Nom : Dead tree
Auteur : la carpetta del barrio !
Genre : et bien, là, ça va tourner, l'espace d'un chapitre, au thriller oo !!
Couples : Shinya/Miyavi, Die/Toshiya (enfin, si Die se décide à arrêter de se poser des questions stupides...) puis bon... les deux autres on les attend toujours...
Disclaimer : Ils sont pas namoi et je n'en voudrai pas tant que Die n'aura pas reteint ses cheveux et que Kaoru n'aura pas appliqué un masque anti-vieillissement çç...
Spoiler : dans ce chapitre, il y aura... vous y avez vraiment cru ?
Mot de l'auteur : Bon, je m'y remet avec une nouvelle poussée de fanatisme à l'ancienne comme il se doit ! Merci à mon petit frère de 11 ans d'être venu me voir en me disant : « c'est trop bien Dir en Grey ! Ils ressemblent quoi les musiciens ? » Mais étant donné la période actuelle de Bac et mes révisions de japonais trèèèèès à la bourre et bien... Je sens que je vais me faire une nuit de fanfickeuse XD ! J'en ai envie, mais d'abord, quelques révisions si je veux récupérer au moins quelques tous petits points à mon oral...
Aya, attend de se planter royalement

Dead Tree

Chapitre VII

Il était déjà minuit passé, et Die n'arrivait toujours pas à dormir. L'odeur de Toshiya emplissait l'appartement, et sa présence chaude contre son côté achevait de le troubler. Non, décidément, il ne pourrait pas se reposer en ayant l'impression continuelle que son coeur tentait de sauter en dehors de sa cage thoracique. Et puis, les cheveux bruns du bassiste lui chatouillaient le nez, c'était insupportable.
Doucement, le rouquin repoussa le bras blanc en travers de sa poitrine, glissant ses pieds dans les chaussons à côté de son lit. Cherchant son pantalon à tâtons dans le noir, il manqua s'étaler sur les tatamis lorsqu'il le dénicha à ses pieds... en plutôt lorsqu'il se rendit compte qu'il avait les pieds en plein dedans. Il allait se promener, prendre l'air, calmer son coeur et calmer autre chose de douloureux qui faisait que l'homme était si différent de la femme... Cette odeur tout autour était insupportablement délicieuse...
Il referma la porte avec douceur, un T-shirt et un pull passés à son bras, et traversa à pas de loup le salon encombré par les coussins colorés qu'affectionnait tant le grand brun. Des débris de la bataille de la soirée précédente jonchaient encore le sol glacé. Il ne put s'empêcher de sourire. Depuis qu'ils étaient ensemble, cet appartement avait une âme, une âme solide, forte et rassurante. Si jamais il devait se faire agresser à son tour, ce ne serait pas dans cet appartement que ça aurait lieu, sûrement pas ! Rassuré par cette idée, il passa son T-shirt et son pull avant de s'engager dans le couloir sombre où seule la lumière de l'ascenseur en panne brillait encore.
Il chercha à tâtons l'interrupteur. Brièvement. Le voisin avait encore posé ses planches dessus. Il maudit un instant les bricoleurs et s'engagea dans l'escalier sans réellement faire attention à là où il mettait les pieds. De toutes façons, il ne pouvait pas y faire attention. Le vieil escalier craquait sous ses pieds avec une telle force dans le silence de la nuit, qu'il avait l'impression de réveiller tout l'immeuble.
Lorsqu'il poussa la porte du bâtiment, il fut presque aveuglé par la lueur de la lune. Vive les pleines lunes pleins phares. Au moins, il n'avait pas besoin d'une lampe de poche pour retrouver son chemin. Il traversa la rue pour atteindre le square en face de l'immeuble, dont les hauts murs grillagés surplombaient le trottoir. Il frissonna. Pour aucune raison. Sans doute le froid, sans doute la silhouette effrayante de ce jardin public parfaitement inoffensif.
Bon mon vieux, pas la peine de rester trois milles ans à contempler un mur de béton, va plutôt poser ton cul sur un banc et vide-toi un peu la tête !
Cette auto-réprimande le redynamisa et il franchit la porte de son pas lent et fatigué, traînant des pieds jusqu'à un banc de bois qui accueillit son postérieur d'un grincement usé. Il se sentit vaguement taré de sortir de chez son amant en pleine nuit, comme ça, juste pour se poser sur un banc et réfléchir... réfléchir à quoi ? Toujours les mêmes choses ? Pourquoi je l'aime et pourquoi suis-je incapable de répondre à ses attentes ? Pourquoi, malgré ce désir charnel, je ne peux pas lui faire l'amour ? Pourquoi, bon Dieu de merde, il fait si froid dehors ?! Tout un tas de trucs cons qui lui plombaient le moral, en fait... Il se passa la main sur le visage en soupirant. Il était tellement fatigué. Depuis qu'il était avec Toshiya, il ne dormait plus. Ou tout du moins pas assez.
- Excusez-moi ?
Die crut que son coeur allait exploser. Il se leva d'un bond, surpris comme jamais par une voix sortie de nulle part dans un parc en pleine nuit. Il lui fallut un moment pour retrouver son calme et distinguer la silhouette sombre du jeune homme qui lui faisait face. Et pour cause : seul sa peau blanche était visible dans l'univers anti-technicolor de la nuit.
- Euh... bonsoir.
- Excusez-moi de vous avoir fait peur.
- Ce n'est rien, c'est juste que je m'attendais pas vraiment à voir surgir quelqu'un dans ce parc à cette heure impossible...
- Je ne m'attendais pas vraiment à y trouver quelqu'un non plus;
Il y eut un moment de silence et le guitariste en profita pour se rasseoir.
- Je peux m'installer un peu à côté de vous ?
- Je t'en prie, ce banc est public et devrait supporter nos poids conjugués.
- Merci.
Die jeta un regard en biais au garçon à côté de lui. Il devait avoir la vingtaine à peine, un visage aux traits aiguës mais élégants, des yeux longs et aux cils transparents. Sa coiffure farfelue intrigua Die qui s'évertua à en déterminer la couleur.
- Mes cheveux sont noirs et rouges, le renseigna le garçon avec un sourire amusé, et les vôtres ont l'air d'être de la même couleur.
- Oh ! Répondit le rouquin avec une grimace, en réalité ils sont plus rouges que noirs...
Un autre silence s'installa tandis que le jeune homme le dévisageait à son tour, une main soutenant sa tête.
- J'ai l'impression de vous connaître.
Et merde...
- Euh... c'est possible, mais moi je ne te connais pas...
- Vous ressemblez trait pour trait au guitariste du groupe Dir en Grey, c'est impressionnant !
- Et pour cause, marmonna le musicien en pestant mentalement contre sa célébrité.
- Vous n'êtes quand même pas Die ?!
- Nan, chuis juste un clone, tu dois faire erreur... Bon, moi je rentre chez moi : je commence à geler sur place !
Il se leva brusquement et adressa un rapide signe de main à compagnon de déprime avant de s'éloigner d'un pas vif.
- Attendez !
Une main aux doigts puissants lui broya le coude et il se retourna brusquement vers le jeune homme dans le but de lui dire ce qu'il pensait de ses manières.
Il avait les yeux arc-en-ciel.

Shinya ouvrit brusquement les yeux, sentant qu'on le secouait. Ce n'était que Miyavi. Il mit un temps à comprendre pour quelle raison Miya le réveillait en pleine nuit, de la sorte. Le concert à Sapporo. L'endormi s'étira et passa ses bras autour du coup de son amant.
- Shin, je m'en vais. Je voulais juste te dire au revoir avant de partir, murmura doucement le brun.
- Hum hum... tu comptes rester avec moi un jour ?
- Oui, normalement après ce concert je reste sur Tokyo pour bosser sur mon prochain album.
- Enfin...
Le guitariste glissa sa main sous le menton de son amant et lui titilla la lèvre inférieur avant de l'embrasser doucement. Le batteur attendit la fin du baiser pour dénouer ses bras et se lever.
- Qu'est-ce que tu fais ? S'étonna Miyavi en le regardant enfiler une paire de chausson et une robe de chambre.
- Je t'accompagne jusqu'au taxi puisqu'après je ne te verrai plus pendant trois jours.
Son amant lui adressa un grand sourire radieux en lui tirant la langue.
- Quoi ? S'étonna Shinya, pourquoi tu me tires la langue ?
- Parce que t'es trop adorable quand tu te décides à l'être.
Le jeune homme s'empourpra brusquement. Il baissa la tête, cachant sa gène derrière sa longue chevelure. Le brun eut un sourire encore plus large et saisit son amant par la taille en rigolant.
- Bon allez, mam'zelle, arrête de faire ta timide ! On va aller prendre ma valise et on descend dans la rue se les peler un bon coup en attendant que ce damné taxi daigne pointer son bout du nez ! File enfiler quelque chose de chaud !
Incapable de résister, Shinya acquiesça en souriant. Il attendit que l'autre sorte de la pièce pour enfiler un pantalon, un débardeur et un gros pull en laine qui appartenait à Miyavi. Soucieux de son image, il se passa rapidement un coup de brosse dans les cheveux avant de gagner le salon pour l'aider à porter sa grosse valise.
- T'as vraiment besoin de tout ça pour 3 jours ?
- Tu oses poser la question alors que quand tu pars, ne serait-ce que deux jours, t'as deux gros sacs plus un petit sac en bandoulière avec ton équipement de touriste anonyme dedans ?
- Moque-toi, je ne dirai rien...
- Normal tu ne PEUX rien dire ! Tu me tiens la porte pendant que je passe s'il te plaît ?
Les deux hommes firent silence une fois sur le palier et s'empressèrent de s'engouffrer dans l'ascenseur pour échapper le plus rapidement possible à l'immeuble plongé dans le noir. Un petit « ding » signala qu'ils étaient déjà arrivé en rez-de-chaussée, et Shinya s'improvisa teneur de porte pendant que son compagnon traînait ses bagages à l'extérieur.
- Tu vas pas avoir trop peur dans ce grand appartement, tout seul, mon Shin-shin ?
- Ton Shin-shin a déjà passé plusieurs semaines tout seul dans le grand appart' qui n'est pas si grand que ça et il n'en est pas mort pour autant. De toutes façons quand on s'est mis ensemble, on savait parfaitement que ce serait comme ça.
- Tu regrettes ?
- Pas du tout. Pourquoi ? Tu regrettes, toi ?
- ça va pas la tête ! Et puis l'amûr traverseuh tûteuh les frontièreuh !
- Le tien est même carrément universel...
- Roooh ! Shinya je te jure que j'ai aucun amant de passage à m'attendre à Sapporo alors arrête de réagir que si j'étais un pin ailleurs finit !
- Pinailleur, ça tu l'es. En plus, tu n'as aucun sens de l'humour !
- Oulà ! Ce soir c'est vanne party ! T'en as encore, des bonnes, histoire qu'on se sépare sur une note romantique ?
Ils se taquinèrent encore jusqu'à l'arrivée du taxi, puis se roulèrent le palot du siècle sous le regard agacé du conducteur qui, bien que persuadé que Shinya était une femme, avait l'impression d'assister à quelque chose de particulièrement malsain. Puis Miyavi s'engouffra dans le taxi et disparut au coin de la ruelle sur un dernier signe de main.
Un pincement s'installa dans le coeur du batteur, resté seul, et il sut qu'encore une fois le pincement allait rester jusqu'au retour de l'imbécile fini qui lui servait de copain. Il resta un moment à fixer l'endroit où son brun avait disparu avant de se résigner à retourner se blottir au chaud dans l'appartement. Il eut une soudaine envie de thé et de marrons chauds. Il n'avait plus de marrons chauds, mais du thé et de la crème de châtaigne, il devait lui en rester. Il se détendit un peu à cette perspective et entama la longue remontée jusqu'à chez lui, saisit d'une flemme sans vergogne d'attendre que l'ascenseur daigne redescendre le chercher.
Une fois devant son appartement, il eut le déplaisir de constater qu'il n'avait pas fermé la porte à clé. Son côté maniaque le lui reprocha à grands cris, son côté raisonnable lui souffla que le côté maniaque ferait mieux de fermer sa grande gueule. Il fit pivoter la porte en bois et pénétra chez lui. Il referma la porte et tendit la main vers l'interrupteur, histoire d'éclairer le salon, mais fut stoppé par des doigts puissants qui le saisirent à la gorge.
Il crût qu'il allait mourir de frayeur. Puis qu'il allait mourir étranglé. Déjà le monde commençait à devenir blanc, ce qui était mauvais signe étant donné le noir absolu qui régnait dans la pièce.
Alors qu'il était au bord de l'évanouissement, les doigts cessèrent leur pression sur sa gorge pour s'attaquer immédiatement à ses bras. Privé de ses forces par la précédent attaque, il fut incapable de réagir lorsque son agresseur le retourna sur le ventre et entreprit de lui exploser les épaules en lui remontant les bras au dessus de la tête. Bien sûr, ce n'était qu'un projet, mais il risquait fort d'aboutir.
Shinya pensa vaguement « Ainsi, c'était moi le suivant sur la liste ? », mais cette pensée fut rapidement balayée par la terreur de ne plus jamais pouvoir jouer de batterie, et il commença à se débattre.

Toshiya ouvrit un oeil, surprit par le froid qui s'insinuait sous ses draps. Quelque chose clochait. Lorsque Die était là, il n'avait jamais froid. Plutôt toujours un peu trop chaud... Die... Le bassiste se redressa en sursaut, ne sentant plus la présence rassurante du guitariste contre son flanc. Ses doigts au bout recouvert de cornes trouvèrent sas problème l'interrupteur de sa lampe de chevet, et il put constater à pleine lumière, et avec ses lunettes sur le nez, qui plus est, qu'il était seul dans son lit. Die était-il parti ? Peut-être n'était-il qu'aux toilettes ? Qu'est ce qui lui prenait de flipper comme ça, tout d'un coup ?!
Il se recoucha, lumière allumée, une oreille à l'écoute. Il n'arriverait pas à se rendormir tant que son amant ne serait pas de retour. Même si ce dernier refusait de le laisser soulager sa libido, au moins le rassurait-il par sa présence et ses bras.
Il arrêta de divaguer sur les bras et la bouche du rouquin lorsque le silence finit par lui blesser les oreilles. Les draps à ses côtés étaient froids, et il n'y avait clairement plus personne dans l'appartement. Toshiya se leva d'un bon, et parcourut et une seconde et demi la distance le séparant du salon, à moitié à poil et n'en ayant d'ailleurs rien à cirer. Pas de Die dans le salon. Pas de Die dans la salle de bain. Pas de Die dans la cuisine. Pas de die dans les toilettes. Et, comble du comble, pas de Die dans son lit !!
Il y avait un problème. Il s'assit sur le canapé et commença sérieusement à baliser. Peu-être que ce con était juste sorti s'acheter des clopes, ou de la bouffe, ou même qu'il était tout simplement en train de se balader ?
Bon, mon gros, t'arrêtes de délirer, tu ne paniques pas, et tu sors ton portable pour savoir ce que fait l'autre imbécile !!
Réagissant à ses propres ordres, Toshiya se lança à la recherche de son portable, qu'il finit par retrouver dans sa poche de pantalon, par terre au pied du lit. Sélectionnant « Die » dans le répertoire, il appela et se mit à prier de toutes ses forces pour qu'on lui réponde.

Tout contre son bassin, Shinya sentit quelque chose vibrer. Son agresseur s'arrêta net dans son mouvement. Le batteur aurait d'ailleurs souhaité que plutôt que s'arrêter, il le lâche, mais ça ne semblait pas encore être le moment de la libération.
Une sonnerie. Il reconnut le solo de basse de Cage et tiqua. C'était la sonnerie de Die quand Toshiya appelait. Mais ça ne pouvait quand même pas être...
Une troisième sonnerie. Une voix résonna dans le vide de la pièce :
- Putain... qu'est-ce que je fais là... ?!
La voix de Die. Les mains lui lâchèrent les bras et il sentit tout ses muscles se détendre brusquement.
- Qui... qui est là ? Où est-ce que je suis ? Toshiya, c'est toi ?
- Die... souffla Shinya, et l'effort lui arracha la gorge, Die... c'est Shinya...
- Shin... ?! PUTAIN DE MERDE !!!!! Shinya, qu'est-ce que tu fous là ?! Qu'est-ce que je fous là ?!
Le poids sur le dos du batteur disparut. Le guitariste s'était levé, et le téléphone avait arrêté de sonner. Il fallut quelques secondes avant que la lumières n'illumine la pièce et que le rouquin découvre sa victime, allongée sur le sol, des hématomes aux poignets et à la gorge.
- Merde... merde ! Shin... c'est moi qui... ? Oh ! Mon Dieu !!
Il y eut un bruit de chute, et le batteur devina que, sous le coup de la surprise, son agresseur s'était écroulé sur le sol. Utilisant ce qu'il lui restait de forces, Shinya se redressa et se traîna jusqu'à la silhouette recroquevillée de son ami.
- Ne m'approche pas !!! cria ce dernier en cachant son visage derrière ses mains. Je suis dangereux ! Regarde ce que j'ai fait !!! Ne m'approche pas !!
- Die... murmura son compagnon en lui touchant le bras, Die tu... tu n'avais pas conscience de ce que tu faisais, hein ?
- Non ! Bien sûr que non !! Jamais ô grand jamais je n'aurai... je ne t'aurai... Mon Dieu, jamais je ne t'aurai fait ça...
- Alors... ce n'est pas ta faute... Ne t'inquiète pas...
- Putain Shin, comment tu peux dire ça alors que je t'ai... !?
- Je vais bien, ce n'était pas ta faute... Calme-toi...
Tout au fond de sa poche, le téléphone du rouquin se remit à sonner.
- C'est Toshiya... Je t'en prie décroche...
Die hocha la tête, ravalant ses sanglots, et décrocha en tremblant.
- Allô Die !! Qu'est-ce que tu fous ?!
- Toshiya, je...
- Die ? T'as une voix bizarre... qu'est-ce qui t'arrive ? T'es où; là ?
- Chez Shinya...
- Qu'est-ce que tu fous chez Shinya ?!
- Je... je... putain Toshiya... je t'en supplie, viens...
Die ,! Mais qu'est-ce qui t'arrive ?! Qu'est-ce qui se passe ?!
- Je... c'est compliqué... viens... je veux juste que tu viennes...
Ne pouvant plus se contenir, le guitariste éclata en sanglot. Incapable de dire autre chose que « viens ».
- Die, calme-toi... je... J'arrive ! Je téléphone aux autres et j'arrive. Ne bouge pas ! Calme-toi j'arrive !!
Et il raccrocha.

Kaoru contemplait la fenêtre éclairée ce l'appartement de Kyo, partagé entre le désir de monter le voir et celui de rentrer chez lui. C'était devenu une sorte d'habitude, d'aller se promener sous les fenêtres du petit blond lorqu'il ne trouvait pas le sommeil. Mais jamais il ne frappait. Jamais il ne sonnait. Il restait juste là, à fixer une fenêtre parfois indiscernable dans le noir, parfois lumineuse. Et à continuer à attiser au fond de lui cet amour secret et inavouable. Il n'aimait pas les hommes, il aimait Kyo. Et Kyo était un homme, ou presque.
La sonnerie de son portable le sortit de sa rêverie. Toshiya. Que pouvait bien lui vouloir Toshiya à cet heure-ci ?! Passablement agacé, il décrocha :
- Ouais allô.
- Kaoru, je te réveille ?
- Nan, je me bal...
- Tant mieux, mais on s'en fout ! Ecoute, je crois qu'il s'est passé quelque chose de grave à l'appartement de Shinya !! Die est là-bas et quand je l'ai eu au téléphone il semblait détruit... Il a même pleuré, Kao ! Il a pleuré !! Il a dû arriver quelque chose à Shinya d'assez grave pour l'anéantir !! C'est super inquiétant, je...
- Tochi calme-toi, calme-toi... Va à l'appart' de Shin, je te rejoins dans peu de temps.
- Oui... je... je téléphone Kyo et j'y vais. A tout de suite !
Le bassiste coupa et Kaoru resta quelques minutes à fixer bêtement son portable, tandis que son imagination imprimait dans son cerveau tout un tas de scénario plus horribles les uns que les autres. Quand il se secoua enfin, et entreprit de se diriger dans sa voiture, la porte de l'immeuble, derrière lui, claqua et il s'immobilisa. Il savait qui était derrière lui.

Lorsque Kyo surgit comme une furie de son immeuble, prêt à bondir dans sa voiture pour voler au secours de ses amis, ce fut pour se retrouver nez à dos avec...
- Kaoru ?!
- K... Kyo ! Toshiya t'as... ?
- Euh... oui, mais qu'est-ce que tu fous devant mon immeuble ?
- Je... suis venu te chercher pour aller chez Shinya
- Tu peux pas avoir eu le temps de faire le trajet entre le moment où Tochi t'as appelé et celui où il m'a appelé... ?!
- Euh... si... euh... non, en fait.
Le guitariste baissa les yeux, plus que passablement embarrassé, et le coeur du chanteur s'emballa sans aucune raison apparente. Qu'est-ce que foutais son leader sous ses fenêtres à cette heure-ci du matin ?!
- En fait, je... j'arrivais pas à dormir, du coup je suis parti me balader et... et je me suis dit que si tu dormais pas, peu-être que je pourrai me taper l'incruste mais euh... Tochi a téléphoné et ...
L'excuse était foireuse. Mais comme les déductions que le blondinet en tirait étaient tout aussi foireuses, il décidé de l'accepter plutôt que de se causer encore des migraines à réfléchir sur les raisons de la présence de Kaoru.
- C'est pas tout, mais il est arrivé quelque chose chez Shinya, trancha finalement le brun autant pour les sortir de leur embarras respectif que pour les ramener à la raison initiale de leur présence ici à tous les deux.
- Euh ouais...Je... on prend ta voiture et on file ?
- Ouais, le temps presse, saute dans ma bagnole, on file
Sur ce, le guitariste ouvrit la porte conducteur, se jeta sur son siège et démarra le moteur, prêt à partir. Mais un drôle de bruit à côté de lui le força à retarder son départ sur les chapeaux de roues.
- Kao, si tu m'ouvres pas la porte, je risque pas de monter en voiture avec toi !
- Zut...
Il se pencha pour ouvrir la porte, oublieux de la panne de fermeture centralisé qu'il affrontait depuis quelques semaines. Kyo put enfin sauter en voiture, et le couple s'engagea à grande allure sur la route menant chez Shinya.

Fin du chapitre VII

Héhé ! Le chapitre est finiiiii !! j'en pleure çç... 2 mois et des poussières pour l'écrire... Entre-temps j'ai eu mon bac et j'ai eu 14/20 à mon épreuve de japonais... j'avais pas de raisons de m'en faire ! Bon, au moins maintenant je suis remotivée pour taper la suite ! Mais là, je vais aller me coucher, parce que la nuit des fanfickeuses, c'est bien, mais je suis naze, moi XD !! désolée pour ce retard extraordinaire. Promis, le prochain chapitre sera bien moins long à venir !
Merci à Amira qui m'a rappelée que j'avais une fanfic à chapitre en cours !
(06/08/07 ; 01:43)
Aya, complètement naze