. Il buvait, buvait pour faire taire cette douleur. Tais-toi, tais-toi. La ferme ! Ça ne s'arrêtait pas, il avait mal, mal au bide, mal au crâne, mal partout. Il étouffait, suffoquait, recrachait par terre ce qu'il avait bu comme si son souffle s'était coupé. Il ne tenait plus, avait besoin d'air. De l'air, s'il vous plaît. Et il regardait la porte, se précipitait dessus, sortait au dehors comme un rescapé. Libre.

L'horloge sonnait minuit lorsqu'il ferma la porte.

De : James

À : 02:47

Le soleil brille trop fort. J'ai mal aux yeux.

De : Draco

À : 2:53

Il est trois heures du matin.

De : James

À : 2:55

Ah ouais.

De : Draco

À : 2:56

Est-ce que t'es bourré ?

De : James

À : 2:56

J'ai bu... Un verre ?

De : James

À : 2:57

Ou deux.

De : Draco

À : 2:58

Ou dix ?

De : James

À : 2:59

Peut être bien.

De : James

À : 2:59

Peut être pas.

De : Draco

À : 3:00

Je vois.

De : James

À : 3:00

Attends. Attends attends attends attends

De : James

À : 3:01

Si c'est pas le soleil qui brille, alors c'est quoi qui brille ?

De : Draco

À : 3:01

Va dormir.

De : James

À : 3:01

Non. Ta gueule.

De : Draco

À : 3:03

Tu m'insultes, maintenant ?

De : James

À : 3:03

Pourquoi tu dors pas ?

De : Draco

À : 3:03

Blaise ronfle.

De : James

À : 3:04

Blaise ?

De : Draco

À : 3:05

Personne.

De : James

À : 3:06

Pédé.

De : Draco

À : 3:06

Bonne nuit.

De : James

À : 3:06

NON

De : James

À : 3:07

Pars pasn

De : James

À : 3:12

Draco ?

De : James

À : 3:13

Prince de mes couilles¿

De : Draco

À : 3:16

Ta gueule.

De : James

À : 3:18

Pourquoi ?

De : Draco

À : 3:18

Tu veux quoi ?

De : James

À : 3:18

Paedon.

De : Draco

À : 3:20

Ok.

De : James

À : 3:29

Draco ?

De : Draco

À : 3:30

Je veux dormir.

De : James

À : 3:36

Je sais pas où j'suis.

De : Draco

À : 3:37

Génial.

De : James

À : 3:39

C'est je sais pas je me rappelle pas.

De : Draco

À : 3:39

Demande à quelqu'un de te chercher.

De : James

À : 3:42

Y a personne.

De : Draco

À : 3:44

Me saoule pas. Appelle tes amis, ta famille, je sais pas, moi.

De : James

À : 3:44

Viens me chercher.

De : Draco

À : 3:44

J'ai pas que ça à foutre.

De : James

À : 3:44

Viens me chercher.

De : James

À : 3:46

Draco.

De : James

À : 3:49

Viens me chercher. S'il te plaît Draco.

De : Draco

À : 3:57

Tu fais chier. Tu vois quoi ?

De : James

À : 3:59

J'sais pas. Un pub avec un nom bizarre. J'arrive pas à lire. Y a une tête de cochon taureau.

De : Draco

À : 4:00

De quoi ?

De : James

À : 4:02

C'est un cochon avec des cornes dans la bouche.

De : Draco

À : 4:04

De tous les bars pourris de Londres t'es allé à la tête de Sanglier. Tu fais clairement chier, Evans.

De : James

À : 4:07

Viens me chercher.

De : Draco

À : 4:09

... J'arrive.