Hello !
J'espère que tout va bien pour vous... :D
Bonne lecture, biisous !
Justine
Réponses aux reviews :
Premièrement, je vous remercie de suivre ma fic' avec attention, que vous soyez reviewvers ou pas ! Merci à Ignie pour la correction aussi !
Moi: J'en suis ravie! Merci pour ta review!
kiitsu: Alors le nombre de chapitre...Je ne peux pas encore te dire s'il y en aura autant qu'avec Antinéa. Par contre la seconde partie de l'histoire ne se déroulera pas à Poudlard. Anthony Goldstein, n'est pas un OC, c'est bien un personnage secondaire inventé par JK Rowling. Et pour un future histoire d'amour, hum...Les apparences peuvent être trompeuses, j'ai envie de dire. Mais ce ne sera pas un amour à la Néa/Cyprien. Merci pour ta review! bisous!
Grumpfy: Merci comme toujours, ouais mais cette découverte je veux attendre encore un peu :D Bisous bisous!
Chapitre 6
Le premier jour du mois de novembre fut assez mouvementé pour Louise. Tout avait commencé au petit-déjeuner lorsqu'on lui posa milles questions sur le troll. Elle se contentait d'éluder, de passer certains détails. Le cours de vol du vendredi se passa dans le froid ambiant et la brume.
-Bien, ce sera tout pour le moment, s'exclama le professeur Bibine à la fin de son cours. Nous reprendrons au second semestre, vous en serez informé en temps et en heure. En attendant, je vous souhaite une bonne fin de trimestre. Le cours est terminé !
-Au revoir, professeur ! dirent certains élèves.
Louise rangea son balai dans le casier prévu à cet effet tout en discutant avec ses amies.
-Et bah moi, s'exclama Mandy, je suis bien contente que ce soit finit, il fait déjà si froid !
-C'est vrai, dit Louise en frottant ses mains. Je vais remonter me changer avant le déjeuner, je vais mettre ma cape épaisse.
-Oh moi aussi, dit Padma. Je commence à regretter l'Inde. J'y vais plusieurs fois par an pour voir notre famille. J'ai hâte de passer noël là-bas.
-Tu as bien de la chance ! dit Lisa. Moi je vais en Autriche faire du ski.
-Qu'est-ce que du ski ? demanda Louise en haussant les sourcils.
Lisa eut un sourire.
-Tu ne connais pas ? C'est un sport moldu, un sport où tu glisses sur la neige avec des skis, deux fines planches de bois.
Louise essaya de s'imaginer un tel sport dans sa tête.
-Hum…je vois, et est-ce drôle ? demanda-t-elle en enfilant ses gants et en nouant son écharpe.
-Oh oui ! C'est tellement chouette de dévaler les pentes de neige, s'exclama Lisa.
Les filles sortirent sous le vent glacial de novembre et remontèrent avec peine vers le château. Louise n'aimait pas traverser le pont de bois par un tel temps. A chaque fois il lui semblait qu'il bougeait dangereusement. Arrivée au château, elle croisa les trois Gryffondor rencontrés le soir précédent. Elle leur jeta un coup d'œil et remarqua qu'ils la regardaient. Ils se trouvaient près du couloir menant à la cour intérieure.
-Euh…les filles avancez sans moi, je vous rejoins, dit-elle.
-Lou, la dernière fois que nous a dit ça, tu t'es retrouvée coincée dans les toilettes avec un troll, dit Mandy les mains sur les hanches.
-Oui mais là je vais juste parler avec des Gryffondor et je vous rejoins, promis ! Insista-t-elle.
-Bon bah à toute à l'heure Lou !
-A plus tard Louise !
Louise se dirigea doucement vers le groupe de Gryffondor. Ils étaient rassemblés autour d'un petit pot contenant une flamme.
-Bonjour, dit-elle doucement. Vous allez bien ?
Hermione lui sourit.
-Bonjour, Louise, dit-elle. Mieux qu'hier, et toi ?
-Çà-va, soupira Louise un peu mal-à-l'aise.
Elle allait parler mais Harry Potter prit les devant.
-Je…commença-t-elle.
-Il…dit-il avant de se taire. Euh…vas-y.
Louise hocha la tête.
-J'aimerais savoir ce qu'il s'est passé hier soir, dit Louise.
Les trois Gryffondor se regardèrent entre eux.
-Tu ne te souviens pas ? demanda Hermione.
Louise secoua la tête doucement.
-On devrait en parler dans un coin tranquille, dit-elle. Je ne voudrais pas que cela s'ébruite.
-Ok allons plus loin, dit Hermione en se dirigeant vers un couloir adjacent.
Louise marcha à leurs côtés et remarqua un livre que tenait Harry.
-Tu te renseigne pour ton premier match de demain? demanda Louise. Tu ne trouveras rien dans les livres, le quidditch c'est soit un don, soit de l'entrainement.
-Il le sait, dit Weasley. Harry a un don.
Louise haussa un sourcil l'air sceptique.
-C'est évident, sinon il ne ferait pas partie de votre équipe en tant que première année, dit-elle.
Ils avancèrent dans un couloir et se postèrent en rond. Louise croisa les bras.
-Allez-y, racontez-moi ce qu'il s'est passé, demanda Louise.
Hermione décida de se lancer. Elle trouvait Louise assez étrange, à la fois gentille mais un peu trop sérieuse pour être entièrement sincère. Elle avait du mal à cerner l'autre fillette.
-Tu t'es avancée devant le troll, selon les garçons tes yeux ont brillés d'une couleur rose et tu as ordonné au troll d'arrêter, expliqua-t-elle.
Louise écoutait avec attention, un silence palpable, son cœur accéléra.
-Et il m'a obéit ? murmura-t-elle d'une voix blanche.
Elle était horrifiée de ne pas se souvenir de cette phase.
-Tu ne te souviens vraiment pas ? demanda Harry.
-Non, dit -elle l'air apeuré. Mais ce n'est pas possible…je…enfin.
-Il doit y avoir une explication, dit Hermione. On devrait chercher à la bibliothèque.
Louise observa les deux garçons avoir une moue à l'idée de passer du temps enfermé à la bibliothèque.
-C'est une idée, répondit Louise.
-Chut ! Taisez-vous ! dit soudainement Weasley en fixant quelque chose derrière Louise.
Elle se tourna et blanchit à la vue de son père. Il traversait la cour et venait droit sur eux. Louise regarda sa jambe puisqu'il boitait encore plus qu'hier. Elle prit soin d'éviter son regard. Il se posta devant les quatre enfants.
-Qu'avez-vous là Potter ?
Louise tourna la tête vers Harry Potter qui montra le livre de quidditch au professeur.
-Il est interdit d'emporter les livres de la bibliothèque en dehors des murs du château, dit Severus froidement. Donnez-le-moi et j'enlève cinq points à Gryffondor.
Louise fronça les sourcils et essaya de dire quelque chose mais elle fut coupée par le regard glacial de son père qui fit demi-tour et s'éloigna.
-C'est une règle qu'il vient d'inventer, marmonna Potter. Je me demande ce qu'il s'est fait à la cheville…
-Peu importe, mais j'espère qu'il a mal, répondit Ron d'un ton amer.
Louise se retourna vers lui en fronçant les sourcils.
-Tu sais, c'est très mal d'encourager le malheur des autres, dit-elle froidement. Même s'il n'est pas toujours gentil, ce n'est pas une raison pour espérer qu'il souffre.
-On s'en fiche qu'il souffre…c'est Rogue, persista Ron.
Louise ne répondit pas, mais fit demi-tour et partit l'air en colère. Elle rentra dans son dortoir et termina ses devoirs pour le weekend puis passa l'après-midi en compagnie de ses camarades devant la cheminée de la salle commune. En fin d'après-midi, Louise descendit vers l'endroit où elle était sure de trouver son père à cette heure de la journée : la salle des professeurs. Elle frappa à la porte et l'ouvrit.
-Puis-je savoir ce que tu fais là, Louise ? S'éleva une voix froide.
Louise se dirigea vers le salon des professeurs où son père était assis. Elle l'embrassa et posa une de ses petites mains sur celle de son père.
-Je m'inquiétais beaucoup pour vous, père, dit-elle. Je vous ai vu boiter toute à l'heure.
-J'attends Rusard, dit-il froidement. Et d'ailleurs, puis-je savoir ce que tu complotais avec Potter et compagnie ?
Louise haussa les sourcils.
-Je ne complotais pas père, répondit-elle. Nous jouions.
-Tu jouais ? Vraiment ? demanda Severus doucereusement. Et à quoi, si je puis me permettre ?
-Eh bien, nous faisions des devinettes, répondit-elle avec un sourire.
Severus eut un rictus et le sourire de Louise s'effaça. Elle connaissait bien ce rictus qui signifiait que son père faisait tout sauf la croire.
-Et bien, tu pourras mettre cela en pratique, dit Severus. Tu devineras ta punition, dans ce cas. Me prends-tu réellement pour un cracmol ?
Louise fronça les sourcils.
-Vous me punissez simplement parce que j'ai parlé à des Gryffondor ? demanda-t-elle.
-Eh bien, je constate que Poudlard à une mauvaise influence sur toi : tu es devenue désobéissante, menteuse et insolente? Bravo, je te félicite, dit Severus glacialement.
Louise sentit son cœur se serrer à l'idée que son père pense cela d'elle.
-Oh non, père, je vous promets que ce n'est pas le cas, dit-elle. Je suis désolée…
La porte s'ouvrit à l'instant même où Severus allait répondre.
-Professeur Rogue, j'ai ce que vous…, commença le concierge en rentrant dans la salle.
Il s'interrompit et regarda Louise avec un air suspect.
-Ne craignez rien, Rusard, dit Severus sans la moindre émotion. Louise est ma fille.
-Oh…dit le concierge en posant les pansements et les baumes.
Louise se recula en regardant le concierge sans un mot. A dire vrai, elle en avait un peu peur. Cette dernière ne fit que s'accroître en voyant le concierge lui faire un sourire. Elle se retourna vers son père qui avait posé son pied sur une chaise et était en train de relever son pantalon.
-Louise, tourne-toi, s'il-te-plait, ordonna Severus.
Cette dernière s'exécuta automatiquement, sans avoir l'idée de protester.
-Quelle idée de garder cette bête dans ce château, n'est-ce-pas professeur ? dit Rusard.
-Ça ne devrait plus vous étonner Rusard, répliqua Severus en réprimant un soupir de douleur.
-Quelle bête, père ? demanda Louise curieusement.
-Çà ne te regarde pas, répondit Severus. Donnez-moi celui-là, Rusard. Sale bestiole ! Comment voulez-vous surveillez ses trois têtes à la fois.
Louise fronça les sourcils, la seule bête qu'elle connaissait à trois têtes était…
-Il y a un cerbère au château, père ? demanda-t-elle horrifiée.
-Silence, ordonna-t-il. POTTER !
Louise eut le temps de se retourner pour voir le Gryffondor ouvrir la porte un peu plus, l'air apeuré.
-Je voulais simplement vous demander si je pouvais reprendre mon livre, balbutia-t-il.
Louise croisa le regard du jeune Gryffondor, les yeux écarquillés. Il ne pouvait pas ne pas l'avoir entendu appeler Severus, père.
-SORTEZ ! Sortez immédiatement !
Louise se tourna vers son père l'air effaré.
-Père il est au courant ! S'exclama-t-elle.
Severus se tourna brusquement vers la porte mais l'enfant était parti. Louise se mit à courir à la suite du garçon.
-Louise ! s'exclama son père avec un temps de retard.
Louise courut aussi vite qu'elle le put et passa par la tapisserie secrète. Elle rattrapa Potter assez rapidement, juste avant qu'il monte au septième étage.
-Attends ! dit-elle en le tirant par le bras.
-Tu es sa fille ? demanda-t-il l'air aberré.
-Oui…et alors ? dit Louise froidement. Je t'interdis d'en parler, tu as compris ?
-Pourquoi l'avoir caché ? demanda Potter suspicieusement.
Louise haussa les sourcils, l'air étonné.
-C'est mon père qui le voulait, dit-elle.
-En même temps…Je te plains sincèrement, fit remarquer Potter.
-Il n'y a pas de raisons, répliqua Louise froidement. Et sache-le, je déteste qu'on parle mal de lui, tu as compris ?
-Je ne dirais rien, répondit Potter calmement.
Louise s'en étonna.
-Je pensais que…tu courais pour le dire à tous les autres, dit Louise.
Le garçon rougit légèrement.
-Non, en fait…J'avais un peu peur de Rogue, répondit-il.
-Ah, dit Louise. Je dois partir, je compte sur toi Potter. Si tu dis quelque chose, tu auras à faire à moi. Bonne soirée.
Elle tourna les talons sans demander son reste et retourna à son dortoir. Le lendemain, toute l'école se réveilla sous un ciel clair et sous une température plutôt fraiche. Dans la grande salle, les conversations avaient un ton joyeux et animé. Tout le monde parlait de quidditch, et d'Harry Potter.
-Il est tellement frêle, disait Ernie. Je ne pense pas qu'il tiendra longtemps.
-Mais s'il a été recruté dans l'équipe de Gryffondor, il doit avoir un minimum de talent, répondit Michael Corner.
Louise était en train de beurrer ses toasts quand elle sentit un regard derrière son dos. Elle se tourna et regarda Weasley et Granger en train de la regarder avec de chuchoter ensemble.
-J'espère que Gryffondor va gagner, dit Padma. Les Serpentard feront moins les malins comme ça.
-Je suis d'accord avec toi, répondit Louise en souriant.
Si Gryffondor gagnait, çà lui éviterait d'entendre parler de la victoire des Serpentard à Noël. Son cousin perdrait peut-être son attitude insupportable. Louise et Mandy allèrent travailler à la bibliothèque en attendant le match. À onze heures, elles rejoignirent la totalité de l'école se rendant vers le terrain de quidditch. Les deux demoiselles montèrent dans la tribune de Serdaigle et prirent place à côté d'Anthony qui gardait les places.
-J'aime tellement le quidditch, dit Louise en regardant le stade.
-Tu y joue ? demanda Anthony.
-De temps en temps, l'été avec mon cousin, répondit-elle. J'aimerais bien passer le recrutement l'année prochaine.
-Ça serait chouette, répondit-il. Moi aussi.
-Oh ! Comme ce serait chouette si on était pris tous les deux, dit Louise. On s'amuserait bien.
-Je trouve aussi.
L'attention de louise fut attirée par le centre du terrain où les joueurs se plaçaient. Pendant ce temps les autres premières années étaient arrivés.
-Ouf, j'ai cru qu'on allait arriver trop tard ! s'exclama Michael essoufflé.
Le coup de sifflet retentit et le match commença fort.
-Angelina Johnson, de l'équipe de Gryffondor, s'empare du Souafle, dit le commentateur. Cette fille est décidément un excellent poursuiveur, et en plus, elle est plutôt jolie.
-Jordan !
-Excusez-moi, professeur.
Louise rigola, Lee Jordan était assis à côté du professeur McGonagall. Elle le réprimandait à chaque fois qu'il déviait le sujet, c'est-à-dire plus que souvent.
-Angelina passe à Alicia Spinnet, qui jouait l'année dernière comme suppléante. Nouvelle passe…et Flint intercepte le Souafle et vole tel un aigle vers les but de Gryffondor. Et il ne marque pas, merci à Dubois pour cette belle interception. Gryffondor reprend la tête avec Katie Bell qui évite un cognard de justesse. Et non ! Un cognard en pleine tête, lancé par Flint, ça a dû faire mal ! Adrian Pucey a repris le Souafle et vole vers les buts…Oh ! Un cognard, venant de Fred ou Georges Weasley le dévie !
-L'équipe de Serpentard triche, fit Louise. J'espère que la pauvre joueuse, Katie je crois…J'espère qu'elle va bien.
-Madame Pomfresh est là pour ça, répondit Mandy.
-Ouais mais ça n'excuse pas leur comportement, dit Louise. En les côtoyant, je commence à comprendre les réactions des gens envers leur maison.
-…Le gardien de but plonge et oui ! Gryffondor marque !
Un rugissement de joie surgit des tribunes rouges et dorées. Louise applaudit bien fort et fut ravie de voir la tête déconfite de son cousin un peu plus loin dans les tribunes vertes. Louise s'attarda sur Potter. Il ne faisait que survoler le haut du terrain. Ce n'était pas comme ça qu'il allait attraper le vif doré. Il était en tout cas la cible des batteurs de Serpentard qui ne cessait de lui envoyer des cognards.
-Et Serpentard reprend le Souafle. Pucey évite deux cognards, des frères Weasley et Belle en profite pour foncer vers les buts…attendez ! Est-ce le vif d'or ?
Louise se releva dans l'espoir de voir la petite balle dorée et entendit les murmures de la foule. Tout le monde cherchait le vif des yeux. Mandy, elle était penchée sur la balustrade.
-Tout en bas ! dit-elle. Regardez Higgs l'a vu !
L'attrapeur fonçait vers le sol et c'est alors que Louise vit Potter plonger à son tour. Il allait si vite et volait si bien, que ça ne pouvait être que du talent.
-Potter se débrouille bien, constata-t-elle alors qu'il avait dépassé Higgs. Mais ! C'est de la triche !
Flint venait d'attraper le balais de Potter pour le ralentir, tout le monde poussait des cris d'indignations. Madame bibine siffla un coup franc en faveur de Gryffondor. Le vif d'or, lui, avait réussis à fuir. Le commentateur n'arrivait plus à rester neutre.
-Donc, après cette scandaleuse tricherie…
-Jordan ! s'exclama le professeur McGonagall.
-Je voulais dire après cette faute révoltante…
Le professeur se pencha et essaya de lui prendre son micro.
-Je vous préviens Jordan !
-Ok…ok. Flint a failli tuer l'attrapeur de l'équipe Gryffondor, ce qui aurait pu arriver à n'importe qui. Nous assistons donc au pénalty tiré par Spinnet ! Et Gryffondor garde le Souafle.
Louise observait le match avec attention quand Anthony s'exclama :
-Regardez Potter, son balai ne se contrôle plus !
Louise leva les yeux et les écarquilla. Son balai zigzaguait dans tous les sens sans contrôle.
-Serpentard reprend le Souafle…continuait le commentateur…Oh non ! Serpentard Marque !
Cette fois le rugissement vint de la droite des Serdaigle. Louise n'arrivait pas à détacher le balai de Potter du regard.
-Il va se tuer, murmura-t-elle avant de pousser un cri de peur en le voyant tomber de son balais qui continuait à gigoter.
Les Weasley volèrent vers lui, mais le balai s'en éloigna, secouant Potter comme un prunier. Pour les Serpentard, cependant, le match coulait de son cours. Flint avait marqué cinq but, passés totalement inaperçus. Soudainement, le balai retrouva sa stabilité et Potter remonta dessus sous les applaudissements des spectateurs. Alors qu'il semblait stable, Louise le suivit des yeux lors de sa descente en piqué. Il allait faire une feinte de Wronsky ! Il toucha le sol, l'air d'avoir une nausée. Et il hurla :
-J'ai attrapé le vif d'or !
Les trois maisons poussèrent des exclamations de joies totales et des applaudissements.
-Bravo ! s'exclama Louise. Ah, quel match !
-Tu l'as dit, dit Ernie. Mine de rien, il se débrouille bien Potter.
Louise eut un sourire moqueur et se détourna de lui pour regagner sa salle commune avec ses amies.
La semaine suivante fut assez tranquille même si Louise remarqua les regards en biais venant des amis de Potter. Elle ne savait pas pourquoi mais elle était sûre que Potter avait vendu la mèche. Cependant, elle se garda de toute remarque. Ce n'est qu'à la fin du mois qu'elle se décida à en parler quand Ron Weasley eut un reniflement méprisant quand elle passa à côté de lui.
-Je peux savoir quel est ton souci avec moi ?demanda-t-elle en se retournant brusquement.
-Y'en a pas, sauf si tu caches quelque chose, répondit-il.
-Eh bien, j'en déduis que Potter a vendu la mèche, constata-t-elle. Alors c'est ça ? Tu me méprise parce que tu déteste mon père ? Quelle mentalité !
-Ton père est abominable, personne ne l'aime, répliqua-t-il.
-Justement, il est ce qu'il est, et je suis moi, répondit Louise.
Hermione et Potter arrivèrent ce moment-là. Louise fronça les sourcils.
-Merci, Potter, dit-elle froidement. Je sais maintenant que ta confiance ne vaut rien.
Elle le vit se tourner vers Weasley avec un air de reproche.
-Ecoute…dit-il.
-Non, je ne t'écoute pas, dit Louise. Je ne veux plus vous parler, ni même vous voir.
Elle se retint de justesse de fondre en larme, et courut en direction des cachots. Elle entra brusquement dans le bureau de son père qui n'était pas seul. Il se releva d'un geste en fronçant les sourcils. Heureusement la personne présente n'était que Drago. Louise commença à sangloter bruyamment en courant vers son père.
-Mais en fin, que t'arrive-t-il ? demanda-t-il assez surpris. Tu es tombée ? Tu t'es fait mal ?
-Je faisais confiance, sanglota-t-elle de plus en plus fort.
-De quoi parles-tu ? demanda Severus. Arrête de pleurer, Louise !
Ceci n'eut pour effet de la faire sangloter plus fort encore.
-Drago es-tu au courant de quelque chose ? interrogea Severus.
Ce dernier fit un geste négatif de la tête, s'exaspérant des réactions exagérée de sa cousine. Et dire qu'elle allait chez lui pour une partie des vacances. Severus venait de lui annoncer. Il allait encore devoir supporter son père et sa sérénade de compliments envers sa cousine.
-Louise, cesse de sangloter comme une petite fille s'il-te-plaît, demanda Severus.
-J'ai onze ans, sanglota-t-elle. Je suis encore une petite fille ! houuuu…
-Ça ne sert à rien de pleurer, intervint Drago. Dis-nous simplement qui t'a ennuyé.
-Weasley ! dit-elle en poussant un gémissement. À cause de Potter !
Drago fronça les sourcils. Elle n'avait aucune raison de les côtoyer, même chose en sens inverse.
-Que faisais-tu avec eux ? Ne put s'empêcher de demander Drago.
-Il s'est moqué de moi, dit-elle en étouffant un sanglot. Parce que Potter lui a dit que vous étiez mon père !
Elle recommença à pleurer et Severus lui tapota maladroitement le dos.
-Je vois, dit-il. Je comprends que le fait qu'ils soient au courant te rende triste, mais…
-Ce n'est pas çà, répondit-t-elle d'une petite voix. Pourquoi Potter a-t-il trahi ma confiance ? Je croyais que quand on accorde sa confiance à quelqu'un, cette personne ne la trahit pas.
Severus soupira.
-Eh bien, cela arrive quand on donne sa confiance à la mauvaise personne, dit Severus.
Louise se fustigea mentalement. Elle avait été idiote de croire que personne ne pouvait briser une promesse.
-Je suis idiote, murmura-t-elle avant de rougir de colère. Je suis une idiote !
-Non, tu n'es pas idiote, loin de là, répondit calmement Severus. Tu étais naïve, et tu ne le seras plus. Parce que dorénavant, tu sauras que tu ne dois pas faire confiance à tout le monde.
-Ça c'est sûr, dit-elle froidement en croisant les bras. C'est fini maintenant…
-A ce propos, dit Severus. Je voulais te voir aujourd'hui, à propos des vacances…
-On retourne à la maison ? demanda-t-elle ravie d'un coup.
-Ne me coupe pas la parole, dit-il sévèrement. Eh bien, tu vas passer quelques jours chez Drago et nous passerons Noël ensemble.
-Et vous qu'allez-vous faire ? demanda-t-elle.
-Je dois rester au château au cas où des élèves de Serpentard y resterait, expliqua Severus. Mais nous passerons le jour de noël et le jour de l'an ensemble.
-Très bien, dit-elle l'air boudeur. Mais j'aurais aimé passer les vacances avec vous quand même. En plus…
-Ne commence pas, l'avertit Severus en sachant très bien ce qu'elle aller dire.
-Mais enfin, vous savez que je ne le supporte pas en temps normal, dit-elle en montrant son cousin du doigt. Alors pourquoi je dois passer deux semaines chez lui.
-Louise…
-Ah mais c'est le comble, répliqua Drago. Tu crois que moi je veux de toi chez moi pendant deux semaines ? Tu te trompes ! C'est autant une punition pour moi.
-Silence…
-Je te signale que de nous deux, c'est toi le plus insupportable, s'exclama Louise les mains sur les hanches. Et Père, regardez-donc comme je vole bien, et observez à quel point je me pavane.
-Ah mais tu n'es pas mieux, répondit Drago agacé. Mon oncle ! Drago m'a mal parlé, il a voulu me pousser dans les escaliers, ma tante c'est affreux ! Il a déchiré ma robe.
-Allez-vous vous taire à la fin ! cria Severus froidement.
Les deux enfants sursautèrent et s'assirent devant le bureau sans rien dire. Severus se releva froidement et croisa les bras derrière son bureau.
-Je ne veux plus entendre un mot, ordonna-t-il froidement. Pensez-vous que je n'ai rien d'autre à faire que d'écouter les plaintes de deux enfants gâtés ?
Louise et Drago se regardèrent en même temps l'air accusateur.
-Je clos la discussion, continua Severus. Je ne veux plus en entendre parler, vous allez vous adapter à ce que nous avons décidé. Maintenant, retournez dans vos salles communes.
Louise se mordilla lèvre inférieure et réfléchit un instant. Elle n'avait aucune envie de remonter à sa tour toute seule. Mais si elle demander à son père de la raccompagner, Drago en profiterait pour se moquer d'elle. Elle salua son père et sortit dans le couloir avec Drago. Elle attendit que son père ait fermé la porte pour s'exclamer :
-Franchement, je ne sais pas comment tu fais, Drago.
Son cousin se retourna l'air suspicieux.
-Comment je fais quoi ? demanda-t-il.
-Pour vivre dans cet endroit, dit Louise. Les cachots sont tellement affreux.
-Tu penses peut-être que la tour de Serdaigle est mieux ? répliqua Drago piqué au vif.
-Bien évidemment, répondit Louise. Elle est mieux mais encore, elle est bien plus classe.
Elle observa le rouge commencer à apparaître sur les joues de son cousin avec satisfaction. Drago croisa les bras.
-Très bien, nous y allons, décida-t-il en allant vers les escaliers.
Il s'arrêta un instant et se retourna l'air hautain.
-Eh bien, suis-moi, dit-il impatiemment. On va voir si c'est si bien que tu le prétends.
Louise sourit intérieurement. Elle se mit en marche à côté de son cousin, les bras dans le dos. Dans le hall, ils tombèrent nez à nez avec les deux grands garçons de Serpentard avec qui elle avait eu des problèmes. En les apercevant, elle se rapprocha de Drago et lui serra la main. Drago se raidit et la regarda s'apprêtant à lui sortir une réplique cinglante mais il n'eut pas le temps.
-Regardez donc qui voilà, dit le premier.
-La petite fouineuse de la dernière fois, nos cachots te plaisent tant ?
Louise serra plus fort la main de son cousin. Elle savait très bien qu'elle serait incapable de se battre contre eux.
-On t'avait pourtant prévenu de ne plus mettre un pied ici.
-Et alors, dit-elle d'une voix incertaine. Vous n'en avez pas eu assez la dernière fois ?
-Heureusement que le professeur Rogue est arrivé à temps pour te sauver la mise.
Louise fronça les sourcils.
-Et je peux savoir en quel honneur vous parlez de cette façon à ma cousine ? demanda Drago pompeusement.
Louise regarda les deux garçons perdre leurs sourires
-Ta cousine, Malefoy ? demanda-t-il. Je ne savais pas…
-Et bien, tu le sais maintenant, répliqua Drago. Louise est ma cousine, et par ce fait vous ne lui parlerai plus et vous ne l'ennuierai plus. Sinon, il se pourrait bien que mon père organise quelques inspections surprises au ministère.
-Euh…ah oui…
-Viens Louise, nous montons, dit Drago l'air hautain.
Louise haussa les sourcils mais le suivit sans un mot. Dès qu'ils furent assez loin, Louise lui glissa à l'oreille.
-Eh bien, eh bien, quelle belle imitation de ton père.
-Ne me remercie surtout pas, répliqua Drago.
-Merci, Drago, dit-elle sincèrement. Tu es mon cousin préféré.
Drago eut un sourire satisfait avant de perdre son sourire. Louise continuait à avancer les bras dans le dos.
-Attends une minute, dit-il en la rattrapant. Je suis ton seul cousin.
-Oui, je suis au courant, merci, répondit-elle. Tu viens ?
Arrivés au bas de la tour de Serdaigle, Drago regarda autour de lui l'air dédaigneux.
-Eh bien, ce n'est pas si exceptionnel que çà.
Louise eut un sourire moqueur.
-En fait, je m'en fiche, dit-elle. Je ne voulais simplement pas rentrer toute seule jusqu'ici. Merci de m'avoir raccompagnée.
Drago la fixa le regard froid.
-Tu me le payeras à noël, foi de Salazar ! dit-il en repartant.
Louise monta l'escalier en colimaçon menant à la tour. Elle frappa à la porte et la voix du heurtoir se fit entendre :
- Je suis présent au milieu de l'année, et au début de la nuit. Mais on me trouve aussi dans la journée.
Louise soupira et se répéta l'énigme dans la tête.
-C'est la lettre N, dit une voix derrière Louise.
-Tout à fait, répondit le heurtoir avant d'ouvrir la porte.
Louise se tourna vers Roger Davis qui avait presque crié la réponse.
-bonjour Louise, çà-roule ? demanda-t-il en posant une main sur l'épaule de la fillette.
Louise ne put s'empêcher de rougir et balbutia :
-Oui, çà-va, répondit-elle. Je…J'ai encore beaucoup de devoirs.
Elle se maudit et fonça droit vers sa chambre. Elle entra brusquement et referma la porte en soufflant.
-La grande faucheuse te poursuit ? demanda Mandy sans lever le nez de son devoir.
-Non, j'ai seulement rencontré Roger, répondit-elle sans le vouloir. Euh enfin…
Mandy rigola et se releva.
-Donc, tu en pince pour le grand et beau joueur de quidditch Roger Davis ?
-J'en pince ? demanda Louise confuse en s'asseyant sur son lit. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Mandy fut déconcertée un instant.
-Et bien quand on dit tu en pince pour quelqu'un ça veut dire que tu es amoureuse…
Les joues de la fillette prirent une teinte rougeâtre. Elle se gratta les poignets.
-Amoureuse ? non, non enfin, dit-elle. Ne dis donc pas de bêtises.
-Oh vraiment ? répéta Mandy en s'asseyant à côté d'elle. Alors pourquoi tu as l'air nerveuse, et pourquoi tu rougis ?
-Oh ça suffit, dit Louise l'air gênée. Ne dis pas çà…
-Mais Louise, c'est normal, il n'y a rien de mal à être amoureuse, insista Mandy.
Louise attrapa son oreiller et le serra contre elle l'air boudeur.
-Mon père ne le permettrait pas, Mandy, répondit-elle. Et…
-Mais Lou, tu n'es plus un bébé, hein ! dit Mandy. Tu t'en fiche de ce qu'il dit.
Louise eut une moue triste.
-J'ai parfois l'impression d'avoir une guerre de retard sur tout le monde, avoua-t-elle.
-Quoi ? Si tu dis ça parce que tu ne connaissais ma mon expression, c'est ridicule.
-Il n'y a pas que çà, dit Louise. Peux-tu me promettre de ne rien dire ?
Mandy regarda son amie dans les yeux.
-Lou, tu es mon amie, dit-elle. On est toutes coincée ensemble pendant sept ans encore. Il va bien falloir qu'on se fasse confiance.
-Alors je me dois d'être honnête, dit Louise en regardant le sol. Sinon, on ne sera pas de vraies amies.
-Tu m'inquiète, là, dit Mandy. Dis-moi ce qui te tracasse.
-Mon nom de famille n'est pas Prince, dit Louise d'une petite voix. C'est le nom de famille de ma maman.
-C'est çà ? Mais…
-Si j'ai pris ce nom, c'est parce que je ne pouvais pas dévoiler le mien ici, dit Louise. C'est en rapport avec mon père…Il n'est pas chercheur comme je l'ai dit.
Mandy hocha la tête pour lui signifier de continuer.
-En réalité, dit Louise en déglutissant. Il est professeur. Dans cette école.
Mandy écarquilla les yeux et fit le tri dans son esprit. Si ce n'était pas lui, que ça ne pouvait pas être lui, alors c'était.
-Pas possible, dit Mandy d'une voix blanche. Ton…enfin…C'est le professeur…Rogue ? Ton nom de famille c'est Rogue ? Alors là ! Si je m'attendais ! nom d'une citrouille !
-Par pitié ne m'en veut pas, demanda Louise l'air suppliant.
-T'en vouloir ? Mais enfin, j'aurais fait pareil si j'étais sa fille, répondit Mandy.
Louise fronça les sourcils.
-Je n'ai pas honte de mon père, dit-elle froidement. C'était son idée à lui, pas la mienne. Tu m'entends ? Je m'en fiche de ce qu'on pense de lui.
Mandy posa une main sur sa bouche se rendant compte de sa maladresse.
-Oh non, Louise. Excuse-moi, ce n'est pas ce que je voulais dire.
-Pourtant tu l'as dit…
-Oui, mais…
La porte s'ouvrit sur les deux autres filles.
-Qu'est-ce que vous faites ?
-Rien, répondit précipitamment Louise.
-Mais enfin, on peut leur dire, dit Mandy. Elles ne vont débouler dans la salle commune pour le hurler.
-De quoi ? demanda Padma.
-Il y a un problème ? demanda Lisa.
-Il n'y a rien, dit Louise en regardant Mandy.
-Louise, fais-nous confiance, dit Mandy.
-J'ai déjà accordé ma confiance à une personne de cette école, et elle s'est empressée de la trahir ! Je ne veux pas recommencer.
Lisa s'approcha l'air inquiet.
-Mais nous sommes tes amies, dit-elle. Tu peux tout nous dire, nous ne te jugerons pas.
-J'ai dit non, répéta Louise.
Mandy se posta devant elle.
-Très bien, décida-t-elle. Moi je vais vous le dire, tu es ridicule de t'en faire pour çà Lou… La père de Louise c'est le professeur Rogue, voilà.
Louise n'en revenait pas du culot de son amie. Les deux filles se tournèrent vers elle.
-Ah bon ? demanda Lisa. Enfin, tu aurais pu nous le dire.
-Ça ne vous fait pas rire ? Vous ne m'en voulez pas ? demanda-t-elle.
-Lou, y'a des choses plus grave que toi en train de nous cacher qui est ton père, dit Mandy.
Louise posa ses mains sur son visage. Après cette journée éprouvante, riche en émotion, elle n'en pouvait plus.
-Oh, Louise, dit Padma en lui faisant un câlin. On s'en fiche de qui est ton père, nous sommes tes amies pour toi, et uniquement pour toi.
-Ceci dit, on t'aimerait encore plus si ton père faisait un geste pour nos devoirs, enfin, tu vois ? dit Mandy l'air de rien.
-Mandy, soupira Lisa.
-Mais pourquoi ne pas avoir dit directement que c'était ton père ? demanda Padma
-C'est évident, dit Lisa doucement un air entendu.
-Non, dit Louise. Ce n'est pas ce que vous croyez. Moi je ne voulais pas avoir un nom d'emprunt, je voulais garder mon vrai nom. Mais mon père a insisté, il a dit que ça aurait été plus facile.
-Tu ne savais pas comment il était ici ? demanda Mandy.
-Bah non, j'étais loin du compte, dit-elle. Vous savez, avant Poudlard je n'étais jamais allée ailleurs que chez mon cousin.
Les filles se regardèrent entre elle.
-Tu n'as pas été à l'école ?
Louise eut un sourire triste.
-Je ne suis jamais sortie de chez moi, dit-elle. Ma maison est assez grande, et je prenais des cours avec un professeur. Pour tout vous dire, avant la rentrée je n'avais jamais côtoyé autant de monde. Vivre comme çà en société, c'est tout nouveau. Voilà pourquoi il y a plein de choses que je ne connais pas.
-Tu m'épate Lou, dit Mandy. C'est quand même incroyable. C'est un peu comme si ton père n'avait pas voulu que l'on te connaisse, comme s'il avait voulu que ton existence reste cachée. Comme dans les romans.
-C'est vrai que c'est assez étrange, dit Lisa.
-Mais c'est ridicule, dit Louise. Il a simplement voulu me protéger.
-Mais tu n'es jamais allée faire de ballade, ou faire des courses, ou tu n'as même jamais rencontré d'autres sorciers à part ta famille et tes professeurs. Reconnais que c'est étrange.
Louise hocha la tête en fronçant les sourcils. Ses amies ne savaient pas à quel point, elles avaient touché un point sensible. Elle n'était pas idiote. Longtemps, elle s'était demandé pourquoi elle ne sortait jamais et pourquoi elle devait restée confinée au manoir.
-Bah oui, répondit-elle. Mais que voulez-vous, c'est comme ça. Cependant, j'aimerai bien que notre conversation ne quitte pas notre chambre, s'il-vous-plait.
Les filles hochèrent la tête et retournèrent à leurs affaires. Louise soupira et s'allongea dans son lit, soulagée. Elle avait, enfin, un poids de moins sur le cœur.
Les semaines suivantes se déroulèrent sans contraintes. Les cours se compliquaient au fur et à mesure et les devoirs augmentaient. Un peu avant le début des vacances, Elle surprit une conversation entre son cousin et Weasley. Elle se contenta d'avoir un sourire moqueur.
-… gagné un peu d'argent de poche, Weasley ? Tu vises la place de garde-chasse quand tu sortiras de Poudlard ? C'est vrai que pour toi, la cabane d'Hagrid doit avoir l'air d'un palace.
Le dit Weasley se jeta sur Drago, et apothéose, son père passa par-là au même moment.
-WEASLEY !
-Il a été provoqué, professeur, intervint Hagrid. Malefoy a insulté sa famille.
-Si vous aviez vu avec quelle violence, Weasley s'est jeté sur Drago, professeur, dit Louise avec un sourire méprisant pour le rouquin.
Elle croisa le regard furieux de Potter et celui embêté d'Hermione.
-Merci pour votre intervention, Miss prince. Et Hagrid, il est interdit de se battre. J'enlève 5 points à Gryffondor, et estimez-vous heureux que ce ne soit pas plus. Filez, maintenant !
Louise se dirigea vers la grande salle.
-Louise ! demanda une voix connue.
Elle se tourna et vit Hermione Granger se diriger vers elle.
-Tu sais Harry ne voulait pas…Il ne l'a pas fait exprès.
-Vraiment ? D'ailleurs je suis surprise de constater que toute l'école ne soit pas encore au courant.
-On ne dira rien, tu sais…
-Ce n'est plus mon problème, je pensais que nous aurions pu être des amis, sincèrement. Mais je ne veux pas d'amis qui m'ont fait un coup pareil.
Louise passa devant elle sans un mot et prit place à table de sorte à tourner le dos à la table des Gryffondor. Elle mangeait quand elle entendit un autre bout de conversation.
-On veut simplement savoir qui est Nicolas Flamel…
-Ecoutez, je vous ai déjà dit que ce que garde le chien n'est pas votre affaire…Laissez tomber.
Louise fit semblant de rien en se levant et alla dans sa salle commune. Elle prit place dans une alcôve vitrée pour penser tranquillement. Il se passait des choses étranges dans cette école. Entre un troll dans les toilettes, un cerbère qui attaque son père et les Gryffondor qui font des recherches sur Nicolas Flamel… Elle était certaine que tout avait un lien, et elle voulait savoir lequel. Elle fouillerait dans les livres de son oncle pendant les vacances qui arriveraient à grand pas.
Et voilà, une petite review?
Attention : Publication vendredi prochain, et ce sera publication tous les vendredis !
Bonne fin de semaine et à vendredi prochain !
bisous
