Forbidden love
Et vala la chuiteuh. Rah, j'ai adoré écrire ce chapitre ! J'espère qu'il vous plaira aussi ! Merci à tous pour vos reviews, si vous n'avez pas reçu votre RAR, elles sont toutes dispos sur mon site, comme d'habitude. Merci à tous mes reviews ! Et à mes lecteurs aussi. Sur ce, bonne lecture.
Chapitre septième : C'était une erreur !
Et me voilà de nouveau affalé sur la table des Serpentards. Le bras sur la table, replié, et ma tête dessus. Pour peu, on croirait que je dors, ou que je suis mort. A croire que dès qu'il va se passer quelque chose d'important, la table des Serpentards de la Grande Salle se met à m'attirer encore plus que la gravité elle-même. La dernière fois, c'était la rentrée, et juste après, j'ai appris que mes soirs de rondes (ô grâce à notre vénérée McGonagall) seraient les mêmes que ceux d'Hermione, et que je les ferai avec elle, rien qu'elle, soi disant pour qu'on s'apprécie plus et qu'on développe notre relation fraternelle. Mon œil, moi je vais te développer de la relation charnelle oui ! Euh oui bon, j'arrête mon délire, je recommence à divaguer, ça va mal…
Bref, ce soir, la table m'attire, je m'affale. Que se passe-t-il ? Il se passe que c'est ce soir, ma première ronde avec Hermione ! Il fallait bien que cela arrive… et seulement trois jours après la rentrée ! A croire que McGonagall veut nous mettre dans un lit dès les premiers jours ! Rah, je divague encore ! Elle ne veut pas nous mettre dans un lit mais juste nous rapprocher. Rien de plus. McGonagall n'a pas un esprit tordu comme le mien… j'espère !
Bon. C'est ce soir. Ce soir. Déjà. Seul. Avec elle. Hermione. Sœur. Amour. Bisou. Euh non. Pas bisou. Rah, je suis vraiment trop bête ! Heureusement que personne n'entend ce que je pense, imaginez… la honte ! La misère ! La cata… catastrophe ! J'ai envie de disparaître dans le sol… En fait, je suis sûr qu'ils entendent tous ce que je pense, mais qu'ils ne me le disent pas ! Je les hais ! Allez, dites-le moi que vous m'entendez ! Allez ! Oui, j'aime Hermione Granger.
- Draco ? Draco, ça va ? me demande Blaise, alors que je me suis levé sur ma chaise, silencieux, jetant des regards foudroyant aux autres.
Oui, ça va !
- Draco ?
Je t'ai dit que ça allait, hey abruti ! Je sais que tu m'entends penser !
- Ouhou, Draco Malfoy, ici Blaise Zabini…
Finalement, je crois qu'il n'entend pas… que personne ne m'entend.
- Oui, ça va, je réponds, en me rasseyant.
Je suis vraiment atteint. J'ai une araignée au plafond. La faute à Hermione. Elle me fait tourner la tête. Enfin surtout le cerveau et les neurones. Après avoir fini mon délire mental, je fini mon repas, tout en jetant des regards furtifs à Hermione, qui est tranquillement en train de bavarder avec Weasley et Potter, comme si de rien n'était, comme si tout allait bien, comme si elle n'allait pas faire une ronde avec moi… elle semble si sereine, et moi, Draco Malfoy, si fier et si fort, je me mets à devenir fou, à penser que les gens m'entendent penser, et à paniquer à l'idée de faire une simple ronde dans les couloirs avec Hermione. C'aurait pu être pire… ç'aurait pu être avec… Weasley ! Beurk. Tout mais pas ça. Je préfère rouler une pelle à McMillan. Vraiment. C'est pour dire…
J'espère juste que je vais pouvoir me retenir… l'idée de marcher seul dans les couloirs sombres de Poudlard, avec Hermione, juste à côté, ça me fout des frissons partout. Me retenir… ne pas l'attraper sauvagement et… par Merlin, par Salazar, comme j'en rêve… bon, faut que je me ressaisisse, je recommence ma crise de fantasme, et je me mets à ouvrir bêtement la bouche, tout en contemplant mon assiette. Je paris que je bave un peu, vu la tête que fait Pansy en me regardant. Je ferme la bouche, et lance un sourire à Pansy.
- Ce soir, tu fais ta ronde avec qui ? me demande-t-elle.
- Qu'est-ce que j'en sais, je réponds.
- Dommage que cela ne soit pas avec moi… on n'est jamais ensemble, nos soirs ne coïncident jamais ! se lamente-t-elle.
- Oui, dommage…
- Je devrais aller demander à Snape s'il peut faire quelqu…
- Mauvaise idée, je la coupe. J'ai essayé de lui en parler, il m'a envoyé promener, disant que cela ne le regardait pas.
- Dumbledore ?
- Tu irais demander de l'aide à ce vieux gâteux qui a choisi Weasley et Granger comme préfets ?
- En effet, pas faux…
Non mais c'est mort, Pansy chérie. Je t'aime beaucoup, mais je préfère cent fois Hermione. Et tu n'as pas intérêt à venir contrecarrer mes plans… mes plans ? Voui, c'est-à-dire embrasser et faire l'amour à Hermione contre un mur… héhéhé… NON ! Je ne dois pas ! C'est n'importe quoi ! Et il faut que j'arrête de penser à ça, sinon je vais me remettre à baver comme un abruti !
- Tant pis, finit-elle par dire, un peu déçue.
Puis, on commence à se lever pour quitter la Grande Salle. Vincent et Gregory décident d'aller se promener encore avant l'heure du coucher, tandis que Pansy et moi regagnons la salle commune. Pourquoi est-ce que ces deux là se baladent de plus en plus ensemble ? Sûr qu'ils sortent ensemble. Beurk. Vision d'horreur par excellence.
Le temps passe vite. Je finis rapidement mes premiers devoirs avec Pansy qui me fait sa glue. Les minutes passent, les secondes d'écoulent. J'ai le trac, comme un gamin de dix ans à qui une fille voudrait faire un petit bisou de rien du tout. Et moi, je flippe pour rien. L'amour, ça rend mais alors très très stupide. C'est critique. Je lève la tête vers la grande horloge de la salle commune, pour regarder l'heure. L'Heure avec un grand H. L'heure de ma roooonde ! De remplir un de mes devoirs de préfet ! Non, je ne veux pas y aller. Pourtant, je ne disais pas ça avant. Allez, tu vas voir Hermione, tu sais la fille de tes rêves les plus fous, ta soi disante sœur… allez, il faut y aller ! Pas le moment de se dégonfler.
- Allez, Draco, tu dois y aller, me dit Pansy, comme si j'étais trop niais pour m'en rappeler.
- Oui, je sais, je rétorque. Allez, passe une bonne nuit Pansy, j'y vais.
Puis, elle se lève, et dépose un baiser sur mes lèvres, avant de repartir, un sourire mesquin aux lèvres. Et moi, je ne réagis pas. Mais bon sang, il ne faut pas que je la laisse faire ! J'aime HERMIONE ! Elle aussi, mais pas pareil ! Mais d'un côté, si je refuse, elle ne va pas comprendre… situation de merde. De toute façon, elle est partie. Je me décide alors enfin à rejoindre Hermione. Notre ronde se situe dans la partie Nord du château. Je sors de la salle commune, remonte des cachots, et me dirige vers la Mort. Euh je voulais dire vers le Nord. Je le sens mal, j'ai un mauvais pressentiment… allez, relaxe, c'est bon, pas la peine de flipper… pourtant…
- Te voilà enfin, me lance Hermione en me voyant arriver. J'ai cru que tu ne viendrais jamais.
- Moi aussi, je réplique.
- Ah bon ? Pourquoi ?
- Et bien…
- Dès la première semaine, tu es déjà fatigué d'être préfet ? me lance-t-elle, d'un ton sarcastique.
- Mais non, enfin, Hermione ! C'est juste qu'en fait… en fait…
Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? « En fait, j'ai peur de te sauter dessus ». Non. Il faut trouver autre chose.
- Et bien en fait, je pensais passer du temps avec Pansy, et donc quand j'ai du partir, on a été déçu !
Voilà, ça devrait passer comme excuse !
- Pansy ? Du temps avec elle ?
- Et bien oui, je réponds, en prenant un ton naturel.
- Tu voulais faire quoi avec elle ? me demande-t-elle en commençant à marcher, tout en astiquant son insigne de préfète.
- Et bien, rien, juste discu…
- Tu sors avec elle, hein ? me demande-t-elle, en me coupant.
- Moi ? Avec Pansy ? Mais non, voyons, c'est juste une…
- Allez, tu peux me le dire…
- Mais enfin ! Je ne sors pas avec elle ! Bon, presque, mais je ne suis pas amoureux d'elle… c'est elle qui me colle tout le temps, j'explique.
Elle ne répond rien, et continue de marcher en silence. Je n'aurais pas du inventer ce genre de prétexte… quel idiot aussi de dire que j'ai failli ne pas venir ! Et en plus, parler de Pansy ! Mais après tout, si je suis son frère, comme elle sait siii bien le dire, elle devrait s'en moquer royalement, non ? Je commence à douter d'Hermione… à croire qu'elle ne pense pas tout ce qu'elle dit. Draco, arrête de délirer, encore !
- Et puis, même si je sortais avec elle, qu'est-ce que ça te ferait ? je demande, en prenant mon air arrogant que j'aime tant.
- Ce que cela me ferait ? dit-elle. Et bien, j'aimerais juste être au courant, voilà tout ! réplique-t-elle.
- Juste ça ? C'est pour ça que ça te met dans cette colère ? je lance, dans un rire moqueur.
- Ca ne me met pas en colère ! s'écrie-t-elle.
- C'est vrai, et puis après tout, je suis ton frère ! Tu t'en moques donc que je sorte avec Pansy ou n'importe qui d'autre !
- Non je ne m'en moque pas !
- Je croyais que j'étais ton frère !
- Pas encore ! répond-elle d'un ton glacial.
- Cela veut donc dire que tu serais… jalouse ? dis-je, une pointe de moquerie dans la voix.
- NON ! Je ne suis pas jalouse ! Et tu n'es pas encore mon frère, mais tu vas le devenir, c'est pareil ! Tu sors avec qui tu veux, dit-elle, la colère s'entendant dans sa voix.
- Hermione, tu devrais t'entendre…
- Mais tu vas arrêter avec ça ! me coupe-t-elle. Tu fais ce que tu veux ! Mais j'aimerais juste être au courant, c'est tout !
- Mouais, c'est ça, et Dumbledore, il met les bonbons au citron dans le…
- ASSEZ !
Elle vient de hurler. Je crois que j'ai fait mouche. Vraiment, Hermione, tu me fais doucement rire… elle s'emporte si facilement… Mais je n'ai pas le temps de répondre, car deux élèves qui doivent sûrement être de deuxième ou troisième année viennent de tourner à l'angle du couloir. Ils ne nous ont pas vus. Hermione, furieuse (à cause de moi ? Meuh non !), s'approche d'eux à grand pas. Ils se retournent, et semblent terrorisés devant l'attitude d'Hermione.
- Qu'est-ce que vous faites à cette heure dans les couloirs du château ? Rejoignez votre salle commune avant que je vous mette en retenue ! crie-t-elle, alors que les deux élèves détallent comme des lapins.
- Du calme, je dis.
- Du calme ? Mais c'est notre rôle de préfet ! Ils n'ont rien à faire ici à une heure pareille !
- Oui d'accord, mais ce n'est pas une raison pour hurler de cette manière. Si tu continues, un autre préfet va accourir et te demander ce que tu as à crier comme un cochon qu'on égorge.
- QUOI ? vocifère-t-elle.
- Du calme, du calme, je dis, en commençant à être intimidé.
Ah ! Je savais que quand elle s'énerve elle pouvait devenir violente (douloureux souvenir de troisième année) mais là, elle est passée en mode furie.
- Désolé, je ne voulais pas te fâcher !
- Et bien c'est réussi en tout cas, dit-elle, en reprenant sa marche à mes côtés.
- On se dispute encore… McGonagall nous étriperait si elle voyait qu'on passait notre temps de ronde à se crier dessus plutôt qu'à sympathiser, comme elle dit.
Mais qu'est-ce que je raconte ? Des salades pour faire baisser sa colère. Elle ne dit rien pendant plusieurs minutes (elle fulmine intérieurement, je suppose), tandis que nous continuons de surveiller le nord du château. Puis, rompant le silence, elle dit :
- Désolée de m'être emportée.
- Ce n'est rien, je réponds.
- Enfin, aussi, tu as le chic pour m'insupporter. Tu n'as pas vraiment changé, dans le fond. Avec ta Pansy, là…
- Je croyais que tu n'étais pas jalouse ?
- Draco ! Tu ne vas pas recommencer ! Je – ne – suis – pas – jalouse.
Je vais pour répondre par une boutade, mais je préfère me taire. Oui, cela vaut mieux. Sinon je sens que je vais rentrer en pièces détachées… mais si elle continue à me montrer sa jalousie (non parce qu'elle croit que je pense qu'elle n'est pas jalouse ? Je ne suis pas stupide non plus) je vais faire trembler les murs de Poudlard ! Bah voui, parce que j'embrasserai sauvagement Hermione contre un mur… N'importe quoi. N'importe quoi. Faut pas faire ça. Oh, non, non, non.
- D'accord, d'accord, ça va. Dis-moi…
- Oui ?
- Tu n'as pas peur que quelqu'un nous voit ? je demande, pour changer de sujet. Tu sais, que d'autres préfets nous surprennent en train de discuter tranquillement, alors que je suis Draco Malfoy et toi Hermione Granger…
- Déjà, on se dispute la plupart du temps, donc bon… et puis non, McGonagall n'est pas encore tout à fait sénile, elle s'est bien organisée pour nous.
- Mh, moui, je dis.
- Pourquoi ? Tu as peur de trahir ton père ?
- Euh, non mais on ne sait jamais, c'est tout…
- Et donc qu'on soit séparés ?
- Et bien…
- Oui, je comprends, me coupe-t-elle. Moi aussi, je ne veux pas être séparée de toi…
- Ah ?
- Tu ne peux pas savoir comment tu m'as manqué pendant les vacances. Et comment j'ai eu peur qu'on doive passer tout notre temps à Poudlard chacun de notre côté…
- …
- Tu sais, je t'adore, que tu sois mon frère ou non.
- … ah … ?
- Je sais, ça peut paraître débile de ma part, vu qu'on passait toujours notre temps à se toiser, et que tu me méprisais, eu moi je t'ai frappé en troisième année… je sais, ça peut paraître bête de ma part de t'apprécier sincèrement maintenant…
- … mais non, on a appris à se connaître, c'est tout, et puis on n'a pas trop le choix avec nos parents, de toute façon…
- Ce que je veux dire, c'est que je ne regrette pas ce rapprochement… je ne veux pas qu'il cesse… tu peux être quelqu'un de très intéressant. Alors, excuse-moi de te crier dessus parfois, c'est mon caractère, et puis toi aussi tu as le tien et donc…
- … en effet …
J'hallucine. Qu'a-t-elle mangé au repas ? Sûr qu'elle a ingéré quelque chose de toxique, sinon elle ne me dirait pas ça. Je ne vais pas tenir, je vais… je vais…
- Désolée, en fait, je crois que je suis bien trop fatiguée. Excuse-moi, je ne sais plus ce que je dis, dit-elle.
A ce moment, nous tournons à un angle, pour tomber nez à nez avec Snape. Mais kékifoulà ? Son cachot ne lui plait plus ? Et pour couronnez le tout, Hermione a faillit lui rentrer dedans.
- Bonsoir, lance-t-il, en s'arrêtant. Quelle surprise de tomber vous deux, ensemble…
Effectivement. Hermione fait mine de jeter un regard méprisant dans ma direction, et je lui réponds en prenant un air hautain, détournant la tête.
- Je vois que vos soirs de ronde sont mal tombés, Miss Granger. Vous devez les faire avec Monsieur Malfoy. Je suis terriblement désolé pour vous, Malfoy. Cela ne doit pas être avec une grande joie que vous effectuez vos rondes de préfet avec votre camarade de Gryffondor…
Hermione serre les dents, se retenant probablement de déverser un flot d'insultes à mon directeur de maison.
- En effet, je réponds à voix basse.
- Je compatis, Malfoy. Je vous laisse à vos devoirs de préfets.
Puis, Snape s'éloigne. Hermione commence à murmurer tout un tas de jurons envers Snape.
- Je hais ce prof !
- Ah ? Moi je l'aime bien.
- Mais Draco ! Tu as vu comment il me parle ? Avec toi il est sympa, mais moi c'est autre chose !
- C'est vrai, mais il faut savoir le prendre…
- Oui et bien moi, je n'y arrive pas, répond sèchement Hermione. Et en plus, on a encore du se faire passer pour les bons vieux ennemis que nous étions.
- Bah, ce n'est pas très dur, je réponds. J'ai tellement passé mon temps à te mépriser, alors tu sais, ça revient facilement. Pas toi ?
- Si, mais ce n'est pas ça que je veux dire. C'est juste que ça m'énerve. Je sais qu'on ne doit absolument pas nous trahir – imagine la tête des autres par rapport à nous, et surtout, les conséquences pour ton père, il risquerait d'y perdre la vie. Mais pourtant, des fois, j'ai envie de tout déballer. De me confier à quelqu'un.
- Mais…
- Cela ne veut pas dire que je vais le faire, Draco ! C'est juste que ça m'énerve de toujours devoir faire comme si je te détestais toujours autant ! Pas que ce soit difficile, mais c'est frustrant. Tu vas devenir mon frère… un frère et une sœur ont bien le droit de s'apprécier un tant soit peu ?
- Oui, en effet…
- Et même si on n'était pas frère et sœur… on aurait bien le droit de devenir amis ? Oui, on a qu'à faire ça ! On ne dit rien par rapport à notre relation fraternelle, mais on dit à nos amis qu'on est devenus amis !
Je m'arrête de marcher, et la regarde. Franchement, je crois qu'elle se moque de moi. Ou alors, elle a vraiment mangé un truc pas normal à table.
- Hermione. Sois sérieuse. C'est impossible. « Oh tiens, tu sais quoi, Draco Malfoy, oui oui celui qui passe son temps à me traiter de sang-de-bourbe et à m'insulter. Et bah c'est mon pote ! ». Ou encore « Vous savez, la Gryffondor qui est une sang-de-bourbe, celle qui traîne avec Potter et Weasley, bah c'est ma pote ! » ou attends, j'ai mieux : « Tu sais Pansy, ma future sœur, et bien en fait, je suis super content, on s'entend super bien, je l'adore, c'est devenu ma meilleure amie » ! Vraiment. Tu crois qu'ils vont croire ça une seule seconde ? Ou l'accepter ?
- Euh…
- Non Hermione. Tu oublies. On se déteste, c'est tout. Et on ne se parle jamais à part pour s'insulter. Et ce jusqu'à ce que mon crétin de paternel trouve une solution.
- … moui … bah ! Tu as raison. On ne pourra jamais parler de ça à qui que ce soit.
Hermione baille, puis continue :
- Pourtant, j'aimerais tellement pouvoir exprimer mon amitié envers toi, t'es quand même mon futur frère…
- Je sais que je suis ton futur frère, je dis, en insistant bien sur frère, d'un air dépité.
- Mh… moi aussi des fois je me demande si c'est une bonne chose qu'on devienne frère et sœur…
- Ah bon ? Je croyais que ça te faisait plaisir ?
- Oui, ça me fait plaisir, et puis surtout, je suis heureuse pour ma mère. Mais bon… si on devient frère et sœur…
On ne pourra jamais dépasser le stade du « je t'aime beaucoup » ou alors on devra se planquer pour se grimper… rah, je délire encore !
- Oui ? Vas-y Hermione, exprime le fond de ta pensée, tu peux le faire.
M'aimerait-elle ? Non, les Hippogriffes ne jouent toujours pas de la cornemuse. Je me fais des idées ! Pourtant, j'entends bien les mots qu'elle dit, je ne suis pas encore tout à fait fou (mais ça ne saurait tarder). Bah ! J'en ai marre.
- Non, rien en fait, finit-elle par dire.
- D'accord…
Je soupire. Elle m'énerve à cacher des choses. Bon d'accord, moi aussi je cache quelque chose – et pas rien, bah voui, je l'aime – mais tout de même. N'empêche, elle me fait vraiment marrer. Elle me bassine toujours avec « petit frère, petit frère », « je vais devenir ta sœur » et tout le tralala, et après, c'est elle qui vient me dire qu'en fait, ça le l'enchante pas tant que ça, mais si en fait… elle ne sait plus ce qu'elle dit, ni ce qu'elle pense, ou quoi ?
- Bon, je crois que c'est terminé, dit-elle en baillant à nouveau. Je suis fatiguée, en plus j'ai encore plein de devoirs…
- Tu devrais arrêter, tu fais des options en plus, c'est trop.
- Mais non…
- Et puis il y a les BUSE…
- Et alors ?
- Et alors un jour tu vas tomber de fatigue !
- Heureusement que tu n'as pas vu mon emploi du temps de troisième année…
- Je ne l'ai pas vu, mais il devait être très stressant, tellement que tu m'as envoyé ton poing dans la figure…
- Tu te moquais de moi !
- Et alors ? On ne se moquera jamais assez de toi !
Elle s'approche, en prenant un air menaçant.
- Je plaisante ! je dis précipitamment.
- Moui… bon, je vais aller finir mes devoirs, et dormir. La ronde est finie.
- J'y vais aussi…
Elle s'arrête devant moi, et plonge ses yeux dans les miens. Brrr, pourquoi fait-elle ça ? Je ne vais pas tenir si elle me regarde avec insistance, comme ça… je vais la plaquer contre le mur, et… enfin voilà quoi. Mais si je fais ça, elle va découvrir la vérité, et il ne faut pas ! NON !
- J'aime bien tes cheveux, dit-elle. J'aimerais bien avec les mêmes, en un peu plus longs.
- Ah ? Les tiens aussi sont pas mal, je lance.
Je dis vraiment n'importe quoi, ils sont super ébouriffés et tout… enfin peu importe ça a un certain charme, et puis ce n'est pas les cheveux qui font la beauté, moi je la trouve mignonne quand même…
- Ce n'est pas vrai, dit-elle. Et puis… j'aime bien aussi tes yeux… dommage qu'on ne soit pas de vrais frère et sœur, j'aurais peut-être pu te ressembler…
Elle me sourit, et reprend :
- Enfin bon, je dis n'importe quoi, c'est la fatigue…
Je ne vais pas réussir à me retenir, elle s'approche trop là… mais qu'est-ce qu'elle fait ? Elle devait aller se coucher… C'est à ce moment là qu'un élève débarque… à peine l'a-t-elle entendu qu'elle se retourne le somme de rejoindre son dortoir, et dirige à nouveau son regard vers moi.
- Ils m'énervent, tous, dit-elle. Il n'y a qu'avec toi et mes amis que je me sens bien. Et encore, parce que je sais que mes amis te détestent, et je dois chaque jour endurer les « Malfoy l'idiot », ou encore les « cette fouine de Malfoy »…
- Fouine ?
- Oui, depuis le coup de l'année dernière…
- Charmant, je dis, vexé.
- Ce n'est rien, dit-elle.
- C'est qui qui a trouvé ce surnom ?
- Je ne sais plus, dit-elle. Mais ce n'est pas moi…
- Mouais…
Je tourne les talons, prêt à regagner ma salle commune, et mon lit douillet.
- Tu es fâché ? demande-t-elle. Juste pour ça… ?
- Non, non… enfin toi tu n'énerves pour moins…
- Draco, on ne va pas se disputer, encore…
- Mais non, je dis dans un soupir. Allez, bonne nuit.
Elle me regarde, mais ne bouge pas. Qu'attend-t-elle ? Que j'attrape par la taille et l'embrasse comme un dieu ? Primo, je ne suis pas un dieu, et secundo, il ne faut pas… Alors que je ferme les yeux, pour essayer de me déconcentrer d'Hermione, afin d'éviter de lui sauter dessus, il se passe quelque chose de totalement paradoxal.
J'ouvre les yeux, et vois Hermione qui a passé ses mains dans mes cheveux. Que… ¿ Qué ? Je ne contrôle plus rien… mais pourquoi est-ce que… PAR SALAZAR ! Elle… elle… Hermione Granger, ma future sœur, l'amour de ma vie est de train de rapprocher son visage du mien… je fais QUOI ? Première option, je fais de même et je l'embrasse sauvagement (manière assez sympathique de souhaiter bonne nuit). Seconde option, je la jarte et retourne en courant dans mon dortoir. Troisième option, je ne bouge pas. Que choisir ? J'opte pour la troisième, vu que je ne réagis pas d'un pouce…
Puis, je sens une force me plaquer contre le mur le plus proche… euh, et c'était moi qui avais peur de la plaquer contre un mur et… et de l'embrasser, comme elle est en train de le faire ! Mon Dieu, qu'est-ce que je dois faire ? Je n'arrive plus à bouger, je suis complètement tétanisé contre le mur. Et elle qui m'embrasse… qu'est-ce que j'ai pu rêver de cet instant… et maintenant qu'il arrive… je reste bien immobile comme il faut, comme un abruti… allez, bon sang, réponds ! Mais je n'y arrive pas ! Ce n'est pas normal ça ! Je l'aime ! Mais pourquoi est-ce que…
Finalement, je me mets à répondre à son baiser. Je suis sincèrement désolé, mais là, ce n'est pas moi, c'est elle. Et je n'allais pas rester les bras ballants cent sept ans. Cette fois-ci, je l'attrape par les épaules, et la recule contre le mur. C'est moi qui prends les devants ! Mais que, quoi ? Elle commence à gémir de protestation, et se recule vivement. Elle a le souffle court, et me lance des regards apeurés. Elle se redresse, et se recule de plusieurs pas, effarée. Les pensées se bousculent dans ma tête, je n'en reviens toujours pas… Puis, au bout de quelques instants, je demande :
- Hermione ? Ca va ?
- Non, ça ne va pas, me répond-elle.
- Hermione, euh, je peux faire quelque chose…
- Oui : dis-moi ce qu'il vient de se passer.
- Tu as la mémoire courte, ou quoi ? Et bien, en fait, je t'ai souhaité bonne nuit, j'allais partir, quand tu m'as violement plaqué contre le mur avant de me rouler une pelle mémorable. Voilà !
- Dis-moi que ce n'est pas vrai.
- Ce n'est pas vrai.
- Tu me rassures.
- Non, en fait, c'est vrai.
- Pitié. Je viens d'embrasser mon futur frère…
- Oui, et après tu me sors que tu n'es pas jalouse de Pansy, que tu ne ressens pour moi qu'un amour fraternel, et moi, je suis censé te croire, même quand tu m'embra…
- JE NE SUIS PAS JALOUSE ! s'écrie-t-elle soudainement. ET JE NE RESSENS QUE DE L'AMOUR FRATERNEL POUR TOI ! C'ETAIT UNE ERREUR !
- Tout doux, tout doux…
- NON ! Je ne sais pas ce qui m'a pris, ça doit être la fatigue, le stress, j'étais en manque d'affection, alors comme tu étais seul avec moi, je ne sais pas ce qui m'a pris… et donc… rah, je suis désolée ! s'exclame-t-elle. Désolée petit frère.
- Tu m'as un peu surpris, c'est tout, c'est pas la mort non plus, je réponds, blasé par son explication déprimante.
Elle m'a embrassé, et maintenant, elle me sort que c'est une erreur, un manque affectif, enfin des conneries quoi. N'importe quoi. Mais d'un côté, je ne peux rien dire.
- Désolée, dit-elle à nouveau. Tu m'en veux ?
- Non, c'est bon, allez, va te coucher, ça te remettra les idées en place, stupide Gryffondor.
Elle me lance un regard gêné.
- Tu sais, moi, je m'en fiche un peu du fait qu'on devienne frère et sœur, je dis.
Elle grimace, et dit :
- Tu ne devrais pas. Allez, bonne nuit, et désolé pour le baiser. On a qu'à dire que c'était un élan fraternel poussé.
- Ouais, c'est ça, je réponds dans un rire. Et Dumbledore il met les bonbons…
Elle soupire, je m'arrête de parler.
- Bonne nuit, dit-elle. Pardon.
Puis, avant que j'aie le temps de répondre, elle s'enfuit en courant, me laissant comme un idiot, tout seul au milieu des ténèbres. Tout d'un coup il fait froid. A peine est-elle partie que je porte ma main à ma bouche. Elle a… je n'ose pas y croire. Je devrais être fou de joie, ça veut dire qu'elle a un minimum de sentiments pour moi ; mais je n'y arrive pas. Parce qu'elle m'a dit que c'était une erreur. J'essaye de me persuader qu'elle m'a menti comme je le fais depuis des semaines, mais pourtant…
Je n'en sais rien. Mais il serait bien qu'elle admette ses sentiments (si sentiments il y a) et surtout, qu'elle fasse abstraction de notre future relation… même si c'est un peu impossible, vu que mon père ne va pas lâcher Aline, je le sens. Je suis mal. Je me sens mal. Finalement, je crois que j'aurais préféré qu'elle ne m'embrasse pas. Si c'est pour se sentir aussi mal que ça après… il va falloir que je lui en parle. Mais elle ne voudra pas. Que j'en parle à quelqu'un ? Mais à qui ? Pansy ? Non, surtout pas ! Vincent et Gregory ? Ils auraient du mal à assimiler. Mon père ? Aline ? Non… je n'en sais rien. Je vais devoir garder tout ça pour moi.
N'empêche, dire que je me suis retenu de lui sauter dessus, et c'est elle qui m'a sauté dessus… elle qui me prend déjà pour son frère… le comble.
A suivre…
Tadam. Voilà. Je n'ai pas de commentaires à faire… juste, j'espère que ça vous a plu. Bon, par contre, comme je pars en vacances le 30 juin, je ne pense pas pouvoir poster avant mon départ. Donc, à moins que je poste avant, rendez-vous début août… désolée, mais bon, je pars en vacances, sans PC, et avec des tas de bouquins à lire pour le lycée.
Merci encore à tous, merci d'avance aux reviewers de ce chapitre, j'espère vraiment que ce n'était pas pourri, kissoux à tous, et bonnes vacances !
NdA : le coup de "Et Dumbledore, il met les bonbons au citron dans le..." c'est un dérivé du célèbre "Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu" ('savez, la pub Milka...) donc bah, Dumbledore, il met les bonbons au citron (il adore ça les bonbons et les sucreries) dans... dans ce que vous voulez...
