Chapitre 7- La fierté du faucon
Ses oreilles se mirent à siffler. « La fille » s'écria-t-il, paniqué. D'habitude il n'était pas superstitieux mais de toute façon le mot « habitude » n'avait plus aucun sens depuis que la jeune femme était arrivée au manoir. Il se mit à courir et l'aperçut au loin. Elle marchait, l'air à la fois triste et songeur. Il accéléra encore et la vit se retourner vers le manoir. Au moment où elle commença à s'envoler, il l'attrapa par le pied et la tira vers lui. Elle fit mine de se débattre mais au bout de 10 secondes de lutte inutile elle se résigna et posa pied à terre.
« Quoi ? » lança-t-elle d'un ton acéré. « Pourquoi m'empêchez-vous de partir ? »
« Parce que j'ai encore des excuses à vous faire. »
C'était la première fois qu'il était sur le point de s'excuser, sa fierté l'en ayant toujours empêché. Mais là c'était différent, il ne pouvait pas la laisser partir, il fallait qu'elle reste avec lui, au moins le temps qu'il comprenne.
« Si ce n'est que ça je m'en vais » dit-elle en détournant le regard pour s'apprêter à décoller.
« Non ! » se surprit-il à hurler. Et voilà il ne pouvait plus reculer, sa fierté avait disparu d'un coup, presque d'elle-même.
« je me suis emporté tout à l'heure, je ne sais pas ce qui s'est passé, je suis tout à coup devenu odieux et arrogant, je me suis emporté comme jamais ça ne m'était arrivé et je te demande pardon. Je ne suis pas quelqu'un de mauvais mais tu as une influence étrange sur moi, quand tu t'es réveillée je suis devenu bizarre tout à coup et tout est devenu confus en moi. C'est pourquoi j'aimerais que tu restes avec moi, parce que c'est la première fois que ça m'arrive et que j'aimerais en savoir plus. »
Elle n'en revenait pas. Comment aurait-elle pu s'attendre à une telle déclaration ? C'était tellement passionné et ça semblait tellement sincère qu'elle ne put s'empêcher de rougir. Elle ne put s'empêcher de le prendre dans ses bras.
« Excuses acceptées » lança-t-elle, un grand sourire aux lèvres.
Il fut surpris de sa démarche, et était devenu écarlate dès qu'elle avait commencé à l'enlacer.
Il se sentait extrêmement bien dans ses bras mais d'un autre côté, il ne pouvait empêcher la température de son corps de grimper. Il était incroyablement gêné. Néanmoins il décida de supporter ça et il lui rendit son étreinte.
« Je suis extrêmement heureux de l'entendre, lolita. »
