Avertissement : L'histoire de Candy Candy et de tous ses personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Igarashi et le dessin animé à TOEI Animation.

L'histoire écrite ci-après est une fiction à but non lucratif.

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Un nouveau chapitre aujourd'hui 7 mai pour fêter l'anniversaire de notre héroïne :

Joyeux anniversaire Candy ! :*

Chapitre 6 : une visite surprise !

La Maison de Pony, 1er septembre 1918

Quelques jours s'étaient écoulés depuis la visite à Lakewood, Candy était perchée sur une des branches les plus robustes de son arbre père. Elle repensait à toutes ses émotions vécues avec Albert. Candy avait hâte de découvrir ce que la vie lui réserverait de nouveau, elle avait repris espoir ses anciennes blessures maintenant guéries, elle était prête à aller de l'avant et cela grâce à Albert.

Chaque fois, il avait été là pour l'aider à surmonter la plupart de ses peines, la perte d'Anthony son amour d'enfance, la séparation avec Terry, son amour d'adolescence et il était encore là pour elle, maintenant qu'elle était devenue femme ! Toute sa vie il a veillé sur elle, lui sauvant même la vie deux fois. Tous ces heureux hasards qui les réunissaient toujours comme des liens invisibles, comme c'était étrange, comme s'ils étaient prédestinés l'un à l'autre.

« Ah ! Albert… » Elle repensait à ces moments intenses. Son image lui revenait en tête « Comme il était beau, comment ne l'ai-je pas vu plus tôt ? Son corps si viril et en même temps sa tendresse, sa douceur envers moi et l'expression de ses yeux quand il me regardait… j'en tremble encore ! » Elle rêvait de lui souvent,… trop souvent, qu'elle soit endormie ou pas d'ailleurs! Surtout depuis ces quelques jours passées en sa compagnie, Albert remplissait complétement ses pensées et son cœur. « Je me sens si bien avec lui, si rassurée, il m'apporte tant de sécurité ». Et ces sensations nouvelles qu'elle découvrait chaque fois plus intenses, plus lancinantes dans tout son corps. « Albert, tu me manques tellement que ça en fait mal ! Ton absence me fait plus souffrir même que lorsque Terry était loin de moi … mais pourquoi ? … Serait-ce de … l'amour ? … Serais-je … tombée amoureuse de toi ? … Mon Dieu,… Oui,… c'est bien cela,… ça ne peut pas être autre chose ! »

Candy s'était enfin avoué qu'elle aimait Albert ! Maintenant que William s'était effacé, elle pouvait de nouveau laisser ressortir ses sentiments pour Albert qu'elle avait enfouis depuis qu'elle avait découvert qu'il était aussi William le magnat du clan Ardlay. Tout était clair maintenant, l'homme avec lequel elle avait passé tous ces moments intenses était bien l'Albert qu'elle avait toujours connu et elle l'aimait, elle l'aimait même depuis assez longtemps en fait. Elle s'est rendue compte que ce même sentiment l'habitait depuis qu'il s'était évanoui dans la nature cette terrible nuit de fin d'automne, il y a presque un an. Il avait fallu qu'il disparaisse pour qu'elle s'en rende compte. Pourtant lorsqu'Albert l'avait attirée à Rockstown en lui envoyant un colis, un joli manteau de printemps, posté depuis cette ville pour qu'elle puisse y rencontrer Terry, elle avait renoncé à rencontrer son acteur préféré, à lui parler. Elle avait pourtant assisté à cette représentation dans un théâtre ambulant minable, trouvant Terry ivre, oubliant ses lignes. Ce spectacle affligeant l'avait profondément attristée mais elle n'avait pas voulu aller à sa rencontre car elle ne voulait pas lui parler dans cet état, il valait mieux que cela et puis surtout elle était venue pour Albert et seule l'idée de le retrouver lui importait. Son cœur avait choisi et à ce moment-là, elle s'est aperçue que ses sentiments avaient changé, Albert lui manquait davantage que Terry. Ils avaient vécu deux ans sous le même toit partageant tout, se soutenant dans la peine comme dans la joie et s'entendant à merveille. Une vie d'adultes. Alors qu'avec Terry, elle n'avait vécu qu'une suite de rendez-vous ratés depuis qu'elle était de retour aux USA ils ne s'étaient même pas dit « je t'aime ». C'était comme si elle avait essayé d'attraper le vent. Leur relation avait été une belle illusion d'adolescent exalté.

Maintenant voilà, même si ses anciennes blessures étaient cicatrisées, elle restait marquée et elle craignait de souffrir à nouveau. Pouvait-elle s'engager dans une nouvelle relation amoureuse ? La peur de perdre à nouveau celui qu'elle aimait la terrifiait. Cette fois-ci à cause de quoi ? Et puis le monde dans lequel évoluait Albert était si loin du sien… Mais pourrait-elle lutter contre l'amour ?

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17 Octobre 1918

Albert était de retour à Lakewood mais n'en avait rien écrit à Candy, projetant de lui faire une visite surprise. Il partit de bon matin pour arriver de bonne heure à la Maison de Pony afin de pouvoir passer le plus de temps avec elle, n'ayant qu'une seule journée à lui consacrer. Il avait décidé de porter une tenue confortable, un pantalon en coton bleu, une chemise noire, sa veste fétiche type saharienne, des bottes et son écharpe blanche c'était la tenue dans laquelle Candy l'avait vu si souvent. Une tenue très Albert et pas du tout William, il voulait qu'elle soit le plus en confiance possible.

Candy était en train de jouer à Colin-Maillard (1) avec les enfants lorsqu'Albert arriva, c'était elle qui avait le bandeau sur les yeux. Elle portait une robe en coton bleu ciel avec un décolleté arrondi, à manches longues et dessus, un gilet bleu marine en laine fine les matinées automnales commençaient à être fraiches mais le Soleil avait décidé de se montrer. Sa tenue était simple mais elle était ravissante, comme toujours un rien l'habillait. Ses boucles blondes étaient rassemblaient en une queue de cheval liée avec un ruban de satin bleu. Fini les couettes, elle avait finalement écouté les conseils d'Annie. Quand elle s'occupait des petits ou des tâches ménagères elle préférait tout de même les attacher mais en une seule partie, faisant même quelque fois un chignon, c'était plus pratique. On entendait les rires et les chahuts. Albert fit signe aux enfants de ne pas trahir sa présence en mettant un doigt devant ses lèvres et en leur faisant un clin d'œil. Ils comprirent tout de suite l'indice. Le jeune homme s'approcha tout doucement de Candy et se tint devant elle, la laissant s'approcher de lui. Les enfants complices, criaient « oui Candy, continue tu brûles ! » Ils riaient de bon cœur. Elle continua alors de s'avancer les mains tendues devant elle et sentit la poitrine de quelqu'un … mais … ça n'avait pas l'air d'être un des orphelins, beaucoup trop grand et poitrine trop musclée ?! « Qui me joue un tour ? » Dit Candy en riant, elle pensait au départ que c'était peut-être Tom. Ses mains se déplacèrent pour remonter jusqu'au niveau de la tête. Albert frémit en sentant ses mains douces et délicates sur son torse, sur son cou, enfin sur son visage et il était heureux d'avoir fait cette farce. Il avait du mal de retenir son rire car il anticipait la tête qu'elle allait faire en découvrant que c'était lui. Les gamins riaient encore de plus belle et disaient : « Alors Candy, devine qui c'est ? » Elle hésitait, perplexe car cet homme lui semblait plus grand que Tom qui était pourtant déjà grand mais Albert du haut de ses 1, 85 mètres, (2) ce qui était grand pour l'époque, dépassait la plupart de ses congénères. C'est alors qu'elle sentit cette odeur familière de santal qui remplissait ses narines, son cœur s'accéléra alors qu'elle pensait : « Non, je dois rêver, cela ne peut pas être… Albert ! » Elle en profita pour caresser son visage balayé par quelques mèches de cheveux. Sa peau était si douce pour celle d'un homme.

« Albert ! C'est bien toi ? » Dit-elle en enlevant le bandeau avec précipitation.

« Surprise ! » Dit-il en riant.

« Oh oui, c'est bien toi ! » S'exclama-t-elle, les yeux pétillants, pendant quelques secondes ils se perdirent dans les yeux de l'autre, bleu contre vert et vert contre bleu. Elle avait envie de se jeter dans ses bras mais se sentit gênée devant les garnements qui riaient aux éclats.

« Bonjour Candy, comment vas-tu ? » Il affichait un de ses sourires les plus charmeurs.

« Oh très bien Albert » surtout depuis que tu es là ! pensa-t-elle. « Ton voyage s'est bien passé ? »

« Oui parfaitement et comme tu le vois je suis de retour donc j'ai voulu passer te dire bonjour. »

« Pour combien de temps es-tu là ? »

« Juste la journée, je dois prendre le train demain pour Chicago. »

« Ah !... tu repars déjà ! » Dit-elle déçue.

« Mais pour l'instant profitons de cette belle journée, veux-tu ? »

« Oui, bien sûr, Albert ! Veux-tu jouer avec nous ? »

« Avec plaisir, alors vu que tu m'as découvert, je suppose que c'est à moi d'être le chasseur ? »

« Tu as bien deviné ! » Elle riait.

« Mais avant, il faut que j'aille présenter mes hommages à Mademoiselle Pony et à sœur Maria, elles sont à l'intérieur je suppose ? »

« Oui, c'est exact, je t'accompagne. »

Ils se dirigèrent vers l'intérieur de la maison trouvant les deux dames en train de s'occuper du livre de comptes.

« Bonjour Monsieur Ardlay, quelle belle surprise ! » S'écrièrent-elles en cœur.

« Bonjour Mademoiselle Pony, bonjour sœur Maria, comment allez-vous ? »

« Très bien, merci Monsieur Ardlay et vous-même ? »

« Très bien, merci mais vous pouvez m'appeler Albert vous savez ! »

« Oh non, cela ne serait pas correct! »

« Je ne veux pas vous y obliger mais sachez que cela ne me dérangerait absolument pas ! »

« Mais quel bon vent vous amène ? »

« Oh, j'avais la journée de libre alors j'en ai profité pour venir passer la journée avec vous. »

A ce moment on entendit les enfants dehors scander : « Candy ! Albert ! Candy ! Albert !…

« Apparemment, vous êtes attendus ! » Dit sœur Maria en souriant.

Candy et Albert rejoignirent alors les enfants impatients de reprendre le jeu.

Mademoiselle Pony dit à sœur Maria : « C'est beaucoup de trajet et de fatigue, juste pour passer quelques heures ici ! Je crois que ce jeune homme tient vraiment beaucoup à notre petite, ne croyez-vous pas sœur Maria ? »

« Oui, en effet, Mademoiselle Pony et vous avez vu la façon dont il la regarde, un regard plein d'adoration ! »

« Oui, j'ai remarqué aussi. »

« Ah, si seulement elle pouvait enfin ouvrir les yeux et trouver le bonheur ! Ce Monsieur Ardlay serait vraiment l'homme idéal pour elle.»

« C'est vrai mais je crains que leur chemin soit encore difficile et Candy est vraiment entêtée parfois ! »

« En effet mais il n'y a rien qu'un véritable amour ne peut surmonter !

« Dieu vous entende sœur Maria ! »

« Je ferai une prière en ce sens ! »

« Oui, moi aussi ! »

Pendant ce temps-là, dehors tout le monde s'amusait bien, les enfants adoraient Albert qui leur rendait bien. Il était un peu comme la figure paternelle qui leur manquait. Puis ce fût l'heure du repas et l'heure de la sieste pour les plus jeunes laissant un peu de répit à notre paire de blonds qui sortirent prendre l'air. Candy avait détaché ses cheveux profitant du moment où elle avait fait un brin de toilette avant le déjeuner. Albert adorait quand elle avait ses cheveux ainsi déliés il attrapa une de ses boucles soyeuses en lui disant :

« J'aime beaucoup quand tu laisses tes cheveux longs ! »

« Ah bon! … C'est Annie qui m'a conseillé d'abandonner mes couettes ! »

« Et tu as bien fait de l'écouter, tu fais plus femme ainsi ! » Ajouta-t-il d'une voix tendre.

Elle rougit légèrement en haussant les épaules.

« Candy, ça te dirait de te promener un peu avec moi ? »

Albert avait une voix soudainement plus grave et séductrice en la regardant avec intensité, droit dans les yeux. Albert mettait en application son plan séduction, écoutant les conseils de Georges. L'effet fût immédiat, Candy se sentit rougir avec profusion cette fois et détourna pudiquement le regard, elle se sentait nerveuse sans trop savoir pourquoi, tout en réalisant que son cœur s'emballait tout à coup.

« Oui, bien sûr Albert, où veux-tu aller ? »

« Nulle part en particulier, je veux juste qu'on soit seuls tous les deux et profiter de la nature. »

Elle se demandait « seuls tous les deux ? C'est la première fois qu'Albert se montre ainsi, il n'est pas tout à fait comme d'habitude ! » Candy, perplexe était incapable de savoir exactement ce qui avait changé.

« Bon et bien allons par-là, il y a une belle balade à faire en cette saison. »

« Puis-je ? » Dit-il en lui proposant son bras droit.

« Oh ! … Euh… oui ! » Répondit-elle intimidée.

Ils entamèrent ainsi une longue promenade discutant de chose et d'autre, d'abord à travers champs puis ils arrivèrent dans un bois. Les couleurs étaient magnifiques, les tons or, bruns et rougeâtres très chatoyants des feuilles qui se mouraient en cet automne donnaient l'impression que le paysage était en feu. Des lapins et des écureuils se coursaient profitant des derniers beaux-jours. L'air sentait bon le sous-bois car il avait plu un peu la veille. Albert demanda :

« Candy, as-tu bien réfléchi à ce que tu voudrais faire à l'avenir ? Comptes-tu rester ici indéfiniment ?»

« Ah vrai dire, je ne sais pas encore pour le moment. »

« Que penserais-tu de reprendre ton travail d'infirmière avec le Docteur Martin dans une vraie clinique (3) ? »

« Comment cela ? » Elle était surprise.

« Avant réponds-moi ! »

« Oh !... Si la clinique était à côté de l'orphelinat, je dirais oui tout de suite mais je ne veux pas retourner à Chicago pour l'instant ! »

« Eh bien… considère que c'est fait ! » Ajouta-t-il en souriant jusqu'aux oreilles.

« Quoi ?! Tu peux m'expliquer ? »

« Je viens d'investir dans un projet de clinique qui serait ouverte aux plus démunis, d'autant plus qu'il n'y aura bientôt plus de médecin ici, à partir du printemps prochain si je suis bien renseigné. »

« Oui, c'est vrai et nous étions d'ailleurs inquiets de savoir s'il y aurait un remplaçant ! Mais Albert cela va coûter beaucoup d'argent ce projet ! »

« Eh bien si être riche ne sert pas aussi à aider son prochain ! »

« C'est vraiment très généreux de ta part mais tu parlais du Dr Martin pour la diriger, est-il d'accord ? »

« C'est là que tu interviens ma belle, je compte sur toi pour m'aider à le persuader. Et puis je lui dois bien ça après tous les soins qu'il m'a prodigués sans même attendre rien en retour. Alors maintenant c'est à moi de l'aider. »

Candy pensait « ma belle ? Il m'a vraiment appelée ma belle ?! » Elle était troublée.

« Euh !... Cela ne va pas être facile, tu le connais mais je devrais pouvoir trouver les bons arguments. »

« J'en suis certain, tu as toujours été douée pour cela, rappelle-toi quand tu m'as convaincu de vivre avec toi, cette nuit-là quand j'ai quitté l'hôpital ? » En disant cela, il virevolta pour se trouver face à elle, la tenant par les épaules et il plongea son regard d'azur dans ses lacs couleur émeraude agités par son action soudaine. Il ajouta :

« Je ne te remercierai jamais assez pour cela. »

Décidément, Albert avait une attitude déconcertante aujourd'hui et troublante. Ce regard et ce sourire… charmeurs ? Puis il la lâcha, cherchant quelque chose dans la poche de sa veste.

« Au fait, j'ai un cadeau pour toi ! » Dit-il en lui tendant un écrin carré en velours noir. Candy baissa les yeux vers l'objet complétement étonnée.

« Albert mais pourquoi ? Ce n'est pourtant pas mon anniversaire ou Noël ! »

« C'est juste parce que tu m'as manqué ma douce ! » Répondit-il d'une voix rauque.

« Ma douce, maintenant !? » SongeaitCandy qui était de plus en plus perdue mais n'osait pas lui faire remarquer. Elle ouvrit la boite, il y avait une chaine en or avec un magnifique pendentif en émeraude en forme de goutte.

« Lorsque j'ai vu cette pierre, elle m'a tout de suite fait penser à toi et tes superbes yeux verts. » Dit-il presque dans un murmure à son oreille lui envoyant des frissons depuis son cou jusqu'en bas de son dos. Elle perçut aussi de nouveau sa senteur si masculine qui lui infiltrait les narines. C'était si enivrant.

« Mais… Albert…il ne fallait pas… c'est … c'est beaucoup trop ! » Dit-elle en bafouillant et en rougissant jusqu'aux oreilles.

« Rien n'est trop beau pour la magnifique jeune femme que tu es devenue, Candy ! » Sa voix était vibrante d'émotion.

Elle le regarda et se sentit hypnotisée sans pouvoir détourner les yeux cette fois-ci. Elle ressentait un tas d'émotions et de sensations qu'elle avait du mal à gérer. « Albert ! Tes yeux sont si beaux, j'aime tant m'y noyer ! »

« Puis-je te la mettre autour du cou ? » Demanda-t-il très doucement tout en la regardant intensément.

« Je… Je… Euh… Oui, bien sûr ! » Bégaya-t-elle, sa confusion augmentait, les secondes passant et son cœur bondissait comme un petit oiseau affolé.

Albert prit le collier tandis qu'elle se tournait et il glissa le bijou autour de son cou alors que Candy déplaçait ses cheveux pour lui faciliter l'accès. Ses doigts actionnaient le fermoir et effleurèrent intentionnellement sa peau de façon sensuelle. Il l'a sentie frémir à sa touche, inspirer brusquement puis bloquer sa respiration. Elle sentait ses jambes tourner en gelée. En respirant de nouveau, elle haletait presque et se retint de gémir sur le champ au moment où elle sentit le souffle chaud d'Albert lui balayer depuis sa nuque jusqu'à son oreille droite. « Oh !…Albert !... Qu'est-ce que tu me fais ?! …C'est si… agréable ! » Se dit-elle en fermant les yeux pour mieux apprécier la sensation.

« Voilà qui est fait ! »

Dit-il en la faisant tourner par les épaules. Leurs regards se croisèrent, en feu ! Albert avait du mal à se contenir pour ne pas l'embrasser mais il estimait qu'il était encore trop tôt, il avait peur de l'effrayer et il craignait son rejet s'il agissait maintenant, il fallait lui laisser encore du temps. « Elle est superbe sur toi, Candy, elle est vraiment faite pour toi. » Ajouta-t-il en touchant légèrement du doigt le joyau qui reposait juste à la naissance de sa poitrine. Cette touche n'était pourtant pas directement sur sa peau mais augmenta encore le trouble de la jeune femme. Albert s'en aperçut mais ne voulut pas la torturer davantage pour aujourd'hui.

« Il est temps de rentrer, je dois repartir à Lakewood. »

« Oui bien sûr Albert ! Tu as encore un long chemin à faire et ton voyage pour Chicago ensuite. »

Candy était à la fois soulagée que cette tension retombe, en même temps elle était déçue, frustrée même mais de quoi exactement ?... « J'aurais voulu… davantage ?!... Oui, c'est bien ça !... J'aurais voulu sentir… tes lèvres… et gouter… ton baiser! … Tes doigts sur ma peau qui en brûle encore, ton souffle dans mon cou comme une caresse… c'était si… sensuel ! … Oh ! Albert … que me fais-tu ? … Je suis sûre maintenant… je suis amoureuse de toi… follement amoureuse de toi ! … Tu es si beau, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur !... Je me sens si bien auprès de toi et tu me manques tellement quand tu n'es pas là ! Comment ai-je pu être aussi aveugle ? Et toi… m'aimes-tu ?»

Quant à Albert, il pensait : « Candy, je sens bien que tes sentiments à mon égard sont en train de changer, ce ne sont plus ceux d'une petite fille, d'une sœur ou d'une amie. L'expression de tes belles prunelles montre une étincelle que je n'avais jamais vue avant, tout au moins pas envers moi, jusqu'alors ces belles émeraudes ne brillaient d'amour que pour un autre, que pour … Terry ! Le langage de ton corps a également changé, quand je t'ai effleurée, tu as frissonné et j'ai bien vu ta respiration se couper… Ce sont des signes… je ne peux pas me tromper mais es-tu prête ? Je vais te laisser mijoter encore un peu et te laisser languir… peut-être la prochaine fois ?… »

Albert repartit vers Lakewood laissant une Candy bouleversée. Il avait semée une graine dans le cœur de sa belle, ou plutôt il l'a arrosée car il y a bien longtemps qu'elle avait été plantée, elle était simplement en dormance, attendant la bonne saison pour germer et croitre afin que l'amour puisse éclore et s'épanouir comme la plus belle des fleurs.

Ed Sheeran - Thinking Out Loud

(Merci Ms Puddle pour m'avoir donné l'idée de cette chanson! )

A suivre…


Vous êtes pressé(e) de connaitre la suite ? ;) Vous pouvez lire le chapitre suivant et écouter la chanson sur mon blog voici l'adresse (n'oubliez pas d'ajouter h..p :/ / et de supprimer les espaces)

ww w. trueromantica .com

Sinon le lien est sur ma page de profil

Remerciements pour tous vos précieux commentaires, ainsi que tous les lecteurs même silencieux !

ilovexmas : j'ai toujours pensé que le dessin animé ne montrait pas assez la véritable belle relation entre Candy et Albert. Certaines scènes présentes dans le manga qui ont été oubliées ou modifiées dans le dessin animé. Par exemple celle de « Rockstown » et le final complétement frustrant ont pu conduire certains à « passer à côté » d'Albert à mon avis !

Notes :

(1) Le jeu de Colin-Maillard : Le « chasseur » a les yeux bandés et les « chassés » tournent autour de lui en évitant de se faire toucher. Si le « chasseur » réussit à toucher un autre joueur, celui-ci s'immobilise et le laisse lui toucher le visage. S'il réussit à reconnaître la personne au toucher, alors celle-ci prend la place du « chasseur ».

(2) Par exemple en France, en un siècle, les hommes ont grandi de 11 cm et les femmes de 8 cm.

(3) Proposition inspirée du roman final (CCFS)