Titre : Le hasard fait bien les choses [Chapitre 7 : Trouble]
Disclaimer : Si Reborn m'appartenait, l'histoire serait, très, très, trèèèèèèès différente. Et classée R-18, aussi.
Pairing : De tout ! On a eu un chouilla de 10069, du 1827, mon fameux 6918 (oui, je retire le pairing secret, ça me saoule x') ). Et vous verrez également un nouveau couple apparaître dans ce chapitre… Ou pas. Tout dépend de comment vous voyez les choses. .
Note de l'auteur : Après m'être sauvagement attaquée à Fran à coups de bustier, porte-jarretelle et couettes, voici venu le tour d'un autre personnage… Vous verrez bien assez vite que j'adore la Varia. Qui aime bien châtie bien, comme on dit ! xD
Trouble
Mukuro était de mauvaise humeur en rentrant chez lui ce soir-là. Après avoir regardé le spectacle ô combien excitant de la jeune femme, il était allé lui parler alors que cette dernière allait retourner à sa loge.
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Elle se dirigeait vers les vestiaires pour se changer, quand un homme d'une vingtaine d'années lui bloqua le passage. Si son visage n'exprima aucune émotion, elle était néanmoins surprise. Elle avait toujours pensé que seuls les vieux célibataires en manque ou les adolescents en chaleur venaient admirer les corps des strip-teaseuses. Or l'homme en face d'elle ne semblait appartenir à aucune de ces catégories. De plus, il était plutôt bien fait de sa personne, remarqua-t-elle.
« Excusez-moi, j'aimerais bien retourner à ma loge, lâcha-t-elle sur un ton neutre qui trahissait à peine son agacement.
- Kufufu… Puis-je connaître votre nom, charmante demoiselle ? demanda-t-il sur un ton feutré et séducteur.
- Fran. Je peux partir, maintenant ?
- Oya, pas très bavarde à ce que je vois, sourit le jeune homme. Que diriez-vous de prendre un verre avec moi ?
- C'est non. Je suis danseuse, pas fille de joie, répliqua-t-elle sur le même ton blasé. »
Elle sentit que l'homme s'impatientait, quoique il sourit toujours malgré son refus. L'échange avait à peine duré quelques secondes, mais Fran savait ce qu'il voulait d'elle. D'ailleurs, n'importe quel idiot l'aurait comprit. Elle était à deux doigts de contourner le corps de l'homme pour continuer sa route, quand une silhouette bien connue se profila derrière elle.
La jeune femme qui arriva était environ deux ans plus vieille qu'elle, avec une poitrine de taille respectable – quoique raisonnable. Ses longs cheveux blond platine lui tombaient au creux des omoplates dans une multitude d'ondulations et minuscules bouclettes. Une frange trop longue masquait son regard, et sa bouche était plissée par la contrariété.
« Fran, fit-elle d'une voix qui se voulait calme mais qui trahissait le mécontentement. Je t'interdis de faire ça. »
Un mince sourire étira les lèvres rosées de la plus jeune – un des premiers de la soirée.
« Faire quoi ? demanda-t-elle avec un air faussement innocent. Ça ? »
En prononçant ces mots, elle se retourna vers l'inconnu, délaissé depuis l'arrivée récente de la blonde, et l'embrassa à pleine bouche. L'échange ne dura que deux secondes au maximum – mais il était empreint d'une fougue et d'une ardeur qui laissèrent le jeune homme homme surpris et légèrement pantelant.
La colère se lisait sur le visage de la blonde, et un peu de tristesse aussi. Elle se mordit la lèvre inférieur.
« Ne fais pas cette tête, Bel'. Tu as couché avec bien plus de clients que moi, non ?
- Ce n'est pas pareil, fit sèchement la jeune femme.
- Ce n'était pas différent, contra Fran avec son air neutre et légèrement blasé. »
Ladite Bel' sembla lâcher prise face aux réponses de son interlocutrice. Cette dernière avait gardé ses doigts agrippés à la veste de l'inconnu, bien qu'elle fixa la blonde droit dans les yeux.
« Fais ce que tu veux, siffla Bel'. Mais ne reviens pas me voir après.
- Oui, oui, répondit Fran avec insolence. Tu dis ça à chaque fois. »
Visiblement furieuse, la blonde tourna les talons et se dirigea vers le bar où elle prit sans doute un remontant. La plus jeune ne le vit pas, son attention reportée sur l'homme qui avait écouté sans parler. Elle le fixa un moment, évaluant rapidement le pour et le contre, puis attrapa sa manche pour l'entraîner vers sa loge. Un sourire à la fois lubrique et amusé fleurit sur les lèvres de l'homme aux yeux vairons.
Au vu de la situation, il était assuré de passer une bonne soirée… Cependant, après l'avoir préalablement chauffé, longuement embrassé et à moitié déshabillé, Fran l'avait simplement laissé en plan avec une explication vague.
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Mukuro laissa échapper un grognement de frustration et de mécontentement en y repensant. Il tira sur son manteau pour masquer au mieux son érection bien présente, et parcourut les quelques centaines de mètres qui le séparaient de son appartement. Son excitation ne semblait pas vouloir le quitter, et il n'aurait plus qu'à utiliser sa main droite une fois rentré chez lui.
Il grimpa les escaliers quatre à quatre, pressé de retrouver sa salle de bain pour se soulager. Seulement, le destin en avait décidé autrement, car, sur le pas de sa porte, semblant batailler avec sa serrure, se tenait Hibari Kyōya, actuel voisin du jeune homme aux yeux vairons. Mukuro haussa un sourcil en voyant le glaçon ambulant jurer à mi-voix, et remarqua que Tsunayoshi n'était pas avec lui, ce qui ramena un semblant de sourire sur son visage. Remarquant la paire d'yeux braquée sur lui, Kyōya releva la tête pour rencontrer le regard encore légèrement embué de désir de Mukuro.
L'asiatique se détourna sans adresser un mot au jeune homme. Il le dégoûtait presque. Ce qu'il avait osé faire à son Tsunayoshi était impardonnable. Il fouilla dans la poche de son pantalon à la recherche de son téléphone portable : il devait prévenir le châtain qu'il avait oublié les clés de son appartement chez lui. Soudain, une main glissa le long de sa joue, lui tournant la tête dans un mouvement fluide. Une paire de lèvres, humide et froide, se colla aux siennes – le coup partit tout seul, sans qu'il cherche à le retenir.
Le coup de poing fit reculer Mukuro de quelques pas, alors qu'il se rendait compte de ce qu'il venait de faire. Il baissa la tête et croisa le regard de Kyōya. Il y lit la colère, le dégoût, le mépris, mais aussi ce qui semblait être de la surprise et de l'incompréhension, comme si ce bref et chaste baiser l'avait troublé.
Un sourire mi-figue mi-raisin apparut sur le visage du serveur, et il se massa pensivement la joue alors que le plus petit descendait les escaliers pour aller il ne savait où – sans doute chez Tsunayoshi, pensa-t-il.
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Le jeune homme aux yeux vairons ouvrit brusquement la porte de sa salle de bain – la braguette de son jean avait déjà craqué. Alors qu'il parvenait peu à peu à se calmer, la simple vue de Kyōya avait suffi à faire ressurgir tous ses fantasmes. Le baiser, bref aperçu de la douceur des lèvres du brun, l'avait enflammé. Mukuro laissa son pantalon glisser jusqu'à ses chevilles, et s'adossa contre le mur le plus proche, empoignant son érection à travers son boxer. L'image de son voisin, déjà présente dans son esprit, s'intensifia, et il entama des mouvements de va-et-vient de plus en plus rapides, jusqu'à se relâcher dans la pièce, maculant au passage le sol.
Le jeune homme soupira et se reposa quelques instants avant de se lever pour nettoyer le carrelage. D'habitude, il n'aimait pas avoir recourt à la masturbation – cela lui donnait l'impression d'être l'un de ces adolescents incapables de contrôler leurs pulsions. Mais, faute de mieux, il s'en contenterait ce soir.
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Kyōya s'essuya la bouche, puis la moitié d'une bouteille d'eau fraîche, comme si le contact avec les lèvres de son tombeur de voisin l'avait brûlé. Qu'est-ce qu'il s'était passé ? Bien que le baiser ait été très court, il avait l'impression d'avoir vu toutes les portes que lui ouvrait Mukuro. Une invitation au fantasme. Ce simple touché sonnait comme une promesse, une demande à plus. Il comprenait maintenant pourquoi son Tsunayoshi avait aimé si longtemps le serveur. Un simple baiser, pourtant… Rien que cela avait réussi à allumer la flamme du désir en lui. Il reposa la bouteille.
« Kyōya, tu es sûr que tout va bien ? s'inquiéta son amant et petit ami actuel. »
Le brun hocha la tête. Tsunayoshi était tellement mignon quand il était inquiet pour lui, avec ses sourcils froncés et sa bouche plissée en une adorable moue. Il sourit avant de déposer un baiser sur son front pour le rassurer.
Réponses aux reviews ! o/
Toxic Obscurity : Tu trouves ? Moi j'arrive bien à l'imaginer en fille, y'a juste à lui rajouter des couettes ou lui rallonger un peu les cheveux, non ? '_' Et oui, Tsuna est bien avec Kyoya... Mukuro souffre, le pauvre (et il a pas fini u.u)
ZoSan5 : Oh ! Tu devines bien, dis donc ! Et oui, il y aura du BF... hyper léger, hein ! Mais je pense faire justement une histoire parallèle à celle-là, axée uniquement sur le couple Bel/Fran. :) Quant au baiser... Bien sûr, il y a en aura un autre ! Suspens ! xD
