L'heure est venue de se quitter... Pas d'inquiétudes, je compte bien revenir avec d'autres fanfictions ^_^ Voici le chapitre final de cette histoire !
8 Mars
Cher journal,
J'ai encore un peu de mal à me faire à cette nouvelle vie. J'ai changé de maison. Ginpachi-sensei est mon tuteur, et il m'héberge. Anego me rend visite très souvent pour s'assurer que ce prof pervers et incompétent s'occupe bien de moi, mais je n'ai rien à redire. Je l'aide pour les tâches ménagères, il m'aide pour les études. Il me donne plein d'idées pour maltraiter le Sadique, et tant qu'il ne me voit pas les appliquer (ou du moins tant que personne ne remarque qu'il me voit), je dispose de l'immunité ! La dernière en date a consisté à le menotter à sa table et à jeter la clef par la fenêtre. Il n'a pu sortir à aucune pause et a été libéré (à coup de pinces coupantes) le soir. Son visage furieux était magique.
Au fond, nous sommes tous les deux orphelins, à vivre chez un autre. L'assistant social a obtenu que je sois retirée de la garde de mon père (qui, honnêtement, a eu l'air soulagé) et mon frère a été condamné à 6 mois de travaux d'intérêt général, après que j'aie insisté pour qu'il ne soit pas sévèrement puni. Je le croise parfois dans les couloirs, mais il m'ignore juste. Et c'est mieux ainsi.
14 Mars
Aujourd'hui c'est le White Day. Une stupide tradition à la japonaise où l'on doit remercier toutes les filles qui nous ont offert du chocolat par un cadeau d'une valeur triple. D'ordinaire, j'ignore la tradition, mais Hijikata m'a sous-entendu lourdement que je ferai mieux d'offrir quelque chose à China. Sachant qu'elle ne m'a rien offert à proprement parler (ses chocolats ne sont jamais arrivés entre mes mains!) sinon des tracas... Elle allait être servie !
J'ai mis en scène quelque chose de bien plus ambitieux que tout ce que j'avais pu faire avant. J'ai glissé une lettre dans son casier avec une fausse déclaration, lui demandant de se rendre sur le toit à la pause déjeuner. J'ai également posé une lettre de ce genre dans le casier de Zaki (si les choses ne se dérouleraient pas comme prévu au moins elle penserait que la lettre venait de lui). A la pause, je me suis précipité sur le toit, j'ai posé un escabeau près de la porte, coincé un ballon dans la gouttière pour prétendre que je cherchais à le décoincer, j'ai envoyé Zaki observer la vue qu'on avait depuis le coin le plus éloigné de la porte, de sorte qu'il ne voit rien, et j'ai attendu.
Elle est arrivée assez vite (je savais qu'elle traînait toujours un peu à bavarder le midi), et lorsqu'elle a ouvert la porte, l'escabeau est tombé dans un grand fracas. Ayant anticipé où il allait tomber, je me suis allongé juste à côté.
Au début, quand elle a compris ce qu'il s'était passé, elle m'a pointé du doigt en se moquant allègrement de moi. Puis, voyant que je ne bougeais pas, elle a commencé à s'inquiéter. Zaki, ayant entendu le bruit, s'est précipité aussi.
Tous deux ont commencé à paniquer. Lorsqu'elle a voulu vérifier mon souffle, je l'ai retenu. Zaki a voulu vérifier mon pouls, mais j'avais prévu le coup : une petite balle au creux de mon aisselle, bien serrée entre mon bras et mon torse, et mon pouls devint indétectable. Et là, je l'ai entendue s'effondrer alors que Zaki frôlait la crise d'hystérie, à se demander qui il fallait appeler, s'il valait mieux cacher le corps et ne le dire à personne... (je te retiens, Zaki).
China a demandé à Zaki s'il pouvait la laisser seule, parce qu'elle avait besoin de réfléchir à ce qu'il fallait faire. Dès l'instant où la porte s'est refermée, les sanglots se sont arrêtés. China s'est relevée et a réfléchi à voix haute en disant que si elle jetait mon corps par dessus la balustrade, elle pourrait peut être nier toute implication... Je dois dire que je ne faisais plus trop le fier. Et puis un pied est venu s'écraser dans mon estomac, me coupant le souffle, et China m'a regardé avec un sourire sadique. "Tiens donc, j'arrive à ramener les morts à la vie maintenant ?". Mon stratagème était moins parfait que ce que j'imaginais... Elle m'a giflé (fort) en guise de vengeance, parce qu'elle y a cru un court instant. Pour m'excuser d'avoir été un peu trop loin (même si je n'étais pas le moins désolé du monde, et que ses yeux montraient qu'elle était plus amusée que fâchée), je l'ai invitée à aller au karaoké. Plus qu'une heure avant l'heure du rendez-vous.
Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à supprimer ce sourire de mon visage ?
7 Avril
Cher journal,
Voilà le début d'une nouvelle année scolaire qui commence.
Avant les vacances, le Sadique et moi sommes allés au karaoké. Puis un peu plus tard au Cinéma. En ville. Dans un café. Dans un parc d'attractions.
Cher journal, il semblerait que lui et moi soyons ensemble. Ça ne veut pas dire qu'on arrête les vannes et les plaisanteries de mauvais goût : juste qu'on passe plus de temps ensemble, à se tenir la main, parfois à s'embrasser.
Cher journal,
Quand je suis arrivée ici, je redoutais plus que tout la vie que je pourrais avoir. J'avais peur de ne pas me faire d'amis. Peur d'être rejetée.
Le temps a passé, et j'ai commencé à avoir peur de mon propre frère. Peur de mon avenir.
Mais, cher journal, me voilà maintenant. J'ai des amis fabuleux, je vis avec un bon à rien mais qui prend soin de moi, et j'ai un petit ami qui n'a pas peur de se battre contre moi, de se battre avec moi. Je te suis reconnaissante d'avoir été mon confident pendant tout ce temps. Qui sait ce que cette nouvelle année va apporter ?
A bientôt, cher journal. Je dois me dépêcher : j'ai un bureau et une chaise à coller au plafond avant que la classe ne commence !
Nous voilà aux derniers mots de cette histoire... Merci de m'avoir suivie pendant ces 7 semaines pour les premiers lecteurs, et merci d'avoir lu jusqu'ici ! J'espère que cette histoire vous aura plu... Je n'ai pas l'habitude de travailler avec ce format, ni même d'écrire des fanfics aussi longues, mais je me suis bien éclatée et j'espère que vous aussi!
A bientôt pour une nouvelle fanfic !
