Bon d'accord, j'avais littéralement oublié cette fic, mais voici la suite, mieux vaut tard que jamais… Bonne lecture.

Chambre d'Henry Fitzroy. Deux mois plus tard.

Provenant de la chambre, des rires de femme se firent entendre, un rire cristallin. Allongée sur le dos, Vicki riait de voir son compagnon s'extasier devant son ventre qui s'arrondissait de jour en jour.

Henry : Elle va être aussi belle que sa maman.

Vicki : Qui te dit que c'est « elle » ???

Henry : Et pourquoi pas ?? Tu préfère un fils ?

Vicki : Je veux juste qu'il… ou elle soit en bonne santé. J'ai faim !

Henry : Il doit rester de ta mixture diabolique dans le réfrigérateur.

Vicki : (sortant du lit) Ce n'est pas parce que nous n'avons pas le même régime alimentaire que tu dois critiquer le mien.

Henry : Même lorsque que j'étais encore humain je n'aurais jamais mangé du rôti de bœuf cuisiné avec des cornichons et du miel !!!

Elle referma le dernier bouton de la chemise de couleur bordeaux qu'elle avait emprunté à son compagnon et se dirigea vers la cuisine.

Vicki : Je dois dire que ça ne fait pas non plus partie de mon régime alimentaire habituel mais j'ai faim.

Henry : Tu es plus affamé qu'un vampire en manque, ma parole.

Vicki : Hé !!!

Elle venait de prendre cet air faussement vexé qu'il adorait.

Vicki : Je te rappelle que je mange pour deux.

Il observa l'ovale de son ventre que ses 6mois de grossesse lui procuraient, d'où il était il pouvait sentir ce petit cœur qui battait deux fois plus rapidement que celui de Vicki. Son propre cœur se gonfla d'orgueil, quand il arriva dans la cuisine, elle était là debout, à moitié nue, entrain de dévorer directement dans le plat.

Henry : Gourmande.

Elle lui tira la langue, un immense sourire se dessina sur le visage de son amant.

Henry : Tu es belle.

Vicki : Tu n'es pas mal non plus.

Henry : Tu veux vraiment aller travailler ?

Vicki : Je dois bien gagner de l'argent.

Henry : Tu n'as pas besoin de…

Vicki : Mais Coreen si. Et puis je ne peux pas rester continuellement cantonner à ton appartement, ma vie ne se limite pas à nous trois (alors qu'il allait l'interrompre) Pas plus que la tienne. Et tu sais que j'ai raison.

Oui il le savait mais il avait du mal à se résoudre à la laisser partir une nouvelle fois seule, elle était toujours aussi spécialiste pour s'attirer des ennuis même si il n'était pas sûr que se soit uniquement dû aux marques d'Astaroth ou seulement parce qu'elle était championne dans ce domaine, probablement une bonne part des deux. Leurs vies s'étaient terriblement compliquées quand leurs chemins s'étaient croisés. Mais il remerciait chaque jour de l'avoir mise sur sa route même si il regrettait parfois que son pouvoir de persuasion ne marche pas sur elle, cela lui aurait évité bien des ennuis. Pourtant une chose était sûre, il aimait plus que tout au monde cette jolie tête de mule.

Henry : Dans tous les cas, il est presque midi, tu es sacrement en retard.

Vicki : Tu plaisantes là ????

Henry : Pas vraiment.

Vicki : Je vais vraiment finir par n'ouvrir que la nuit…

Henry : Tu n'aurais plus tellement de clients.

Elle attrapa un morceau de cornichon au miel et sortie de la cuisine, mais au moment où elle allait l'embrasser, il la repoussa en souriant.

Henry : Pas après avoir mangé ça !!!

Il indiqua du doigt, le plat qu'elle s'était cuisiné au cours de la nuit dernière.

Vicki : Tant pis pour toi.

Puis elle prit la direction de la salle de bain, esquissant un pas de valse. Il se demandait encore pourquoi elle lui avait demandé de lui enseigner à danser la valse mais peu importe, il aimait passer du temps avec elle et la tenir dans ses bras. Et la voir faire la moue quand elle n'arrivait pas à un résultat qui lui était satisfaisant le faisait littéralement fondre.

Vicki Nelson Investigation. 13h30.

Vicki entra dans son lieu de travail, le sourire aux lèvres.

Coreen : Et bien tu es drôlement de bonne humeur.

Vicki : Je n'ai pas le droit d'être de bonne humeur ???

Coreen : Bien sûr que si. C'est juste que ta grossesse te rend… joyeuse.

Vicki : C'est pas seulement le bébé… C'est juste, oh et puis je n'ai pas à me justifier.

Coreen : Ca à l'air de bien se passer avec Henry.

Vicki : Oui mais tu n'en seras pas plus.

La jeune gothique observa sa patronne, elle était là à attendre que Coreen est fini de la couvrir de questions en caressant son ventre bien rond sans s'en rendre compte. Coreen trouvait ça touchant. Elle n'imaginait pas que Vicki soit se genre de femme à s'épanouir dans la grossesse et pourtant, depuis deux mois, son attitude prouvait le contraire, certes elle passait moins de temps au travail. Mais le peu qu'elle était là elle souriait. Coreen se doutait qu'elle venait uniquement pour elle, car sa cécité ne lui permettait pas de travailler la journée et elle n'avait plus vraiment besoin d'argent, elle avait rendu son appartement. Elle l'entendit compter en chuchotant tout en se dirigeant vers son bureau, cela fit sourire Coreen, ce réflexe de compter pour ne pas se cogner n'était pas encore un automatisme et Vicki était encore un peu maladroite comme le prouvait le nombre d'objets qu'elle avait encore cassé cette semaine. Soudain la porte du bureau s'ouvrit et un homme âgé d'une cinquantaine d'années entra.

Homme : Victoria Nelson ?

Vicki quitta son bureau et ferma la porte derrière elle, afin que le client potentiel ne voit pas les dégâts qu'elle venait de provoquer encore une fois. Lissant sa chemise, Vicki fit un pas vers l'homme.

Vicki : Que puis-je faire pour vous ???

Homme : Je suis maître Robert Masterston, je suis avocat chargé de succession.

Vicki : Et ???

Robert : Je vous cherche depuis près de trois mois…

Vicki : Je suis pourtant dans l'annuaire.

Robert : Je… Vous devriez peut être vous asseoir vu votre état.

Vicki : Je… Ca ira.

Robert : J'ai le regret de vous annoncer que votre père Jake Nelson est décédé.

Vicki : Et bien ça ne fera pas une grosse perte à la société !!!

Mais alors qu'elle allait retourner dans son bureau, l'avocat l'intercepta.

Robert : Miss Nelson !

Vicki : Quoi encore ???

Robert : Pourrions nous aller parler ailleurs ??? S'il vous plait.

Vicki attrapa sa veste, elle avait besoin de prendre l'air.

Coreen : Vicki…

La jeune femme se tourna vers son assistante et amie. Cette dernière lui mit dans la main sa canne blanche, bien que la jeune femme s'en serve rarement, elle la prit et la déplia avant d'en poser le bout sur le sol. Coreen savait que Vicki ne se laisserait pas guider par cet homme, son indépendance prenant toujours la marge.

TBC