Merci à aylala, chaton weasley, melusyn, amintheta, Lily'Ashura, mstl pour leurs reviews. Je peux pas gérer les délais d'attente entre deux chapitres, il m'en rete qu'un d'avance et j'aimerais bien en écrire un autre avant de poster. Mais la fic est bientôt finie, normalement.

Bonne Lecture


Chapitre 6

Promenade au parc

Ron aimait le dimanche car dimanche rimait avec grasse matinée. C'était un des seuls jours où ils pouvaient dormir. Julius était comme lui, il avait hérité du côté gros dormeur des Weasley et Ron s'en félicitait.

En ce moment même, il dormait profondément. Les rideaux qu'il avait oubliés de tirer la veille laissaient passer le jour mais il ne s'en rendait même pas compte tellement c'était bon de dormir et de rêver.

Dans la pièce un peu plus loin, Julius ne dormait plus. C'était fini, il avait essayé de refermer les yeux et de remonter la couette jusque sur sa tête, comme disait sa mère, pour retrouver le sommeil, mais il avait assez dormi. Comme ils étaient rentrés tard de chez oncle Fred, il savait qu'oncle Ron devait encore dormir et il ne voulait pas le réveiller, sinon il serait bougon. Il l'avait déjà fait et Ron l'avait appelé Hermione. Il avait répliqué avec sa petite voix qu'il était Julius et pas Mione et Ron avait fait un bond dans son lit, totalement éveillé et… bougon.

Seulement, Julius en avait marre d'attendre. Il avait faim, alors sur la pointe des pieds, il sortit de sa chambre pour aller dans celle de son oncle. Il ouvrit doucement la porte et fit une belle grimace en fermant les yeux quand le jour lui frappa le visage. Il ne s'était pas encore habitué à la lumière. Son oncle dormait et il s'approcha du lit pour l'observer. Il avait la bouche ouverte et Julius trouva cela rigolo. Le jour ne semblait pas le gêner et Julius resta à le regarder dormir. Las d'attendre encore, il monta de l'autre côté du lit et s'installa près de Ron. Quand son oncle roula sur le côté, il se retrouva nez à nez avec lui et l'observa de plus près, regardant ses tâches de rousseur, plus ou moins semblables aux siennes.

Il était en train d'essayer de les compter, reprenant à chaque fois à zéro quand il atteignait sa limite de cinquante car au-delà, il ne savait plus, quand Ron ouvrit brusquement les yeux, les faisant sursauter tous les deux. Julius poussa un cri de surprise et Ron étouffa un juron.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- J'arrive plus à dormir alors je suis venu, sourit Julius, fier de lui.

- Tu m'as fait peur, dit inutilement Ron car tous les deux l'avaient remarqué.

Il se passa ensuite une main sur le visage et s'habitua à la lumière.

- T'as faim ?

Julius hocha la tête.

- Allons-y.

Il fit signe à Julius de s'approcher et l'attrapa pour le porter à son cou et se lever. Traînant des pieds sur le carrelage froid, il se rendit dans la cuisine où il installa le petit sur une chaise avant de se tourner vers les placards.

- Tu veux quoi ce matin ?

- Des minis gnomes au chocolat.

Ron sortit deux bols, deux cuillères, le lait et la boite de céréales de minis gnomes.

- Pas de jus citrouille ?

- Nan.

Après avoir servi Julius, Ron prit un bol de café. Le petit déjeuner était généralement calme, Ron ouvrit au hibou de la Gazette du Sorcier tandis que Julius mangeait ses minis gnomes.

- Pourquoi Mione, elle vient plus ? Demanda soudainement Julius.

La question prit un peu Ron au dépourvu, il ne savait pas vraiment pourquoi. Certes, ils avaient eu une petite altercation le mois dernier mais elle n'avait pas semblé y attacher de l'important puisqu'elle avait repris ses habitudes le jour d'après. Mais depuis quelques jours, ils ne l'avaient pas vu et il ne s'était pas posé la question jusqu'à tout de suite.

- Elle est sûrement occupée.

- Elle a peut-être un namoureux ?

- Heu… Oui, peut-être. Mais pourquoi tu veux savoir ?

- Elle me manque, répondit-il naturellement, en portant la cuillère à sa bouche.

- Et bien, on pourrait lui rendre visite cette après-midi, si tu veux ?

- Souette !

Comme quoi, il en fallait peu pour faire plaisir à un petit garçon. Après le petit déjeuner, il retourna jouer dans sa chambre avant d'être envoyé au bain, pendant que Ron rangeait la cuisine et faisait les lits. C'était une habitude de plus qu'il avait acquis avec Julius car avant son lit n'était jamais fait, sauf le jour où il changeait ses draps. Il mit ensuite du linge à laver. Il avait horreur de faire ça, il avait l'impression d'être une femme d'intérieur et il trouvait l'idée ridicule. Cependant, il se demandait parfois ce qu'il pouvait bien faire quand il n'avait pas Julius. Le temps passait à une vitesse folle depuis qu'il le gardait car il avait toujours un truc à faire. Il lavait deux fois plus de linges, faisait plus souvent les courses et veillait à garder son appartement le plus propre possible. Parfois, il avait l'impression qu'il allait craquer. C'était dur. Il adorait son filleul mais avoir un enfant à charge changeait beaucoup de vos habitudes. Il ne sortait presque plus et plaisantait souvent sur le fait que sa vie sociale était réduite à néant. Il avait rencontré une jeune employée du Ministère mais au bout du troisième rendez-vous, il n'avait toujours pas trouvé le courage de lui dire pour Julius et comme elle devenait trop ambitieuse sur leur relation, il avait été obligé de rompre. En fait, c'était surtout sa vie sexuelle qui en pâtissait. Il n'avait pas eu de relations depuis qu'il avait Julius, ce qui commençait à faire plusieurs mois.

Ron essaya de contacter Hermione pour lui demander s'ils pouvaient passer dans l'après-midi, mais elle avait bloqué sa cheminée.

- On lui fera la surprise car elle ne répond pas, informa-t-il à Julius.

- Accord.

- Tu restes sage et tu réponds pas à la cheminée, je vais prendre ma douche.

- Tu rases ?

Ron passa une main sur son menton et jugea que non. Julius aimait bien le voir se raser car Ron le faisait souvent à la manière moldue, il trouvait la mousse plus douce et Julius aimait jouer avec. Il avait vite compris à ses dépends que le rasoir coupait et n'y retouchait plus. Par contre, Ron était obligé de bien ranger la bombe de mousse pour ne pas que Julius puisse tomber dessus. Il l'avait déjà attrapé une fois et Ron avait compris combien il adorait jouer avec vu l'état dans lequel avait été sa salle de bain.

Aujourd'hui, contrairement aux autres dimanches, Ron et Julius n'allèrent pas déjeuner au Terrier. Le jeune homme avait eu une petite altercation avec sa sœur, qui même si elle s'était excusée de son comportement auprès de ses parents, n'avaient pas changé ses propos et elle l'avait fait bien comprendre à Ron par ses sous-entendus et ses paroles à demi-mots. Malgré l'insistance de sa mère, Ron avait déclaré qu'il ne voulait plus être dans la même pièce qu'elle.

« Il est hors de question qu'elle se comporte comme ça avec Julius, ni qu'elle lui monte la tête. Si elle vient, nous ne venons pas », lui avait-il dit la veille.

Molly avait bien tenté de la calmer, en vain. Ron n'avait pas cédé et il n'avait pas l'intention de se rendre au Terrier. C'est pourquoi après sa douche, il s'était affairé dans la cuisine. Le soir, en général, c'était du vite fait et le midi, c'était Molly qui gardait Julius, et Ron reconnaissait qu'il n'avait pas vraiment des dons de cuisinier.

- Julius ? Que dirais-tu d'aller manger au parc ? Il fait beau et on pourrait emmener ton nouveau ballon.

En fait, il avait surtout raté ce qu'il avait tenté de préparer, mais le petit garçon s'enthousiasma de sortir manger dans le parc et ne perdit pas une minute pour aller mettre ses chaussures et sa veste. Ron nettoya la cuisine à l'aide de la magie et imita Julius.

OoO

Au Terrier, personne ne fit la remarque sur l'absence de Ron et Julius. La coutume voulait que le dimanche toute la famille soit réunie mais exceptionnellement, il manquait deux membres, plus Charlie qui était toujours en Roumanie. Fred lançait parfois des regards courroucés à sa sœur mais ne disait rien. Tout le monde était au courant de l'histoire. Ginny s'était excusée auprès de ses parents mais pas auprès de son frère. Molly essayait de faire comme si de rien n'était, Arthur ne parlait presque pas et Ginny gardait la tête haute, fermement campée dans ses propos.

- J'ai voulu inviter Hermione mais elle ne répondait à la cheminette, dit Molly pour combler le silence.

- Elle doit être avec Ron, suggéra George avec un léger sourire.

- Je ne crois pas, affirma Ginny.

- Et qu'est-ce que tu en sais, hein ? Tu lui as aussi monté la tête contre Ron ? Dit Fred, d'un air méchant.

- Ça suffit, trancha Arthur. Le fait est qu'elle ne répondait pas. Elle est peut-être avec Ron ou pas et ça ne nous regarde absolument pas.

Au milieu des Weasley, Harry se sentait gêné que l'on parle ainsi de ses deux meilleurs amis. Il ne voulait pas prendre le parti de l'un ou de l'autre et ce qu'ils pouvaient faire ensemble ne le regardait pas, même si au fond, il ne demandait que ça. Il s'était souvent dit que si Ron et Hermione s'avouaient leurs sentiments, cela règleraient beaucoup de leurs problèmes, mais il ne pouvait pas les forcer, non plus. Quant à Ginny, il ne savait pas trop quoi penser et évitait les sujets qui fâchent.

Le déjeuner au Terrier fut alors l'un des plus silencieux. Chacun mangeait dans son coin, essayant de trouver un sujet qui puisse tenir la route et sans fâcher. C'était extrêmement calme et même un peu ennuyeux. Personne n'avait l'habitude.

Pénélope et Percy furent les premiers à partir, au bout d'à peine trois heures. Ils s'étaient fait discrets tout le long du repas, Percy ne voulait pas donner son avis sur ce qui se passait. Il ne donnait d'ailleurs plus vraiment son avis après « l'épisode de Fudge » comme disaient gentiment ses frères, pour éviter de se faire rabrouer. Il ne s'en plaignait pas et s'entendait même mieux avec ses frères. Aujourd'hui, il était en désaccord avec sa petite sœur, mais avait préféré se taire plutôt que d'envenimer les choses et apparemment, il avait bien fait car le sujet semblait sensible.

- Vous partez bien tôt, lui dit sa mère.

- Penny doit se reposer, Maman.

- Oui, je comprends.

Percy salua le reste de la famille, imité par sa femme, enceinte jusqu'aux yeux. Les jumeaux et leur moitié ne tardèrent pas à faire pareil, laissant Harry, leur sœur et leurs parents seuls. Mais même là, le silence persistait et Harry fut bien content de voir la tête de Shaklebolt dans la cheminée de ses beaux-parents.

- Désolé, de te déranger Arthur, Madame Weasley, salua-t-il. Potter, j'ai besoin de toi, maintenant !

- J'arrive.

Harry embrassa Ginny et avec un sourire d'excuse, transplana au Ministère.

OoO

Au parc, Julius s'amusait comme un fou, il s'était déjà fait quelques copains de bac à sable et n'arrêtait de glisser du toboggan sous l'œil attentif de Ron qui assis sur un banc, profitait du soleil avec le journal des Sports. Le parc était situé dans une zone magique alors il ne craignait pas d'utiliser la magie pour empêcher Julius de tomber du toboggan quand celui-ci essayait de le descendre la tête la première. Plusieurs mamans avaient eu la même idée que lui et il s'amusait des regards qu'elles lui lançaient. Il y avait une sorte de compassion, qu'il trouvait atroce, car, non, il n'était pas veuf, et d'amusement de voir un jeune homme emmener « son fils » au parc à jeu.

- Julius, n'essaye même pas d'enlever cette casquette.

Le petit soupira, mmécontent de s'être fait prendre, alors que son oncle avait le journal devant lui.

- Comment tu vois ?

- Je vois tout, dit Ron avec un grand sourire, en baissant le journal pour regarder Julius essayer de se balancer sur.

A côté de lui, il entendit un rire cristallin. Une jeune femme brune le regardait en souriant et il se sentit un peu gêné bizarrement.

- Il est rare de voir un père amené son fils ici, dit-elle.

- Oui.

- Ce sont généralement les mamans qui préfèrent le faire.

- Sa mère n'est pas…. elle…

- Oh, je suis désolée.

Mais Ron eut plus l'impression du contraire. Il avait le sentiment qu'elle avait fait exprès d'amener le sujet jusque là.

- C'est pareil pour le père de mon fils, dit-elle.

Il ne rêvait pas, elle était en train de le draguer et il se laissa faire. Finalement, Julius était bénéfique à sa vie sociale. Ils parlèrent de tout et de rien, comme on le fait généralement au début. Elle ne lui posa plus de questions trop personnelles, ayant eu l'information principale et il se contentait de suivre le fil de la conversation, amusé par l'attitude de la jeune femme.

- On parle, on parle, et je ne me suis même pas présentée. Je m'appelle Mary.

- Ron. Enchanté.

- De même. Vous ne venez pas souvent ici, n'est-ce pas ?

- C'est la première fois. Je n'ai pas vraiment le temps.

Elle allait lui dire autre chose mais Julius arriva en courant vers eux et sauta sur les genoux de Ron en lui demandant quand ils allaient voir Mione.

- Va chercher tes chaussures et on va y aller. C'est une amie et il l'adore, se sentit-il obliger de justifier.

- Une présence féminine est très importante.

- Vous avez raison.

- Si vous voulez, je vous laisse mon adresse. Nos fils ont l'air de plutôt bien s'entendre, alors…

Il la trouvait bien entreprenante mais ne put rien répliquer car elle lui tendait déjà un petit bout de papier avec son adresse dessus.

- N'hésitez pas à passer.

- D'accord. Au revoir.

Il ne savait pas s'il devait se sentir flatté ou gêné, mais il fourra le papier dans sa poche. A l'entrée du parc, il jeta un sort de nettoyage à Julius pour lui enlever tout le sable qu'il avait sur lui et lui prit la main pour se rendre chez Hermione. Seulement, arrivés devant la porte de l'appartement de la jeune femme, il n'y avait toujours personne et Ron s'en inquiéta. Il sonna plusieurs fois mais sans succès et allait redescendre avec un Julius déçu quand la porte voisine s'ouvrit.

- Vous êtes un ami de Miss Granger ? Demanda une femme d'un âge avancé.

- Oui, vous savez où elle est ?

- A l'hôpital. J'ai dû appeler une équipe de médicomages d'urgence, tellement elle était mal.

- Qu'est-ce qu'elle a ? Demanda Ron, plus qu'inquiet.

- Je ne sais pas vraiment. Elle avait beaucoup de fièvre, des crampes au ventre. Elle m'a juste dit d'appeler des médicomages mais de ne pas rester car elle pense avoir attrapé la scrofulite et à Ste-Mangouste, ils ne laissent entrer que la famille.

- Merci, dit Ron avant de porter Julius qui ne n'avait rien compris et de dévaler les marches pour se rendre à l'hôpital.


A suivre...

PS : Et non, ce n'est de la cruauté de couper là, c'est juste parce que j'en avais marre d'écrire !