Je t'attendrai
Écrite par LenjaKa et traduite par Didine22
Petite note : Tous les dialogues en italique ainsi qu'entre les *, sont les pensées des personnages. J'ai également mis les dialogues normaux en gras pour les différencier des actions des personnages.
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Me revoilà de retour pour la suite des aventures de Lenja et du jeune Ári. Sa a pris du temps pour que je trouve enfin le temps de taper la suite.
Je me suis, en revanche, bien avancée dans la traduction. ^^
J'espère comme toujours, que cette histoire vous plaît. Je vous dis à très vite pour la suite. ^^)
Merci encore pour tous les nouveaux followers et entrer en favos.
Chapitre 5 : Temps difficiles
Avec la mort de sa Mère, non seulement commençait la vie du petit frère de Lenja, mais également un nouvel acte pour la fillette elle- même. Naturellement, c'était une rude épreuve pour tous. Personne ne pouvait remplacer Láfa.
*Et personne ne devrait seulement y penser, même dans l'esprit*, conclu Lenja. Aussi bien qu'elle pouvait, elle voulait être au petit Ári, un pilier et en tant que sœur, prendre le rôle de mère. Le rôle qui avait été refusé à Láfa.
Elle l'avait promis à sa Mère, sur son lit de mort. Et une promesse ne devait pas se briser, en particulier chez les Nains. Malheureusement, le devoir que la fille avait juré d'accomplir, allait lui consumer bien plus que ses forces et très peu s'en doutait. Pour être précis, il s'agissait de Balin et Dwalin qui s'inquiétaient pour leur nièce et leur petit neveu.
Asgrímur, quant à lui, se noya dans son chagrin. Un chagrin sur la mort de sa femme, un chagrin sur l'absence de Mère pour ses deux enfants avant de s'apitoya sur lui- même, en dernier. Il était insatisfait avec cette situation, de lui- même, ainsi que de tout et des autres, qui l'entourait. De la part de Lenja, il attendait plus qu'une petite fille de 10 ans, pouvait faire. Même elle, un garçon manqué intrépide comment elle l'était, n'arrivait seulement, au début, de remplir convenablement les tâches de son Père.
Ári se faisait certes allaiter par une autre Naine, toutefois s'était à Lenja d'entourer de soin et de s'occuper de son petit frère, le reste de la journée. Elle n'avait pas beaucoup de connaissance du sujet des bébés et les cris de l'enfant passaient à chaque fois, à travers la moelle et les jambes. Elle essayait tout pour calmer le petit. Elle lui donnait un biberon, vérifiait sa couche, marchait avec lui dans ses bras une centaine de Km de va- et- vient dans la maison mais cela ne fonctionnait pas à chaque fois. Parfois, Lenja avait de la chance et son frère s'apaisait rapidement. Assez souvent néanmoins, s'endormit Ári profondément seulement quand le soleil était prêt à se lever.
« Enfin. Petit casse- pied, tu t'es à nouveau pris beaucoup de temps, d'embêter ta grande sœur, hein ? », pensa la fillette, lorsque son frère trouvait la tranquillité et de lui octroyait un peu de sommeil.
Malheureusement, il manquait à Lenja le temps de s'occuper des autres tâches ménagères, dont son Père attendait d'elle. Nettoyer, cuisiner, laver et s'occuper du Petit. Elle ne savait pas, comment sa Mère réussissait toutes ses tâches. Bien sûr, Láfa avait bien plus de temps de s'habituer à son rôle. Mais Lenja ne savait déjà plus, peu de temps après, comment elle devait s'y prendre.
Sur les questionnements de ces Oncles, elle réagissait toujours trop fièrement et refusait, têtue comme elle est, l'aide que les deux rigolos lui proposaient. Personne ne devait la croire faible. Pas maintenant. Même si elle- même était encore une enfant personne ne devait penser, qu'elle ne pourrait accomplir ses tâches.
Mais au bout d'un mois, la force de Lenja fut épuisée. Elle oubliait sans cesse des tâches ménagères. Elle était trop occupée avec son frère. De temps à autre elle roupillait durant la journée pendant son travail et fut tirée brusquement de son sommeil par les hurlements d'Ári.
Lenja remarqua elle- même, que cela ne pouvait plus continuer ainsi. Son Père lui en demandait trop. Seulement, comment devait- elle le faire comprendre à cet Homme, qu'elle en souffrait ? Cet Homme, qui avait la mort de sa Mère sur la conscience ? Lui, qui harcelait Láfa, la mettant sous pression et maintenant en guise de quittance pour son acte, il a pris la Mère de ses enfants ? Pour Lenja, il était clair, qu'Ásgrímur était responsable de la mort de leur bien- aimée Mère. Elle commençait, depuis cette nuit de souffrance, à le haïr et cette incontrôlable émotion flambait toujours plus dans son âme.
Son Père ne se préoccupait, ni d'elle ou de son Frère. Il ne s'occupait plus que de lui- même. Durant la journée, il n'était pas à la maison, puisqu'il était en route, au service du Roi. Et après un travail accompli, il rentrait souvent tard dans la nuit. Où il était allé, Lenja ne le savait pas.
Au début, elle avait pensé de lui e toucher deux mots. Mais comment lancer une discussion, lorsque votre destinataire ne lui parle pas ? Ásgrímur n'avait jamais été enclin à une causette, mais il ne parlait pas plus de trois mots avec sa fille depuis la mort de Láfa.
Ainsi Lenja laissa l'interrogatoire et espérait, qu'avec le temps ça s'améliorerait et qu'il s'occupait au moins d'Ári. Malheureusement, rien ne se passait.
Après une énième nuit sans sommeil, Lenja ne tenait plus. Elle souleva Ári de son berceau et le noua dans un tissu pour le porter devant son ventre.
Il était encore très tôt au matin. Le soleil commençait à se lever derrière la Montagne Solitaire. L'air était frais. Lenja pouvait voir son souffle lorsqu'elle se dirigeait, grâce à un chemin extérieur bordé de mur, chez Dwalin et Balin. Elle devait trouver de l'aide. Ári et elle, tous deux, avaient besoin à présent de leurs Oncles.
Arrivée à destination, Lenja toqua à la lourde porte. Elle attendit un instant. Rien ne bougeait. Elle réessaya à nouveau avec plus d'insistance. Toujours pas de succès. Elle respira profondément puis réfléchit.
Ári dormait paisiblement contre sa poitrine. Cela était normal. Toute la nuit, il faisait du boucan et maintenant il rattrapait son sommeil. Lenja ne savait pas, si elle devait rire ou pleure à la vie de son frère. Si elle voulait atteindre quelque chose, elle devait agir.
*Très bien, marmottes endormies. Si vous ne le voulez pas autrement, alors ça va être par la manière forte.*, pensa la fillette puis frappait sauvagement contre la porte.
« Oncle Balin, Oncle Dwalin ! Ouvrez- moi enfin cette porte ! Je sais très bien, que vous m'avez entendu. Alors ouvrez- moi maintenant. Je dois absolument vous parlez. Tout de suite ! Allez quoi ! Ouvrez la porte ! J'ai Ári avec moi et nous n'allons pas très bien tous les deux. S'il vous plaît, ouvrez cette porte ! »
Un vacarme accompagné d'un bruyant juron se faisait entendre derrière la porte quand elle se fit ouvrir peu de temps après par Dwalin. Si ça n'avait pas été quelque chose d'important, Lenja aurait pu mourir de rire à la vue de son Oncle. C'était vraiment une vue pour les Dieux : le grand guerrier Nain en tricot de corps et en long caleçon. Lenja savait, que Dwalin n'était pas un lève- tôt, néanmoins il paraissait plus réveillé qu'elle ne le connaissait à cette heure- ci. Dans ces yeux elle pouvait y lire de l'inquiétude et elle se faufila à côté de Dwalin, dans la pièce sans aucunes explications.
Lenja s'installa, ensemble avec Ári, sur le canapé. Le Petit dormait toujours paisiblement. Dwalin s'assit à côté des deux et regarda avec insistance sa nièce. Il ne l'avait pas vu depuis plusieurs jours, mais la fillette ne faisait pas bonne impression à voir. Elle avait des anneaux sombres sous ses yeux, ses cheveux pendaient chaotiquement qu'à l'habitude le long de sa tête et elle semblait pâle et fragile.
Jamais Dwalin n'avait pas vu Lenja dans cet état. Pas même lors d'une de ces actions d'escalade par- dessus les flots de la rivière où elle était tombée et dont, par après, elle avait été clouée au lit par une grave grippe. Quelque chose n'était pas correcte.
Et là, il avait déjà un soupçon. Toutefois, c'était à Lenja de prendre la parole afin de se libérer d'elle- même de cette situation. Elle avait été jusque là trop fière et trop têtue de se faire aider par lui ou Balin.
« Vas- y. que peut- on faire pour toi si tôt, Petite ?, demanda Dwalin à Lenja et la regarda profondément dans ses yeux verts fatigués, dans lequel un reflet rouge les entourait.
- Ca ne va plus, Oncle Dwalin. Père… il demande trop de moi… il n'est jamais là et quand il est à la maison, il ne s'occupe pas de nous. Je veux dire, il voulait absolument un fils. Mais il ne s'occupe même pas d'Ári. De moi, il n'a même pas besoin de s'occuper. Je suis pourtant déjà grande, mais Ári… c'est si épuisant. Je dois tout faire. Vraiment tout. Et Père ne me dit pas un mot. Au maximum, il me dit ce que je dois faire. Même cela devient par ailleurs beaucoup moins. Il me laisse avec Ári dans le pétrin. Nous ne le voyons presque plus. J'ai déjà le sentiment, de vivre avec un fantôme, qui va et vient, quand il veut. Ca ne peut pas continuer comme ça, n'est- ce pas ?, dit Lenja, tout en observant son Oncle avec des larmes aux yeux.
- Bien sûr que ça ne peut continuer. (Balin avait pénétré la pièce discrètement. Lenja tourna sa tête précipitamment en sa direction.) Seulement, il te faut prendre conscience d'une chose, chère Lenja. Afin que nous puissions t'aider, tu dois aussi nous laisser t'aider. Cela ne doit pas être un reproche, mais réfléchie, combien de fois Dwalin et moi on voulait déjà te soutenir avec Ári, et toi, têtue comme tu es, tu as tout refusé. Je t'en prie, à l'avenir, réfléchie là- dessus. Nous ne te voulons rien de mal, quand nous voulons t'aider. Toi et même Ári, tous les deux vous nous êtes plus importants que toute autre chose au monde et personne ne pourrait te reprocher des faiblesses, si tu es désespérée, mon enfant.
- Tu as bien sûr raison, Oncle Balin. », murmura, honteuse, Lenja avec sa tête baissée.
Dwalin prit sa nièce dans ses bras puis lui caressa tendrement le dos.
« Hey ! Ne laisse pas tomber. Nous allons déjà trouver quelque chose. Qu'en penses- tu Balin : devrions- nous attraper notre cher beau- frère tout à l'heure afin de lui parler un peu ? Peut- être que ce n'est pas assez clair, ce qu'il demande aux deux ?
- C'est possible. Ma foi, il a perdu sa femme. Mais nous devrions faire quelque chose contre son aveuglement, pas vrai ? Ne t'en fais pas, Lenja. Nous allons nous occuper de ça et nous discuterons encore aujourd'hui avec ton Père. », conclu Balin d'un sourire rassurant.
Lenja renifla un instant puis acquiesça prudemment. Elle espérait tellement, que son Oncle garderait avait raison, et qu'après la discussion tout redeviendrait à nouveau normale. Seul une petite quantité de gêne restait. Lenja connaissait son Père : il était exactement têtu et borné qu'elle. Et ça, ce n'était pas toujours la meilleure condition pour recevoir des conseils.
A suivre...
Est- ce que la situation va- t- elle s'améliorer pour Lenja et le petit Ári ?
Comment son Père a- t- il pris la mise au point de ses deux gendres?
