Mon Amour, Ma Bataille
Disclaimer : Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, nous ne faisons que changer le cours de l'histoire :)
Chapitre 6 (Twilou)
Je regardais Edward partir après l'échange où je lui avais livré une partie de ma vie et de mon passé que j'essayais d'oublier. Car désormais je n'étais plus Isabella Swan mais un soldat de l'armée des Etats-Unis d'Amérique partis en France.
Et je n'arrivais pas à regretter ma décision d'avoir quitté la maison. Ma mère n'arrivait pas non plus à me manquer. Malgré que les conditions de vie soit déplorables : le manque d'hygiène, la nourriture, le froid… Autant de raison qui aurait du pourtant me faire regretter le petit confort que j'avais à New-York ! Mais ce n'était pas le cas. Ici, je me sentais à me place, ici, j'avais l'impression d'être utile et de servir enfin à quelque chose.
Mais soyons clair, ma condition de fille avais été difficile à camoufler, déjà pour le prénom j'avais décidé de m'appeler Charlie en souvenir de mon père. Mais j'éprouvais quelques difficultés à me retourner à l'appel de ce nom. Donc les autres hommes m'appelaient le sourd, mais ça ne me dérangeait pas. Ils étaient tous très gentils avec moi, car je pouvais cacher ma féminité mais pas mon jeune âge et mon inexpérience. Je crois que je leur faisais un peu pitié et qu'ils voyaient en moi le jeune homme frêle et craintif qu'ils avaient été à une époque. Cette condition n'avait pas que des désavantages bien au contraire ! Ils me racontaient leurs souvenirs heureux d'avant-guerre, me réconfortaient dans les moments difficiles…
Comme il y a quelques jours, le pire jour de ma vie mais aussi j'y avais vu pour la première fois le visage d'Edward Cullen notre chef, cette rencontre avait changé quelque chose en moi et aujourd'hui j'ignorais encore quoi….
On nous avait envoyé en mission dans les lignes ennemies, que nos chefs croyaient inoccupés, moi et deux autres soldats. Un jeune homme un peu plus vieux que moi et un autre qui aurait eu l'âge d'être mon grand-père, où alors c'était la guerre qui avait donné à ces traits cet aspect constamment blasé, et qui avait laissé dans son regard l'empreinte de celui qui avait tout vu de la vie et qui n'attendait plus rien à part la mort. Tout deux étaient vraiment gentils. Alexandre, le jeune homme, avait été le premier à me parler dès mon arrivée, m'avait aidé à comprendre l'organisation de la vie de militaire et m'avait présenté aux autres en hurlant partout.
-Les gars ! On a un Bleu ! -Il m'avait expliqué après qu'un Bleu était le surnom qu'on donnait aux nouveaux arrivants- Les hommes, étonnés de toute cette activité, sortaient les uns après les autres la tête de leur col où ils l'avaient tous enfoncé le plus possible pour tenter de garder le plus possible de chaleur. Et ils me reluquaient d'une façon indescriptible, comme s'ils se demandaient s'ils allaient me revoir souvent ou si j'allais passer l'arme à gauche -c'était le cas de le dire pensais-je avec sarcasme- dès le lendemain.
Cette mission m'inquiétait, je devais l'avouer, et à raison, vu qu'à peine étions nous sortis des lignes de notre armée que les tirs avaient commencé à fuser dans notre direction.
-Charlie couche-toi ! C'est une embuscade ! Dit Alexandre en me tirant pour me faire m'allonger face contre terre.
-Que fait-on maintenant ? J'avais vraiment peur à présent et l'adrénaline parcourait mon corps. Tandis que les bals volaient à 30 centimètres au-dessus de nous.
-Il n'y a qu'une seule solution. Écoute-moi Charlie ! Quand je te le dirais, tu vas courir le plus vite possible vers notre ligne, d'accord ?
-Oui d'accord, mais et Pierre ? Je cherchais l'homme du regard mais ne le trouvait pas.
-Il est trop tard pour lui dit-il en bougeant légèrement pour que je puisse apercevoir le corps de Pierre regardant dans ma direction avec des yeux vides et sans vie. Du sang coulant de sa bouche en une petite ligne qui commençait à faire une petite flaque sur le sol. Je restais tétanisée devant cette vision un instant en sombrant dans les souvenirs de mon père allongé sur son lit, la vie ayant quitté son corps. Alexandre me secoua pour tenter de me ramener à la réalité. L'appel de mon nom m'enfonçant encore plus dans mes délires. Je ne parvins pas à immerger jusqu'à que quand à bout de nerf il me gifla avec une force étonnante.
-Courage ! Ça va aller ! Regarde-moi ! Ça va aller tu vas t'en sortir !
-Et toi que vas-tu faire ?
-Je vais faire ce que je dois faire Charlie, il m'embrassa furtivement sur le front. Comme s'il avait compris à ce moment là que je n'étais pas ce que je prétendais être. Et hurla, Cours Maintenant !
Les minutes qui suivirent se passèrent au ralenti, je me levais et le vit partir en direction des lignes ennemies, mais je respectais ma promesse et courais. Vite. Le plus vite que je pouvais. Dans ma poitrine mon cœur battait si vite que mes cotes auraient du se briser sous la force de ses coups désordonnés. J'arrivais enfin dans notre camp et m'effondrais sur le sol dur et humide. Les hommes ayant assisté à la scène de loin vinrent vers moi et me disant que c'était la seule solution et que c'était tout les deux des chouettes gars. Ce qui ne me fit que culpabiliser encore plus.
-Que s'est- il passé ? Dis une voix que je ne reconnus pas. Je relevais la tête et me retrouvais face à un dieu vivant, il était magnifique il n'y avait pas d'autre mot. Avec ces cheveux rouille, sa peau pâle et ses traits d'une perfection inégalable, selon moi. C'était le seul homme participant à cette guerre dont la saleté n'enlaidissait pas les traits, bien au contraire. Ça et ses yeux d'une couleur bizarre, bordeaux-noire que je n'avais jamais vu chez quiconque, lui donnait un air sauvage et mystérieux, simplement irrésistible. Il me fixait, réalisais-je soudain. C'était à moi qu'il posait cette question mais je ne savais que répondre tant les pensées s'entrechoquaient encore dans ma tête. Voyant ma détresse, d'autres hommes lui répondirent à ma place. Après avoir entendu l'histoire il soupira d'un air préoccupé.
-Ils arrivent à nous manipuler, ce n'est pas bon signe ! Nous devons revoir nos stratégies. Oh et, Charlie ? M'interpella-t-il je relevais la tête vers lui, je sais que les premiers morts ne sont pas faciles, donc saches que si tu veux parler je serais présent pour t'écouter. Dit-il en me faisant un sourire confiant.
-Merci chuchotais-je, mais ça va aller, je lui retournais un faible sourire.
-A ta guise. Après un dernier sourire à mon attention il repartit d'où il était arrivé.
Depuis ce jour, Edward était vraiment très gentil avec moi et je ne comprenais pas pourquoi. Parfois les regards qu'il me lançait me donnaient l'impression d'être percée à jour, et qu'il avait compris mais qu'il cherchait encore des indices en moi pour confirmer ce qu'il pensait. Cela m'étonnerait car j'essayais de tout camoufler un maximum, et je crois bien que les autres n'y voyaient que du feu. Sauf lui. Et je ne comprenais pas pourquoi. A croire qu'il était différent des autres, plus attentifs et beaucoup plus parfait aussi d'un point de vue féminin s'entend ! Mais je m'interdis ce genre de pensées, que penserait-il s'il savait lire dans mes pensées ? Un homme de son régiment le trouvant séduisant ? Il n'oserait plus jamais m'approcher !
Mais autre chose me dérangeait chez lui, c'était que j'avais l'impression étrange qu'il ne m'était pas inconnu et que je l'avais déjà vu quelque part. Mais c'était un souvenir très flou et vague, comme un rêve lointain… Après tout un ange ne pouvait venir que d'un rêve, non ?
REVIEWS ?
