Alors oui, ce chapitre a mis du temps à venir, oui il doit y avoir des fautes et oui je vous avais promis que c'était le dernier... Mais j'ai eu entre deux partiels des petites idées qui se sont rajoutées et ... voilà le résultat !

Bonne lecture ^^


« Et où est-il maintenant ? » demanda le soldat.

« Encore à l'infirmerie. » répondit le médecin « Je lui ai promis de le libérer après qu'il ait mangé. »

Steve acquiesça, ayant compris le message subliminal. Bruce lui demandait d'attendre un peu avant de faire quoi que ce soit. Cela ne le dérangeait pas outre mesure, lui permettant même de réfléchir à la manière dont il allait aborder l'ingénieur.


Après le repas promis à Bruce, Tony se réfugia me reste de la journée dans son atelier. Il ne voulait pas croiser les autres pour le moment. Il avait besoin de réfléchir. Parce qu'au fond, même si il refusait de l'admettre, sa tête ressemblait à un véritable champ de bataille. Il n'avait jamais, pas même lorsqu'il était au plus mal, remis en question sa place dans l'équipe.

Parce que si Tony Stark n'allait pas bien, Iron Man lui, était inébranlable. Lorsqu'il revêtait l'armure, l'ingénieur prenait une autre identité, et c'est pour cela qu'il n'avait jamais craint de retourner en mission. Ce n'était pas le play-boy, philanthrope, milliardaire qui combattait le crime. C'était Iron Man. Le super-héros n'avait pas de séquelles de New-York, il était parfait lui.

Pourtant, aujourd'hui, ce n'était pas Tony Stark qui avait frôlé la mort. C'était Iron Man. C'était la dernière barrière protégeant son esprit qui venait de s'effondrer. Le héros n'était soudain plus capable de le protéger, et réalisant cela, le milliardaire eut peur. Très peur.

Tony se leva de sa chaise. Il devait prendre l'air et peut être même parler à quelqu'un. Peut-être pourrait-il finalement se confier. Il pensait à cela en montant les marches. Pourtant il se figea en haut de l'escalier. Les autres étaient réunis et semblaient parler de lui. Il tendit l'oreille.


Les Avengers avaient prévu de se retrouver en fin d'après-midi pour discuter une nouvelle fois du cas de Tony. Et la discussion était pour le moins mouvementée.

« Ecoutes Steve, tu dois admettre qu'il ne peut plus nous accompagner en mission. On ne peut pas se permettre de jouer les baby-sitters en pleine infiltration d'une base ennemis ! » s'énervait Natasha.

« Je sais bien. » accorda le soldat « Mais si on le lâche maintenant on risque le de perdre. Il a besoin de notre aide. »

« On ne le lâcha pas puisqu'on sera là le reste du temps. Mais c'est trop dangereux pour lui en ce moment. Il risque de se faire tuer. » argumenta Clint.

« Si vous décidez de ne plus compter sur lui alors ne comptez plus sur moi non plus. » lâcha Bruce. Le médecin semblait ne pas apprécier la tournure que prenait la conversation.

L'espionne jura en russe et déclara « Parce que maintenant vous nous faîtes du chantage, Docteur ? »

« Non. » le scientifique gardait un calme presque effrayant « Je vous donne simplement ma position. »

« Et votre position et de pousser votre ami à se faire tuer ? » demanda l'archer.

Bruce allait répondre mais il se fit interrompre par Steve. Le soldat semblait sentir un certain danger à laisser cette conversation continuer et surtout s'envenimer.

« Ecoutez, on est tous fatigués et les mots ont peut-être dépassé nos pensées. Je propose que l'on aille tous se reposer et que l'on reprenne cette conversation demain matin. »

Les autres acquiescèrent et tous se levèrent pour se rendre dans leur chambre. Avant de quitter la pièce, Bruce ne put s'empêcher d'ajouter une dernière chose.

« Si vous le rejetez maintenant, vous aurez bientôt son sang sur vos mains. »


Tony était enfermé dans sa chambre, le regard vide, se ressassant encore et encore la conversation qu'il avait surpris un peu plus tôt. Peu importe comment il la retourné dans sa tête le message restait le même. Ils ne voulaient plus de lui. Ces personnes qui un peu plus tôt lui avaient promis d'être là pour lui avaient maintenant décidé de le laisser tomber.

L'ingénieur se leva et se dirigea vers la salle de bain. Il avait besoin de se rafraîchir. Il se pencha vers le lavabo pour asperger son visage d'eau puis il se releva. Mais lorsqu'il regarda dans la glace derrière se tenait Obadhia un sourire narquois sur les lèvres. Le miroir se brisa lorsque le poing de Tony s'abattit violement dessus. Du sang gouttait à présent le long du mur jusque dans le lavabo, le rouge offrant un contraste étonnant avec la blancheur de la pièce.

L'ingénieur sortit de la pièce et d'un pas lent se dirigea vers la porte de sa chambre. Si auparavant ses yeux étaient vides maintenant ils offraient seulement un profond désespoir derrière lequel se cachait une morbide mais implacable résolution. Cela faisait des années qu'il avait appris à être seul, à n'offrir aux autres que ce masque finement ouvragé, à n'accorder sa confiance qu'à ses créations. Mais New-York avait tout changé, faisant peser sur ses épaules un poids trop lourd à porter seul.

Mais il lui avait aussi apporté des compagnons, des personnes qui récemment avaient clamé être ses amis, vouloir l'aider. Alors il avait remis en question ses résolutions, se demandant s'il n'était pas temps d'enterrer le passé et de s'ouvrir vers l'avenir. Le couteau à présent planté dans son dos n'en été que plus douloureux. Il n'avait personne sur qui compter, pourtant il sentait bien qu'il ne pourrait pas s'en sortit seul, que le poids à porter était trop lourd, vraiment trop lourd.

Il allait donc s'en décharger.


Steve était dans sa chambre quand il avait entendu un bruit, ressemblant à celui du verre brisé. La chambre la plus proche de la sienne était celle du milliardaire aussi une pointe d'inquiétude monta en lui. Le soldat se dirigea vers la porte de sa chambre mais ne put se résoudre à tourner la poignée. S'il sortait maintenant, s'il décidait d'aller frapper à la porte de l'ingénieur, il acceptait de devenir en quelques sortes responsable de l'autre. Et il n'était pas sûr de le vouloir.

Pourtant, après quelques secondes de réflexion, il se décida à franchir le pas de la porte. Steve se dirigea vers la porte du milliardaire mais alors qu'il s'apprêtait à frapper, plusieurs détails le stoppèrent dans son geste. La porte n'était fermée et des traces rouges parsemaient la poignée et le sol. L'expérience du soldat lui indiqua immédiatement l'origine des trainées et son rata un battement.

Du sang…

Les traces semblaient menaient vers le salon et il décida de les suivre sans perdre de temps. Steve ne pouvait s'empêcher d'avoir un très mauvais sentiment et ses jambes se mirent à courir d'elles même. Il espérait seulement ne pas arriver trop tard.


Tony se trouvait maintenant sur le rebord de la fenêtre. Le vent fouettait son visage et le faisait se sentir plus vivant que jamais. Le milliardaire ne put retenir un sourire moqueur. C'était à travers cette même fenêtre que Loki l'avait jeté quelques mois plus tôt. Bien sûr elle avait été remplacée entre temps, mais chaque fois que l'ingénieur la regardait, il sentait de nouveau la chute. Mais bizarrement, celle-ci n'avait pas été effrayante, il s'avait que son armure allait le sauver, c'était prévu. Alors une fois débarrassée de la peur, l'adrénaline avait fait son travail, rendant l'expérience exaltante. Il s'était à ce moment réellement sentit vivre.

Le milliardaire lâcha une main. Il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était là un final digne de lui, ou plutôt digne de celui que les autres voyaient en lui. L'acte final de cette comédie qui se jouait depuis bien trop longtemps maintenant. L'ingénieur lâcha se deuxième main, et regarda vers le bas. Il allait au moins vivre une dernière fois avant de mourir.

Tony fit un pas en avant.


Et fin de ce chapitre !

Il faut savoir que je suis le genre de personne à avoir beaucoup d'idée mais aussi à être incapable de les mettre en ordre... Alors j'ai essayé pour tout regrouper de faire un chapitre avec un peu de psychologie de comptoir :)

Enfin j'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à donner votre avis :)