Les derniers jours de la visite des délégués passèrent avec une extrême lenteur pour les principaux concernés par l'affaire et leurs amis. Le moment de la décision finale approchait et les estomacs se nouaient. Simon était sorti de l'infirmerie et ne donnait plus signes de vie. Le dernier jour arriva. Liz était en train de lire un rapport dans son bureau lorsqu'elle fut interrompue par John.
J : Chérie, les délégués nous attendent dans la salle de briefing.
La jeune femme ferma les yeux et soupira. Puis elle se leva et alla rejoindre la militaire dans l'embrasure de la porte.
J (avec un sourire) : Ca va bien se passer...
John avait dit ça plus pour se rassurer lui-même que pas réelle conviction mais ce n'était pas le moment de perdre espoir. Ils se prirent la main et se dirigèrent vers les personnes qui allaient décider de leur destin.
Le couple entra dans la salle de briefing. Etaient assis autour de la table les trois délégués. Lorsque Simon les vit arriver main dans la main, il sourit. Liz le remarqua et ne parvint pas à le déchiffrer. Avait-il encore décidé de lui refuser le bonheur auquel elle avait droit ?! Elle avait beau être en colère à cette seule pesée, elle ne pouvait rien faire, rien dire, rien décider, alors qu'il s'agissait de sa propre vie. Elle n'avait pas le contrôle des choses et cela la rendait folle. Elle pressa la main de John qui en fit de même. Bien qu'il ne le montre pas, le militaire était tout aussi angoissé que sa compagne. Il avait affronté des ennemis redoutables dans sa vie mais les bureaucrates étaient des adversaires autrement redoutables. Il aurait préféré affronter un wraith là tout de suite.
K : Asseyez-vous, je vous en prie.
Liz s'approcha de la chaise. John la lui tira automatiquement et la jeune femme prit place.
J : Je vais rester debout si cela ne vous dérange pas.
T :Pas du tout. Le principal c'est que vous soyez à l'aise.
Le colonel se plaça derrière Liz et lui posa une main sur l'épaule gauche. La jeune femme, elle, observait Simon. Il n'avait encore rien dit son visage ne laissait transparaître aucune émotion. Pour se donner du courage, la dirigeante posa sa main droite sur celle de John. Ils étaient prêts à entendre le verdict.
K : Comme vous le savez, durant cette semaine nous avons recueilli les témoignages de plusieurs membres de l'expédition.
T : Pour savoir si votre relation influait sur le bon déroulement de cette base.
S : Nous avons eu plusieurs échos, positifs comme négatifs.
C'était la première fois que Simon ouvrait la bouche depuis qu'ils étaient entrés. Et cette phrase résonna dans l'esprit des deux dirigeants comme un glas.
K : Comme vous le savez aussi, pour continuer ou non votre relation, vous n'avez pas besoin de l'unanimité de nos voix. Deux voix sur trois seulement suffiront. Mais il se trouva que nous sommes tous les trois d'accord.
S'en fut trop pour John.
J (contenant mal sacolère) :Nous continuerons quelle que soit votre décision. Et si je dois pour cela ne plus être affecté à cette base et bien tant pis ! Elizabeth est la meilleure dirigeante que cette base ait connu et...
T : Nous le savons.
J (surpris) : Quoi ?
K :Nous le savons. C'est ce qui ressort le plus souvent des témoignages que nous avons recueillis.
Liz tourna la tête vers John qui la regarda, incrédule.
T : Nous allons être brefs et concis. Nous sommes tous les trois arrivés à la même conclusion : votre relation affecte la vie à la base.
L'espoir qui était né dans le cœur des deux leaders fut gelé par cette annonce.
K : Elle l'affecte en bien.
S : Nous ne voyons donc aucune objection à ce que vous continuiez votre relation au sein de cette base.
T : Ni que vous vous mariiez.
Liz regardait les délégués avec des yeux ronds. Avait-elle bien entendu ? Enfin ? Etait-ce possible qu'enfin ils y soient arrivés ? Après tout ce qu'ils avaient vécu, après tout ce qu'ils avaient enduré, ils étaient enfin arrivés à imposer leur amour ?! Elle fut tirée de ses pensées et ramenée sur terre par John qui la souleva de son siège en l'embrassant à pleine bouche, sous le regard bienveillant de délégués russe et chinois. Simon quitta la table pour sortir. A peine eut-il ouvert la porte que six personnes tombèrent dans la salle : Teyla, entraînée par Ronon, entraîné par Laura, entraînée par Carson, entraîné par Mackenzie, entraînée Rodney. Le scientifique releva la tête, rouge de honte.
M : Euh, bonjour. Euh, vous n'auriez pas vu l'inverseur de particules Non je demande ça parce que...
Mais il fut interrompu par la main de Mackenzie qui se posa sur sa bouche.
Ma :Alors ?
Pour toute réponse, les deux leaders s'embrassèrent tendrement.
Ma :Yes !!
M : Oui, comme tu dis. Cet abruti de Kavanagh me doit 20 billets. Quoique je me demande bien à quoi ils vont servir vu qu'il n'y a pas vraiment de commerces sur Atlantis, à moins que...
Mais il fut de nouveau interrompu par Mackenzie. Cette fois la jeune femme posa ses lèvres sur celles de son compagnon.
Ma : Tu parles trop mon cœur.
M :Oui, je sais.
Simon enjamba les atlantes et s'en fut dans ses quartiers.
Liz se détacha de John et se tourna vers les délégués.
E : Merci, du fond du cœur, merci.
Le deux représentants se levèrent
T : Merci à vous de diriger cette cité et de permettre aux peuples de la Terre d'espérer un avenir meilleur.
K : Et merci aussi de les préserver de nombreux dangers.
Les deux leaders leur sourire et les deux délégués prirent congé, enjambant à leur tour les atlantes qui jonchaient le sol.
J : Et les gars, vous pourriez peut-être vous relevez non ? On a déjà fait le ménage ce matin.
Les six membres de l'expédition obtempérèrent et vinrent prendre leurs amis dans leurs bras, même Ronon. Une fois les effusions passées, John et Liz furent laissés seuls dans la salle débriefing.
E (le regardant droit dans les yeux) : On a réussi ?
J (lui souriant et lui caressant la joue) : On le dirait bien.
E/J : On va se marier...
Le couple s'embrassa tendrement, laissant s'évacuer la tension de ces derniers jours, semaines, années. Ils étaient libres.
Quelques minutes plus tard, Liz était devant les quartiers de Simon. La jeune femme regarda à droite. John état dans le couloir. Il lui sourit et l'encouragea d'un hochement de tête. Liz inspira et frappa à la porte. Celle-ci s'ouvrit tout de suite.
S (surpris) : Elizabeth ?
E : Simon. Je peux te parler ?
S : Oui, entre.
Lorsque la porte se fut refermée, le militaire s'approcha discrètement et colla son oreille à la cloison.
Liz observa la chambre.
E : Tu es déjà dans les préparatifs du départ ?
S (s'afférant à finir sa valise) :Comme tu peux le voir.
Le délégué s'activait beaucoup et cela donna le tournis à Liz. La jeune femme s'approcha de lui et posa ses mains sur les siennes pour lui faire stopper son manège.
E : Simon, pourquoi ?
S : Pourquoi quoi ?
E : Pourquoi avoir consenti à notre union ?
Le représentant soupira.
S : Parce que tu le mérites.
Liz ne savait pas quoi dire. Simon continua alors.
S : Je me suis comporté avec toi de manière infecte. Je ne sais pas si tu pourras me pardonner un jour.
E :Oh, Simon...
S :Non, laisse moi finir. J'étais venu ici dans un seul but : te récupérer. Je n'ai jamais pensé à autre chose qu'à moi. Je n'ai pas pensé une seconde que tu pouvais être réellement heureuse qu'avec quelqu'un d'autre que moi. Et quand j'ai vu que c'était effectivement le cas j'ai été fou de jalousie et je n'ai alors eu qu'un objectif : t'enlever de force. Et j'ai alors essayé de trouver des éléments dans ta vie à la base qui pourrait jouer en ta défaveur et... je n' ai trouvé aucun. Tout le monde t'aime ici. Tu es respectée, écoutée, estimée par tous. Tu sais où est l'intérêt de la cité se trouve et tu n'hésites pas à faire ton devoir même si pour cela tu dois envoyer ton fiancé à la mort. Tu ne laisses pas ton coeur influencer tes choix et pour cela tu a tout mon admiration, mon respect et ma bénédiction pour ton mariage.
Liz avait les larmes aux yeux. Elle avait retrouvé un ami.
Elle s'approcha de lui et le serra dans ses bras, prononçant ses simples mots :
E : Merci Simon.
Lorsqu'ils se détachèrent, Simon lui sourit.
S :Je ne te demanderais qu'une chose : ne m'invite pas au mariage. Ce serait trop dur pour moi.
E : Je comprends.
S :Bon et bien file maintenant. John doit en avoir assez d'écouter derrière la porte ?
Liz haussa les sourcils et se dirigea vers la porte. Elle l'ouvrit et John manqua de tomber.
J : Ah euh, salut.
E : John Sheppard ! Vous écoutez aux portes?
J :Non ! Enfin si, un peu. Bon d'accord, j'écoutais. Désolé.
Puis le militaire s'approcha de Simon et lui tendit la main.
J : Merci Simon.
Le représentant lui serra la main.
S : Occupez-vous d'elle, c'est tout ce que je demande.
J : Ne vous enfaites pas.
S :Bien, si vous voulez m'excuser, je dois finir mes bagages. Le Dédale repart dans moins d'une heure et j'ai encore pas mal de choses à faire.
Les deux dirigeants le saluèrent et sortirent. Une fois à l'extérieur, les deux leaders se prirent la main et se dirigèrent vers le mess. Une heure plus tard, tous faisaient leurs adieux aux représentants, sous l'œil plus que mauvais de Caldwel. Lorsque le vaisseau fut hors de vue, John enlaça Liz et l'embrassa passionnément.
M :Oh là !Si c'est pour voir vous bécotez non stop, je prends un jumper et je vais faire changer les dirigeants d'avis.
Ma :Rodney, il y au moyen pour ne pas les voir se « bécoter » comme tu dis.
M : Ah oui et lequel ?
Mackenzie emprisonna le visage du scientifique dans ses mains et l'embrassa fougueusement.
M (sur nuage) :Ah oui, il y a ce moyen.
Tout le monde les regarda en souriant.
J : Bon, si vous voulez bien nous excuser, on a des choses à faire.
M :On se demande bien lesquelles ?
John s'approcha de Rodney qui prit peur et se réfugia derrière Mackenzie.
J : Courageux petit Rodney... Je vous aurais quand votre garde du corps ne sera pas là.
Le militaire tourna les talons, prit Liz par la taille et tout deux s'éloignèrent. Lorsqu'ils arrivèrent dans leurs quartiers et que John eut refermé la porte, Liz poussa un petit cri de joie et sauta au coup d'un militaire étonné.
E :Ca y est !! Ca y est !!
J : Oui, ça y est ! Maintenant il va falloir passer à la deuxième partie du plan.
Liz le regarda, incrédule.
J : Et ben, préparer le mariage.
La dirigeante releva doucement la tête vers le militaire. Préparer le mariage. Elle n'avait jamais pensé à cet instant avec tant de précision. Elle avait perdu espoir de pouvoir s'unir à cet homme qui se tenait devant elle. Et même maintenant qu'elle était au pied du mur, devant le fait accompli, elle n'arrivait pas encore à y croire.
E : Oui, il faut préparer ce mariage.
J : Et la nuit de noce.
John avait dit ça avec un air taquin dissimulant mal son envie pour sa partenaire.
E (coquine) A quoi pensez-vous Colonel ?
Le militaire se rapprocha de Liz et l'enserra de ses bras puissants.
J (lui chuchotant à l'oreille) : Je ne sais pas. Je te laisse deviner.
La jeune femme avait fermé les yeux en entendant la voix suave de son militaire murmurer à son oreille.
E (d'une voix à peine audible) : Non, je ne vois vraiment pas.
J (d'une voix rauque) : Je vais te donner un petit indice dans ce cas.
John bifurqua de l'oreille de Liz vers son cou qu'il embrassait par à-coups. La respiration de la dirigeante se faisait de plus en plus saccadée.
E : Ah oui, je commence à avoir une idée plus précise.
Le jeu qu'avait instauré le colonel pour faire trembler de passion sa belle commença à réellement s'emparer de lui et son désir pour la femme qu'il tenait ans ses bras grandit.
J : Et si on la commençait maintenant cette nuit de noces ?
Liz sourit. Elle était en position dominante cette fois. Elle allait montrer à John Sheppard qu'elle n'était pas à ses ordres.
E : J'ai une meilleure idée.
Et Liz se dégagea de lui.
E : Si tu allais faire tes rapports ?
J : De quoi ?
La surprise de John fit rire Liz qui se dirigea vers la porte de leurs quartiers. Elle avait réussi son coup. Du moins le pensait-elle. Mais lorsqu'elle arriva à la cloison et qu'elle s'apprêtait à sortir, elle sentit deux bras lui enserrer la taille et la soulever de terre.
E : Mais enfin, John, repose-moi tout de suite !!
J : Ah non !!
Le militaire l'approchait du lit.
E : Repose-moi c'est un ordre.
John déposa la dirigeante sur le lit et se plaça au-dessus d'elle.
J : Alors qu'on mette les choses au clair tout de suite. Hors de ses quartiers tu es le chef. Je suis tes ordres, je t'obéis, y' a pas de souci.
Liz haussa les sourcils.
J : D'accord, disons qu'il y' a presque pas de souci. MAIS... un fois à l'intérieur de ces quartiers, c'est moi le chef.
E : Ah voyez-vous ça. Ton ego masculin souffrirait-il en dehors de ces murs ?
J(hochant la tête de droite à gauche pour réfléchir) : Oui... C'est exact.
E :Ah très bien. Et qu'est-ce qui te fait croire que tu feras la loi une fois chez nous ?
Chez nous... C'était la première fois que Liz employait cette expression. Cette phrase fit un drôle d'effet au couple, mais cela fut loin d'être désagréable.
J : Et bien je suis le plus fort, pour commencer.
E : Ca reste à voir.
J : Oh, c'est tout vu. Et ensuite, tu ne peux pas résister à mes yeux de braise ainsi qu'à ma voix...
Le militaire avait dit ça dans un murmure en se penchant vers l'oreille de Liz.
E (peu sûre d'elle) : Ah vraiment... Je peux... très bien... te résister tu sais. Je l'ai...fait pendant presque 3 ans.
La jeune femme sentit sa respiration redevenir anarchique.
J : Ah tu crois. Avoue Liz, je te fais perdre tous tes moyens.
John avait beau se la jouer, il n'en menait pas bien large. Pour dire vrai, c'est elle qui le rendait dingue et, ça il l'espérait, elle ne s'en rendait pas compte. Car si elle savait l'effet qu'elle lui faisait, il était sûr et certain qu'elle le mènerait par le bout du nez. Et s'en serait finit de son jeu de séduction.
E : Avoue alors que je te fais le même effet.
J :Ca jamais.
Liz glissa une main vers la bosse qui déformait le pantalon de son amant. Celui-ci sursauta et gémit.
E (d'une voix rauque) : Avouez colonel que je vous rends dingue et vous pourrez me faire ce que vous voudrez.
J (d'une voix suave) : Ca c'est du chantage Docteur Weir, du chantage affectif. Un militaire est entraîné à ne pas se faire avoir par ce genre de truc.
E : Ah non ? Et par ce genre là ?
Liz commençait à le caresser à travers le pantalon.
J (se maîtrisant de plus en plus difficilement) : Ah là, c'est différent.
E :Alors ?
John capitula, n'en pouvant plus.
J : D'accord, j'avoue, tu me fais un effet d'enfer.
E (lui murmurant à l'oreille) : Et ben voilà. C'était si dur de l'avouer ?
J : Non...
Liz écarta alors les bras et les jambes. John la regarda un peu surpris.
E :Et bien colonel je suis à vous...
John était heureux. Elle lui laissait la maîtrise de la situation. Il avait peur qu'elle ne prenne son statut de chef même pendant leurs ébats, mais elle le respectait trop et elle aimait trop s'abandonner à lui pour faire ça. Le militaire plongea vers sa fiancée et commença à l'embrasser...
Leur petit cinq à sept terminé, John et Liz étaient blottis dans les bras l'un de l'autre, toujours peau contre peau. Ils tentaient de reprendre une respiration normale. John avait tiré les couvertures sur eux. Liz regardait amoureusement son colonel tandis que celui-ci lui caressait les cheveux.
E : Wahou...
J (se regorgeant): Oui, je sais.
E : John, arrêtes de frimer.
J : Mais c'est comme ça que tu m'aimes non ?
E (soupirant) : John...
J : Ok, désolé... Elizabeth ?
E : Mmm ?
J : Tu sais déjà qui va être ta demoiselle d'honneur ?
E : Dis moi John, j'ai l'impression que tu as énormément réfléchi à notre mariage.
J : Non, pas du tout. En fait il y a juste deux trois choses qui me sont passées par la tête comme la liste des invités, le plan de table, les témoins, la forme et la couleur de ta robe, celle de mon costume, celles des robes et costumes des témoins, la musique du mariage, celle du bal, le lieu om on passera notre nuit de noce et celui où on se mariera.
Liz le regardait, bouche bée.
E : Oui, deux trois petites choses sans importance.
J : Pourquoi tu es si étonnée ?
E : Et bien je ne pensais pas que venant de toit...Enfin, tu comprends.
J : Non, vas-y, je t'écoute.
E : Et bien je t'ai toujours vu tourner autour de toutes sortes de filles et, enfin je ne pensais pas que tu étais du genre à t'engager et à tout prévoir, en particulier sur ce terrain là.
John tourna la tête vers la jeune femme et la dévisagea.
J : Tu n'es pas n'importe quelle fille. J'ai pris un engagement avec toi et je compte bien l'honorer. Liz, tu sais que quand je me donne dans quelque chose qui tient à cœur, c'est à fond.
La dirigeante baissa les yeux.
E : Oui, c'est vrai.
La militaire la cala encore plus confortablement dans ses bras.
J : Alors, tu as réfléchi.
E : Et bien pas autant que toi mais j'avais pensé à prendre deux demoiselles d'honneur.
J : Teyla je suppose ?
E : Oui. Et Mackenzie.
J : Très bon choix mon cœur.
E : Merci mon ange. Et toi ? A part Rodney.
J (souriant) : Tu me connais vraiment par cœur !
E :Comme toi.
J : Et bien j'avais pensé à Carson.
E : Parfait.
Liz posa une main sur le torse de son colonel et le caressa distraitement.
E : Dis moi, à quelle musique avais-tu pensé ?
J : Au canon de Pachelbel.
E : Le... Tu t'en es souvenu ?!
J : Tu me l'avais dit lors d'une de nos premières conversations de « couples ».C'était ta musique préférée.
Liz s'accrocha au cou de John pour se rapprocher de lui et l'embrasser tendrement.
E : Je n'aurais jamais cru que tu t'en souviendrais.
J : Je n'oublie jamais ce que tu me dis.
E : Ah oui ? Alors pourquoi n'obéis-tu pas aux ordres que je te donne ?
J : J'ai dit que j'écoutais, je n'ai jamais dit que j'obéissais...
Cette réflexion lui valut une tape de Liz. Le colonel émit un petit rire.
J : Eh ! Ne m'amoche pas trop, je peux encore servir.
E : Je ne veux pas que tu choisisses une chanson pour me faire plaisir. Je veux que ça soit une chanson à nous. Quel type de chanson aimes-tu ?
J : Euh, la country, mais ça le ferait pas trop comme marche nuptiale.
E :Je suis d'accord.
J Mais j'aime aussi ta musique, c'est pour ça que je te l'ai proposée.
E : D'accord, dans ce cas, je te laisse choisir toute la programmation du bal.
J : J'espérais bien que tu me dirais ça. J'ai amené tout un tas de cd de la terre que je n'ai pas encore eu le temps d'écouter.
Le couple se regarda un moment. Aucun nuage, plus jamais, ne viendrait troubler leur bonheur.
Rodney était dans son labo. Comme d'habitude, il triturait des appareils dont il ne connaissait pas du tout l'emploi. Et comme d'habitude, une catastrophe se produisit. Les personnes les plus proches du labo entendirent une légère détonation. Mackenzie, qui passait par là, l'entendit aussi.
Ma : Rodney !
La jeune militaire se précipita vers l'entrée de la pièce. Une épaisse fumée se dégageait dans le couloir. Mackenzie mit une main sur son visage et tenta de dissiper le brouillard lui brouillant la vue.
Ma : Rodney ? Rodney !
M : Je suis là, ça va, je n'ai rien.
La jeune femme arriva enfin à proximité de Rodney.
Ma :Tu es sûr que tu vas bien ?
La fumée s'était dissipée.
M :Oui, oui, ne t'e fait pas.
Ma : Bien, dans ce cas...
Mackenzie frappa Rodney derrière la tête.
M : Méheu !
Ma : Ca va pas non ?! Qu'est-ce que tu as encore fabriqué ?!
V : C'est ce que j'allais vous demander !
Le couple se retourna et vit John et Liz dans l'embrasure de la porte.
M : Rien, j'ai juste...
J :Touchez un truc ancien sans savoir à quoi il servait.
M :Alors de 1, désolé, mais ils fournissent jamais le mode d'emploi. De 2, c'est votre faute !
J (estomaqué) : Quoi ?!
M :Ca fait deux jours que je vous demande de venir initialiser ce truc et vous ne pouvez jamais (dans sa barbe) n se demande bien pourquoi... (fort) : et comme je n'ai pas le gène en aussi grande proportion que vous, je n'ai pas pu maîtriser la situation.
John regarda Liz. Il n'en croyait pas ses oreilles. Liz lui sourit et posa sa main sur son bras pour le calmer.
E :Vous allez bien Rodney ?
M : Oui, moi ça va, mais le labo...
E : Peut-être remis en état, ne vous inquiétez pas.
Tout le monde fut étonné de la réaction de la leader. Le scientifique se souvenait encore du savon qu'il s'était pris lorsqu'il avait fait exploser le système solaire. Seul John semblait savoir ce qui mettait Liz de si bonne humeur.
E :Mackenzie, je peux vous parler en tête à tête ?
Ma :Oui, bien sûr. Je vous suis.
Les deux jeunes femmes sortirent, laissant leurs compagnons seuls.
M :Pourquoi Elizabeth ne m'a-t-elle pas passer un savon ?
J(avec un sourire mystérieux) :A ça c'est grâce à la méthode Sheppard...
Rodney mit un temps à comprendre. Puis, ce fut l'illumination.
M :Par pitié, passez-moi les détails !!
Cela lui valut une tape de la part de John.
M :Mais vous vous êtes donner le mot ou quoi ? !! Vous frappez mon instrument de travail !
J :A vraiment ?Je croyais qu'il se situait un peu plus bas, juste avant la ceinture.
Rodney prit aussitôt une mine offusquée. John le taquinait mais c'était plus pour lui donner du courage. Il n'aimait pas trop s'étendre sur ses sentiments et le service qu'il allait demander à Rodney était vraiment important pour lui. Et donc d'autant plus dur à formuler.
Pendant ce temps, Liz avait emmené Mackenzie dans ses quartiers. Une fois que la porte se fut refermée, Liz entama la conversation :
E : Major, j'ai quelque chose à vous demander.
Ma :Je vous écoute... docteur Weir.
E :Elizabeth, je vous l'ai déjà dit.
Ma :Elizabeth, que puis-je faire pour vous ?
E : Bon, je ne vais pas tourner autour du pot : voulez-vous me faire l'honneur d'être ma Demoiselle d'honneur ?
La jeune femme ouvrit la bouche mais rien ne sortit.
Ma :Qu...Quoi ? Mais, vous me connaissez à peine. Enfin, je veux dire, je suis très honorée que vous ayez pensé à moi, et je ne m'y attendais vraiment, mais alors vraiment pas. Je... mais et Teyla ?
E : Ne vous inquiétez pas. Je vais également lui demandé.
Mackenzie parut réfléchir un moment. Puis elle se jeta au cou de Liz.
Ma : Merci !! Si vous saviez ce que ça représente pour moi !
Liz, tout d'abord surprise, sourit et entoura le major de ses bras.
J : Bon, Rodney, taisez-vous et ne m'interrompez surtout pas.
M : Quoi ?Mais vous voyez le ton sur lequel vous venez de me parler ?
John plaqua une main sur sa bouche.
J Voulez-vous être mon témoin ?
Le colonel enleva sa main et attendit la réaction de Rodney. Celui-ci ne bougeait pas et ne disait rien, ce qui inquiéta John.
J : Euh, Rodney, vous pouvez parler maintenant.
Toujours aucune réaction.
J : Bon, vous savez quoi ? Laissez tomber. C'est pas grave si vous voulez pas.
Le militaire commença à faire demi tour lorsqu'il se sentit retenir par la manche de sa veste. Il se retourna. Rodney le regardait avec... ben mince alors, des larmes dans les yeux. Zut ! Qu'est-ce qu'il avait encore dit pour lui faire avoir cette réaction. Mais les craintes de John furent vite dissipées.
M :Vous êtes sûr de vouloir de moi comme témoin ?
J (sérieux) : Oui.
M : Pourquoi ?
Ah, la question fatale. S'il lui disait la vérité, Rodney serait encore plus infernal après. Mais finalement...
J : Parce que... vous êtes mon meilleur ami.
Le scientifique regarda par terre un moment, puis releva la tête vers John. Et, sans crier gare, lui sauta dans les bras.
M : Oui, je le veux.
A cet instant, Carson passa dans le couloir. Il passa la tête dans l'embrasure de la porte.
C :Vous avez changé de fiancée colonel ?
John et Rodney se dégagèrent rapidement des bras l'un de l'autre.
J : Très drôle Carson, vraiment désopilant !Non, je venais juste de demander à Rodney d'être mon témoin et il a accepté.
C (avec une pointe de déception) : Oh, d'accord. Vous avez bien fait.
Sur ce, le médecin les laissa.
J : Zut, j'ai mon deuxième témoin qui se fait malle. A plus Rodney.
Et John courut après Carson.
Mackenzie se détacha de Liz et la regarda les larmes aux yeux.
E : Mackenzie, est-ce que ça va ?
Ma :Oui, oui, ça va. C'est juste que, enfin on ne m'a jamais fait assez confiance ni assez apprécié pour me demander d'être demoiselle d'honneur et Dieu sait combien de mes amies se sont mariées.
E : Je suis ravie que vous acceptiez.
Ma : Le colonel Sheppard a demandé à Rodney d'être son témoin, c'est bien ça ?
E : Oui.
Ma : Il vaut mieux que j'aille le voir. Le connaissant il ne doit pas être loin de tomber dans les pommes.
Après un dernier sourire, le major sortit des quartiers de Liz et se dirigea vers le labo de Rodney.
John, lui, courait à la suite de son médecin qui s'engouffra dans l'infirmerie.
J : Carson ?
C : Oui colonel ?
Sa voix cachait sa mélancolie.
J : Je voulais vous demander... Bon, je me lance. Voudriez-vous être mo autre témoin ?
Carson s'arrêta net dans ses gestes et leva son visage vers le colonel.
C : Vous me demandez ça à moi ? Mais pourquoi ?
J : Parce que je ne pouvais pas choisir entre vous et Rodney.
Le militaire prit une profonde inspiration et continua.
J : Vous êtes, avec Rodney, deux des personnes que je considère comme étant de ma famille et je ne pouvais pas m'imaginer me marier sans vous. Enfin, je veux dire à mes côtés. Enfin je veux dire à mes côtés pour assister à mon mariage...
C (lui souriant) : J'ai compris colonel, ne vous en faites pas.
Le médecin s'approcha de John et lui tendit la main.
J : Pas de ça entre nous et je suis plus à un câlin près.
Et John fit une accolade à Carson qui la lui rendit.
J : Bon et bien je vais vous laisser. Il y a encore plein de choses à régler avec Elizabeth.
John s'apprêtait à sortir lorsque :
C : John ?
Le militaire se retourna et l'interroge du regard.
C : Merci.
John lui fit un signe de tête et sortit, direction les quartiers de Liz.
Mackenzie était arrivée dans le labo de Rodney. Elle le trouva assis sur une chaise, les larmes aux yeux. Elle le savait. Il était beaucoup trop émotif.
Ma (s'approchant de lui et l'enlaçant) : Ca va mon cœur ?
M (lui prenant les bras) : Oui, ça va.
Le scientifique se retourna et observa la jeune femme.
M : Elizabeth t'a aussi demandé d'être son témoin ?
Ma : Oui. Tu peux pas savoir l'effet que ça m'a fait ?
M : Comme moi je suppose.
Ma : Non, je ne suis pas tombé dans les pommes.
M : Et !Mais je suis pas tombé dans les pommes. Bon, c'est pas passé loin, mais je suis resté debout.
Le couple rit. Rodney se rapprocha de Mackenzie et resserra son étreinte.
Ma : Docteur Mckay, que faites vous ?
M (la sondant du regard) : Tous ces préparatifs de mariage m'ont donné des idées.
Mackenzie observa son compagnon. Il avait les yeux rougis et le regard de braise. Son côté sensible et on côté mâle cohabitaient en ce moment même et cela la faisait frissonner. Elle aimait ce mélange chez un homme et Rodney la comblait. Elle passa ses mains derrière la nuque du canadien et approcha ses lèvres des siennes. Ils s'embrassèrent tendrement et infiniment longtemps. Lorsqu'ils se séparèrent à bout de souffle, le regard de Rodney n'avait pas changé.
M : Dans nos quartiers ?
Ma : Dans nos quartiers.
Rodney prit la main de Mackenzie et l'entraîna à sa suite.
John était à la porte des quartiers de Liz. Il frappa. Une voix l'invita à entrer.
E : C'est toi ? Pourquoi as-tu frappé ?
J :Je ne sais pas, un réflexe.
E : Tu as parlé à Rodney ?
J Oui, et il a accepté, tout comme Carson.
E :Parfait. Mackenzie aussi a dit oui.
John s'était instinctivement approché de Liz. Ils étaient à présent face à face. Un tout petit écart les séparait encore que Liz combla bien vite pour venir se blottir dans les bras de son militaire.
J : Qu'est-ce qui se passe ?
E Rien, j'avais juste envie de tes bras.
John posa sa tête sur celle de Liz et ferma les yeux de bonheur. Puis, au bout d'un moment :
J : Tu ne veux pas qu'on aille dans mes quartiers. On serait plus tranquille pour continuer les préparatifs du mariage.
E : Très bien je te suis.
John prit la main de la dirigeante dans la sienne et l'entraîna dans ses quartiers.
Arrivés dans les quartiers de John, celui-ci attira Liz sur le lit (ben oui, seul endroit confortable, si si je vous jure). Il lui sourit et se rapprocha encore plus d'elle. Il lui passa une main dans les cheveux et l'autre au creux des reins. Il la contemplait avec des yeux brillants de bonheur et de passion. Le militaire avait toujours envie de la dirigeante, quelque soit le moment, quelque soit la situation.
Liz regardait son amant au fond des yeux. Elle adorait lorsqu'il la fixait de cette manière. Elle se sentait belle, elle se sentait forte, elle se sentait femme. Elle rosit de plaisir.
E : John, il faudrait vraiment s'occuper des préparatifs du mariage.
J (la voix rauque) : Tu es sûre ?
L'intonation la fit frémir.
E : Oui, vraiment.
John arrêta de la faire succomber. Après tout, ils avaient à présent tout leur temps. Ils étaient ensemble pour encore tellement de temps.
J : Très bien. Bouge pas, je vais t'amener la liste des invités que j'ai faite.
Le colonel sauta au bas du lit et fonça dans son armoire. Liz le regarda, amusée. Il avait tout prévu, depuis tellement de temps, elle en était à la fois étonnée et ravie. John revint vite avec la liste.
J : Alors la voilà. Mais je n'ai mis que les personnes que je connaissais. Tu n'auras qu'à rajouter les gens que tu veux inviter.
Liz lui sourit et prit la liste qu'il lui tendait. Il y avait le nom de plusieurs personnes de la base, les amis proches. L'attention de la jeune femme fut attirée par une rature sur la liste. Un nom était gribouillé à côté, celui de Ronon.
E : Quel nom avais-tu inscrit en premier ?
J (soudain gêné) : Euh, le nom de quelqu'un qui n'est plus avec nous, depuis plus d'un an.
Liz l'interrogea du regard.
J : C'était celui de Ford.
La diplomate ouvrit de grands yeux.
E :Tu a fait cette liste depuis combien de temps exactement ?
J : Euh, depuis à peu près deux ans.
E : Tu envisageais de te marier avec quelqu'un à cette époque.
Le militaire avait viré au rouge.
J (bafouillant) : Euh, oui, enfin non, enfin, c'était une possibilité.
E : Avec qui ?
J : Ca n'a plus d'importance.
E : Ca en a pour moi.
J : Non, je te dis que ça n'a plus d'importance.
E : Et pourquoi ?
J : Parce que maintenant je vais épouser cette personne.
John avait dit ça en fixant le sol de sa chambre.
Liz, elle, n'en croyait pas ses oreilles.
E : Tu avais des sentiments pour moi si tôt ?!
J : Moui.
E (souriant) :Même à l'époque où tu discutais tous mes ordres ?
J : C'est à partir du moment où tu m'as tenu tête que je suis tombé amoureux de toi.
Liz ne savait vraiment pas quoi dire. Cet homme l'aimait depuis tellement de temps.
E : Je te bas.
J : Comment ça ?
E : Et bien je t'ai aimé dès que je t'ai vu en Antarctique.
John lui lança un sourire à tomber.
J :C'est vrai ?Tu ne me connaissais même pas.
E : Disons que j'ai aimé ton courage et ton sens du devoir avant de te voir.
Le militaire la sonda du regard.
E :Ok, j'avoue, je suis tombée dans tes filets lorsque tu as sauvé le colonel O'Neill dans l'hélicoptère. Et lorsque je t'ai vu, j'ai su que c'était toi.
J : Moi ?
E : Toi que j'aimerais toute ma vie.
Les deux leaders se dévisageaient. Ils venaient de faire un pas de plus dans leur relation.
De leur côté, Rodney et Mackenzie se reposaient, essoufflés, dans leur lit. Rodney avait la tête posée sur la poitrine de Mackenzie. La jeune femme caressait distraitement les cheveux du scientifique qui souriait, les yeux fermés.
Ma :Je suis tellement heureuse pour Elizabeth et John.
M : Moi aussi.
Ma : Ca doit faire bizarre de se promettre toute sa vie à la même personne.
M (riant) : Oui, surtout pour John. Adieux la drague à tout va sur les planètes qu'on va explorer.
Ma :Rodney !
Le scientifique se redressa et regarda Mackenzie.
M :Ben quoi, c'est vrai non ?
Ma : Oui, mais ça ne se dit pas.
Les deux amants se regardèrent un moment, le bonheur de l'un se reflétant dans les yeux de l'autre.
M (très sérieusement) : Tu as déjà pensé à te marier ?
La jeune femme baissa les yeux.
Ma :Non.
M (avec une pointe de déception) : Ah.
Ma : En tout cas pas jusqu'à maintenant.
M (avec une pointe d'espoir) : Ah ?
Ma :Maintenant que je suis heureuse avec toi.
Le major avait dit ça en baissant la voix. Rodney lui releva le menton.
M : Tu es heureuse avec moi ?
Ma :Oui.
Sans un mot, Rodney se leva et se dirigea vers un de ses placards. Mackenzie le regardait faire, intriguée. Au bout d'un temps le canadien revint vers le lit, quelque chose derrière le dos. Le coeur de Mackenzie s'emballa malgré elle. Elle se redressa sur les oreillers.
Ma(d'une voix étranglée par l'angoisse naissante) : Rodney ?
Le jeune homme mit un genou près du lit.
M :Mackenzie, je voudrais te dire quelque chose et dieu sait que c'est dur pour moi. Toi aussi tu sais que j'ai beaucoup de mal à extérioriser se que je ressens. Alors je te demanderais de ne pas m'interrompre.
La jeune femme hocha la tête en signe d'acquiescement.
M : Lorsque je t'ai vu pour la première fois, je t'ai aimé. Je suis tombé amoureux de tes yeux, si doux et si forts en même temps. Ensuite je suis tombé amoureux de ta force de caractère, de ton courage, de ta douceur, de ta personne toute entière. Tu es une des rares à m'aimer pour ce que je suis et grâce à toi j'ai réussi à me sentir meilleur. Je ne suis pas très doué pour ce genre de choses. Alors je vais aller droit au but. Mackenzie de la Cour, voulez-vous devenir Mackenzie McKay ?
La militaire ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Elle ne pouvait articuler un seul mot. Elle se leva alors du lit et s'approcha de Rodney. Elle lui présenta son doigt, prête à recevoir l'alliance.
M (n'y croyant pas) :C'est oui ?
Ma : Oui.
Rodney s'empressa de lui passer l'anneau. Mackenzie contempla la bague brillante à son doigt. Les cœurs des deux amants étaient au bord de l'explosion. Ni l'un ni l'autre n'avait cru vivre ce jour un jour.
Ma :Elle est extraordinaire Rodney.
Le scientifique la rejoignit sous les draps et la cala confortablement contre lui.
M : Elle appartenait à ma mère.
La jeune femme le regarda.
Ma : Vraiment ?
M : Oui. C'est ma soeur qui me l'a donnée lorsqu'elle venue me rendre visite. On s'est enfin ouvert l'un à l'autre et elle me l'a remise en me disant qu'un jour elle pourrait me servir. J'avoue que je n'y croyais pas. Et puis tu es arrivée dans ma vie et là j'ai su.
Mackenzie l'interrogea du regard.
M :J'ai su que ce serait toi qui porterais cette bague. Je l'ai ressenti au fond de moi.
Le major avait les larmes aux yeux. Elle s'approcha de Rodney et l'embrassa très tendrement. Une larme coula sur chacune des joues des deux fiancés.
TBC
