Ici, Sumi-chan!! Merci encore de lire ma fic, j'ai demandé à Kisu si elle pouvait en poster deux autres de moi, elle m'a dit que ça n'allait pas tarder... Comme je suis une vraie buse en informatique (et en anglais mais là c'est une option ), je lui demande de pouvoir faire les publications... Merci encore ma ch'tite Kisu-chan o (enfin, t'es plus vieille que moi XD)

Bonne lecture, j'espère qu'il va vous plaire ce chapitre... Quand au couple de notre petite Hinata... Je ne lâcherai aucun indice:p Il sera fixé définitivement pour le... 36 ème chapitre... regarde à droite et à gauche Il y aura aussi d'autres couples avec Hinata... Mais ça sera pour son travail . Je vous laisse !! Bonne lecture !!

Nyappy !

Merci de me rappeler mon âge, Sumi-chan .. Concernant les deux autres fics que je dois poster, je ne peux pas vous dire quand est ce que je vais le faire. Franchement, Geisha me prends beaucoup de temps, sans parler des sempiternels devoirs et notre bac blanc qui arrive la semaine prochaine... Dure la première… Kisu elle peut pas tout faire en même temps ! Promis je vais essayer de faire vite.

Alors pour aujourd'hui, chap 7… sur 46 déjà écrits. Sans commentaires n.n. Sumi très productive en ce moment. Et si vous n'êtes sages… Chap 8 qui suivra !!

Chapitre 7

Qu'est ce qu'a voulu dire cet Uchiwa ? Ca me turlupine depuis qu'il est parti avec son petit frère. Je me retourne dans mon futon pour la énième fois. La journée a été normale, je n'ai pas vu Sakura et Shizune ne m'a pas parlé. Ino a été occupée toute la journée à des courses importantes pour Tenten. La brunette ne m'en avait pas voulu de lui avoir parlé comme je l'ai fait, pourtant, il y a de quoi. J'ai été ignoble avec elle, je ne dois pas la pousser à devenir geisha si elle aspire à devenir autre chose. Mais dans un sens... Si elle n'est pas geisha, que fera-t-elle ? La bourse que l'Uchiwa m'a donnée, je l'ai cachée dans le jardin, juste derrière le bassin aux carpes, à coté des massifs de roses et de chrysanthèmes. Je me retourne encore dans ma palliasse.

« Hinata, dors... » S'éleva une voix endormie.

« Je ne peux pas Ino. » dis-je fermement mais assez bas pour ne pas réveiller les autres.

« ... »

« Tu sais, je ne sais pas ce que je veux... Apparemment, Itachi-Sama veut me... m'avoir, mais... C'est quoi ? J'suis toute seule... J'en ai marre, j'veux voir ma sœur, j'veux voir Maman... Neji me manque... »

Les larmes viennent de nouveaux m'embrumer les yeux.

« J'veux devenir geisha. Mais pas pour Uchiwa. J'veux pour quelqu'un d'autre. »

« ... »

« J'veux revoir Naruto... »

« ... »

« Naruto... Je ne connais même pas son nom... »

« Naruto ? C'est comme le fils de... »

Je me tourne vers elle, sa main droite plaquée sur ses paupières. Elle semble complètement perdue dans ses réflexions.

« Uzumaki. Y'a que lui que je connaisse qui ait un gamin du nom de Naruto. »

Uzumaki... Alors c'est ça son nom…

« QUOI ?? Tu l'as rencontré quand ? Où ? » S'écria Ino en se redressant.

Elle me prend par les épaules et manque de réveiller Tenten et les autres servantes qui sont dans la pièce. Elle commence à me secouer comme un prunier.

« Je... Je l'ai croisé quand je suis allée chercher le shamisen de Sakura... Il m'a fait tomber et son père m'a payé une glace pour se faire pardonner... »

Je préfère ne pas lui dire que je n'ai pas acheté cette glace et que j'ai gardé l'argent pour moi. Son air endormi se crispe.

« Hinata, ne t'approches pas de lui, il est tabou, c'est... » Commence-t-elle, son air déterminé rendant ses traits plus tirés que d'habitude.

« INNNOOOOO !! UN THE ET PLUS VITE QUE CA !! »

Ino se lève précipitamment, Sakura la réclamant si fort qu'elle aurait pu réveiller tout le quartier. Elle me laisse seule, perdue dans mes pensées égarées par le sommeil. Qu'est ce que je vais devenir ? C'est quoi ce truc à propos de Naruto ? Pourquoi Ino m'a t-elle dit de m'en méfier? Je reste perplexe. Lorsqu'Ino rentre dans la chambre, je fais semblant de dormir. Je ne veux pas qu'elle se tracasse encore plus pour moi qu'elle ne le fait déja. Elle finira par s'en rendre malade sinon.

J'ouvre péniblement les yeux. J'ai dû dormir une ou deux heures, tout au plus. Je dois aller balayer le devant de l'okiya. Donc, je me lève et enfile un yakuta correct, je me laverai ensuite si j'ai le temps, ou ce soir. Je sors sur la pointe des pieds et va directement dans la cour. Le temps est plus frais que ces derniers jours, l'hiver vient à grands pas. J'ai vu qu'il y a un radiateur dans la chambre de Shizune, mais qu'il n'y a qu'un poêle dans la cuisine. J'espère que Chouji-San me laissera m'y réchauffer quand la saison sera plus ardue...

La porte de la cabane est grande ouverte. Bizarre, d'habitude un gros cadenas en ferme l'accès. Je m'approche doucement, j'ai un mauvais pressentiment... Le froid m'assaille vraiment maintenant, dans mon petit yakuta, je ne suis pas protégée de la rosée matinale.

« Il... il y a quelqu'un ? » tente-je faiblement.

Pas de réponse. Je continue à avancer. J'ai un peu peur tout de même...

« Il y a quelqu'un ?? »

Oulà, pas de panique, calme toi Hinata... calme toi... Je bascule en arrière, quelque chose s'est jeté sur moi !!!

« AA... »

Une main se plaque sur ma bouche, avant même que mon dos ne touche le sol. Une seconde main se glisse sous ma nuque, elle la soulève au dernier moment pour pas que ma tête heurte le sol. C'est quoi ?? J'ouvre grand les yeux quand tout s'immobilise.

« Chut, tais-toi Onee-Chan... » Souffla une voix rapidement.

Ma... sœur ??

« Calme-toi, ce n'est que moi... »

Son visage pâle est juste au dessus du mien, elle a vraiment beaucoup maigri... En plus, elle est maquillée d'une façon blafarde, les lèvres rouge tirant sur du rose, les paupières peinturées de bleu, assorties au yakuta qu'elle porte. Quand je me calme, elle enlève sa main de ma bouche et se relève.

« Désolée Hinata... »

Je me relève également, abasourdie... Ma sœur... Ma petite Hanabi... Je m'approche d'elle, je veux la prendre dans mes bras. Ma sœur !! C'est ma sœur !!! Elle a un mouvement de recul. Je me fige, qu'est ce qui lui prend ? Comment se fait-il qu'elle soit habillée comme ca? Je remarque que son obi, la ceinture ventrale d'un kimono, est attaché devant, contrairement aux geishas. Je me demande bien... Mais...

« Comment… Ca va ? Tu viens d'où ?? » Dis-je précipitamment.

Hanabi prend sa tête entre ses mains, l'air débordée par tant de questions en même temps.

« Ta gueule. » lâcha-t-elle simplement.

Hein ?? Qu'est ce qu'elle vient de me dire là ??

« Hanabi ! » m'exclamais-je.

« M'en fous de tout maintenant. T'es toujours aussi chiante Hinata. »

Quoi ??

« On m'a emmenée dans un quartier de plaisir, chez les pédophiles, tu sais ? Ces gros porcs qui aiment sauter des gamines ! » S'emporta-t-elle.

Je suis clouée sur place. Comment...? L'air me manque, je...

« Ca c'est clair, j'avais du succès. Mais bon, j'aime pas être pute. »

Ca y est, elle l'a dit. Pourquoi ??

Père...

Vendues...

Seules...

« Mais toi, tu mènes la belle vie. J'croyais que tu serais servante je ne sais pas où, dans des conditions lamentables. Mais je vois que Mademoiselle va devenir geisha. »

Hein? Où a-t-elle vu que j'ai une belle vie ? D'accord, pour l'instant, j'ai eu quelques petites chances... Mais si elle pense qu'être l'esclave et le souffre douleur attitré de Sakura est mener la belle vie, elle se trompe lourdement...

« Mademoiselle en bave, si tu veux savoir. » répliquais-je sur un ton acide.

Hanabi me regarde fixement. Cette pupille de nacre que je n'avais pas vu depuis longtemps... Cette colère, cette flamme...

« Moi j'me casse, tu viens, j'vais voir Père et Maman. Je retourne à la maison. Je me suis enfuie ce matin du bordel, après avoir récolté des infos sur toi. J'aurais dû me casser directement, pas m'occuper de toi et de ta Royale personne... »

Je m'avance vers elle et lui lance ma main en plein dans la figure. Comment ose-t-elle dire de telles stupidités en face de moi ? Je suis son aînée tout de même !! Elle pose une main décharnée sur sa joue rouge. Puis, elle crache à mes pieds, avant de partir en courant. Je dois... Je devrais la retenir.

« Hanabi !! »

Elle s'arrête et se retourne. J'ai presque les larmes aux yeux. Je m'en veux horriblement de lui avoir fait mal. Même lorsque nous étions plus jeunes, je n'ai jamais levé la main sur elle. C'est la première fois...

« Ca fait longtemps... Adieu Hinata, plante-toi bien, je rêve de te voir pourrir en enfer. C'est ta faute si j'en suis là aujourd'hui. »

Elle repart, faisant écrouler mon monde comme un château de cartes. Ma faute... Ca serait MA faute ? Ma faute si elle en a bavé ? Ce n'est pas moi qui nous ai vendues!! Ce n'est pas moi l'ai assommée avant de partir, ce n'est pas moi qui l'ai emmenée dans un bordel !

Ce n'est pas ma faute.

« Hinata, il y a un paquet pour toi !! Quelqu'un veut te voir aussi. »

La voix d'Ino me ramène à la réalité. Je me redresse et va directement dans l'entrée. Un grand homme s'y tient, un petit colis dans la main droite. Je le reconnais immédiatement.

C'est lui, c'est de sa faute à lui...

Kabuto…

Cet homme... Il m'a...

« Bonjour Hinata. »dit-il d'une voix trop doucereuse pour être honnête.

Son sourire douteux reprend place sur son visage. Décidément, il me fait peur... Il me tend le paquet. Son sourire jusqu'aux oreilles.

« Oh, Kabuto-san ! »

Oh, non pas elle... Surtout pas elle...

« Sakura-san ! Comment allez-vous ? »

La geisha passe a coté de moi, sans faire attention à ma présence.

« Je vais bien Kabuto-san ! La vie devient un peu plus dure, mais que voulez vous ! La danse est tout un art, seules les plus douées y arrivent ! »

Je sens que cette remarque m'est destinée.

« Voilà qui est normal, tiens toi, ce truc risque de t'intéresser ! » me lance-t-il.

Je prends le paquet dans ma main. Il est enveloppé dans du tissu brun, attaché avec une ficelle. C'est la première fois que je reçois un colis...

-« Ouvre-le sale gosse ! »

Je me tourne vers Sakura. Je me sens prête à l'affronter aujourd'hui. La colère de ma sœur m'a revigorée.

« Non, je préfère le faire en privé. »

Je me penche en avant vers l'homme aux cheveux gris.

« Merci et au revoir Kabuto-sama. »

Je me tourne et m'élance vers la cour. Hors de question que cette harpie voit ce que j'ai reçu. J'avance jusque sous les massifs de roses et de chrysanthèmes, là ou j'ai enterré la bourse qu'Itachi m'a donnée. Je prends la ficelle d'une main, tire d'un coup sec. Le tissu tombe et découvre une petite boîte noire. Je cherche le mécanisme du bout des doigts. Elle m'est étrangement familière, je crois que je l'ai déja vu quelque part...

« Qu'est ce que c'est ? »

Je me retourne, Tenten se tient à quelques mètres de moi. Elle sourit joyeusement. Comment peut-elle rire ? Je suis anéantie. Cette boîte vient de chez mes parents. Je viens juste de la reconnaitre...

« Je peux ? »

Elle s'approche de moi et regarde attentivement la boite, attendant que je l'ouvre. Je m'exécute, et découvre deux petites plaquettes noires, avec des inscriptions dessus, et un pendentif accroché au bout d'une chaine. Je prends la première plaque et la montre à Tenten. Celle ci pâlît étrangement.

« C'est... Une plaquette funéraire... au nom de Hiashi Hyuuga. »

Hiashi... Mon... père... Mes yeux commencent à me brûler…

« Une deuxième... au nom de Yumi Hyuuga. »

Ma... Maman... Mes parents...

« C'est...? »

Sont morts.

Son visage pâle, malade, la pâleur de sa peau... Maman...

Maman... Partie.

Les larmes se présentent aux coins de mes yeux.

Morte. Non...

Maman...

Père...

« Il y a un bijou ! »

Je regarde dans le coffret. Un pendentif en argent, resplendissant telle une pierre polie, représentant un cygne s'envolant repose au fond. C'est...

« Maman... »

Le seul bijou que je l'ai vu porter... Ce petit pendentif... Il représentait la liberté pour Maman, la gloire passée des Hyuuga... Maman... Je l'ai vu porter ce bijou tant de fois !

« Mamaaaaan... »

Mes larmes coulent maintenant à flots. Maman... Ma petite Maman... Je te revois encore, pleine de vie, rayonnante. Puis sur ce lit glacé, où ta peau s'était imprimée du drap, ce pendentif brillant entre tes seins...

Maman...

Je suis seule... Maman... je ne me retiens plus et laisse échapper toute ma tristesse.

« Chut... »

Tenten me serre dans ses bras. Le passé m'a définitivement laissé. Je ne dois rien regretter. Ma sœur est partie, mes parents aussi. Je dois moi aussi changer. La brunette ne relâche, puis prend la chaine du coffret. Elle l'ouvre et me la met autour du cou.

« Je n'ai pas de souvenirs de ma famille. Mais toi tu en a un. Garde-le précieusement. »

Je me retrouve comme ma mère. Ce cygne souhaitant s'envoler, doit représenter ma destinée.

A suivre!!!