Traduction de la fiction d'AddriannaDestiny.– Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide, surtout sur ce chapitre particulièrement difficile à traduire...

Merci à Cassandre (c'est plus compliqué que ce que tu crois…) et à floriane13 (toujours aussi impatiente !).


Nouvelle-Orléans

Il sentait que les garçons de cette fête étaient tous humains. Quelques-uns pouvaient avoir plus de 18 ans, et ils semblaient tous s'amuser comme des fous avec des filles entièrement habillées en noir qui se frottaient contre eux, caressant des endroits qui les rendaient heureux, mais Klaus sourit sinistrement : c'était les filles qui gardaient le contrôle et donc s'amusaient. La fête était très bruyante et il évita quelques os éparpillés au sol : de toute évidence, ces sorcières prenaient le terme « sombre » très au sérieux.

Klaus était très intrigué par un groupe assis par terre, les jambes croisées : elles formaient un cercle, les yeux fermés, et psalmodiaient d'étranges mots. Quand elles ouvrirent les yeux, il ne vit que des yeux blancs et un feu bleu qui prenait vie au milieu du cercle. Le feu se tenait au-dessus du sol et prenait de l'ampleur tandis que les psalmodies augmentaient, mais il se força à laisser le groupe intrigant car il était là pour une autre raison.

Klaus atteignit les escaliers du grand manoir et regarda en arrière pour voir l'immense propriété où les sorcières étaient en train de faire une fête de folie avec de la musique, de la magie noire, et de l'alcool. Tandis qu'il entrait, il s'attendait plutôt à la même chose mais trouva la maison étrangement vide.

Une fille habillée en noir comme toutes les autres se leva du canapé et sourit à Klaus.

- Vous cherchez Leah ?

Klaus acquiesça et lança un regard vers le canapé où il vit une épée de Samouraï que la fille était en train de nettoyer.

Il la suivit à travers le hall en se demandant ce qu'il allait trouver ensuite mais les bruits qu'il percevait tout en poursuivant son chemin ne lui laissaient aucun doute sur ce qui se passait derrière les portes, et il sourit car c'était rafraîchissant de trouver un groupe de femmes fortes qui ne s'excusaient pas à propos de leurs besoins. La grande fille frappa à une porte et sourit à Klaus. Elle retint un sourire narquois quand une série de bruits sourds se répercuta à travers le hall depuis l'une des autres chambres.

- Peut-être un sort pour isoler le bruit… chuchota Klaus, amusé.

- Je dois leur en parler, répondit la fille en riant.

La porte derrière elle s'ouvrit et Leah se couvrit avec un strict chemisier étroit.

- Quoi ? demanda-t-elle, visiblement contrariée d'être interrompue.

- Aurais-je dû programmer une rencontre ? fit Klaus en penchant la tête pour mieux voir la sorcière.

Elle soupira en posant sa main contre la porte. Son chemisier s'ouvrit brusquement et Klaus aperçut les traces d'un gros tatouage sur le corps de la fille : il pouvait jurer qu'elle avait un dragon et qu'il courait jusque dans son dos.

- Donne-moi une minute, Klaus, dit-elle avant de regarder l'autre fille. Merci, Kim.

La grande fille sourit et partit. Klaus émit la supposition éclairée que la fille aux origines japonaises avait une connexion avec la mafia japonaise, et quelques éléments du puzzle commencèrent à s'emboîter pour lui. Leah s'éloigna de la porte, et quelques secondes plus tard une autre fille très attirante sortit : elle avait les cheveux blonds et courts et les yeux verts, et traversa le hall en remettant sa robe courte.

Klaus reporta son regard vers la porte où se trouvait Leah, et en même temps elle bougea la main pour l'inviter à entrer dans la grande chambre qui ne contenait rien d'autre qu'un placard et un grand lit. Il regarda la fille refermer son chemisier et son jean. Elle s'assit sur le lit défait en prenant ses bottes noires.

- Est-ce que c'est un problème, Klaus ? demanda-t-elle sans le regarder.

- Non, répondit-il facilement : si ça lui faisait plaisir… Marcel est venu me voir avec l'étrange idée que je massacrais son armée. Tu ne saurais rien à ce sujet, par hasard ?

- Ses vampires sont venus pour me chercher, ce n'est pas ma faute s'ils portaient tous des bagues de jour qui ont étrangement arrêté de fonctionner, fit-elle en se levant pour prendre sa veste en cuir. Je t'aurais bien envoyé des photos du feu d'artifice mais apparemment tu as été occupé toi aussi.

Leah arrangea sa veste en cuir moulante et sourit à l'hybride.

- Nous ne nous faisons pas confiance, ce qui me convient parce que je ne t'aime pas vraiment. Mais je ne suis pas là pour me faire des amis, Klaus, je suis là pour tuer Marcel.

Klaus traversa la pièce si rapidement qu'elle se retrouva à se battre pour respirer avant d'avoir pu cligner des yeux. Il la maintint contre le mur et plaça sa main à côté de son visage en soupirant profondément tandis qu'il agrippait fermement son cou de son autre main.

- L'attitude arrogante ne te fait gagner aucun point et je ne suis toujours pas convaincu que tu n'es pas un problème plutôt qu'une alliée dont je ne suis pas sûr d'avoir besoin, dit-il en regardant le mur plutôt qu'elle.

Leah savait qu'elle était à deux doigts de perdre la vie, donc il ne lui restait pas vraiment de choix.

- Je dois te montrer quelque chose, parvint-elle à dire d'une voix rauque.

Klaus s'éloigna du mur mais garda sa prise sur elle.

- Vois ça comme ta toute dernière chance de m'impressionner.

Elle se frotta la gorge quand il la relâcha.

- Je sais que tu es un homme très difficile à impressionner.

- Je commencerais à choisir la couleur de mon cercueil si j'étais toi, Selene, fit Klaus en souriant.


Tandis que Rebekah passait devant sa chambre, elle fit de son mieux pour ignorer la porte fermée, comme elle avait réussi quelques mois auparavant avant de quitter la ville, mais à mi-chemin de l'escalier, Rebekah sut qu'il était temps de faire face à sa perte. Elle se retourna et remonta les escaliers en toute hâte, se pavanant jusqu'à sa porte qu'elle ouvrit avec détermination.

L'atmosphère pesante la frappa. La chambre était fermée depuis des mois et elle dut ouvrir une fenêtre pour atténuer un peu les choses. Rebekah parcourut lentement la chambre du regard : tout était exactement tel qu'il l'avait laissé.

Le manteau marron reposait sur le lit défait, il y avait quelques chemises éparpillées, et elle parcourait tout avec une douleur contenue. C'était un véritable don qu'ils soient capables de faire taire leurs émotions et que la douleur lancinante d'avoir perdu un frère soit facilement enterrée dans un coin difficile à atteindre, mais maintenant qu'elle était dans sa chambre et que les affaires de Kol étaient juste éparpillées autour d'elle, l'horrible réalité de tout cela frappa durement Rebekah.

Il n'allait pas revenir. Il n'était pas parti pour une de ses aventures et elle n'allait pas le revoir dans deux ou trois siècles, tout comme il n'était pas enfermé dans un cercueil.

Il était mort et il n'allait pas utiliser son esprit pour la faire craquer et lui donner envie de le frapper jusqu'au sang. Rebekah sentit la chaleur de larmes qu'elle aurait dû laisser couleur à sa mort.

Ses yeux noisette, toujours si défiants et téméraires, dansaient dans sa mémoire, et Rebekah sut qu'elle était en train de pleurer quand elle se dirigea vers une pile de livres qu'il avait laissés sur le bureau. Elle s'attendait en partie à trouver un ou deux « Harry Potter » à cause de son amour pour les sorcières et son étrange sens de l'humour, mais les trouver la fit quand même sourire.

Il avait la première édition de « Kinder-und Hausmärchen » des frères Grimm : le livre allemand, connu sous le nom de « Contes de l'Enfance et du Foyer », n'était qu'un rappel du fait que Kol était toujours un adolescent coincé dans un corps immortel, et le sentiment de culpabilité qui envahit Rebekah était presque insupportable. Enlevez la continuelle recherche du remède, le besoin infini d'être humaine, et il ne lui restait que la vérité crue de tout ceci.

Rebekah serra le livre contre sa poitrine et balaya la chambre vide du regard : Kol était mort et aucun d'eux n'avait fait le moindre geste pour l'éviter, aveuglés par toutes les choses qui n'auraient jamais dû compter plus que leur famille. Rebekah quitta la pièce et ferma la porte derrière elle, mais cette fois elle emporta la douleur avec elle.

Kol resta là où il était, appuyé contre la fenêtre : il observa sa sœur partir silencieusement, en larmes, et cette fois il ressentit enfin la douleur due à sa perte, et cela fit apparaître un léger sourire sur ses lèvres qu'elle ait décidé de prendre son livre préféré avec elle.

- C'était tellement émouvant…

Kol perdit son sourire et regarda la femme assise sur son lit. Bonnie lui sourit ouvertement et fit des cercles de la main dans les airs.

- Même si je m'attendais à ce que tes goûts en littérature soient plus raffinés.

- La collection entière de Stephan King dans ta chambre m'a pris par surprise, je dois l'admettre, rétorqua-t-il moqueusement.

- Je ne devrais pas être tellement surprise que tu aies fureté dans ma chambre… comme le bon salaud que tu es.

- Jolis sous-vêtements. Je te prenais un peu pour une fille du genre sage, mais c'est toujours les plus silencieuses… reprit-il en laissant ses yeux s'attarder sur son menu corps.

Bonnie le sermonna de ses yeux verts, mais étonnamment lui adressa un sourire.

- Tu n'as pas idée, Kol… ajouta-t-elle d'un air séducteur.

Kol fronça les sourcils, très suspicieux à propos du regard narquois qu'elle lui avait lancé.

- Qu'est-ce que tu es en train de faire ?

- Je suis morte depuis plusieurs mois, maintenant… On se sent très seul de ce côté, comme tu l'as dit.

- Tu n'as pas essayé d'avoir ne serait-ce que l'ombre d'une relation sexuelle humaine avec ton chasseur ?

Bonnie baissa paresseusement son regard pour observer chaque centimètre de son corps sexy.

- Ce qui se passe de ce côté reste de ce côté.

- Qu'est-ce que tu manigances ? demanda Kol en quittant le mur, énervé par la femme sexy qui flirtait ouvertement avec lui.

- Pourquoi ne viens-tu pas pour le découvrir … ? fit-elle en souriant avant de disparaître de la chambre.

Kol fronça les sourcils : pourquoi avait-elle dit ça ? Maintenant, il devait découvrir ce qu'elle trafiquait.


Rebekah prit une profonde inspiration et secoua ses longs cheveux raides : elle pouvait le faire. Avec une pure détermination, elle traversa le bar où Matt était en train de prendre un verre.

- Matt, tu as vu Caroline ? Je ne la trouve nulle part et j'ai son chien, dit-elle sans le regarder.

- Je ne l'ai pas vue aujourd'hui… répondit-il en reposant sa bière pour regarder la femme qui l'évitait clairement en caressant le petit chien qu'elle portait dans son sac. Bekah…

Elle secoua la tête, toujours sans le regarder.

- Arrête, Matt.

- On pourrait peut-être parler…

Elle sourit en donnant un petit coup sur le nez noir de Klausy.

- Je suis un très vieux vampire, Matt. Épargne-moi le discours mielleux : je t'ai fait une proposition et tu as parfaitement posé tes conditions. Je ne m'attendais pas à un changement d'avis une fois qu'on serait rentré. Ce qui s'est passé durant l'été était sympa mais je comptais bien sur l'hiver en avance, expliqua-t-elle en le regardant de ses grands yeux bleus qui avaient pleuré aujourd'hui pour son frère. On aura toujours Prague.

Matt sourit instantanément, lui faisant mal au cœur.

- Prague était incroyable.

- Tu as quelques mouvements très sympas, Donovan, fit-elle en souriant facilement.

- Tu vas me faire rougir, là, dit-il en reprenant sa bière.

- Bon, je dois trouver la blonde cinglée avant de trop m'attacher à son chien et de décider de le garder pour moi.

Klausy aboya depuis l'intérieur du sac et elle le caressa un peu plus entre les yeux.

Matt la regarda tandis qu'elle se levait mais il ne lui courut pas après. Il attrapa son téléphone et appela quelqu'un d'autre qui avait été dans son esprit aujourd'hui.


Elena regarda son téléphone. Elle se sentit mal de ne pas prendre cet appel mais elle était inquiète pour Damon : il agissait très bizarrement. Elle éteignit son téléphone et le laissa sur le canapé pour se diriger vers la cheminée, où Damon avait une intense conversation avec le feu.

- Tu fixes ces flammes depuis des heures, Damon.

Il tourna la tête vers elle et sourit.

- Est-ce que le regard pensif joue en ma faveur ?

- C'est très intense et ça m'attire, répondit Elena avec un grand sourire doux.

- Tu aurais pu prendre l'appel de Matt, dit facilement Damon, et il observa le parfait sourire disparaître des lèvres d'Elena.

- Il appelait probablement juste pour se renseigner sur la préparation des funérailles de Bonnie.

- C'est pourquoi tu n'aurais pas dû rejeter son appel, insista Damon avec l'ombre d'un sourire et du dédain.

- Je t'aime, fit Elena, presque trop vite.

Damon l'observa avec une sagesse qui la dépassait tellement, avec son jeune âge, que ça lui plut.

- Il est très important pour toi, ne minimisons pas les choses, Elena. J'ai été présent depuis le début : je sais qu'il est la clé de ton humanité.

Elena se pencha vers Damon et prit son visage entre ses mains, caressant ses joues et lui souriant avec amour.

- C'est juste un ami.

Damon sourit et répondit à son baiser. Ils se séparèrent quand la porte d'entrée se ferma et qu'ils virent un homme souriant se tenir là à les regarder.

- Stefan ! s'écria Elena d'une voix tellement joyeuse que ça prit Damon au dépourvu, même si ça n'aurait pas dû. Tu es de retour, ajouta-t-elle en allant rapidement le prendre dans ses bras.

Stefan la serra en retour et regarda par-dessus son épaule vers Damon. Son sourire sortit de l'obscurité et Damon leva son verre vers son frère.

- Incroyable ! lança-t-il amèrement avant de finir son verre.


Nouvelle-Orléans

Klaus sortit de la voiture en regardant une maison qui avait été réduite en cendres : presque rien n'avait survécu au feu, et il regarda Leah, la questionnant silencieusement. La sorcière était de toute évidence agitée, ce qui le surprit car elle n'était pas aussi dure qu'elle paraissait toujours l'être auprès de lui.

Ses yeux montraient une douleur qu'il savait impossible à inventer, et parce qu'elle n'osait pas aller plus loin qu'à côté de sa voiture, Klaus pouvait aussi dire que ce lieu était spécial pour elle.

- Où sommes-nous ? demanda-t-il en voulant être direct pour ne pas laisser les émotions de Leah, maintenant à sa portée, gâcher sa menace parfaitement valide avant qu'elle ne le fasse changer d'avis.

- Je suis née en France mais mes parents ont déménagé à la Nouvelle-Orléans quand j'étais toute petite. Mon père était un guérisseur : il avait le don étrange de faire partir la douleur simplement en touchant les gens, mais il n'était pas très bien perçu dans le voisinage chic, donc quand il a entendu parler de cette ville en Amérique qui représentait un refuge pour ceux qui étaient concernés par le surnaturel, il n'a pas hésité et on a tous emménagé ici, raconta Leah en détournant les yeux de Klaus. Mon père, ma mère, ma sœur jumelle Elise, et moi.

Après un moment pour se reprendre, Leah continua.

- Elise était amoureuse de tout le côté surnaturel de la Nouvelle-Orléans tandis que j'étais plus intéressée par tout ce que la ville avait d'autre à offrir. Je ne voulais rien avoir à voir avec les capacités naturelles de sorcière que nous avions toutes les deux. Alors que je me concentrais sur être humaine et rester loin de la magie, Elise l'explorait et elle en est devenue obsédée. Elle a commencé à aller à toutes ces folles fêtes…

Leah s'interrompit encore.

- Où elle a rencontré Marcel, supposa Klaus.

Leah acquiesça et le regarda.

- Ils s'entendaient vraiment très bien : ils se sont mis en couple du jour au lendemain et je n'ai plus vu que rarement ma sœur après qu'elle ait commencé à voir Marcel, elle passait pratiquement toutes ses nuits avec lui, et a fini par emménagé chez lui. Je suis allée à une de ces fêtes parce que je voulais la voir, elle me manquait tellement. Mais la fille que j'ai trouvée était tellement différente de celle avec qui j'avais grandi. Elle était tellement à fond dans tout ce que Marcel lui vendait : le pouvoir, l'idée folle qu'ils pourraient tous les deux faire tomber la Nouvelle-Orléans à leurs pieds… J'ai essayé de lui parler mais c'était perdu d'avance. Elle faisait des sorts pour Marcel, des bagues de jour, des protections, et tout ce qu'il lui demandait.

- Qu'est-ce qui s'est passé ici ? demanda Klaus, pas aussi froidement qu'auparavant.

- Les sorcières de la ville n'étaient pas contentes que ma sœur accorde autant de pouvoir à Marcel, et elles ont sorti la carte des clans : elles étaient là avant l'arrivée de Marcel et elles n'allaient pas être mises de côté comme il l'avait fait avec les loups-garous, donc elles ont menacé Elise. Mais aucun d'eux ne s'inquiétait, ils se croyaient invincibles car le troupeau de vampires aux côtés de Marcel savait qu'avec lui ils pourraient se nourrir librement et comme ça leur plaisait sans être pourchassés. Donc les sorcières ont retiré ses pouvoirs à Elise, mais ça ne les a toujours pas arrêtés. Marcel avait ce qu'il voulait : une armée liée à lui, donc il a transformé ma sœur comme un témoignage de son amour éternel pour elle.

Les larmes de Leah commencèrent à tomber sur ses joues mais elle les essuya rapidement.

- Les sorcières étaient furieuses : non seulement elle les trahissait en aidant Marcel, mais en plus elle se tenait désormais publiquement à ses côtés. Donc elles ont décidé de lui envoyer un message. La nuit de sa transformation, Elise est venue parler à mes parents de son choix et les sorcières l'ont suivie. Je me souviens seulement d'Elise me portant à l'extérieur et retournant chercher mes parents, mais elle n'est jamais ressortie, aucun d'eux ne l'a fait.

Leah fit face à Klaus avec un mur de douleur, mais aussi de haine.

- Après cette nuit, Marcel s'est déchaîné et a tué la moitié des sorcières de la ville, la magie a été interdite depuis ce jour et je suis partie. J'ai embrassé la sorcière en moi et j'ai exploré tous les recoins auxquels j'ai pu penser pour en apprendre plus sur mon art. Et j'ai vendu mon âme au moindre démon que j'ai pu trouver puis j'ai attendu, préparant patiemment ma vengeance, jusqu'à ce que j'entende parler de toi, et j'ai su que c'était ma chance. Tu veux savoir de quelle couleur est mon cercueil, Klaus ? Il est noir comme mon cœur et je ne m'arrêterai pas avant d'avoir vengé la mort de ma famille, avant d'avoir tué Marcel le Roi.


- Est-ce que tu as vu Caroline ? demanda Rebekah à Damon en entrant dans la maison comme si elle y vivait.

Damon détourna son regard du manteau de la cheminée vers elle.

- Non, et frapper avant d'envahir les lieux est toujours sympa, la sermonna-t-il.

- Qu'est-ce qui se passe avec l'expression à la Stefan ? fit Rebekah en haussant les sourcils.

Damon ne comprit pas ce qu'elle voulait dire et l'observa, un peu perdu.

- Broyer du noir et observer des bûches brûler, partir quand ta petite amie est ouvertement en train de flirter avec son ex… expliqua-t-elle en écartant les bras. Qu'est-ce qui se passe avec toute l'atmosphère à la Stefan ?

Damon baissa les yeux vers sa boisson.

- J'essaye d'être un bon petit ami, répondit-il, tout aussi perplexe avec ses actions.

- Tu n'es pas Stefan. Tu ne seras jamais Stefan et si elle est avec toi en s'attendant à ce que tu deviennes Stefan… alors tous les deux vous fonctionnez encore moins bien que ce que je croyais.

Damon la regarda. Elle avait raison mais pourtant il n'arrivait pas à trouver les bons mots pour expliquer son comportement : c'était comme s'il ne pouvait pas ressentir de jalousie ou de colère.

- Stefan est de retour, dit-il simplement avant de reporter son regard vers le feu.

Rebekah le regarda, perplexe : quelque chose n'allait pas, avec tout le monde. Elle eut un mouvement de recul quand Elena entra dans la pièce avec un sourire qu'elle voulait lui enlever en la frappant.

- Stefan est allé parler au père de Bonnie. Il était tellement triste quand je lui ai dit ce qui s'était passé… dit-elle en s'asseyant sur le sofa avec un soupir triste. Je n'arrive toujours pas à croire qu'elle est morte.

- Est-ce que tu as vu la dernière partie de ce trio ? Je cherche Caroline, fit Rebekah, prête à abandonner dans le cas où elle recevrait un autre non.

Juste à ce moment-là, la blonde déboula dans la maison.

- Tu me cherchais ?

- Oui… répondit Rebekah, stupéfaite, en regardant les autres.

Elena se leva lentement du canapé : Caroline avait les vêtements maculés de sang et elle se dirigea droit sur le stock de Damon pour prendre une bouteille et l'ouvrir. Elle se servit un grand verre de scotch et s'assit sur le canapé en le savourant.

- Qu'est-ce qui t'est arrivé, Caroline ? demanda Elena à voix basse.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? fit la blonde en vidant son verre et en haussant les épaules.

- Tu as du sang sur ton chemisier.

Caroline baissa les yeux pour se regarder et agita une main en l'air, contrariée.

- Le dernier type était un tel bourrin, il n'arrêtait pas de se débattre, s'exaspéra-t-elle en reposant son verre sur la table avant de retirer son haut blanc moulant et de le laisser tomber au sol sans faire attention pour s'asseoir de nouveau dans le sofa et retourner à son verre.

Elena resta bouche bée à fixer son amie ne porter qu'un soutien-gorge torride. Elle regarda rapidement Damon qui semblait aussi surpris qu'elle.

- Ne vous inquiétez pas, Damon nous a toutes vues nues, on est une grande famille heureuse, se moqua Caroline.

- Eh bien, c'est incontestablement nouveau, murmura Rebekah, un peu amusée.


Kol trouva facilement Bonnie au bord du puits : elle était encore en train de sourire de cette étrange façon.

- On avait un lit, dans ma chambre, dit-il en scrutant attentivement les bois qui les entouraient.

- Personne ne peut nous voir, de toute façon, rétorqua-t-elle en haussant les épaules.

Maintenant, il était vraiment suspicieux et il lui jeta un coup d'œil.

- Qu'est-ce que tu trafiques, petite sorcière ?

Elle prononça diaboliquement quelques mots en latin, et avant qu'il n'ait pu réagir, il se retrouva cerné par le feu. Quand les flammes disparurent, il était piégé dans un cercle de cendres. Il pencha la tête vers elle, en colère.

Elle perdit son sourire et son air séducteur et montra le sol.

- Ceci devrait te garder piégé un moment.

Il ne s'embêta même pas à essayer de partir : il savait qu'elle venait de l'enfermer magiquement dans le cercle. Bonnie se rapprocha en le regardant froidement.

- J'ai beaucoup de questions donc tu ferais bien de commencer à parler.

- Ou alors je reste silencieux jusqu'à ce que tu t'ennuies et partes.

Bonnie se concentra et Kol ressentit immédiatement la douleur : elle le fit tomber à genoux sans grande difficulté.

- Ou alors je te torture à mort pour avoir des réponses, cracha-t-elle avant de lui envoyer une autre vague de douleur.


Caroline leva les yeux vers Elena, l'air très ennuyée.

- Je ne vais pas porter ça.

Elena laissa tomber un de ses chemisiers sur les genoux de Caroline.

- S'il te plaît, enfile quelque chose.

- Je déteste tous tes vêtements : la plupart du temps, on dirait que tu as cambriolé la penderie de ma mère. Si on peut appeler les 7 jours de la semaine avec des shorts Denim un progrès…C'est probablement pour ça que tu ressens le besoin de voler aux autres leur parfait sens de la mode, lança Caroline en se servant un autre verre.

- Est-ce que tu as fait taire tes émotions ? lui demanda lentement Damon.

- Non, fit Caroline en ouvrant grand les yeux et en niant de la tête. L'intelligence et la beauté ne se mélangent pas, hein ? Je n'ai tué personne, il n'y avait pas de sanglots plus que dramatiques au sol et tout ce Fais taire tes émotions, Caroline, dit-elle en imitant sa voix grave. Je me suis juste nourrie sur quelques types mais je ne les ai pas tués.

Elena était horrifiée et ferma les yeux en se massant le front.

Rebekah s'assit à côté de Caroline et sortit Klausy de son sac : elle tendit le chien vers elle pour le lui rendre. Il était vraiment excité de voir Caroline mais elle se plongea dans son verre et joua à peine avec lui, donc Klausy commença à mâcher un oreiller.

- Stefan est de retour, au fait, rappela Elena en regardant de nouveau Caroline.

- Est-ce que tu changes encore de lit ? ne put s'empêcher de dire Caroline.

- J'ai fait mon choix, Caroline. Je sais ce que je veux, rétorqua Elena, contrariée par l'autre.

- Ça, c'est une prouesse… marmonna Caroline dans son scotch, mais elle regarda lentement le petit chien blanc qui la fixait de ses grands yeux de chiot et aboya une fois, espérant qu'elle le prendrait.

Caroline hésitait, mais elle sourit et prit enfin le Maltais. Il commença immédiatement à lui lécher le visage et elle ferma les yeux, appréciant la façon dont il la calmait.

- Tu peux la contraindre à… récupérer ses émotions ? De toute évidence, elle les a éteintes, demanda Damon à Rebekah.

L'Originelle s'enfonça dans le canapé en croisant les bras.

- Pourquoi ? Je crois qu'elle est mieux comme ça.

- Je ne sais pas pourquoi je me suis nourrie de ces gamins… Je ne ressentais rien quand je le faisais… marmonna Caroline tout en caressant le pelage du chien.

Tout le monde la regarda silencieusement, mais d'une certaine manière en faisant le lien. Rebekah plissa les yeux vers le groupe.

- Qu'est-ce qui s'est passé pendant l'été ?

- Rien… J'ai passé l'été avec Damon, répondit Elena en le regardant.

- Sans se préoccuper de rien ni personne… fit-il, pensif.

- Personne ne se préoccupe plus de rien… déclara Caroline, l'air déprimée.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Rebekah en bougeant sur le canapé.

- Ils ont passé tout l'été à s'envoyer en l'air, elle n'en avait même rien à faire de son frère qui était revenu d'entre les morts. Et ensuite il y a le père de Bonnie qui ne s'est même pas donné la peine de chercher sa fille, personne ne l'a fait, expliqua tristement Caroline.

- Mais toi, si, intervint Damon en s'approchant du canapé. Alors pourquoi ce changement maintenant ?

- J'ai arrêté de m'inquiéter, Bonnie est morte, fit Caroline en haussant les épaules. Tyler est revenu mais m'a attaquée à propos de Klaus et ça ne le dérangeait pas que je pleure Bonnie…

- À propos de Klaus ? s'étonna Elena en plissant les yeux, et Caroline se passa la langue sur les lèvres.

- J'ai en quelque sorte passé l'été à parler à Klaus, avoua-t-elle à voix basse.

Elena ferma de nouveau les yeux et tourna le dos à Caroline, digérant l'information.

- Est-ce que tout le monde est devenu dingue dans les environs ? Qu'est-ce qui cloche avec cette ville ? fit Damon en écartant les bras.

- Matt a changé aussi une fois qu'on est rentrés… dit Rebekah en regardant Damon.

- C'est comme si on avait tous perdu notre capacité à ressentir ou à s'inquiéter pour les autres. La personnalité de tout le monde a en quelque sorte changé… résuma Elena.

- Maintenant que tu en parles… Tout le monde a été comme détaché. Avec quelques exceptions.

Caroline ne se rappelait que d'April qui avait passé l'été à les suivre, elle et Jérémy.

- C'est Silas. C'est forcément lui, comprit Rebekah avant de rapidement attraper son téléphone pour écrire un texto. Mystic Falls doit être sous un sort étrange ou sous son contrôle.

- Mais Bonnie l'a vaincu et Stefan a jeté son corps à l'eau, rappela Elena à tout le monde.

- Où est Stefan ? demanda Caroline en prenant le terne chemisier au sol.

- Chez Bonnie, répondit Elena en s'approchant des deux blondes. Je viens avec vous.

- Ne le prends pas mal mais je préfère prendre la version méchante de Caroline avec moi. Maintenant que tu as retrouvé ta merveilleuse personnalité inintéressante, altérée ou non, j'ai constamment l'envie irrépressible de t'arracher la langue, expliqua Rebekah en souriant et en se détachant de son téléphone.

Caroline sourit à la brune et lui tendit le petit chiot.

- Tu devrais rester ici au cas où on manquerait Stefan et qu'il revienne à la maison. Prends soin de Klausy pour moi, je crois que c'est lui qui m'a fait garder ma merveilleuse retenue.

Elena prit le chiot en regardant Damon.

- Si toute la ville est lentement en train de devenir folle et dépourvue de sentiments, devrait-on être heureux de toujours nous aimer ? demanda-t-il en haussant bêtement les épaules.

Elena sourit en secouant la tête.

- Tu as passé tout l'été à m'embarquer dans des fuites romantiques, Damon.

- Je n'ai jamais été aussi heureux pour tous ces voyages remplis de sexe que nous avons faits.

Elle ne prit même pas la peine de répondre à Damon et son stupide esprit.


Nouvelle-Orléans

- Le bébé est en bonne santé… Vous voulez savoir si c'est un garçon ou une fille ? demanda gentiment le docteur à Hayley.

Elle nia de la tête, refusant de regarder le petit monitoring. Au lieu de ça, elle regarda Elijah qui était hypnotisé en voyant la petite vie devant ses yeux, le cœur battant si fort et puissamment.

Le docteur rabaissa le chemisier d'Hayley et lui tapota la main.

- Le bébé va bien mais j'ai besoin que la mère soit en bonne santé également, donc je vais prescrire quelques vitamines et je veux vous voir dans exactement un mois. Ça vous a pris bien assez de temps pour venir voir un docteur, Hayley, sermonna-t-elle avec douceur la jeune fille et l'homme qu'elle ne pouvait que supposer être le père.

Même si ça la gênait un peu qu'il soit visiblement beaucoup plus âgé que la fille, elle avait déjà tout vu, donc elle nota les vitamines et quelques suppléments et déchira la page qu'elle tendit à Elijah.

- Deux par jour, et vous pouvez fixer le prochain rendez-vous à la réception.

- Merci, Docteur Crawford, fit poliment Elijah en inclinant la tête tandis qu'Hayley se préparait à partir.

Le docteur sortit pour leur laisser un peu d'intimité et Elijah tendit l'ordonnance à Hayley. Elle sourit et la lui prit gracieusement des mains puis elle la déchira en petits morceaux et attrapa son sac.

- Au moins, maintenant, je sais que je ne porte pas un petit monstre avec des cornes et une petite queue.

- Comment le sais-tu ? Tu ne l'as pas vu, rétorqua sérieusement Elijah en lui faisant face.

Hayley leva les yeux au ciel et se retourna pour prendre les deux petites échographies que le docteur lui avait laissées. Ses traits durs s'adoucirent et elle sembla émue en observant son bébé pour la première fois, ce qui fit sourire Elijah, et il s'approcha d'elle.

Il la prit doucement par les épaules et lui parla calmement.

- Tu vas devenir mère, c'est un cadeau de la vie, Hayley.

Elle acquiesça un peu et le regarda, les yeux brillants.

- Un cadeau que Klaus veut tuer.

- Mon frère ne va pas te faire de mal, ni à cet enfant. Je me suis engagé à vous protéger tous les deux : je vais commencer en t'obtenant une autre ordonnance, répondit-il en lui donnant doucement un petit coup sur son menton avec son doigt, puis il sortit pour hypnotiser le docteur.

Hayley perdit instantanément l'émotion simulée et fixa les images, incapables de créer un lien. Elle laissa tomber les échographies dans la poubelle avant de quitter le cabinet.


- Ce n'est pas Klausy qui t'a gardé à flots, au passage, dit Rebekah à Caroline tandis qu'elles marchaient vers la porte d'entrée.

Caroline aurait préféré ne pas avoir cette conversation mais Rebekah ne lui laissait pas vraiment le choix.

- Je crois que ceux qui étaient focalisés sur quelque chose d'autre que la vie de la ville étaient d'une certaine manière protégés contre Silas, répondit-elle avant de s'arrêter au milieu des escaliers. Quand Silas a pénétré l'esprit de ton frère et lui a fait croire qu'il était en train de mourir, Klaus ne s'en est sorti que lorsqu'on s'est disputés. Il a dit que je l'avais distrait et que donc il avait été capable de combattre la prise de Silas sur son esprit. Si la même chose s'applique à la ville…

Rebekah laissa échapper un tout petit rire.

- Adorable, Caroline, mais ce n'est pas de ça que je parlais. Parler à mon frère pendant l'été a protégé ton esprit du petit jeu de Silas. Je me demande juste pourquoi ça ne marche plus.

- Ça ne marchait pas complètement parce que j'ai quand même craqué avec Elena et sa relation avec Damon avant-hier.

L'Originelle se retourna pour regarder Caroline qui s'arrêta à la porte d'entrée.

- Qu'est-ce qui s'est passé hier ?

Caroline baissa les yeux au sol pendant une seconde.

- Je suis allée à la Nouvelle-Orléans pour le confronter à propos d'Hayley.

- La chienne en chaleur ? Tu as fait tout le trajet jusqu'à la Big Easy pour voir mon frère à cause de son coup d'un soir ? s'exclama Rebekah en lançant à Caroline un regard de folle.

L'autre lui fit face avec désarroi.

- Elle est enceinte de son bébé.

- Donc… fit Rebekah en semblant sincèrement perplexe.

Caroline écarta les bras et secoua la tête, la bouche ouverte.

- Donc elle lui donne un bébé. Il va être papa et elle va porter son nom.

- Non, certainement pas, la contredit lentement Rebekah. Nik ne pourrait pas s'en faire moins pour la chienne en chaleur et ce qu'elle porte dans son utérus. Elijah est peut-être assez délirant pour croire que cet enfant va faire ressortir des émotions en Nik mais il n'était pas là quand Nik s'asseyait dans notre sofa pour dessiner ton visage pendant des jours juste pour brûler tout le bloc dans un acte mélodramatique parce que tu l'avais trahi. Et il n'était pas là pendant l'année que j'ai passée à endurer les épiques chroniques à la Je te déteste, Je vais te tuer, Je te sauve la vie de Caroline et Nik. Je te jure que mon frère Kol était le plus intelligent : il aurait déjà tué la chienne en chaleur à l'heure qu'il est et mis un terme à toutes ces bêtises de bébé, claqua Rebekah avant de frapper puissamment à la porte.

Caroline retint le sourire idiot qui lui venait.

- Pas que je me soucie d'avec qui couche Klaus, ou quoi que ce soit… murmura-t-elle à côté de Rebekah.

- Bien sûr que non, répondit celle-ci en la regardant, et les deux filles partagèrent un tranquille et rare moment qui les fit toutes les deux sourire.

Elles s'attendaient à voir le père de Bonnie quand la porte s'ouvrit mais c'est Stefan qui se montra à la place. Il sourit et brisa rapidement la nuque de Rebekah, puis il fit un pas à l'extérieur en regardant Caroline qui reconnut immédiatement l'obscurité en lui.

- Silas ?

- On devrait arrêter de se rencontrer comme ça, Caroline, fit-il en souriant et en s'approchant d'elle.


Nouvelle-Orléans

Elijah retira sa veste, fatigué : cette fille jouait franchement avec sa santé mentale et sa patience. Il s'apprêtait à se servir un verre quand il sentit une autre présence. Il put à peine en croire ses yeux quand il la vit assise là, dans le luxueux canapé de sa maison.

- J'aime bien ce nouvel endroit. Mais je n'aime pas la nouvelle fille dans ta vie, dit-elle en faisant tourner le scotch dans son verre. Qu'est-ce que tu as avec les filles que ton frère veut voir mortes, Elijah ? Est-ce que c'est une façon tordue de rechercher ta propre rédemption pour avoir volé Tatia à Klaus et détruit son fragile petit cœur humain quand le pauvre garçon n'avait rien pour lui, excepté l'humiliation d'être un fils bâtard ? continua-t-elle avant de sursauter, la main devant la bouche. Oups, je partage des confessions faites sur l'oreiller…

- Que fais-tu ici, Katerina ? demanda Elijah sans une once de sympathie.

Elle attendit jusqu'à ce que son invitée entre dans la maison en jetant son sac par terre, mais celle-ci s'arrêta nerveusement quand elle vit Katherine. La brune sexy lui sourit.

- Bonjour, chienne de l'enfer, j'ai manqué tes appels. Je suppose que tu es occupée, maintenant, à élever un bébé, essayé de te mettre dans le lit d'Elijah, tu sais, typiquement ton truc.

Hayley pâlit et regarda lentement Elijah.


- Hey, Bekah… fit Matt en lui tapotant la joue pour la réveiller.

Rebekah gémit, groggy.

- Stefan… Il… commença-t-elle avant de s'humidifier les lèvres tout en s'asseyant.

Matt était à genoux à côté d'elle et la regardait, inquiet.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Où est Caroline ? s'inquiéta Rebekah en regardant autour d'elle le porche vide.

- Tu la cherches encore ?

- Non, elle était juste ici avec moi avant que Stefan ne me mette K.O. , expliqua-t-elle en se relevant rapidement. On doit la trouver.


April amena enfin les deniers cartons à l'intérieur. Elle était fatiguée mais tout serait prêt pour le week-end : c'était la première fois qu'elle organisait un Salon du Livre et elle avait beaucoup à prouver à Caroline. Il y eut un bruit à l'extérieur et elle regarda vers la porte du Gymnase.

- Salut ?

Elle était presque sûre d'être seule à l'école. C'était probablement le vent ou quelque chose de ce genre, et elle se secoua la tête en souriant à l'étrange atmosphère de film d'horreur. Elle empila les cartons, prête à rentrer. Elle était presque à la porte quand elle entendit ce bruit une nouvelle fois, comme quelqu'un heurtant du métal, et au lieu de sortir comme n'importe quelle personne avec du bon sens, elle se dirigea vers le bruit.

- Caroline ? appela-t-elle lentement en atteignant le hall avec les casiers, où la blonde était en train d'en fermer un dont la porte était juste détruite.

- Ils ont changé mon code, fit Caroline d'une étrange manière.

- Ils vont donner ton casier à quelqu'un d'autre… En fait, j'ai demandé à l'avoir… expliqua April avant de déglutir car Caroline la regardait d'une manière vraiment troublante.

- Désolée pour la porte, dit-elle, puis elle marcha vers April tandis que la porte du casier tombait au sol, faisant sursauter April.

- C'est rien… Est-ce que tu… te sens bien ?

Caroline agita une main en l'air.

- Excepté pour le chemisier vraiment laid, je vais bien… Mais j'ai un peu faim, répondit-elle en faisant courir sa langue sur ses dents, et ses crocs apparurent.

April serra fortement son sac.

- Caroline… S'il te plaît, ne me fais pas de mal.

La blonde sourit sombrement.

- Je préfère ça quand ils se défendent… murmura-t-elle avant de se lancer sur April.

Elle ne la mordit pas tout de suite, au lieu de ça elle fit courir son nez dans le cou de la jeune fille pour la sentir.

- Pourquoi n'es-tu pas affectée par Silas ?

- Quoi ? balbutia April, vraiment effrayée.

- Silas m'envoie, dit Caroline, et elle inclina la tête de la fille sur le côté. Tu es sortie de nulle part et tu n'arrêtes pas d'apparaître dans chaque situation difficile qui implique l'un d'entre nous. Comment ça se fait ?

- Je n'ai aucune idée de ce dont tu parles… fit April, au bord des larmes.

- Si je te tue, ça résoudra probablement son problème, reprit Caroline en souriant, et elle fit descendre ses crocs dans le cou de la jeune fille.

April hurla mais Caroline but vite et sentit la jeune fille s'affaiblir. Elle savait qu'elle était en train de la tuer mais elle ne pouvait pas s'arrêter. Cette sensation persistante qu'elle ne devrait pas faire ça était surpassée par l'ordre que Silas lui avait donné. Chercher et détruire. Il l'avait envoyée pour gérer April et c'était exactement ce qu'elle était en train de faire mais c'était mal, et pourtant elle ne pouvait pas s'arrêter.

April gémit en perdant connaissance, au bord de la mort. Caroline combattit ses instincts mais ils étaient en train de gagner jusqu'à ce que quelque chose de très dur la heurte et qu'elle se retrouve au sol avec quelqu'un qui la maintenait à terre. Elle se concentra pour rencontrer les plus intenses yeux bleus jamais vus la regarder.

- Je ne sais pas si c'est une de tes nouvelles techniques de drague, mais vraiment ça craint, lança Klaus en jouant avec les mots qu'elle lui avait un jour dits. Il y a de bien meilleurs moyens d'attirer mon attention, mon ange, continua-t-il en souriant, faisant apparaître ses fossettes.


Bande sonore :

Give it all - Don Diablo feat. Alex Clare & Kelis

Afraid - The Neighbourhood

Paint it black - The Rolling Stones