Ranne : Je ne me lasserais jamais de laisser des suspens de malade à la fin de mes chapitres. C'est marrant.

MissAnonymous : J'ai une petite cabane au Pérou, au cas où.

Shoubidou : Ce mythe des capotes, j'y crois sincérement. Et oui, Nyo a un petit faible pour les femmes de 60 ans, mais faîtes comme si j'avais rien dis.

AmbreDestin : J'ai adoré tes reviews dfsfsdff.

Ce chapitre est très court. (C'est pas vraiment un chapitre) Je le considère comme un entracte. Vous allez vite comprendre pourquoi. Enjoy, et merci pour toutes vos reviews !


Il était déjà deux heures du matin. Mathieu avait commencé à bailler depuis une dizaine de minutes, et ses paupières ne voulaient décidément pas co-opérer. Ils durent mettre un terme à la soirée à cause de sa fatigue. Le propriétaire des lieux se leva du canapé où il avait été confortablement installé et débarassa la table des bouteilles et des bols vides. Antoine quand à lui, enfilait ses chaussures et sa veste. Le plus grand se fit raccompagner par Mathieu jusqu'à l'entrée.

- Rentre bien vieux, fais attention à toi. Dit Mathieu en baillant une nouvelle fois et en lui tapotant l'épaule, après avoir ouvert la porte.

Antoine s'avança vers la sortie, puis se tourna vers son ami. Il le regarda quelques instants, et posa son avant-bras droit contre l'encadrement de la porte. Mathieu le regardait également, intrigué. Ses cheveux en bataille et sa chemise mal boutonné lui donnait un air négligé, mais Mathieu trouvait ça aussi, d'un autre côté, très attirant. Le silence devenait pesant et l'air frais de l'extérieur commençait à envahir l'appartement.

- Quoi ? Finit par demander Mathieu.

- C'est le moment où tu dois m'embrasser.

- Hein ? Jamais ! Dit subitement le plus petit, les yeux grands ouverts, surpris par son audace.

- Quoi, t'en as pas envie ?

Mathieu plissa des yeux, essayant de déceler la moindre faille dans son regard. Pourtant, Antoine n'avait pas l'air de rigoler. Il était pris au dépourvu et bafouilla, perdant ses moyens.

- N-... Ecoutes, je... Ce serait trop bizarre d'embrasser un mec, ou même, de t'embrasser toi. Dit-il pour se justifier.

- Oh. Dit Antoine en se redressant, et se reculant d'un pas. Désolé.

- Désolé ? -Il haussa un sourcil.-

- J'ai... -Il secoua négativement de la tête et força un sourire.- J'ai mal interprété certaines choses. Sûrement. C'était débile. On oublie tout, OK ?

Mathieu leva les yeux au ciel et tira Antoine dans l'appartement, fermant la porte.

- Pourquoi tu m'as dis que t'avais une copine et que tu vivais avec elle ? Demanda t-il en gardant toujours ses doigts serrés autour de son poignet.

Voir son ami aussi sérieux et sévère avec lui était étrange pour Antoine. Il n'avait même plus l'impression d'être le plus grand.

- Je sais pas pourquoi j'ai fais ça. Pour t'impressioner sans doute ? -Il haussa des épaules en grimaçant.- C'était totalement con. Un peu comme moi.

- T'es gay ? -Il lui lança un regard suspicieux.-

- Non.

- Mais tu veux m'embrasser ? T'es bisexuel ?

- J'espère secrètement que tu aies un vagin, si tu veux tout savoir.

Sa main libre vint attraper le col ouvert de sa chemise, et il le tira vers lui. Hors de question qu'il se mette sur la pointe des pieds. Mathieu hésita pendant une demi-seconde, demi-seconde durant laquelle Antoine se demandait s'il aurait les couilles de le faire. Il fut rapidement fixé quand Mathieu posa ses lèvres sur les siennes et les mouva lentement, avec désir de connaître par quels autres moyens son ami pourrait le faire frissonner. Mathieu sentit les mains du plus grand sur sa taille et il relâcha alors son col pour aller caresser sa joue. Mais Antoine rompit soudainement le baiser. Leurs yeux se rencontrèrent et il sentait son souffle saccadé sur son visage.

- J'ai rien ressenti.

- Moi non plus, mentit Mathieu.

Son regard parcouru son visage et Antoine finit par sourire.

- Tu mens.

- Toi aussi.

- Peut-être.

- Monsieur est content d'avoir eu son baiser ?

- Très, répondit-il en souriant en coin avant de quitter l'appartement.

Mathieu resta planté dans le couloir pendant quelques instants. Il avait bien besoin de dormir.